Intrigue Spéciale [ En Cours ]

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MessageSujet: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Ven 22 Avr - 20:02

     Les autorités avaient été préparées à tout le remue-ménage qui devait se dérouler devant le siège du gouvernement, lieu qui n'était pourtant pas particulièrement prisé par les journalistes et le reste de la « populace » comme le disait si bien le Sénateur Farinelli. Alors qu'il avait lui-même été repoussé par les enfants durant toute son enfance à cause de ses origines Italiennes qui lui valaient toute sorte de railleries, voilà qu'il s'autoproclamait « dirigeant de la lutte contre la racaille mutante ». « Racaille », ce mot avait fait hurler les organismes de défense des mutants, comment pouvait-on permettre à un homme possédant de tels pouvoirs législatifs, de proférer de telles insanités ? C'était se moquer de toutes les règles de bienséance ! Peu lui chalait, le Sénateur refusait de se laisser intimider par des utopistes stupides et il n'avait pas repoussé la date si attendue de son discours ciblé sur la lutte contre les mutants et la prévention des naissances de ces créatures. On tombait dans la folie d'après certains, comment permettre à un homme possédant de telles idées et surtout les affichant sa gêne, de pouvoir les annoncer en public ? C'était impensable, mais les temps avaient évolué et malheureusement, pas dans le bon sens d'après de nombreuses personnes.

     Sólveig Bjørn, avocate employée par l'Afflictis Lentae et surtout seconde dans l'ombre, de l'Opération Genesys, ne pouvait pas rater une telle intervention télévisée. La jeune femme se doutait bien que des mutants allaient tenter de perpétrer une attaque contre le Sénateur, à moins que ça ne soit des défenseurs de leur cause, des personnes qui ne se rendraient pas compte qu'agir de la sorte ne ferait que les plonger dans des ennuis encore plus grands. Aileen MacGregor avait donc demandé à sa seconde de se rendre sur les lieux, accompagnée de membre de l'Opération en qui elle avait grande confiance, de manière à pouvoir parer à d'éventuels attentats et bien évidemment, essayer de trouver des âmes en peine qui auraient besoin de leur aide. Bien qu'elle n'en disait rien, la Chef des Genesys craignait aussi de voir les membres de l'Opération Apocalypto, venir fouiner dans les environs avec l'espoir de mettre la main sur des évadés ou des mutants dangereux. C'était donc avec cette idée de sauvetage en tête, que la jeune avocate s'était retrouvée au milieu de la foule dense qui attendait l'apparition du Sénateur Farinelli, son regard balayant la foule à la recherche d'un quelconque danger.

     Zahira Al-Mansûr avait décidé de son propre chef de se rendre sur les lieux de la manifestation. En tant que co-responsable de l'équipe Bastet, la militaire qu'elle était avait tout de suite compris qu'il y avait de fortes chances de pouvoir capturer d'éventuels évadés qui ne manqueraient pas d'être attirés par cette foule dense, pensant naïvement pouvoir s'y dissimuler. Son regard acéré semblait capable de pouvoir démasquer n'importe qui, son détecteur naturel de danger était paré à flairer le moindre signe suspect et l'arme qu'elle portait sur elle ne manquerait pas sa cible en cas de besoin. Après une discussion toujours aussi houleuse avec l'agent Whitewood, la belle arabe avait réussi à le convaincre qu'elle s'en sortait très bien toute seule, enfin seule, accompagnée d'un bon nombre d'agent qu'elle surveillait de loin. C'était donc pour elle, un moment tout à fait normal, combien de fois avait-elle était amenée à superviser de telles opération ? Elle n'en était plus à son coup d'essai, ce n'était pas pour rien que le Sénateur du Nevada l'avait appelée en personne le matin même, pour lui souhaiter bonne chance. Debout légèrement en retrait sur une terrasse du bâtiment du gouvernement, les yeux mordorés de l'agent Al-Mansûr, balayaient la foule d'un regard inquisiteur.

     Arthur Malone avait été contacté il y a plusieurs semaines par Aileen MacGregor, une femme qu'il connaissait bien pour être la dirigeante du groupe dont il faisait partie. Après lui avoir brièvement présenté le fait qu'un Sénateur comptait présenter une nouvelle idée pour la lutte contre leur race, elle lui avait fait part du fait qu'elle désirait le voir présent à cette manifestation. Ses dons représentaient un énorme atout pour l'Opération, de plus elle connaissait la confiance que sa seconde avait en lui, tout comme elle d'ailleurs. L'évadée avait donc chargé Arthur de veiller à ce que d'éventuels appareils qui pourraient se montrer dangereux pour les mutants, comme les détecteurs des puces de mutants, puissent être soudain hors d'état de nuire. Elle comptait aussi sur son intuition très développée afin de pouvoir flairer le danger avant qu'il ne se présente. Comme elle le lui avait si bien dit, il était quint flush royale qu'ils avaient sous la main en cas de danger. C'était pour cette raison que le Genesys se trouvait devant le siège du gouvernement à observer les environs alors qu'il croisa le regard de la seconde des Genesys qui lui adressa à signe de la main. Début de la partie, restait à voir la main de l'adversaire.

     Svetlana Iorichenko, jeune étudiante appliquée et mutante non recensée, n'avait logiquement aucun intérêt à se trouver à cet endroit à ce moment de la journée. Nul doute qu'une demoiselle aussi séduisante qu'elle avait d'autres choses à faire par cette belle journée de printemps, mais c'était à cela qu'on reconnaissait une jeune femme « comme il faut », d'une étudiante volage. Alors qu'elle s'apprêtait à sortir de l'enceinte de son école il y a de cela une semaine, la jeune femme avait été arrêtée par son professeur de droit, il lui avait fait part de cette importante discussion publique, expliquant que ça serait un très bon point pour elle d'en être témoin, voir même mieux : actrice. Un tel événement ne se passait pas souvent et c'était une chance à saisir ! En étudiante modèle, la jeune femme avait obtenu une journée de libre pour se rendre au siège du gouvernement, son professeur l'avait libérée de ses obligations pour qu'elle y participe, à condition de lui rendre un petit papier à ce sujet dans les semaines à venir. C'était pour cette raison que la jolie blonde qui ne manquait pas d'attirer l'attention des quelques autres jeunes qui se trouvaient là, attendait sagement le début de tout cela. Il y avait beaucoup de têtes connues autour d'elle, comme quoi, la non recensée n'était pas la seule à s'y intéresser !

     Liam Winchester avait une double ration de raisons de se trouver ici, bien que ça ne l'enchantait guère. Sa couverture de policier l'avait obligé à prendre part à cet événement en compagnie de quelques collègues, mais c'était sans compter le fait que l'agent Whitewood lui avait aussi demandé de veiller au grain. L'agent Bastet n'ignorait pas la rivalité qu'il y avait entre ses deux supérieurs et bien qu'il appréciait l'efficacité de l'agent Al-Mansûr, il faisait primer la solidarité masculine et avait donc accepté sa demande. Bien évidemment, ils servaient tous les mêmes intérêts, la seule chose qui comptait pour le Bastet était bien évidemment de protéger les lieux et par la même occasion, de prendre quelques mutants la main dans le sac. C'est donc revêtu de sa tenue de policier d'Achaea que Liam Winchester se retrouvait à poiroter légèrement en retrait de la foule, pouvant observer tous les environs pour reconnaître quelques têtes connues, comme celle de sa collègue policière qui lui adressa une grimace montrant clairement qu'elle était aussi ravie que lui d'être ici sous couverture. Après un bref soupir, il essaya d'oublier tous les troubles des environs pour se concentrer sur la scène où le Sénateur allait bientôt arriver, enfin un homme qui osait dire tout haut ce que tout le monde pensait si bas !

     Curtis Langford n'avait pas vraiment le choix de se trouver ici ou non, lorsque sa compagne, non seulement avocate pour l'Afflictis, mais aussi seconde de Genesys, avait demandé à ce qu'il l'accompagne, le jeune professeur n'avait rien trouvé à redire de plus qu'un simple « oui ». Si certaines personnes trouvaient les dons du séduisant trentenaire plutôt secondaires, pour les dirigeantes de l'Opération, il en était tout autre chose. Son talent caché, celui de pouvoir comprendre toutes les langues du monde (et au-delà), représentait un atout aussi indéniable que le pouvoir d'Arthur. Il y avait de nombreux étrangers pour un événement d'une telle importance et à n'en pas douter, de nombreuses personnes allaient parler dans des langues qui ne seraient compréhensibles que de très peu de personnes. Solveig comptait sur le don de son compagnon pour lui éviter d'éventuelles surprise. L'avantage et la force des Genesys, c'était la multiplicité de leurs dons, ils formaient un tout et une quint flush royale n'était rien sans quelque chose pour la soutenir. C'était parce qu'il était tout simplement quelqu'un de bien et de dévoue que Curtis se trouvait là, dans la foule, aux côtés de sa compagne et non loin d'autres Genesys. Ensemble, ils s'en sortiraient.

     Drew Meyers n'était qu'un enfant, c'était très surprenant de voir un jeune garçon comme lui prendre part à un tel événement. Pourquoi est-ce qu'il se trouvait ici ? Peut-être tout simplement parce que son instinct l'y avait poussé. Le jeune garçon avait été abordé par un homme étrange il y a peu de temps, un visage Asiatique, parsemé de nombreuses cicatrices, il lui avait dit que les gens comme eux étaient supérieurs aux humains, qu'il ne devait pas vivre caché comme il le faisait, mais à la lumière. Une ironie pour quelqu'un qui possédait un don aussi sombre et effrayant, mais cet homme avait su toucher la corde sensible du garçon qui avait approuvé. C'était pour ça que Drew se tenait là, un peu en retrait, à regarder la foule. L'homme qui approcherait était responsable de tous les malheurs qu'il avait subis, il pourrait enfin espérer retrouver une vie normale s'il parvenait à agir. Mais pas seul, l'homme asiatique lui avait dit qu'il serait là, qu'il faudrait attendre le signal, « lorsqu'un serpent se mangera la queue » et là, seulement là, il pourrait espérer à nouveau revoir un jour sa sœur.

     Jace Valeskine n'avait pas d'intérêt particulier pour la lutte contre les mutants, après tout, tout cela ne le regardait pas, il avait un métier, une vie bien installée, pourquoi se soucier du reste ? Alors qu'il était derrière le comptoir de la boutique d'antiquités où il travaillait, le jeune homme avait eu la visite d'un homme pour le moins surprenant : asiatique, assez grand, le visage parsemé de quelques cicatrices, mais sa tenue détonnait étrangement, une tenue décalée avec l'époque, mais qui lui allait comme un gant. Il avait présenté un bijou magnifique au jeune homme, expliquant qu'il datait de l'époque du premier empereur de Chine et disant qu'il songeait à le céder à un musée. Il avait demandé au jeune homme ce qu'il en pensait et Jace avait eu tout le loisir d'analyser l'objet qui était bel et bien une véritable broche antique. L'inconnu avait commencé à poser des questions étranges au sujet des mutants, questions auxquelles le jeune antiquaire n'avait pas répondu, mais avant de s'en aller, l'asiatique lui avait dit que s'il se rendait à cette manifestation, il pourrait bien lui apporter plus d'objets de ce genre. Tout d'abord hésitant, Jace avait fini par décider qu'il n'avait rien à perdre et c'était pour cette raison qu'il attendait patiemment l'arrivée du Sénateur, sans savoir où tout cela allait le mener.

     Theo Paradise, séducteur de son état, mais aussi agent Apocalypto, avait été appelé par l'agent Whitewood il y a quelques temps. L'agent spécial lui avait expliqué qu'un événement très spécial se préparait et qu'il pourrait bien leur faciliter la vie. Il avait un peu interrogé l'agent Winchester qui lui avait appris que le jeune chasseur se débrouillait bien pendant les missions et qu'il savait y faire, c'était ce qui l'avait donc décidé. Theo apprit qu'il avait été nommé pour prendre part à l'équipe qui allait superviser la déclaration du Sénateur Farinelli, en compagnie d'autres agents en civil et en tenue de policier. Il serait revêtu de l'uniforme des agents Apocalypto habillement transformé pour l'occasion en tenue du SWAT. En somme, le jeune homme possèderait un rôle important puisqu'il se trouverait juste derrière le Sénateur, en retrait toutefois pour ne pas apparaître à l'écran et qu'il devrait veiller à la sécurité de l'homme politique. C'était un rôle très important, l'agent Whitewood le souligna à plusieurs reprises et éventuellement une chance d'espérer un prochain avancement.... C'était pour ça que Theo se retrouvait dans l'enceinte du siège, derrière le Sénateur qui bavardait avec d'autres hommes, attendant le bon moment pour sortir. Une jeune secrétaire passa à ses côtés à ce moment, lui adressa un sourire charmeur et s'en alla, l'effet de l'uniforme peut-être allez savoir, mais il n'était pas là pour s'amuser, cette fois-ci, c'était du sérieux !

     Rose Bouquet, assistance du procureur, ne pouvait que se trouver là. Son patron lui avait clairement exprimé le fait qu'il tenait à prendre part à cet événement, ça ne serait pas tous les jours qu'on reverrait ça comme il disait ! Et bien évidemment, comme son employée était une employée modèle et qu'il ne pouvait plus s'en passer, le procureur avait exigé et non pas demandé, sa présence. La demoiselle avait donc été obligée de se présenter ce matin au siège du gouvernement et avait eu la chance d'avoir une rapide entrevue avec le Sénateur. Son employeur était un très bon ami de cet homme politique qui était tombé sous le charme de la jolie Française. Il lui avait vanté ses beaux yeux en disant que c'était devant des beautés comme elle qu'on comprenait la supériorité de la race humaine, s'il avait su ! Désormais, la jeune femme se trouvait à une place de choix, tout à l'avant de la foule, juste devant l'emplacement où le Sénateur allait prononcer son discours, une place de choix que beaucoup auraient aimé avoir, d'où elle ne raterait pas une miette du spectacle....

     Fillan Davis, membre de l'Afflictis Lentae, membre de l'Opération Genesys et étudiant qui fouillait le passé des mutant de surcroit, ne pouvait laisser passer une telle occasion. Aileen MacGregor avait demandé sa présence lors d'une réunion de Genesys il y a peu de temps et en compagnie de sa seconde, elle lui avait expliqué que sa présence serait plus qu'utile. Le don de Fillan lui permettait de ne pas être vu si jamais les choses tournaient mal, ils auraient grand besoin d'un mutant capable de pouvoir se faufiler entre une foule pour apparaître à un point inaccessible et éventuellement empêcher au pire d'arriver. C'était sans compter que quelqu'un d'aussi actif que lui dans l'Afflictis devait être présent afin de pouvoir comprendre les peurs que le Sénateur utilisaient pour montrer aux humains qu'ils devaient craindre les mutants. Qui plus est, Fillan était une personne de confiance en qui les deux dirigeantes avaient toute confiance, comme la majorité de leurs collègues, elles comptaient sincèrement sur lui. Le jeune homme avait aussi appris par son amie Svetlana, qu'elle se trouverait là-bas pour ses études, raison de plus pour le mutant de pouvoir empêcher au pire d'arriver, les amis étaient des personnes précieuses à qui l'on devait porter attention. Fillan n'aurait pas apprécié voir la demoiselle prise entre deux feux, tout simplement parce que c'était une personne bonne, comme il n'y en avait pas assez sur Terre.

     Pixie Yulianov, jeune chercheuse en devenir, avait été abordée par son supérieur hiérarchique il y a peu de temps, Sahid Al-Mansûr connaissait très bien son esprit supérieur et ses dons naturels pour la compréhension de sujets compliqués. Pixie était une surdouée tout comme lui et entre surdoués, on s'entendait. Le chercheur ne pouvait se rendre en personne à cette intervention, chose qu'il désolait et il ne pouvait imaginer laisser une autre personne qui n'avait pas les mêmes capacités que lui, s'y rendre pour lui faire un rapport à ce sujet. Oh, bien sûr, son épouse y allait, mais ce n'était pas les données scientifiques qui intéressaient Zahira et Sahid insistait sur ce point. Le Sénateur comptait parler de moyens de brider le gène mutant à la naissance et Pixie était la seule personne que Sahid voulait voir là-bas. Charmée par tant de confiance, la demoiselle avait obtenu une journée de libre – payée je vous prie – afin de se rendre au siège du gouvernement avec comme seul ordre celui de briefer son supérieur à son retour ! C'était pour cette raison que la jolie blonde se tenait parmi la foule, reconnaissant des têtes connues dans tous les coins, persuadée que ça serait une journée on ne peut plus normale, la jeune femme n'avait pas été mise au courant d'une intervention de l'Opération, elle savait simplement qu'ils comptaient superviser les environs. Le désavantage d'être surdoué, on considère que vous savez tout et l'on ne juge jamais nécessaire de vous avertir de quoi que ce soit !

     Shawn Sciuto avait toutes les raisons du monde de ne pas se trouver là, mais bien évidemment, lorsqu'on s'appelle Shawn Sciuto, on fait le contraire de ce que la logique voudrait. L'Opération l'avait déjà capturé à deux reprises, il avait été blessé lors d'un prise du siège du gouvernement il y a quelques années, mais exit les superstitions ! Il n'avait pas peur de ce bâtiment, la preuve en était le fait qu'il se tenait près de la foule massive, à regarder les environs. Bien évidemment, son protecteur Salvatore Gambino, ne comptait pas le laisser se faire reprendre aussi facilement, il en avait discuté avec la seconde de Genesys qui avait réussi à dégoter un peu mutant au don incroyable, celui de falsifier l'identité de quelqu'un ! Le jeune homme avait réussi à faire en sorte que le visage de Shawn apparaisse sous une autre forme aux personnes qui lui étaient hostiles, un don lié aux souvenirs des gens visiblement, mais qui ne durait que très peu de temps malheureusement. De plus, l'intervention d'un Genesys capable de pouvoir jouer avec les appareils électroniques empêcherait l'utilisation de sa puce pour le détecter. Par conséquent, le jeune pacifiste avait tout le loisir de pouvoir assister à cette déclaration publique en affichant un visage découvert, il fallait seulement éviter les caméras et le tour serait joué. Mais qui a dit que les superstitions n'étaient pas dangereuses ?

     Espéranza Suarez avait toujours été une femme de caractère, ses multiples mariages infructueux n'avaient jamais entamé sa volonté de bien faire son travail. Elle avait trouvé cela tout à fait normal, lorsqu'on lui avait expliqué qu'elle devrait jouer la carte de sa couverture lors du discours du Sénateur Farinelli, mais lorsqu'on lui avait annoncé qu'elle le ferait en équipe avec l'agent Winchester, sa bonne volonté en avait pris un coup. Au final, ils avaient réussi à se séparer, chacun à un bout de la place et Zahira Al-Mansûr avait exprimé le fait qu'elle serait rassurée de voir une femme aussi capable que la chasseuse, de la partie. C'était donc en tenue de policière qui ne faisait que souligner le fait qu'elle entretenait parfaitement son corps, que la jeune femme prenait part à ce qui devait être, le discours le plus important de l'année, si ce n'est plus. Un journaliste avait tenté de lui arracher quelques mots, ainsi que son numéro de téléphone, mais il avait été vertement rabroué par un collègue à elle, chasseur de l'Opération, qui revêtait lui une tenue d'agent du SWAT. Espéranza croisa rapidement le regard de son collègue de l'Opération et de couverture, qui lui désigna quelques personnes à l'allure suspecte, le jeune avait commencé, ils étaient là pour monter la garde et ne se feraient pas rouler si facilement.

     Electra Willington avait toujours profité de son statut de non recensée pour perpétrer des actes qui lui échappaient. Il y avait un énorme enjeu dans ce que le Sénateur préparait, parlant notamment des immigrés d'autres pays, comme elle par exemple. Si les tests ADN qu'il préconisait étaient mis en place, la belle risquait gros. Dernièrement, l'un de ses clients du casino qui avait payé grassement la belle hôtesse pour avoir le plaisir de sa compagnie - de manière purement platonique - lui avait parlé de tout cela. Il était vraiment très surprenant, après l'avoir invitée dans son appartement du centre-ville, il l'avait abandonnée avec un asiatique étrange au visage marqué de quelques cicatrices. Cet homme était un mutant, elle l'avait flairé instantanément et il ne s'en était pas caché. Il lui avait expliqué que la nature l'avait dotée d'un don magnifique et d'un corps allant de paire, ajoutant que sa capacité à séduire les hommes pourrait être très utile lors du discours du Sénateur. Après lui avoir adressé un baise-main digne d'un gentleman, l'homme avait conclu en disant qu'elle pourrait certainement faire pencher la balance ce jour là. Vraiment ? Y croyait-elle ? Bonne question, en tous les cas, comme subjuguée par le charisme de cet étrange asiatique, la belle se trouvait là, patientant, couvée du regard plein d'intérêt de plusieurs personnes, à n'en pas douter, Electra maîtrisait la situation.

     David Hawkins n'était pas un enfant comme les autres, ou plutôt un adulte coincé dans un corps d'enfant. Son intelligence dépassait de loin celle des autres protagonistes de cet événement et il était amené à s'améliorer encore davantage. Le côté maternel de la seconde de Genesys l'avait poussé à refuser la participation du jeune garçon à ce discours, mais elle s'était rapidement ravisée, comprenant facilement que le don de David permettrait d'emmagasiner plus d'informations que la présence de n'importe qui. Aileen MacGregor avait expliqué au jeune garçon qu'elle attendait un compte rendu très détaillé de sa part, il était capable d'analyser les informations plus rapidement que n'importe qui et la dirigeante de l'Opération comptait sur lui afin de décrypter les paroles du Sénateur. Étaient-elles vraies ? N'étaient-elles destinées qu'à effrayer les mutants ? Tout un tas de choses dépendraient de cela, une campagne de désinformation pourrait être lancée si jamais David comprenait que ce n'était que du vent et par conséquent, permettre aux mutants de ne pas prendre trop peur. Son rôle n'était pas minime et c'était donc pour cette raison qu'il se trouvait là, vêtu comme un adolescent lambda, devant Solveig et Curtis qui lui servaient de couverture. Après tout, un enfant tout seul en plein milieu d'une foule attirait l'attention, le mieux pour ne pas se faire remarquer était de sembler on ne peut plus normal. Difficile lorsqu'on ne l'était pas.

     Kaileen Moore n'était pas le genre de femme qui s'embarrassait de discours inutiles, les actions étaient plus parlantes et son comportement d'hostile soulignait cet état d'esprit. Il n'était pas courant de voir quelqu'un avec ses idéaux participer à un tel événement et pourtant elle se trouvait là. Quelques jours plus tôt, alors qu'elle venait de quitter l'appartement qu'elle partageait avec un jeune non recensé peu recommandable, la demoiselle avait été abordée par un homme on ne peut plus étrange. Poli et charismatique, il avait le visage marqué de stigmates étranges, renforçant son côté Asiatique qui lui donnait l'air de sortir tout droit d'un autre âge. Qui était cet homme ? Elle l'ignorait, il lui avait toutefois dit que la souffrance n'était pas nécessaire et que si la nature avait jugé bon de lui permettre d'en être épargnée, c'était pour une bonne raison. Parlant de cela, il avait utilisé un couteau papillon sortit de sa poche afin de s'entailler la main, pour que la plaie se referme aussitôt. Régénération cellulaire très intéressante, il avait ajouté à Kaileen que des personnes « comme elles » seraient nécessaires lors du discours du Sénateur Farinelli et qu'il comptait sur elle. Le charisme indéniable de cet inconnu y étant pour beaucoup, la jolie demoiselle se trouvait désormais là, à distance respectable de la foule, regardant les environs de son regard impassible.

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     Le Sénateur termina de discuter avec les autres hommes politique, ignorant les hommes du SWAT qui se trouvaient derrière lui, Farinelli s'approcha des portes d'entrée du siège avant de sortir enfin dans la rue pour rejoindre le pupitre où se situait le micro qui allait divulguer au monde entier les nouvelles mesures qu'il comptait prendre contre les mutants. Toisant la foule du regard, il commença à parler d'un ton sec et sûr de lui.

     ▬ La racaille mutante doit être éradiquée, on nous parle de « solutions » depuis trop longtemps sans en voir les effets. Je propose de prendre ce problème à bras-le-corps, à la racine, nous concentrer sur les enfants, le gène n'est pas encore totalement éveillé chez eux, trouver le moyen de le neutraliser où le bloquer nous suffirait à reprendre le dessus ! »

     Des acclamations se font entendre alors que la foule réagit plus ou moins bien à cette entrée en matière très brutale. Chacun ne pense qu'à ce qu'il ou elle doit faire, sans se douter que tout allait bientôt changer.

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HP : Vous l'aurez compris, ce n'est qu'une entrée en matière ! Message très long mais je tenais à vous donner une raison potable de vous trouver là ! Je vous rassure, pour la suite ça ne sera pas aussi long et directement dans l'action ! Il y aura des PNJs qui vont faire leur apparition très bientôt, mais je vous donnerai plus de détails à ce sujet dans le prochain message. J'ai fait les explications dans l'ordre d'inscription à l'intrigue, mais chacun est libre de dire qu'il est arrivé avant machin ou bidule, essayez simplement de respecter ce que vous donne comme base !

Donc pour le moment, je vous demande juste de réagir à l'environnement que je vous décris, les éventuels premiers ressentiments de vos personnages si vous reconnaissez quelqu'un qui représente un danger pour vous, en bref, faire réagir votre perso ! Il n'y a pas beaucoup d'action pour cette entrée en matière, mais lundi soir ou mardi dans la journée je poste la relance, ce qui vous laisse le temps de poster d'ici là. Je rappelle, pas de messages trop longs, contentez-vous de l'utile, je résumerai le tout dans ma prochaine intervention.

Question pratique, chacun répond dans l'ordre qu'il veut, et poste autant de fois qu'il veut entre deux de mes messages, libre à vous, plus vous participez, plus vous serez récompensé ;)

Si vous avez des questions, ma boîte MP est là (Sous Liam). A vos claviers !

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Curtis Langford
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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Ven 22 Avr - 21:47

Curtis avait suivis les informations, tout en travaillant, flânant, s’instruisant, précisant ses recherches pour améliorer le mode de vie des mutants. Il comptait s’y rendre, pour savoir ce que Sénateur allait déblatérer comme idioties. Bien sûr, sa compagne avec qui il vit depuis quelque temps, Solveig, seconde de Genesys lui avait demandé sa présence. Elle lui chuchota l’idée qu’il pourrait entendre quelques messages « codé », dites dans une autre langue. Il était là, à son bureau, entouré d’ouvrage. Les yeux rivés sur sa feuille, il ne voyait rien à argumenter contre son utilité lors de ce discours. Il leva simplement la tête et dit un simple « oui ». Voilà qu’il n’y allait plus par simple curiosité, mais pour veiller à la sécurité de leur race.

Le matin du discours, c’est ce jour qu’il avait choisi pour être en retard. Forcément. On lui avait posé le plan, qui fut très simple. Il retrouverait Solveig directement sur place, avec David qui les utiliserait comme couverture. Rien de très compliqué, mais tellement angoissé et tendu la veille, il trouva difficilement le sommeil. Le sursaut le tira de son lit quand l’heure qui clignotait sur le moniteur parfaitement disposé sur la table basse de Solveig, il prit rapidement un café et en oublia les besoins de son chiens qui grattait contre la porte. Non, il n’avait pas le temps. Il verra en rentrant et au pire des cas, il ne lui en voudrait pas de faire quelques écarts dans la maison. Une petite mise en beauté relativement rapide. Les cheveux plus courts étaient bien plus facile à dompter. Par contre, il garderait sa barbe de trois jours, vraiment, il n’avait pas le temps d’être parfait. Puis pour qu’elle raison ? Solveig l’aimait dans n’importe qu’elle situation ou tenue. Il sauta dans sa voiture, et fonça vers le siège du gouvernement où se déroulait l’évènement.

Il prit un temps fou à trouver une place. Il envoya plusieurs messages à Solveig pour la rassurer et qu’il arriverait bien un jour. Il se demandait comment elle était venue alors qu’il klaxonnait et hurlait quelques jurons aux gens qui roulaient aussi mal que lui. Vu la taille de l’évènement, c’était la loi du plus fort. Elle avait eu quelques priorités avant de se rendre au discours du Sénateur. Il ne sut pas quoi, mais s’en moquait. Il lui laissait son jardin secret, ses affaires et avait confiance en elle. Ah, voilà enfin un endroit où laisser sa voiture sans la retrouver à la fourrière. Finalement, il aurait dû prendre un taxi. Enfin à y voir le monde présent, tous les véhicules jaunes devaient être pris d’assaut. Il resta ébaubi devant la marée que formaient les gens devant une grande estrade. C’était fou. Il aurait du arriver plus tôt. Il se demandait comment il arriverait à atteindre Solveig. Ils ne devaient pas obligatoirement être près loin de l’autre, mais il en avait besoin. Et s’il lui arrivait quelque chose.

Il appela son ange gardien et lui demanda de le guider dans la mer du peuple. C’était horrible. Il y avait tant de personne, tant de proximité, il y avait de quoi devenir agoraphobe. S’il y avait des écarts ou des altercations, les pacifistes étaient pris au piège. Donnant des coudes, il se fraya un chemin. Solveig était un magnifique GPS. Il salua quelques tête qu’il connaissait comme Svetlana qu’il vit de loin. Il croisa son regard et lui fit un clin d’œil admiratif. C’était rare de voir de jeune personne à ce genre d’évènement. Fillan encore, il ne s’en étonnait pas. C’était un étudiant déterminé et militant, il serait déçu de ne pas l’y avoir vu. Puis enfin, au milieu de toutes ses têtes, la magnifique chevelure de Solveig. Elle avait tourné la tête, comme si elle le cherchait. Ses yeux azure le transportèrent jusqu’à elle. Les gens qui bloquaient son passage et commençait à l’irriter, il les traversait comme du beurre fondu. L’amour lui donnait des ailes. Il atteignit enfin la belle norvégienne et il lui vola un rapide baiser. Il s’excusa de son regard et tapota la tête de David pour le saluer.

_Tu veux un peu d’argent ? J’ai vu un stand de gauffre…

Il lui fit un grand sourire. Il aimait beaucoup l’idée. Il avait cette agréable sensation de savoir ce que c’était qu’avoir l’âme paternelle. Il enlaça doucement Solveig, se trouvant une place derrière elle. Ses yeux pouvaient atteindre le pupitre où apparaitrait le Sénateur, par-dessus sa sensuelle épaule. Ils attendirent son entrée. Curtis passa le temps, en taquinant David, jouant les papas poules. Il se perdit dans ses chimères et il se lançait à demander à Solveig si ça ne lui donnait pas envie d’en avoir un, moins intelligent bien sûr. Mais alors, on le coupa. L’homme entra et commença fort son discours. Curtis, les mains sur le ventre de Solveig se crispèrent à ses premières phrases. Non, décidément, ce serait bien un enfant, mais pas maintenant. La vie qu’il souhaitait disparaissait au loin et allait de mal en pis. Il ne pensait pas que cela pouvait être pire. A entendre cet italien, si…

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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Sam 23 Avr - 14:29

Rose tout naturellement ce matin-là s’était réveillé et avait suivi consciencieusement sa petite routine quotidienne. Rien ne laissait présager en apparence qu’aujourd’hui était un jour tout à fait spécial. En effet, Rose avait été invitée pour assister avec le Procureur, patron et anti-mutant notoire, au discours d’un sénateur tout aussi extrémiste et ami du dit patron. Elle l’avait d’ailleurs rencontré quelques semaines auparavant lors d’un déjeuner professionnel avec le Procureur et le sénateur Farinelli, un moment qui n’avait rien de très agréable pour la jeune femme à vrai dire.
Non pas qu’elle n’appréciait pas son patron le Procureur Cornwell, un homme d’âge mûr engagé et doté d’un sens plus qu’aiguë de la justice, mais les choses auraient été plus simples si elle n’était pas ce qui est communément appelé « un mutant » . Hormis son rejet pour les êtres génétiquement avancés ou arriérés (tout dépend du point de vue selon lequel on se place), le Procureur Cornwell était un homme tout à fait respectable que Rose admirait de part sa conscience politique mais aussi son parcours tout à fait exceptionnel en tant qu’homme de droit. Mais il allait sans dire qu’elle n’avait pas réussi à passer ce fameux déjeuner sans la moindre gêne.

Faut-il d’abord rappeler combien Rose était une femme, au-delà des apparences, angoissées et limites paranoïaques ? Ce n’est pas comme si elle ne savait pas qui était le sénateur Farinelli, homme politique virulent et à l’origine de la plupart des politiques radicales concernant l’extermination et la persécution de la race mutante, elle le connaissait de réputation surtout et elle avait eu l’occasion de faire quelques recherches à son sujet pour agrémenter. Elle avait plus ou moins fait le tour du personnage donc ce ne fut pas une surprise de le voir d’ors et déjà lancé sur le sujet alors qu’ils étaient à table et qu’ils se parlaient pour la toute première fois ce jour-là. Elle s’était d’abord sentie menacée d’un complot et opprimée comme si elle allait se faire arrêter à tout instant ou pire puis la discussion s’engageant elle se détendait lentement tout en prenant soin de rien laisser transparaître de la panique qu’elle vivait intérieurement. Une réaction disproportionnée à une situation plutôt cocasse voire un peu drôle dans le fond était le mode de raisonnement de la jeune Rose. Catastrophée, Angoissée puis rassurée, oui c’était toujours un bon moyen de rester en alerte selon elle, alors que la plupart d’entre nous auraient vu ici une excellente façon d’augmenter sa tension artérielle, son stress et d’altérer sa santé, mais ce n’est pas le propos.

Rose n’était que réellement soulagée – tout est relatif, rappelons-le – que lorsqu’elle s’aperçu qu’elle plaisait énormément au sénateur. Il n’avait de cesse de la complimenter et de lui faire la cour, de façon, n’ayons pas peur de le dire, dépassée et franchement démodée. A coup de « votre père est un voleur il a volé les étoiles du ciel pour les déposer dans vos yeux » et « Ne bougez pas. Je divorce et je reviens », entre chacune des comparaisons flatteuses que lui affligeait en soulignant son appartenance aux « vrais » humains, la française ne savait pas quelle attitude adopter. C’est toutefois dans le regard de son employeur qu’elle trouva du secours, enfin, une solution. Il ne fallait pas être très malin pour comprendre qu’il souhaitait qu’elle remercia chaleureusement le sénateur et qu’elle paraisse encline à ses propositions. Rose souriait alors poliment, disait merci, battait des cils et parlait peu ce qui était visiblement du goût de son interlocuteur.

Elle l’avait alors rencontré à de maintes reprises au cours de réceptions, et de dîners et elle s’était toujours débrouillée pour ne pas tomber en tête à tête avec lui car il n’était pas difficile de l’imaginer homme à tromper sa femme ou à faire des propositions peu décentes et comme Rose ne pouvait décidément pas le jeter, elle subissait ses assauts en permanence, chose très humiliante devant les collègues de la professions et les personnalités notoires du milieu.

Ce jour-là, son employeur avait exigé d’elle qu’elle soit absolument là pour « le discours de la consécration » du Sénateur Farinelli. Rose n’avait pas eu le choix et était donc postée en première place, bien en évidence aux côtés d’éminences politiques radicaux et extrémistes fermement opposantes à l’existence mutante. « Quelle ironie… » se disait-elle en voyant la foule dense qu’elle savait composée non seulement de partisans mais aussi de fermes opposants qu’elle soutenait naturellement. Elle remarquait les agents du SWAT qu’elle devinait mêlé à cette affreuse organisation « l’Opération Apocalypto », certains rôdait autour d’elle mais elle ne s’inquiétait guère de son sort préférant se concentrer sur ce discours qui, que l’on le veuille ou non, marquerait les esprits de part les conséquences qui entraînera. En fusillant du regard l’agent qui venait de passer devant elle, elle eut une pensée insolente pratiquement à son égard et à celui de ses confrères « Ces abrutis se sentent tellement investis d’une mission pour massacrer les mutants et pourtant ils sont incapables d’en trouver un même quand il est devant leur nez, quelle bande de connards. ». Tout à fait confiante et heureuse de se tenir en pleine place au milieu de personnalités qui tous la détesteraient s’ils savaient ce qu’elle était mais qui au lieu de ça ne pouvait que l’envier ou l’admirer pour son parcours, elle se tourna vers son patron.

    - Qu’en dites-vous ? demanda-t-elle en approchant sa tête afin que sa voix porte au-delà du brouhaha général.
    - C’est une fameuse journée, à mon avis, dit simplement le Procureur Cornwell. Vous sentez ces choses-là tout comme moi, Bouquet, n’est-ce pas ?
    - Tout à fait Monsieur.
    - Ce que fait Farinelli est tout simplement génial. Il a des idées organisées en projets concrets concernant le problème mutant, et ce serait une aubaine qu’il puisse aisément faire passer tous ses décrets comme une lettre à la poste mais nous savons que c’est bien plus compliqué.
    - Oui.


Elle marqua une pose afin de réfléchir à une manière intelligente de poser sa question.

    - Quant est-il de son projet social ? A-t-il de quoi donner du pain aux couches populaires ? Il y a la crise des marchés et la couche de la population moyenne se mêle à la pauvre, il a de bons projets pour endiguer le phénomène ? demanda-t-elle finalement
    - Chaque chose à la fois, répondit le vieil homme avec véhémence. Toutefois, je dois admettre que je n’ai pas eu l’occasion d’en discuter avec lui, ajoute-t-il à voix basse. Sa priorité reste les mutants et la menace qu’ils représentent.
    - Mais la priorité ne serait-ce pas d’abord de nous occuper de ceux qui ne sont pas des mutants et qui ont de réels problèmes ? continua à voix basse également Rose.
    - Qu’entendez-vous par là ? Les mutants sont une priorité, LA priorité, il faut assurer une sécurité à la population !
    - J’entend bien mais comment pouvons-nous les sécuriser s’ils n’ont même pas de quoi manger, vous savez de quoi je veux parler. L’inflation, le recul de la croissance et le pouvoir d’achat en baisse fulgurante. Ce sont des problèmes importants et quotidiens auxquels sont confrontés les citoyens.


Le Procureur eut un mouvement de recul et une expression de surprise sur le visage. Il ne s’attendait visiblement pas à ce que la jeune femme lui expose un tel avis.

    - Je veux dire, à moindre mesure, pour paraître crédible, Farinelli ne devrait pas négliger cet aspect pour sa campagne, ajouta la française.
    - Cela va sans dire, approuva le vieil homme, visiblement rassuré. Vous raisonnez intelligemment Rose, je crois distinguer quelques ambitions dans cette branche, ne craigniez rien, je vous appuierai et vous recommanderai.


La rousse laissa le sexagénaire sur sa promesse sans se résoudre à le récuser. Son regard flotta encore dans la foule épaisse devant elle. Avec la femme du sénateur et une ou deux secrétaires, elles n’étaient que peu de femmes, et elle imaginait qu’avait sa chevelure enflammé elle ne devait pas passer inaperçu. Encore, un agent passa à proximité d’elle. Ennuyée, elle se décida à animer un peu le temps qui restait avant le discours. Elle arrêta donc l’agent qui s’apprêtait à faire demi-tour en posant une main ferme sur son bras armé.

    - Un verre d’eau frais, tout de suite, exigea la jeune femme sans même porter ses yeux à celui de l’homme qu’elle interpellait.


Savait-elle qu’il ne s’agissait pas d’un agent ordinaire ?

-------------------------

HRP: C'est volontairement que j'abandonne les codes couleurs concernant les dialogues trop compliqués à mon sens et qui alourdissent ma main quand j'écris étrangement parce que je n'arrête pas d'y penser. Concernant l'agent que Rose arrête à la fin, c'est pas un vrai Apo mais un infiltré, j'ai cru comprendre que certains avaient ce rôle s'ils veulent répondre, sinon il passera bien PNJ.

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Sólveig K. Bjørn
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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Sam 23 Avr - 19:01

     Solveig avait été préparée par Aileen à cette journée haute en couleur. Les deux femmes savaient très bien que la dirigeante « officielle » de l'Opération Genesys ne pouvait hélas pas prendre part elle-même à cet événement. Son visage était trop connu des agents de l'Opération et nul ne doutait du fait qu'ils allaient obligatoirement en rencontrer là-bas. La Norvégienne avant contacté plusieurs Genesys qui pourraient apporter leur aide à la sauvegarde de la paix, tous avaient répondus présents comme les deux Genesys s'y attendaient. Ils avaient tous eu des détails plus ou moins importants sur leur rôle dans cette journée et il allait de soi que tout le monde devrait apporter sa pierre à l'édifice pour que tout puisse bien se dérouler. Sans l'aide efficace d'Arthur par exemple, Shawn, qui avait tenu à participer à cet événement, serait détecté en moins de deux. Sans l'aide de Curtis, des espions ou des agents infiltrés qui useraient d'une langue étrangère, pourraient les berner sans peine. En fin de compte leur présence à tous était importante car elle devait permettre à David de pouvoir lui aussi assister à tout ce qui allait se passer.

     Le jeune garçon était hébergé dans l'immeuble où la dirigeante de Genesys avait trouvé refuge, après tout David était lui aussi un fugitif en quelque sorte, mais contrairement à Aileen il possédait la chance de ne pas avoir un visage qui resterait comme celui-ci, le jeune homme allait encore grandir et son visage allait évoluer, d'ici quelques années il pourrait certainement mener une existence normale. Enfin, à condition que les hommes comme le Sénateur Farinelli ne puissent pas mettre leurs désirs à exécution. L'avocate avait expliqué à Curtis qu'elle ne serait pas là pendant la nuit et qu'il devrait la rejoindre immédiatement devant le siège du gouvernement. La jeune femme passa une très grande partie de la nuit à discuter avec Aileen, les deux femmes étaient inquiètes, les hostiles n'avaient pas répondu à leurs appels et à leur demande, Sólveig qui entretenait pourtant de « bons » rapports avec le dirigeant de ce groupe, n'avait pas réussi à le contacter. Raison de plus pour elles de s'inquiéter à ce sujet.

     De bonne heure, la demoiselle était allée réveiller David qui avait eu l'occasion de passer une bonne nuit de sommeil, du moins c'est ce qu'elle pensait et la Norvégienne lui avait donné des habits qui suffiraient à lui dissimuler le visage sans pour autant paraître suspects. Ils devaient passer pour une famille normale, mais en général les agents de l'Opération ne portaient aucune attention aux enfants, même s'ils n'ignoraient pas que certains pouvaient être dangereux. Après des conseils de dernière minute de la part d'Aileen, les deux Genesys utilisèrent la voiture de l'avocate pour se rendre au siège du gouvernement, la jeune femme s'arrêta non loin de là en profitant du trajet pour expliquer à David qu'elle et son compagnon se feraient passer pour ses parents et qu'en cas de problèmes, il devait leur dire immédiatement. Pour le coup, le jeune homme devait mentir sur son âge pour se rajeunir et les deux tourtereaux se faisaient passer pour plus vieux qu'ils n'étaient. Histoire de clore le tableau, Aileen avait donné deux bagues à sa seconde pour qu'ils se fassent passer pour mari et femme, il ne fallait jamais sous-estimer les agents de l'Opération d'après elle.

     Alors qu'ils attendaient devant le siège du gouvernement, Curtis arriva finalement, ils se saluèrent tous et Solveig glissa doucement la bague dans ma main de son compagnon, il devait comprendre de quoi il s'agissait, après tout ce genre de procédés n'était pas étranger aux Genesys. Alors que Curtis jouait à la perfection le rôle du papa poule, la jeune femme laissa vaquer son regard sur la foule pour y reconnaître quelques personnes : les Genesys qui devaient participer à l'occasion, ainsi que des personnes comme Svetlana qui devaient être ici simplement pour les études ou le boulot. Un autre enfant attira son attention, plutôt surprenant de voir quelqu'un de cet âge, surtout seul, dans un coin comme celui-ci. Sa méfiance fut titillée, mais la jeune femme avait du mal à imaginer qu'il puisse représenter un danger dans l'immédiat, bien qu'elle se décida à ne pas le quitter du regard trop longtemps. Solveig posa sa main sur celle de Curtis alors que le discours du Sénateur débutait, elle observa une totale impassibilité, habituée à entendre ce genre de discours, ce qui l'intéressait surtout maintenant, c'était de regarder la foule. Quelqu'un qui observait trop les autres personnes tout comme elle, son regard passa sur quelques policiers ainsi que les agents du SWAT présents juste derrière le Sénateur, des agents Apocalypto ? Bonne question, il devait aussi y avoir des agents en civil à n'en pas douter. De ses yeux clairs, la demoiselle entreprit de chercher des hostiles de sa connaissance, après tout ils étaient ici pour veiller à ce qu'aucun mutant n'intente une action hostile, hors de question de perdre ce but de vue. Après quelques instants de silence, elle tourna la tête vers Curtis, lâchant quelques mots en Norvégien, c'était pratique qu'il puisse le comprendre sans aucune peine.

     ▬ On ferait bien de rester sur nos gardes, je sens qu'on ne va pas tarder à voir débarquer des personnes qui n'apprécieront certainement pas ce discours... Enfin s'ils ne sont pas déjà ici. »

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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Sam 23 Avr - 19:30

     Ça n'avait pas du tout enchanté Liam de savoir qu'il allait devoir jouer les policiers modèles pendant le discours du Sénateur Farinelli. En fait, l'agent spécial n'avait qu'une envie : participer à cette journée, mais en tant qu'agent Bastet, seulement Dorian lui avait clairement expliqué qu'il avait besoin de lui et de l'agent Suarez en tant que policiers, histoire de ne pas trop attirer l'attention si jamais des mutants venaient à attaquer les hommes politiques présents ici. Ce qui ne faisait pas le moindre doute. En plus de posséder le gène mutant, ils avaient aussi l'air de posséder une propension aux tentatives ratées, de meurtre sur des hommes qui osaient s'opposer à eux, nul doute dans l'esprit du policier que ces crétins allaient finir leur journée au fond d'une chambre capitonnée de la base Ptah. Bien fait pour leur gueule.

     Il était donc arrivé très tôt au poste histoire de pouvoir se mettre en tenue et se rendre directement au siège du gouvernement, conformément à la demande de l'agent Whitewood. Il avait subtilement contacté le responsable du poste de police où les deux agents Apocalypto étaient employé, histoire de demander à l'homme de laisser certains hommes se rendre là-bas plus tôt que prévu, glissant subtilement les noms de deux agents dont il avait eu de bons échos. Le charisme de l'agent spécial avait suffi à faire céder leur supérieur qui avait expédié Espéranza et Liam en avant du gros de la troupe. Le Bastet avait rapidement quitté sa « coéquipière » pour constater que l'agent spécial Al-Mansûr se trouvait déjà sur les lieux, chose qui le rassura bien qu'il était déjà au courant de l'affaire depuis quelques temps. Ce qui l'inquiétait surtout, c'était de savoir que l'agent Paradise était dans le coin et que le sale gosse qu'il était, avait hérité d'une couverture largement plus intéressante que la sienne, ainsi que d'un rôle très important. Oh, Liam n'allait pas pleurer à l'idée de devoir faire la potiche derrière le Sénateur et éventuellement se prendre une balle à sa place, parce que si Theo ratait son coup à cette mission, il pouvait dire adieu à sa carrière dans l'Opération. Ça lui faisait presque souhaite qu'il échoue.

     Après pas mal de temps à faire le balisage du terrain, rabrouer des crétins de journalistes qui dépassaient les limites et avoir patienté au soleil pendant des heures, les policiers reçurent l'ordre de monter la garde sur les bords extérieurs de la foule, là où l'on pouvait voir tout le monde d'un coup d'œil. Les gens patientaient, Liam avait échangé un regard avec Suarez qui devait tirer la même tête que lui, puis il lui avait fait comprendre qu'il allait passer vers l'arrière de la foule histoire de vérifier qu'il n'y avait pas de nouvel arrivant louche. Sans attendre son appréciation concernant son idée, il orienta brièvement son regard sur les environs pour voir quelques personnes qui observaient les environs avec un air curieux. Ça allait de la petite famille modèle qui lui donnait envie de vomir, à la jeune étudiante venue se renseigner plus en avant. À sa grande surprise il reconnut un visage au milieu de la foule, une tête blonde qui appartenait à la fille d'une collègue, enfin d'une ancienne collègue qui n'était pas là pour le coup. L'agent Bastet ne la regarda pas longtemps, dans son esprit Svetlana n'était pas un danger donc inutile de se concentrer sur elle. Son regard inquisiteur parcourut la foule, essayant de voir une attitude suspecte, un regard hostile, un geste dangereux, n'importe quoi, qui puisse justifier l'arrestation de cette personne. Mais rien, pour le moment du moins.

     Après avoir inspecté son côté, l'agent Winchester avança vers le fond de la place alors que le Sénateur venait de faire son apparition, applaudit par pratiquement toute la foule, mais Liam ne se concentra que sur son boulot, ce que le Sénateur proposait, ce n'était que tu vent. Des conneries que l'Opération avait expérimenté depuis bien longtemps, mais les hommes politiques étaient prêts à tout pour se faire mousser. Alors qu'il enregistrait machinalement les visages des personnes présentes ici en essayant d'en reconnaître certains, son regard sombre se posa sur un minois qui se faisait voir comme « dangereux », mais uniquement pour lui et par dans le cadre du boulot. Pixie s'était pointée ici, certainement pour le plaisir d'assister à un truc aussi barbant, à moins que Sahid ne traîne dans le coin. Rapide regard sur les environs, pas de traces de l'époux de sa supérieure, tant mieux. Le policier quitta rapidement le minois de la demoiselle du regard, aujourd'hui elle ne devait pas passer en priorité, les autres jours non plus cela dit, il ne devait pas se laisser déconcentrer et par conséquent le trentenaire se déplaça jusqu'à se retrouver en queue de la foule, histoire de chercher les quelques paumés qui traînaient en arrière. Il y avait un gamin assez jeune pour ne rien comprendre à ce qui se passait, une jeune femme qui regardait les environs d'un air absent, mais rien de très intéressant. L'agent Bastet se posta donc en arrière, glissant sa main vers son holster comme à son habitude, ne quittant pas les environs du regard, attendant un signe quelconque de danger.

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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Sam 23 Avr - 20:24

La situation que vivait actuellement Fillan était tout sauf réjouissante. Ou du moins, elle semblait l’être, parce qu’au fond il avait sans doute échappé au pire. Ou pas… Il n’en savait plus rien. Il ne savait plus que penser. Cela faisait deux semaines que c’était arrivé, mais c’était pour lui comme si ça avait eu lieu la veille.

Il était à la maison, comme d’habitude. Lawrence était parti pour son boulot, pour un énième rendez-vous avec une star. Il aurait peut-être mieux valu que ça n’ait pas lieu, d’ailleurs… Pour une raison qui lui échappait aujourd’hui, Fillan avait vu débarquer l’une de leurs voisines, du dessus ou du dessous, ça n’était plus ce qui comptait. Sur son insistance, il l’avait suivie à l’étage du haut et ils s’étaient retrouvés devant la porte d’un appartement qu’elle certifiait appartenir à Lawrence. Fillan en doutait vraiment parce qu’il ne voyait pas le besoin pour eux d’avoir deux logements et surtout, il savait que Law le lui aurait dit, s’il en avait pris un autre. Pourtant, mu par une sourde crainte, il était retourné chercher le trousseau de clés de son compagnon qui l’avait oublié avant de partir. Une à une, il essaya toutes les clés jusqu’à ce que l’une d’entre elles ouvrent malheureusement cette fichue porte. C’est à ce moment que Fillan eut vraiment peur. Il avait déjà entendu des histoires sur des hommes qui entretenaient deux vies et deux familles. Il avait eu peur que ce soit son cas et qu’il n’était qu’un passe-temps devant autre chose de plus sérieux. Une crainte infondée mais qu’il ne pouvait taire. Après tout, il avait toujours eu peur que Law le laisse tomber pour quelqu’un de mieux.

Fillan fit comprendre à la voisine d’attendre là, qu’il allait voir ce qui était à la cause des soi-disant bruits qu’elle avait entendu. Entrant, il tomba dans un appartement plutôt vide et plongé dans le noir. Tâtonnant, il actionna l’interrupteur et illumina ce qui devint une vision d’horreur. Cet appartement était tout sauf un logement. Il avait même fait penser à un laboratoire d’expérimentations… Et c’était justement ce dont il s’agissait. Fillan le comprit en tombant sur des notes d’expériences et de tests. Des notes bien souvent anonymes, mais aussi des notes nommées. Et lorsqu’il lut le nom de Timothy Sardow, un adolescent qu’il avait connu à la fondation et qu’il avait présenté à Law, il crut mourir. Sans plus attendre, Fillan quitta le logement et planta là leur voisine, lui marmonnant simplement quelques mots inintelligibles. Regagnant leur propre appartement, il attrapa un sac de voyage et y fourra toutes les possessions personnelles qu’il put y mettre. Découvrir que l’amour de sa vie n’était pas celui qu’il prétendait être lui avait fait peur. Mais découvrir qu’il était sans doute lié à la disparition du gentil Tim, c’était tout son monde qui s’effondrait. Laissant une vague explication, Fillan partit en quête d’un asile sûr. Et il le trouva chez son amie, Svetlana.

Quand il eut jugé qu’il avait assez ennuyé son monde, Fillan prit sur lui et contacta Law pour lui faire comprendre les raisons de sa fuite. Entre temps, il avait récupéré le reste de ses affaires, en partie grâce à son pouvoir. Il avait aussi emporté un médaillon, bijou qui avait appartenu à son amour et qu’il souhaitait conserver en souvenir, pour l’instant. Il le tenait près de son cœur parce que malgré tout, il avait encore des sentiments pour le beau jeune homme. Aujourd’hui, la situation avait encore changé. Après avoir passé quelques jours chez Svetlana, Fillan avait réussi à dénicher un petit appartement qu’il pouvait payer par un boulot dans un fast-food du coin. Ce n’était plus la vie qu’il avait vécu, mais au moins il pouvait subsister, réfléchir et surtout décider quoi faire. Rentrer chez lui après une telle trahison, quitter Genesys parce que les humains n’en valaient visiblement pas la peine ou continuer à vivre et trouver mieux ? D’accord, Law avait abusé, mais n’avait-il pas été sincère, rien qu’un peu ? Et Justin, son premier amour, il n’avait pas été mauvais, après tout. Genesys valait malgré tout la peine de continuer et au fond, il ne voulait pas l’abandonner. Pas plus que la fondation. Il y avait tant de jeunes mutants qui avaient besoin d’eux…

Comme si sa décision avait été connue d’autres, Fillan se vit contacter par leur chef Aileen. Une réunion du groupe secret les mit tous au courant de ce qui allait arriver. Le sénateur Farinelli, fervent politicien anti-mutant, devait faire une allocution dans le bâtiment qui accueillait les services administratifs de la ville. Genesys se doutait que cet homme serait placé sous la protection discrète d’Apocalypto et ils se doutaient aussi que des mutants hostiles feraient sans doute parler d’eux. C’est pour cela qu’ils avaient décidé de faire acte de présence. Non pas pour lutter aux côtés des hostiles, pas plus que pour combattre Apocalypto. Simplement pour défendre le sénateur… Cela semblait être aberrant, mais faire comprendre aux gens que tous les mutants n’étaient pas comme on voulait le faire croire était leur mission principale. Son rôle là-dedans était des plus simples. En tant qu’ombre, il pouvait intervenir bien plus rapidement que quiconque d’autres. De fait, s’il y avait du grabuge, il allait devoir être en première ligne… Ce n’était pas ce qui lui plaisait le plus, mais c’était ainsi. Et en plus, il y avait Svetlana, mutante supposée. Il fallait éviter qu’il ne lui arrive le pire.

Le jour J, Fillan avait rejoint le lieu de cette allocution tant attendue et tant redoutée. La foule se pressait déjà sur le parvis du bâtiment et il se mêla à elle autant qu’il le pouvait. Normalement, Curtis, Sólveig et David devaient se trouver là, eux-aussi et Fillan espérait bien qu’il n’arrive rien à son surdoué préféré… Arthur, leur geek de première était aussi de la partie. Puis il y avait Apocalypto. Chaque policier, chaque militaire, chaque spectateur pouvait en cacher un. L’agent Winchester, ce nom sans visage, serait-il aussi présent ? Avant qu’il n’ait eu le temps d’y réfléchir plus, le sénateur sortit du bâtiment et rejoignit son pupitre. Fillan se rapprocha quelque peu, tentant de se trouver au plus près, au cas où. Il jaugea Farinelli du regard et constata que c’était un homme comme on pouvait s’y attendre des gens de son espèce. Il ouvrit bien vite la bouche pour laisser couler un flot d’immondices au sujet des mutants. Le jeun Amérindien eut envie de vomir en l’écoutant, mais il se retint. Il avait presque envie de laisser les hostiles tuer ce porc, mais après rapide réflexion, il jugea préférable de suivre leur plan. Au pire, un accident est si vite arrivé…

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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Sam 23 Avr - 21:29

La curiosité avait été la plus forte, et Jace avait cédé. D'un certain côté, il aurait dû avoir honte d'admettre qu'un bel objet suffisait à emporter son attention et son adhésion. Mais la démarche étrange et mystérieuse de cet étrange personnage, venu le trouver jusqu'à la boutique pour lui promettre monts et merveilles s'il daignait se rendre au discours public donné par quelque sénateur à la langue trop pendue pour être inoffensif. La veille, le jeune homme n'avait pas cessé d'y penser, sans que cela ne le détournât pour autant de son travail, car c'était justement son travail qui l'avait intéressé à cette événement politique et médiatique, dont il n'aurait, d'ordinaire, jamais fait cas sans l'intervention de cet asiatique jailli d'un vieux tableau poussiéreux de Turner. Que pouvait-il craindre de ce politicien bavard, après tout ? Jace n'était ni l'ennemi public numéro un, ni un mutant connu des autorités exécutives ou judiciaires, alors sa présence à cette manifestation passerait inaperçu.

D'où venait que Jace s'était laissé si aisément convaincre de venir se mêler à la foule pour assister à une allocution dont le contenu, au mieux, le ferait rire – ce qui était déjà en soi une raison suffisante pour le faire venir, ou, au pire, l'agacerait au poins de l'ennuyer ? Il faut bien comprendre l'attachement de Jace pour les beaux objets promis par l'intrigant personnage au visage barré de multiples et profondes cicatrices. La vraie valeur d'un produit ne réside pas dans ce qu'il est, mais bien dans ce qu'il apporte : ce qui compte n'est pas tant le prix de l'ampoule que le prix de la lumière. Et rien n'était plus lumineux, dans le ciel de Jace, qu'une antiquité dont les secrets obscurs restaient à découvrire. Peu importe le temps que prenait une affaire, une expertise, une transaction, une cession, qu'importe ! Jace appréciait ces longues heures d'enquête, de recherche, de travail et d'analyse en profondeur. Dans ces instants de pure extase, il ignorait et envoyait au diable le prix du temps, mais il n'y avait d'ailleurs que les ouvriers pour en connaître la valeur, car ceux-ci se le font toujours payer.

Venu assez tôt pour prendre la température de la foule, mais relativement tard pour ne pas paraître aux yeux des éventuels agents de la force publique présents sur les lieux pour un fanatique d'un l'un ou l'autre des deux camps dont l'affrontement serait l'objet de l'allocution du sénateur, Jace avait pris place à l'ombre d'un petit platine tout rabougri dont les feuilles souffreteuses peinaient à le protéger du soleil. La chaleur était supportable, et fort heureusement, car la proximité immédiate de la foule qui se rassemblait peu à peu alentour était pénible à Jace, qui prit sur lui de tolérer l'infâme promiscuité des gens du commun. Y avait-il des mutants, parmi ces gens venus de toute la ville pour écouter les délires ubuesques du sénateur ? La question demeurait entière, car il n'était jamais inscrit sur le fond d'une personne … Comment ? Cette silhouette furtive qui se faufilait avec aisance parmi les quidams qui s'amassaient autour de lui, pouvait-ce être … ? Jace n'en était pas sûr, mais il lui sembla très fortement avoir reconnu ce gamin qui lui tenait si souvent compagnie le soir à la boutique. Il ne chercha toutefois pas à le rejoindre, préférant déambuler dans la foule jusqu'à trouver une place suffisamment bien placée pour ne rien rater du discours et suffisamment confortable pour ne pas regretter d'être venu.


« Peuh !J'aurais mieux fait de rester à la résidence. Il y avait du poulet au menu. »

Jace n'en était pas tout à fait sûr, mais il lui apparut que le vieillard amer qui se tenait à côté de lui, appuyé sur sa canne, s'adressait directement à lui.

« Veuillez m'excuser … vous disiez quelque chose ?

Je dis que je ne sais pas trop ce que je fais ici. Moi, les mutants, c'est pas mon truc.

Vous voulez dire que vous ne les aimez pas, n'est-ce pas ?

Non, ce n'est pas ça. J'en connais quelques uns et ils ne cherchent pas d'histoires. J'veux juste dire que j'aime pas ces politiques qui créer des problèmes au lieu d'en résoudre.

Vous n'aimez pas trop le sénateur, je me trompe ?

Eh bien … enfin, non ! Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. »


Le vieillard parut clairement intimidé. Prenait-il Jace pour un chauffeur de salle à la solde de la vedette qui allait bientôt se produire devant tout le monde ? Le jeune homme reprit la parole en se voulant rassurant.

«  Je comprends. Je ne m'intéresse pas à ces histoires, j'essaie de vivre ma vie tranquillement.

Le monde irait bien mieux si tout le monde prenait exemple sur vous. »


Jace ne put s'empêcher de sourire, savourant l'ironie de la réplique. Quelques instants plus tard, le discours commença, dans un fracas violents de mots, d'intonations et de phrases. Jace crut à une plaisanterie tant l'introduction du sénateur était caricaturale et provocatrice.

« Il aboie beaucoup, celui-là.

Voyons s'il sait mordre.  » avait glissait Jace dans un sourire et imperceptiblement.


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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Dim 24 Avr - 10:14

Comme à son habitude la co-responsable de Bastet avait soif de prendre des initiatives pour la captures d'éventuels mutants et le discours d'un sénateur italien particulièrement virulent et anti-mutant lui était apparu comme une occasion rêvée. Il était certains que beaucoup de mutants se montreraient, avides d'en connaître plus sur leur futur sort, mais ce qui intéressais le plus la responsable c'était les hostiles qui avaient tendance à se laisser facilement emporter par ce genre de discours et qui ne ferait par ce comportement que ce jeter dans la gueule du loup. En réalité cette manifestation ne serait qu'un rassemblement miniature d'agents Apocalypto, de mutants pourchassés et surement de Genesys qui ne manqueraient pas de se mêler de ça aussi.

Zahira était là depuis un bon moment déjà. Scrutant les environs de son regard acéré elle ne manquait aucun détail et les mutants n'avaient qu'à bien se tenir. Ce n'était pas la première fois, et ce ne serait surement pas la dernière, qu'elle se retrouvait dans ce genre de situations à ce genre d'événements. Elle appréciait particulièrement ce genre de situation puisque c'était bien dans celles-ci qu'on attrapait les plus gros poissons. Elle ne doutaient pas une seconde que des mutants hostiles se trouveraient dans le coin mais aussi ses chiens de Genesys pour montrer leur mécontentement face aux avancées du sénateur, connu pour ses idées extrémistes. Loin de vouloir le protéger, l'opération était sur place pour une toute autre raison, même si la plupart de ses membres partageaient ses opinions, cela n'avait pas grande importance, pour Zahira, seule la force viendrait à bout de ses créatures, et elle n'hésiterais pas une seule seconde à l'employer, au moindre mouvement suspect. Elle avait réussi à écarter Dorian de là et le convaincre de superviser leurs agents et des chasseurs, qu'elle connaissait quelque peu et dont elle ne pouvait nier l'efficacité, surtout en ce qui concernait Esperanza, même si c'était Dorian qui avait informé et choisi ceux qui accompagnerait la responsable. Elle avait pu remarquer que son mari avait envoyer une de ses scientifiques ici, surement convaincu de pouvoir récolter certaines informations pour ces futures expériences, comme elle, il ne perdait pas le nord. Enfin il n'y aurais pas de problèmes tant qu'elle serait là pour donner les ordres et si ces agents les suivaient.

Liam était aussi de la partie, envoyé par Dorian, choix plutôt judicieux dans un certain sens, en espérant que l'agent ne perde pas son sang-froid et qu'il fasse ce qu'elle lui dit. Ce qui malheureusement n'était pas gagné d'avance. Tout le monde était en place, et il ne semblait pas y avoir, encore, de problème notoire. La foule s'épaississait à mesure que l'heure du discours du sénateur approchait, mais rien n'échappait au regard de la responsable, pas le moindre mouvement, et tout en surveillant les mouvements de foule et les probables futurs comportements suspects, elle ne manquait pas de jeter un coup d'œil vers chacun de ses trois agents infiltrés. Aucun n'avait le droit à l'erreur, même si elle était prête à intervenir il ne fallait pas créer un mouvement de foule, ou l'espoir de capturer un mutant dangereux serait définitivement anéanti. La tension montait, et c'était une sensation que l'arabe appréciait particulièrement.

Le sénateur arriva enfin. Cela allait enfin commencer, il ne fallait pas louper un seul mouvement. Au fil des paroles du sénateur les visages des personnes dans la foule de transformaient. On pouvait difficilement déceler les émotions qu'ils ressentaient mais la responsable s'y efforçait. Le moindre mouvement, la moindre chose suspecte, rien ne devait lui échapper et elle pourrait alors faire signe à Liam et Esperanza d'intervenir, faignant une quelconque excuse de policier pour arrêter le suspect, mais il n'y avait pas droit à l'erreur et il valait mieux prendre son temps, même si la patience n'était pas le fort de la jeune femme, il fallait s'y efforcer. En espérant simplement qu'aucun de ses agents ne grille sa couverture, elle pensait particulièrement à Liam, qui ne devait pas être ravi de devoir utiliser sa couverture, en réalité il n'était jamais ravi de quoi que ce soit et il avait tendance à se laisser emporter, et ça ce n'était pas bon du tout. Enfin elle n'avait encore jamais eu de problèmes notoires avec lui alors elle restait confiante.

Elle n'avait encore remarqué aucun mouvement notoire. Elle remarqua quelques représentants de la justice aux cotés du sénateur, dont le procureur de la ville dont elle avait entendu parler. Elle ne reconnaissait que très peu de visages, aucun mutant dont elle avait déjà pu faire la connaissance, malheureusement ou heureusement d'un certain coté. Elle n'avait aucune couverture pour la simple raison que cela n'était pas très judicieux du fait que son visage était plus connu que celui de ses agents. Depuis qu'elle était entrée aux Etats-Unis, elle s'étaient fait bon nombre d'ennemis et que peu d'amis. Il ne fallait pas prendre les membres de Genesys à la légère, on ne pouvait pas se douter de ce qu'ils préparaient et pour Apocalypto, et plus particulièrement Zahira, leurs idées étaient complètement utopiques et farfelues et leur méthodes pour le moins incompréhensibles, tout du moins pour la responsable. Enfin, il ne restait plus qu'à attendre, malheureusement c'était ce que la jeune femme détestait le plus...

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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Dim 24 Avr - 12:32


Malgré le refus premier de Solveig, David avait finalement été autorisé à assister au discours du Sénateur. « Autorisé »...Ça le faisait bien rire. Il serait venu de toutes façons, même si on lui avait interdit de le faire. Debout au milieu de la foule sans cesse croissante, l'avocate et le jeune garçon attendaient l'arrivée de Curtis qui se faisait attendre. David n'avait pas encore eut l'occasion de vraiment faire connaissance avec lui, mais à cause de la nature de sa relation avec sa sauveuse il s'en méfiait, comme un enfant se méfierait du copain de sa mère divorcée. Il ne connaissait pas Solveig depuis très longtemps, mais il lui devait beaucoup et au-delà de ça il s'y était beaucoup attaché. Ça lui plaisait bien de passer pour son fils. Il aurait aimé avoir une mère comme elle, une mutante à qui il n'aurait pas eu besoin de cacher son don. Mais passer pour le fils de Curtis par contre... Il savait d'avance que ça n'allait pas être drôle et ses craintes furent confirmées lorsque celui-ci arriva et lui tapota la tête en guise de salut. Il lui répondit par un regard noir qui ne fit que s'intensifier lorsqu'il lui proposa de l'argent pour aller s'acheter une gaufre. Il détestait qu'on le traite comme un gamin. Il se retourna, ignorant ses taquineries, et centra son attention sur sa console portable sur laquelle il jouait à Space Invaders, un classique. Du moins en apparence, car en réalité il examinait la foule par de brefs coups d'oeils, suffisants pour lui permettre d'analyser la situation. Il s'était préparé en fouillant dans des livres sur le comportementalisme, science souvent critiquée etremise en cause, mais qui pouvait être utile si utilisée à bon escient. En tout cas, son utilisation risquait d'être indispensable pour la mission qui lui avait été confiée pour l'après-midi. Déterminer si ce que le sénateur allait dire était sérieux ou non...voilà qui allait être délicat. Il avait mis en garde la dirigeante de l'opération : il n'était pas sur d'y arriver. Son intelligence surdéveloppée lui permettait de comprendre les choses mieux que quiconque, d'emmagasiner des informations ou de concevoir des choses. Le comportement humain obéissait certes à des règles et il y a des comportements types, mais il y a toujours une marge d'erreur. Il ne prendrait pas le risque d'affirmer quoi que ce soit. Il se contenterais d'observer et de noter les éléments qui indiquaient que c'était sérieux ou le contraire.

Se rendant compte qu'il avait regardé la foule trop longtemps, il baissa à nouveau les yeux sur sa console, ne voulant pas attirer l'attention. Il devait conserver son image de gamin. Assister à un événement pareil devait sans doute lui sembler « barbant ». En tout cas, il s'efforçait de donner cette impression. Lâchant un soupir bruyant, il se tourna vers Solveig et lui demanda d'un air d'adolescent énervé s'il était vrrrrrrrraiment obligé de rester. À vrai dire tout cela l'amusait. Ça lui rappelait ces jeux de rôle quand il était enfant. Lorsqu'il jouait avec Lily. Il restait désormais peu de temps avant le début du discours du sénateur et les regards convergeaient de plus en plus massivement vers l'estrade. Et parcourant la foule du regard il reconnut Fillan, l'un des seuls membres de l'opération avec qui il ait vraiment fait connaissance. Il était rassuré de le savoir présent. Si les choses dégénéraient, et vu la quantité de personnes rassemblée ça risquait fort d'arriver, il serait surement plus utile que lui. Son pouvoir n'avait rien d'offensif et son unique arme était sa console de jeu qu'il avait trafiqué pour en fait un taser (sans aucun doute son bidouillage préféré). En résumé, son inutilité en cas de situation de danger était plus que flagrante, plus encore que celle de Curtis. Lui au moins avait la chance d'avoir sa taille adulte, il pourrait se défendre en cas de besoin. Pas comme lui qui était coincé dans ce rachitique corps d'enfant.

Le sénateur se montra enfin et d'un geste machinal, David éteignit sa console de jeux tandis qu'un léger sentiment de peur le poussa à enfoncer le bonnet qu'il portait un peu plus sur sa tête. La tension dans l'air était presque palpable. Certains attendaient impatients, tandis que d'autres craignaient les mots qui allaient être prononcés. La voix du sénateur s'éleva enfin, puissante et charismatique. Hypnotique sans doute pour certains. David l'écoutait avec un poids sur le coeur, un poids qui grandissait à chacun des mots prononcés. Un léger tremblement le parcouru au son de la déclaration, et David pria pour que Solveig et Curtis ne l'aient pas remarqué. Les enfants allaient être les nouvelles victimes... Nouvelles? Non... Ils s'en prenaient aux enfants mutants depuis toujours, sans se poser de question. Il le savait mieux que personne, lui qui avait vu disparaître Lily. Il y avait-il vraiment un espoir? Face à ce genre d'individu, il en doutait. Les acclamations de la foule semblaient donner raisons à ses pensées et David avait de plus en plus de mal à rester neutre. Si seulement il avait eu un pouvoir plus offensif... il serait déjà sur cette putain d'estrade à latter la gueule de ce putain de sénateur de merde.

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Shawn Sciuto
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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Dim 24 Avr - 14:54

J'avais beau avoir été capturé déjà deux fois par l'Opération, je me disais que ça ne justifiait pas le fait de ne pas aller me balader dans un endroit qui allait autant grouiller de flic au mètre carré qu'il y avait de nana dans les magasins le jour de l'ouverture des soldes. Bien sûr, le siège du gouvernement m'avait déjà montré que j'avais un certain don pour attirer la poisse, je m'en étais tiré avec une balle dans l'épaule, miraculeusement soignée dans la seconde par un petit minet qui possédait le don vachement utile, de pouvoir soigner toutes les blessures (bien que les peines de cœur, j'avais quelques doutes). Dommage, je n'avais pas jugé bon de lui demander son nom et son numéro (heureusement il aurait pu croire que je lui faisais du gringue, cela m'aurait peut-être permis de ne pas finir comme une passoire d'ici la fin de la soirée, mais il fallait faire avec ! De toute manière c'était la règle de la poisse, j'avais déjà été choppé deux fois et comme on le disait si bien : jamais deux sans trois, inutile de batailler contre le destin, autant faire les choses dans l'ordre puisque ça signifiait aussi que je me ferai la malle une troisième fois. Par contre, comme je n'étais pas particulièrement sûr que ça fonctionnait dans les deux sens, je préférais éviter de me faire prendre dans l'immédiat, surtout que Miss Poulpe risquait encore de me tirer la tronche si je m'absentais à nouveau pour une petite année sans prévenir (les femmes quand même, aucune patience).

La jolie avocate au prénom imprononçable pour une personne normalement constituée, m'avait trouvé le moyen idéal pour me pointer sans être inquiété, à ces petites réjouissances, elle ne semblait pas particulièrement apprécier l'idée que je me balade là-bas, mais je savais bien qu'elle ne pouvait plus se passer de moi ! Chose que je lui fis d'ailleurs remarquer sans aucune gêne, tant qu'à faire. Elle m'avait expliqué avec son joli accent étranger, qu'un de ses « contacts » se débrouillerait pour brouiller neutraliser provisoirement le signal de ma puce, chose que j'avais cru impossible, mais je n'allais pas la contredire après tout, les femmes en colère, j'en avais eu mon compte récemment ! C'était donc avec son aide et celle que mon sauveteur au nom de mafioso, que j'avais obtenu la possibilité de me retrouver dans la foule dense qui se trémoussait d'impatience devant un pupitre vide où le Sénateur au nom digne d'une marque de saute tomate, devait prendre place d'un moment à l'autre. Il se faisait patienter le bougre ! Je profitai de ce moment de longue attente (la patience n'était pas mon fort vous l'aurez deviné), afin de promener mon attention sur les environs. La jolie avocate sexy se tenait non loin de là avec un gars accroché à elle comme une rémora et un gamin devant eux et bien elle cachait bien son âge, je l'avais imaginée plus jeune que ça ! (Enfin je l'avais surtout imaginée dans d'autres tenue et sans mari collé à elle dirons-nous). Quelle déception, les filles étaient comme les places de parking, les meilleures étaient prises et il ne restait que les handicapées !

Grande surprise, je ne voyais pas ma miss poulpe préférée, elle ne devait pas être très friande des débats politique à croire, très étonnant vous admettrez, j'étais sûr d'avoir entendu parler d'une Barbie avocate il y a quelques années, ça aurait dû inspirer quelques blondinettes. En parlant de blondinette et de poupées, mon regard se posa sur un minois avec des lunettes (rien de très étonnant jusque là), qui m'apparut aussitôt comme étant le visage si familier de la fille qui m'avait sauvé la mise lorsque je m'étais retrouvé avec une balle dans le bide lors de ma première évasion. Je notai d'ailleurs que ça faisait aussi deux fois que je me prenais un projectile dans le corps, en espérant que la règle des trois fois ne s'applique pas à ce genre de choses, sauf si ça pouvait permettre de me récolter une nouvelle infirmière personnelle (blonde encore une fois). Le temps de calculer que c'était la minette à l'accent Russe et totalement dénuée d'humour, le Sénateur avait déjà fait son apparition, accueillit par des applaudissements sonores. L'avocate sexy m'avait expliqué que le don de son « contact » avait la capacité de modifier la vision de mon visage aux personnes qui me voulaient du mal, est-ce que c'était aussi le cas de la jolie blondinette à lunettes ? Bonne question, qui demandait évidemment à être vérifiée ! Conscient que j'allais peut-être me balancer dans la gueule du loup (ou de la louve), je fendis rapidement la foule pour me hisser à la hauteur de la poupée Russe au moment où le Sénateur terminait son introduction. Merde, je n'avais absolument pas écouté ce qu'il disait, quelle poisse, les blondes étaient contagieuses ! Bien décider à faire bonne figure (même si elle ne la reconnaissait pas forcément), je tournai la tête vers miss pixel dont j'avais oublié le prénom histoire de lui lâcher quelques mots d'un ton léger qui tranchait complètement avec l'atmosphère lourde du lieu.

« Je me demande s'il comprend la moitié de ce qu'il dit ou s'il se contente de lire ce qu'on lui a écrit ! »

En fait je m'en contrefichait, mais c'était un moyen comme un autre de lancer la conversation. Enfin non, un moyen très nul, mais peu importe !

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Theo Paradise
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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Dim 24 Avr - 21:32

C'était la première fois que Theo parlait directement à Whitewood. Il l'avait aperçu, parfois, au détour d'un couloir de la base ; il entendait souvent parler de lui et peut-être qu'un jour son petit C.V lui était passé sous les yeux. Ca s'arrêtait là. Quand soudain, il y a quelques jours, il l'avait appelé pour le mettre au courant des évènements de ce jour très spécial, le jeune homme n'avait pas su quoi penser. Finalement, c'était ce qu'il attendait depuis longtemps, non ? Qu'un haut-gradé s'intéresse suffisamment à lui pour le mettre à l'épreuve. Theo avait senti les différentes répercussions que pourrait avoir ce travail spécial en ce jour, tous les non-dits, les propositions voilées à peine menaçantes, ou carrément optimistes. Dorian Whitewood, pour les quelques fois où il l'avait vu, lui avait une plutôt bonne impression ; c'était un homme soigné, bien mis, aux manières convenables. Peut-être un peu trop hors de l'époque à son goût d'impertinent, mais quelqu'un de globalement respectable. Il avait cru bon de répondre positivement et avec beaucoup de motivation, plein de son sérieux charmeur inébranlable.

Le jour du discours, cependant, il n'était pas au mieux de sa conviction fanatique. Il s'était préparé avec un soin méthodique, enfilant son uniforme du Swat avec un sourire ravageur. Une pure hypocrisie. En dedans, il s'interrogeait vraiment sur la signification de tout cela. Le sénateur Farinelli allait déclamer un discours horrible, haineux ; à la limite du nazisme, selon lui. Et il était censé affirmer tout cela, ou du moins protéger le caricatural personnage de toutes menaces extérieures comme si cela avait été un allié très cher. Mais le photographe en herbe, en avalant un léger remontant avant de sceller ses genouillères et tout son équipement de parfait petit soldat, avait remisé ces barricades mentales très loin dans son esprit embrouillé. Rien ne devait mettre un frein à son avancée dans l'Opération Apocalypto, il se l'était promis, c'était pourquoi il se trouvait là aujourd'hui avec cet attirail sur le dos, à écouter les propos malfaisants d'un homme dont il ne partagerait pas les idées, dans d'autres circonstances. Et dire qu'il ne savait rien de ce discours à peine une minuscule semaine plus tôt, qu'il aurait eu du mal à cerner qui était vraiment ce Farinelli et pourquoi il avait entendu à plusieurs reprises son nom dans la bouche des présentateurs télé... C'était ironique. Pas assez cependant pour que n'apparaisse la moindre faille dans son assurance extérieure ; et c'est d'ailleurs avec un peu d'avance que Theo fut prêt, équipé sur les lieux du discours.

Le temps passa, et rapidement la place se gorgea d'une troupe de badauds hétéroclites, tous venus là pour encourager, conspuer, et pourquoi pas attaquer le Sénateur. Le danger était potentiellement partout, et le rôle de Theo était de contrer ces dangers, de les empêcher de nuire au politicien, quand bien même cela retomberait sur lui. Une sorte de garde du corps, en somme. Dans le devoir absolu de protéger un être qui, à vrai dire, le rebutait un peu. "Un bond significatif dans votre carrière", avait souligné Whitewood. Sûrement, ouais. Le seul avantage vraiment concret pour Theo, c'était de s'imaginer la réaction que pourrait avoir Winchester en le voyant comme ça, à quelques centimètres à peine du Sénateur, bien à l'abri des caméras et du regard de la foule hypnotisée, et pourtant au coeur même de l'action. C'était à vrai dire beaucoup de responsabilités sur ses maigres épaules ; debout déjà depuis de longues minutes derrière l'homme du jour, inutilement attentif à scruter tout et tout le monde, dans l'hypothèse omniprésente où cet homme serait attaqué. C'était presque une évidence, un état de fait. Il allait y avoir un problème ; l'Opération Apocalypto était là pour s'en charger avec la discrétion que cela imposait. Il y avait bien sûr d'autres avantages pour eux ; les éventuels petits rebelles adeptes des manifestions d'hostilité ou d'insolence seraient de parfaits cobayes pour eux. Dans ce sketch fasciste où Theo avait un rôle sur-mesure, tout n'était finalement que manipulations et mensonges. Sous fond de problèmes actuels, qui attiseraient sans doute aucun n'importe quelle erreur de la nature et leur ferait pencher la balance. Quoiqu'il se passe, l'Opération en sortirait gagnante.

Las de se tenir debout et immobile, Theo ne s'autorisait cependant aucun relâchement. Ses yeux froids scrutaient la foule lentement, avec une précision de photographe. Pour tout dire, il ne cherchait pas que de potentiels suspects, mais à une ou deux reprises, il avait cru voir Winchester dans sa tenue de flicaille, faisant des rondes de surveillance. Juste après, Pixie ; et ce fut d'ailleurs une grande surprise de discerner par pur hasard son visage dans la masse regroupée. Il ne savait pas qu'elle viendrait ; en tout cas, la remarquer pas très loin du Bastet l'avait assez agacé. Peu de temps auparavant, Ilona lui avait raconté qu'un bruit de couloir dans la base murmurait qu'il se tramait quelque chose entre ces deux-là - autant dire que la nouvelle l'avait quelque peu estomaqué. Il fallait qu'il lui parle ; qu'elle puisse songer à se maquer avec un fou furieux comme lui donnait comme un goût de bile rageuse dans la bouche. Un homme qui pourrait presque être son père, franchement ! La jalousie fut un moteur étonnement efficace pour Theo qui ne s'était jamais senti aussi alerte et prêt à l'action. Il n'avait absolument rien pigé de ce que le Sénateur, à quelques pas devant lui, avait bien pu dire pour commencer son discours ; ce n'était définitivement pas ça le plus important. Il songeait avec amertume que Pixie ne le reconnaîtrait sans doute pas dans ce costume inhabituel ; et que de toutes façons, il n'allait pas s'amuser à lui faire coucou depuis l'estrade du politicien ; Winchester, en revanche...

Irrité, Theo préféra retourner mentalement à sa première préoccupation néfaste : le fait qu'il se sentait le roi des imposteurs dans un décor à leurs mesures. Il écouta un peu le Sénateur, en étouffant un soupir. Ce n'était pas vraiment mieux. Ou alors, peut-être cette petite secrétaire, uhmmm...

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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Dim 24 Avr - 21:41

Planté comme un radis, Arthur essayait de ne pas trop stresser. Ou surtout, de ne pas avoir l'air de paniquer. Il secoua les épaules et enfonça les mains dans ses poches. Tout geek qui se respecte déteste la lumière du jour déjà, alors une foule aussi dense, n'en parlons pas. Si ça ne tenait qu'à lui, il n'aurait jamais mis les pieds ici.

Il y avait des personnes qui maniaient la persuasion comme d'autres manient une épée et Aileen McGregor faisait parti de celle-ci. Arthur n'avait pas aimer se rappeler soudainement faire parti d'une opération luttant pour la liberté des mutants. Les principes de liberté, la quête de justice, se dresser contre l'oppression tout ça, c'était bien dans les jeux vidéos ou dans un bon film ; réaliser qu'il allait falloir se bouger le fion, c'était moyennement marrant. Il n'avait jamais aidé Genesys de façon aussi capitale, en fait. C'était la première fois qu'on faisait appel à lui pour une mission disons, « extérieure ». Avant, il s'était contenté de voguer sur des réseaux informatiques intéressants et de ramener, façon chien fidèle, quelques infos croustillantes aux deux femmes à la tête de l'opération. L'idée de participer à un tel rassemblement, de tenir un rôle aussi crucial, que tout un tas de personnes comptent sur lui, ça lui fichait les miquettes. Vraiment. Il avait longtemps planifié les évènements avec Sólveig, et le discours rassurant de son ami ne l'empêchait pas de percevoir combien on attendait de lui. Il comprenait bien qu'il fallait qu'il se montre à la hauteur et ignorait s'il en serait capable.

Il s'était levé très tôt le jour J, un peu avant l'aube, après une nuit presque blanche. Il avait déjà du mal à dormir en temps normal, le stress ne l'avait guère aidé et il avait limité sa consommation de morphine pour éviter de somnoler pendant le discours. Il devait être aussi éveillé que possible, aussi avait-il pris la dose minimum pour ne pas être gêné par le manque ou la migraine. Puis il avait tourné en rond dans son appartement, vérifiant encore et encore qu'il n'avait rien oublié et se repassant ce qu'il devait faire dans sa tête. A vrai dire, sa tâche était relativement limitée ; se placer assez près des machines de détection des puces et utiliser son pouvoir pour les brouiller. Puis attendre, de façon à pouvoir prévenir Sólveig si jamais son intuition lui soufflait que la situation tournait au vinaigre. Simple, efficace. Arthur avait toujours jugé ses pouvoirs comme inutiles, aussi voir que les dirigeantes de l'Opération les considéraient comme précieux l'avait beaucoup étonné. L'idée de se rendre utile pour une cause noble le motivait cependant beaucoup moins que la confiance que Sólveig et Aileen avaient en lui. C'était flatteur et flippant à la fois. A lui de voir s'il allait pouvoir en être digne.


Laissant son appartement sous la garde efficace de Chuck Norris, Arthur gagna le siège du gouvernement. Une foule compacte s'y massait déjà, prête à avaler joyeusement les paroles venimeuses du sénateur... sénateur... bon bref, lui là. A vrai dire le mutant se fichait éperdument de ce que le politicien allait bien pouvoir déblatérer. Aileen lui avait un peu résumé les idées du personnage, toutes plus sinistres les unes que les autres ; elles étaient certes choquantes et ne faisaient pas plaisir à entendre quand on possédait un certain patrimoine génétique, mais la leader de l'opération avait bien compris que cela ne ferait pas pour autant bouger Arthur de sa tanière. Il ne serait pas venu aider de lui-même si elle ne lui avait pas demandé. Se cantonner à une tâche précise afin d'aider ceux qui avaient de plus grandes aspirations, cela lui convenait très bien. Il s'était donc concentré sur ce qu'il devait faire et s'était frayé un chemin vers l'avant de la foule, jouant des coudes et profitant de sa grande taille pour dissuader les gens de protester. Il devait se rapprocher des appareils de détection des puces s'il voulait pouvoir faire quoi que ce soit. Heureusement, son pouvoir lui permit de les repérer facilement, près d'un coin à faux flics qui devaient faire parti d'Apocalypto. Peu enclin à se rapprocher d'eux, Arthur fit néanmoins l'effort de venir se mettre le plus près possible, à environ cinq ou six mètres, afin de pouvoir atteindre mentalement les appareils. Il se concentra légèrement, laissant son esprit quitter provisoirement son corps pour se glisser dans les circuits de ses machines primaires. En perturber le fonctionnement de façon parfaitement invisible lui prit une dizaine de minutes, le temps de comprendre comment cela marchait, d'en posséder le principe et d'enfin brouiller les pistes. Mission accomplie, songea-t-il alors qu'il faisait face à l'état de faiblesse et aux nausées qui suivaient immanquablement toute utilisation de son pouvoir. Ca, c'était fait. Quand il aurait repris un peu ses esprits, il vérifirait qu'il n'y ait pas d'autres appareils de ce genre à neutraliser ; mais le plus urgent était fait. Il attendit que sa tête cesse de tourner en parcourant les alentours du regard, peu sensible au discours du sénateur qui venait d'arriver, ne parvenant pas à se concentrer sur ce qu'il pouvait dire. Mais au vu des sifflements et des acclamations autour de lui, ça portait à polémique. Il croisa le regard de Sólveig, accompagnée par son petit ami manifestement (qui d'autre pouvait la coller comme un sparadrap) ; elle lui adressa un petit signe de la main, auquel il répondit par un hochement de tête, un peu réconforté de savoir qu'une présence amie se trouvait dans les environs. Tout en continuant d'écouter si son instinct n'avait rien à lui signaler, il continua d'observer la foule ; un vague espoir l'habitait, lui faisant espérer que dans cette foule d'inconnus, il finisse soudain par voir un visage aimé disparu depuis bien longtemps.

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Electra Willington
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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Dim 24 Avr - 23:33

Electra maîtrisait la situation ? Sans doute, oui. Elle savait bien que la décision de venir à ce discours avait été faite sous l'impulsion provoquée par ce Mutant étrange qui l'avait poussé à réfléchir. C'est vrai que ce que le Sénateur allait dire aujourd'hui pouvait être particulièrement dangereux, et il y aurait peut-être beaucoup de débordements. Pour autant, Electra ne s'inquiétait pas, signe absolu qu'elle était en confiance. Les mots de cet Asiatique mystérieux lui revenaient sans relâche en mémoire, et elle en tirait une force suffisante pour se tenir au milieu de la foule, la tête droite. Il lui avait dit que son don pourrait être une bonne arme, aujourd'hui. Ca l'avait surpris, même si elle avait bien compris la fonction destructrice de son pouvoir. Mais contre qui l'utiliser ? Comment ? Elle ne s'était toujours pas démonté. Au fond, elle était persuadée que tout deviendrait clair dans sa tête au fur et à mesure. L'adepte du contrôle méthodique de chaque petit détail était tout de même bien présente en elle, mais tamisée par cette étrange assurance. Elle avait pensé à se vêtir de manière pratique ; une jupe lâche et de petites spartiates sans tâlon, parfaites s'il lui fallait fuir, courir, ou tout au moins attiser un quelconque petit regard quelque part. Pour cela surtout, elle n'avait aucune crainte.

Bientôt, le Sénateur prit la parole après un certain temps d'attente. Electra, qui depuis qu'elle était arrivée était restée légèrement en retrait, ne souhaitant pas croiser de visages connus, commença à se diriger vers les premiers "rangs". A l'aide de sourires ou quelques oeillades langoureuses, ce fut assez facile de se glisser vers l'avant, et la belle tâcha de rester discrète et rapide. Elle tentait de se rassurer en songeant qu'il n'était pas très grave de croiser son coiffeur ou la caissière de la petite épicerie près de chez elle ; après tout, contrairement à quelques hostiles sans doute présents ici aujourd'hui, Electra avait la chance culotée d'être considérée comme une humaine. Personne ne savait, personne. Sauf cet homme étrange... Mais si jamais son visage se contractait d'énervement ou de peur en entendant les propos de Farinelli ? Quelqu'un saurait-il reconnaître une trace suspecte dans ses réactions ? Sans aucun doute, non - (elle l'espérait) - elle avait bien assez travaillé sur sa maîtrise pour être au moins sûre de cela.

Le visage levé vers l'estrade, Electra avait volontairement laisser ses cheveux libres sur ses épaules, des mèches chocolat barrant son visage en mèches savantes. Pas trop repérable, mais pourtant bien identifiable si on avait déjà eu la chance (ou la malchance, selon les jours) de la croiser. Elle écoutait, l'air juste vaguement intéressé, comme pas mal de gens autour d'elle. Elle nota la présence de quelques policiers qui tournaient autour de la foule, et d'autres détails sans importance sur la constitution du Sénateur. Un autre petit pion qui succomberait bien volontiers à ses charmes Mutants, comme les autres. Comme tout ceci était drôle.

Electra retint de peu un sourire sardonique, se contentant de serrer les poings dans les poches de sa veste tandis que le Sénateur entamait son discours d'une manière bien brutale. Sa déclaration la choqua. Elle ne pensait pas que l'opinion publique en était arrivée à ce stade de racisme, et alors qu'elle s'attendait à des conspuations générales, elle fut atterrée de remarquer de nombreuses personnes approuver avec ferveur les propos de l'homme. Une brusque nausée la gagna tandis que ses yeux parcouraient la foule en quête d'une personne qui ne serait pas en train d'applaudir, le visage brillant d'émotion. Puis elle songea de nouveau à cet homme asiatique et à son discours, et son attention se reporta sur le politicien. Son pouvoir pouvait faire pencher la balance, c'est ce qu'il lui avait dit.

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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Lun 25 Avr - 12:04

Elle rôdait aux abords de la place comme un renard autour d’un poulailler, comme un loup autour d’un troupeau de moutons stupides. Ou comme un vautour affamé autour d’un cadavre.
Esperanza sentait la tension s’élever de la foule, palpable, collante. Elle reniflait la haine comme on renifle un fumet alléchant, et la seule pensée qui se dégageait de cette perception, c’était « miam ».
Beaucoup d’excitation, saupoudrée d’une bonne dose d’avidité, un mélange explosif qui bouillonnait quelque part au creux de son estomac.
Elle attendait patiemment son heure, le moment bénis où l’un de ces gros débiles se déciderait à passer à l’action. Elle savait que ça allait arriver, quelques minutes encore avant que l’un d’eux n’ait enfin le cran d’essayer de faire taire cet enfoiré de politicien.
En attendant, elle se contentait de se délecter de cette attirante électricité qui planait dans l’air, ses grandes dents blanches mordillant sa lèvre inférieure, signe d’une nervosité gourmande et mal contenue.

C’était le plus gros problème de Liam. Le pauvre garçon n’arrivait pas à se satisfaire du plaisir de vivre l’instant présent. Trop obsédé qu’il était par le passé, par le futur, par les problèmes, les contrariétés, il en oubliait de goûter aux vrais plaisir d’une vie bien menée.
Pour changer, son très cher collègue faisait la gueule. De quoi se plaignait-il ? Ils avaient écopé du boulot le plus excitant. Ils se trouvaient dans la fausse, deux loups au milieu des moutons, aux premières loges pour mordre les premiers. Lorsque viendrait enfin le moment tant attendu de l’action, ils seraient les tout premiers sur place, les tout premiers à agir, les tout premiers à frapper. Il n’y avait rien de plus grisant que ce sentiment-là, cette seconde suspendue, parfaite, entre le calme et la tempête.

Esperanza était prête, comme toujours. Prête à bondir à la moindre alerte, prête à dégainer, à tirer, à faire mouche, en pleine tête si possible. Ses patrons préféraient souvent qu’ils capturent vivant, c’était la contrainte. Ca la contrariait de temps en temps, mais en même temps, elle n’était pas quelqu’un de foncièrement contrariant, du moins pas au niveau professionnel… Alors elle gardait ça pour elle et se contentait de rêver au tir parfait, à l’intervention ultime, avant de se contenter d’une balle dans l’épaule pour obéir aux ordres.
C’était comme ça dans une meute de loup bien organisée : la hiérarchie avait toujours gain de cause.

Bref.
Elle en oubliait presque le costume de flic. Ca n’était pas le cas de tout le monde.

« Hum… excusez-moi madame… madame l’agent… » l’aborda un petit jeune aux lunettes rondes « J’suis sensé rejoindre des amis dans le centre après le discours, je me demandais si vous saviez quel métro je… »
« HEY ! »
explosa-t-elle, passant du calme olympien à la colère en un instant « Nan mais tu vois pas qu’je BOSSE gringo ?! Casse-toi ! »
Il l’observa quelques secondes, les yeux ronds, la tête rentrée entre ses deux épaules, avant de faire mine de se retourner pour déguerpir sans demander son reste. Pourtant entre temps, la Mexicaine avait changé d’avis. Elle le siffla brièvement pour qu’il lui redonne son attention et lui fit signe d’approcher, jetant du même coup quelques œillades discrètes en direction de son coéquipier.
« Tu fume ?... des clopes ! T’en fume ? »
« Heu…oui je… »
« Vas-y donne »
ordonna la jeune chasseuse en claquant des doigts avec empressement.
Le garçon s’exécuta dans l’incompréhension la plus totale, ôtant son sac à dos de ses épaules avant d’en extirper un paquet cigarette et de lui fournir ce qu’elle demandait.
« Voilà c’est bien, allez casse-toi maintenant »
« M…ais… »
« OOOh ! Je BOSSE moi là !! »

Il leva les mains en l’air pour lui faire comprendre qu’il en voulait pas d’embrouille, et s’échappa enfin sans demander son reste.
« ‘Madame l’agent’ » répéta-t-elle avec dédain « Le culot des gens c’est un émerveillement constant » grogna-t-elle avant de se rendre compte qu’elle n’avait pas de feu et de jurer dans sa langue.

Saoulée, elle agrippa sa radio, se brancha sur le bon chanel et porta l’engin à ses lèvres.
Elle imita d’abord le son d’un ronflement sonore qui n’échappa pas aux quelques types qui bordaient l’endroit de la place où elle se trouvait. Mais rien à foutre.

« J’savais que j’aurai du signer à la brigade anti-terrorisme, ils s’ennuient jamais ces gens-là i’ parait. T’as quelque chose ? » questionna-t-elle à l’adresse de Liam via son talkie.

En attendant une éventuelle réponse- si son chieur de collègue se sentait d’humeur communicative- elle lança un long regard circulaire destiné aux fenêtres des buildings alentours, priant pour y voir se dissimuler un sniper à intercepter.
Le rital avait commencé son discours, tout le monde était bien chaud, surtout elle, alors c’était le moment ou jamais…


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Svetlana Iorichenko
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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Lun 25 Avr - 16:55

Svetlana se trouvait devant le siège du gouvernement et observait la foule qui s'amassait au fur et à mesure que l'heure du discours approchait. Une semaine auparavant, son professeur de droit l'avait interpellée à la fin des cours et lui avait fait part de l'évènement qu'allait susciter le discours du sénateur Farinelli prévu ce jour-là. Il lui expliqua l'importance de cette discussion publique à laquelle il l'encourageait à participer et, si elle acceptait, il ferait en sorte qu'elle soit libérée pour la journée mais en contre-partie il attendait un rapport sur le sujet. La jeune étudiante, intéressée par la teneur du discours, avait donné une réponse positive à son professeur. Apparemment le sénateur allait présenter ses arguments dans la lutte contre les mutants, un domaine qui la concernait bien plus qu'il n'y paraissait. Pour l'occasion, la jeune étudiante s'était vêtue en fonction des conditions météo, le temps était au beau fixe en cette période de printemps. Munie d'une sacoche en bandoulière contenant le strict minimum, soit ses papiers, quelques bricoles et une bouteille, Svet tenait en main son calepin auquel était accroché un stylo. Il lui faudrait prendre des notes ne serait-ce que pour le compte-rendu pour son professeur.

Laissant son regard faire un tour d'horizon, la jeune russe put constater le déploiement du dispositif de sécurité, assez conséquent pour la manifestation en cours. Sa mère lui en avait touché deux mots, mais comme l'inspectrice ne faisait pas partie des membres de la police réquisitionnés pour cela, elle ne s'était pas étalée dessus. Peut-être que l'inspecteur Winchester était présent... Tandis qu'elle regardait ce fut une autre tête connue qu'elle repéra. Son ami Fillan se dirigeant vers le devant de la scène. Dernièrement, il avait passé quelques jours chez elle après avoir quitté l'appartement de Lawrence. Sa porte était toujours ouverte pour ses amis. Et quand Fillan avait décidé de quitter la demeure des Iorichenko pour éviter d'abuser de leur gentillesse, Svet avait aidé son ami dans sa recherche d'appartement. Lui emboîtant le pas, elle se trouvait quelques pas derrière lui quand le sénateur fit son apparition. Et l'introduction de son discours fut... virulente... Sur le coup, Svetlana se crispa quelque peu sur son carnet et pinça légèrement les lèvres. Mais elle se ressaisit rapidement, voulant éviter d'attirer l'attention sur elle. Ce genre de regroupement pouvait attirer toutes sorte de personnes, de la plus hostile à la plus neutre...

Profitant d'une pause oratoire, elle donna une tape amicale sur l'épaule du jeune homme pour éviter de le surprendre en lui adressant directement la parole. Elle n'avait aucune envie qu'il succombe à une crise cardiaque.

- Salut Fillan, comment ça va depuis la dernière fois? demanda-t-elle avec sourire.

Puis d'un geste discret de la main, elle désigna l'homme politique.

- Plutôt vindicative comme paroles, fit-elle remarquer d'une voix qu'elle voulait neutre et à seule destination de son ami.

Limite raciste en fait. L'étudiante se demandait si le reste du contenu serait sur le même ton et quel était l'opinion de l'amérindien étant lui-même un mutant. Elle croisait les doigts pour qu'aucune action à l'encontre du sénateur ne soit entreprise, même s'il méritait d'être remis à sa place vu son discours. En tout cas, cette entrée en matière provoqua diverses réactions dans l'assistance, des acclamations aux sifflements.... Qu'allait donc donner la suite?....

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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Lun 25 Avr - 17:55

Drew se tenait là, au milieu de cette foule, bien qu'un peu en retrait, attendant que cet homme vienne faire son discours. En réalité Drew n'était pas vraiment sûr de la raison pour laquelle il se trouvait là, ce mystérieux personnages plein de cicatrices était venu l'aborder et lui avait servit un discours tel qu'il se sentit obliger de se rendre ici. Ne plus se cacher avait-il dit, au début ça avait fait sourire le jeune garçon, car lui ne se cachait pas, il n'avait jamais fait d'efforts pour ne pas qu'on le repère, du moins c'est ce qu'il se disait, mais en ressassant tout ce qu'il avait vécu depuis sa fuite, inconsciemment il s'était préservé, fuyant sitôt que les choses le dépassait et se faisant oublier, se faisant passer pour n'importe quel enfant. Mais il n'était pas n'importe qui, il était cette chose que personne ne pouvait comprendre, un monstre à leurs yeux au point qu'il était venu à le penser lui même alors que c'est ce vieil homme qui avait raison, ils étaient supérieur, il était supérieur à toute cette vermine humaine qui tentait de les contrer, il était tant que tous prennent leurs vraies places ! C'était peut être pour ça qu'il était venu au final, les mots de cet individu avaient réveillés quelque chose en lui. Si il parvenait à se débarrasser de ce sénateur alors peut être que tout reviendrait à la normal, c'est ce qu'il espérait du moins. Toutefois le vieil asiatique lui avait dit d'attendre, qu'il ne devait agir seul et attendre le signal « lorsqu'un serpent se mangera la queue » disait-il. Même si Drew était un peu ailleurs il n'en était pas pour autant idiot, il comprenait très bien que c'était une métaphore, là chose à présent c'était de pouvoir déchiffrer cette dernière pour comprendre le signal. Il y réfléchit longuement, peut être était-il question du pouvoir d'un autre mutant, il n'en savait trop rien, mais au final il se dit que le signal lui paraîtrait sûrement très clair quand il le verrait, qu'il n'avait pas vraiment à s'en faire, il lui suffisait juste d'être patient.

Il se déplaça à travers la foule, il cherchait une meilleur place d'où il serait sûr d'avoir un oeil sur tout ou presque. Durant sa migration il reconnu plusieurs personnes qui devait eux aussi être là pour assister au discours qui allait bientôt débuter. Il y avait cette jeune femme blonde, celle qu'il avait rencontré près de l'école où son frère étudiais visiblement, il s'était finalement laissé approché et eut un premier contact, mais même si au final il sentait qu'il n'avait pas à la redouter, il préférait ne pas aller la voir maintenant, pas avec ce qui se préparait. Il aperçut aussi très rapidement l'antiquaire, Jace, ce type qui le laissait se détendre dans sa boutique et qui lui offrait des biscuits, il ne le connaissait certes que peu mais il était plutôt étonné de le voir ici. Si ce que l'homme aux cicatrices prévoyait était tel qu'il l'imaginait, il espérait qu'il ne leur arriverait rien de mal. Enfin ce n'était pas le moment d'y penser, il valait mieux se vider l'esprit en attendant le début des festivité. Comme il aurait aimé être dans son petit monde à cet instant, divaguant, laissant son esprit vagabonder et suivant simplement son instinct, mais non, cette fois là il était parfaitement lucide et il commençait à ressentir un certain stress, il avait hâte que tout soit fini.

Enfin il était là, après s'être fait attendre, le sénateur machin, Drew n'ayant pas prit la peine de retenir son nom, s'avançait, prêt à déballer tout son blabla sur comment traiter les mutants. Drew n'était pas vraiment là pour l'écouter, il pensait même à ne pas faire attention à ce qu'il dirait et juste attendre patiemment d'entrer en action. Seulement il ne pouvait rester sourd à ce qui venait d'être dit, la racaille mutante, s'en prendre aux enfants, il pouvait sentir la rage monter dans son corps, ses poings se serrant et tremblants. Ce monstre était prêt à s'en prendre à de pauvres âmes innocente pour les éradiquer et Drew ne pouvait le laisser leur faire ça. Ça faisait longtemps maintenant qu'il ne se considérait plus comme un enfant et encore moins comme un innocent, il était donc prêt à faire ce qu'il faut pour le faire taire à jamais, il avait d'ailleurs la terrible envie de se débarrasser de lui dès maintenant mais il devait se retenir. Ses yeux se teintèrent, sa peau blanchit et l'ombre sous ses pieds commençait à grandir, il laissait son pouvoir aller au dessus de sa volonté. Il fini par se cacher les yeux de ses mains comme pour cacher son pouvoir mais surtout il essayait de se calmer, de ne pas succomber au désir de lui arracher la tête. Il finit finalement par reprendre son état normal, personne autour ne semblait n'avoir rien remarqués et il espérait qu'il en était de même pour les autres plus loin, il faut dire que l'ombre n'était pas vraiment visible par terre avec tout ce monde mais un enfant qui devient presque tout blanc n'est pas forcément le meilleur camouflage. Il espérait que l'autre vieux fou allait très vite lancer son signal, car il ne savait pas si il parviendrait à se retenir si longtemps.

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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Lun 25 Avr - 20:08

Je commençais déjà à regretter d’être venue là. J’avais la légère impression d’être une souris prise au piège, entourée de tous ces policiers, agents, humains (oui, même eux m’ennuyaient). Prise au piège au milieu d’une foule versatile. Youpi. En même temps, après ma rencontre avec cet homme dont je ne connaissais rien, je n’aurais pas imaginé me dérober à ce fameux discours du Sénateur machinchose. Assurément asiatique, le visage marqué, il m’avait convaincu par je ne sais quel tour de venir ici. Pourquoi ? Parce que j’avais senti que c’était un endroit et un moment où quelque chose se passerait. Et que d’une manière ou d’une autre, je pourrais apporter mon concours à cette situation. J’ignorais si c’était ce mystérieux inconnu qui m’avait abordé à la sortie de chez Lukaz qui m’avait savamment mis cette idée dans la tête. En tout cas, cette rencontre fortuite m’avait fait cogiter pas mal sur le problème, et j’avais mis mes craintes au placard pour venir ici. J’avais même éviter de me droguer aujourd’hui. N’est ce pas merveilleux ?

J’étais arrivée assez tôt, dans l’espoir notamment qu’il n’y ait pas encore trop de représentants des forces de l’ordre. Ensuite je n’avais plus eu qu’à attendre, et à trouver un point d’observation une fois que les idiots qui venaient acclamer le discours de ce raciste notoire furent arrivés. J’espérais sincèrement qu’il n’y avait pas que des imbéciles de ce genre. Mais quoi d’autre ? Des mutants venus la peur au ventre écouter les nouvelles mesures prises contre eux. Sûrement des membres de Genesys (autant dire, des gens plus ou moins inutiles). Et, espérais-je, quelques uns qui comme moi, ne venaient pas juste pour écouter sans rien faire. En parlant de cela, je parcourais la foule du regard avec attention, cherchant celui qui m’avait décidé à me pointer ici. J’eus beau scruter encore et encore, je ne le vis pas. Génial. Je me disais cependant qu’il finirait bien par ramener sa fraise dans le coin. Et puis… je me doutais bien qu’il devait être allé chercher d’autres mutants. Je ne voyais sincèrement pas de raisons qu’il s’intéresse uniquement à ma petite personne. Franchement, j’étais plutôt pénible, individualiste, et tout le tralala. Alors, ne s’encombrer que de moi. La bonne blague. J’étais parfois un peu narcissique, mais tout de même pas à ce point.

J’avais remarqué quelques personnes autour de moi, plus ou moins éloignés. Personne que je connaisse, cependant. Un gosse, notamment qui cherchait une place potable visiblement, et qui était, étrangement seul. Je détournais bien vite le regard vers un couple qui me paraissait assez jeune pour avoir un enfant de cet âge, mais haussais les épaules sans m’y attarder. Rien de bien étonnant. Rien de bien intéressant, même. Je fis de nouveau un tour d’horizon, voulant être certaine de réagir immédiatement si une perturbation, quelle qu’elle soit, se montrait. Même topo : une platitude exaspérante et particulièrement décevante. Seule, je ne pouvais pas vraiment intervenir, bien qu’imaginer seulement le futur discours du Sénateur Truc me donnait déjà envie de l’étriper. J’étais vraiment haineuse, un peu folle, mais sûrement pas suicidaire. Enfin, pas dans ce genre là, en tout cas.

Au final, celui que beaucoup attendait comme le messie (eurk) sortit du siège du gouvernement, se rendant à la tribune préparée à cet effet avec une assurance qui m’inspirait une grande idée : lui tordre le cou. A l’instant même où il ouvrit la bouche, entamant son discours avec virulence, cette idée devint encore plus séduisante. Alors comme ça, monsieur voulait s’en prendre aux enfants maintenant ? J’avais beau ne pas particulièrement apprécié les mioches… c’était à cause d’infâmes petits idiots comme lui que des gens comme moi existaient. Furieuse, remplie d’une haine qui ne demandait qu’à s’exprimer, je serrais les poings avec une telle force que mes ongles entamèrent mes paumes. J'en tremblais presque. J’étais loin d’être idéaliste, d’être une femme qui combattait pour le bien commun. Il n’empêche, j’avais envie de faire quelque chose, immédiatement, parce que les monstres comme Farinelli (étrangement, son nom me revenait. Mauvais pour lui) méritaient juste d’être neutralisés. Purement et simplement.

Entendre une multitude de gens l’acclamer, applaudir avec ferveur, me donna la nausée. Comment tant de gens pouvaient être aussi intolérants, bornés, idiots ? Pour me calmer, je cherchais une réaction négative. N’importe quoi… Ce que je vis, je n’étais pas sûr de pouvoir le prendre comme tel, mais cela m’intrigua suffisamment pour me faire redescendre sur Terre. Le mioche abandonné de tout à l’heure avait pâli, devenu aussi blanc qu’un cachet d’aspire, et contenait visiblement sa fureur. Enfin, c’est ce que je crus voir avant qu’il se cache le visage. Pourquoi ? Zéro idée. En attendant, pour un gamin, il me paraissait plus intéressant que la moyenne. Et puis, j’étais passé à deux doigts de faire une bêtise monumentale, alors, voir ça me détournait d’une manière étrange de mes pensées brûlantes de haine, et dévastatrices pour ma raison…

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Pixie L. Yulianov
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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Lun 25 Avr - 22:51

Dès son réveil, Pixie avait imaginé en quoi consisterait le discours du Sénateur Farinelli devant le siège du gouvernement. Elle avait un avis bien arrêté sur la question, qu’elle ne partageait pas cela va sans dire mais qu’elle gardait en tête. Cette initiative était folle, autant par ce qu’elle véhiculerait que pour la sécurité des citoyens sur les lieux. Ainsi la présence d’un tas d’agents de l’Opération pour encadrer ce festival de provocations ne l’avait guère étonnée, ça l’avait même plutôt soulagée. Et après tout l’agence avait sa part à faire dans ses histoires..

Mais ce n’était pas pour cette raison qu’elle s’était rendue sur les lieux. Ses compétences se limiteraient à l’écoute et à l’observation pour le Professeur Al-Mansûr. C’est lui qui avait absolument tenu à ce qu’elle soit présente et qu’elle récolte les informations en toute objectivité. Au moins ce n’était pas difficile pour elle de faire la part des choses.. Si elle avait d’abord grimacé à son ordre déguisé, elle n’avait pas tant rechigné que ça à revêtir son uniforme d’intello de service -sa seconde peau en somme-, d’abord parce que l’objet de ce semblant de conférence l’intéressait de près ; et ensuite parce que son supérieur avait un don pour enrober les choses afin qu’elle les accepte. Dire qu’elle n’aurait rien pu lui refuser était très exagéré mais la chercheuse avait une affinité non négligeable avec son aîné.

Bref, tout ça pour dire qu’elle s’était retrouvée comme « tout le monde » devant le bâtiment, à attendre l’apparition imminente du Sénateur. Et dans son cas : coincée derrière un mec trop grand à son goût, armé d’un cornet de frites qui dégageait une odeur de graillon plutôt vomitive. Ce n’était pas tellement son truc les meeting peuplés et l’agitation. Mais pour bien faire son travail -chose qui lui tenait particulièrement à cœur- elle se devait de prendre ce bain de foule forcé donc elle se jeta dans la fosse à l’aveuglette, essayant à coup de « pardon », « excusez-moi », « désolée » couplés à de léger coups de coude -nanmèoh- de se frayer un chemin pour approcher et mieux voir l’estrade couronnée du pupitre.

Là, parfait. Ni trop loin, ni trop près.. mais suffisamment tout de même pour reconnaître quelques visages familiers et quelques silhouettes furtives honteusement déguisées en force de l’ordre. Perchée sur la pointe des pieds, elle crut voir Liam Winchester mais elle n’en était pas sûre et mieux valait en fait qu’elle ne cherche pas à savoir. Le fait de découvrir qu’elle aurait halluciné à son propos ne l’aurait pas vraiment rassurée. En plus elle ne voyait pas pourquoi un Bastet se trouverait là. A la limite des chasseurs convertis, et encore.. mais elle ne vit ni Theo ni Ilona et pour tout dire ses relations au sein de l’Opération étaient très restreintes, ce qui était tout aussi bien d’ailleurs. Long long soupir. Le politicien n’était pas différent de tous les autres du genre, il se faisait désirer. Restait à savoir s’il obtiendrait les honneurs ou les œufs pourris. Elle avait son penchant mais pas de munitions.. ce serait mal vu par ses employeurs.

Enfin, Farinelli sortit de sa cachette et immédiatement, Pixie eut cette réaction viscérale de froncer les sourcils devant une tête de nœud pareille. Son éternelle dualité pointait déjà mais elle réajusta ses lunettes par pur mouvement de contenance. Ça pouvait toujours passer pour un signe de concentration et au moins, s’il y avait un télépathe dans l’assemblée, il ne pourrait pas se douter une seconde de son affiliation. Voyons le côté positif.. Elle leva le menton, essayant de mettre sa désapprobation de côté pour se contenter de bosser comme tout scientifique qui se respecte. Avoir l’esprit ouvert, prendre en compte les faits et faire des hypothèses ensuite. Alors dès que le Sénateur ouvrit la bouche, la chercheuse enclencha le dictaphone qui pendait autour de son cou et le fixa de ses yeux bleus, aussi attentive que pu l’être quelqu’un qui n’aima pas ce qu’elle entendit.

Jusque là et au milieu de ce délire d’acclamations vides de sens et ridicules, la blonde ne remarqua rien. Elle ne se sentit pas observée, elle n’eut pas le genre de pressentiment qu’on a parfois quand il va se passer quelque chose tout près de nous. Nada.. mais elle aurait peut-être dû, ça lui aurait permis d’anticiper le pavé qui lui arrivait en pleine tronche sous la forme d’un très beau garçon qu’elle avait déjà rencontré dans ce qui lui semblait être une autre vie. Le plus drôle, c’est que pourtant quand elle l’entendit parler, elle sut quand même immédiatement qu’il s’adressait à elle. Certes, ça ne la poussa pas à répondre du tac-o-tac, au contraire, Pixie souffla d'abord en l'air pour dégager sa frange de devant ses yeux et tourna la tête en glissant une mèche de cheveux derrière son oreille : il valait mieux savoir à qui on parlait avant de dire une connerie en public -dans ce public plus particulièrement-.. même si elle doutait qu’il se mette à l’insulter vu la question qu’il venait de lui poser -qu’elle avait en fait moyennement écouté mais bon, elle avait capté l’idée générale-

Et là, c’est le drame. Au sens propre et à lui faire oublier l'ambiance décadente -pour quelques secondes au moins, n'abusons pas des bonnes choses-. Si lui avait eut des doutes à son sujet, s’il avait oublié son nom -tsss, sauve la vie d’un mec et il est même pas foutu de s’acheter de la mémoire-, ce n’était pas du tout le cas de la jeune fille. Shawn Sciuto. Comment zapper un mutant évadé.. deux fois.. avec avis de recherches à l’appuis.. et qu’elle avait aidé en plus -et qui s’était bien foutu de sa gueule pendant qu’on y est- ? Tous les efforts qu’elle avait mis en œuvre pour ne jamais le recroiser quand il avait été recapturé venaient de partir en fumée en une seconde. Pixie avait imaginé plusieurs options dans le cas où elle se retrouverait à nouveau confrontée à lui, dehors. Par exemple, une bonne gifle la défoulerait pas mal. Mais sinon elle s’était toujours dit qu’elle changerait de trottoir pour l’éviter. Est-ce que ça ferait bizarre si soudainement elle faisait comme si elle ne l’avait ni vu ni entendu et qu’elle disparaissait sans dire un mot ? Sûrement.. ouais ça paraîtrait douteux alors pour gagner du temps elle fit mine de réfléchir à sa question. Puis d’un coup ça la frappa : elle se souvint de sa façon de tout prendre à la légère, elle se rendit compte aussi qu’à part s’il avait très envie d’un nouveau séjour en cellule à la base Ptah, il n’avait rien à faire ici. C’était genre.. suicidaire, donc il y avait forcément une astuce quelque part. Décidément il venait de lui compliquer la journée et elle n’était pas foutue de savoir si c’était bien ou pas.

Vous n’avez peur de rien vous.. Pas de la lapidation en place publique en tout cas. Et donc à votre avis, ce serait quoi le pire ? Parce que là j’avoue que mon cœur balance. J’ai toujours eu du mal à faire des choix.

C’est tout ce qui sortit de sa bouche sur l’instant, pas d’allusion au passé, pas de « oh mais.. Justin ? » surpris / soulagé / joyeux / ému / autre, ni même de questions en avalanche.. Seulement le sourire qu’elle savait si bien s’accrocher aux lèvres, dénué de jugement et plein de sympathie rieuse. S’il était aussi stupide qu’il en avait l’air, il se dirait sans doute que Pixie ne l’avait pas reconnu.

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Maitre du Jeu
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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Mar 26 Avr - 11:58

     Curtis, Solveig et David étaient regroupés dans leur coin, le plus âgé des deux hommes se comportait à la perfection en faux père de famille, à croire qu'il avait fait cela toute sa vie. De son côté la demoiselle avait pensé aux détails, poussant le réalisme jusqu'à offrir une fausse alliance à celui qui devait jouer le rôle du père de famille, quant à « l'enfant », il adoptait l'attitude typique d'un enfant qu'il n'avait aucune envie d'assister à quelque chose d'aussi ennuyeux. Le policier en tenue qui passa à leurs côtés afin de rejoindre l'arrière de la foule ne pouvait se douter de rien en passant son regard sombre sur la petite famille : à ses yeux ce n'était qu'une petite famille qui venait assister à quelque chose d'extrêmement barbant. Liam Winchester, puisqu'il s'agissait de lui, nota simplement qu'il devait songer à surveiller les mioches histoire qu'ils ne viennent pas troubler la quiétude des autres personnes du public. De son côté, l'assistante du procureur avait interpellé un agent de sécurité qui s'arrêta pour poser son regard torve sur elle, avant de rire légèrement lorsqu'elle lui demanda un verre d'eau. Il lui rétorqua, un peu brutalement, qu'il avait été engagé pour assurer la sécurité du Sénateur et non servir de l'eau à une secrétaire de bas-étage, ajoutant avec grossièreté qu'elle devait avoir l'habitude de se servir d'un distributeur d'eau, puis il s'effaça afin de rejoindre le reste du groupe pour faire son boulot, plantant là la jeune femme. La secrétaire sur Sénateur glissa sa main dans le dos de Rose pour l'inviter à prendre place dans les premiers rangs du public alors qu'elle-même se glissait derrière le Sénateur qui commençait à débuter son petit discours. Elle offrit un nouveau sourire charmeur au jeune agent Paradise, toujours sous couvert d'être un membre du SWAT, mais le jeune homme ne remarqua pas ce détail parlant, trop prit par la contemplation de son amie chercheuse qui se trouvait à l'autre bout de la foule et ne devait certainement pas le connaître dans cet accoutrement.

     Pixie venait d'écouter le discours si éloquent du Sénateur qui observait une pause, puis un jeune homme qu'elle connaissait bien pour avoir soigné sa blessure au flanc alors qu'il avait été blessé lors de son évasion, décida de venir lui tailler une bavette. La surprise était de mise et la jolie blonde mima avec brio la neutralité à son égard tandis que le jeune homme désirait vérifier sa couverture. Mais comme bon nombre des mutants hostiles présents ici, la jolie chercheuse ne lui voulait aucun mal et le reconnaissant sans peine, chose impossible à vérifier du moment qu'il ne flairait pas clairement le fait qu'elle le reconnaissait. Fillan de son côté était arrivé depuis un petit moment alors qu'il écoutait le discours haineux du Sénateur, puis son amie de toujours se glissa à ses côtés pour entamer la conversation, de l'extérieur ils avaient l'air de deux jeunes gens tout à fait normaux, difficile de croire que ce n'était pas réellement le cas. Ils n'attiraient pas l'attention pour l'instant, en espérant que ça continue de la sorte pour la suite des évènements. Jace s'était installé tranquillement, attendant de voir ce qui se passait, bien que quelques regards de policiers se posèrent sur lui, il ne fut pas abordé, le jeune homme était un mutant recensé connu des agents Apocalypto, comme bon nombre de personnes présentes ici d'ailleurs, il ne risquait rien, du moins du moment qu'il ne faisait rien d'hostile. La responsable des Bastet attendait de voir ce qui se passait alors qu'une présence se fit sentir à ses côtés, en tournant la tête, la belle Arabe put constater qu'un de ses hommes s'était joint à elle. Il lui murmura quelques mots à l'oreille, expliquant que les détecteurs de puce avaient visiblement été neutralisés et qu'on tentait de tout remettre en marche, en vain pour le moment. Cette nouvelle n'allait pas plaire à Zahira à n'en pas douter.

     Arthur commençait à ressentir les effets qui découlaient de l'utilisation de son pouvoir, une jeune femme non loin de là remarqua que l'homme à ses côtés semblait prit d'un soudain malaise. Alicia, infirmière de son état, se sentit obligée d'aller porter son aide au jeune homme avant qu'il ne tombe dans les pommes au milieu de la foule, elle s'approcha de lui afin de poser sa main sur l'épaule d'Arthur et lui demander si tout allait bien, sincèrement soucieuse. Electra avait immédiatement attiré l'attention du jeune journaliste en devenir qui passait son regard inquisiteur sur la foule dans l'espoir de décrocher une entrevue avec quelqu'un d'intéressant. Il s'approcha de la séduisante mutante afin de s'adresser à elle en lui vantant le fait qu'elle n'applaudissait pas. Lui-même n'était pas partisan de ce que cet homme disait et il serait sincèrement honoré du fait que la belle accepte de lui parler de ses idées autour d'un verre. Après qu'Espéranza eut agressé verbalement le pauvre gosse qui ne demandait rien de plus que de connaître le numéro du métro qu'il devait prendre, elle sentit quelqu'un lui tapoter l'épaule. Hank, un collègue du poste de police, se tenait derrière elle et lui expliqua que le chef avait demandé à ce qu'il surveille ses arrières. Phrase à double sens, mais venant du grand noir, la jeune femme savait à quoi s'attendre à ce niveau. Il lui désigna une jeune femme non loin de là, assez jolie mais au visage marqué par un profond mécontentement, lui soufflant qu'elle risquait d'être dangereuse pour eux et qu'il fallait la surveiller de près.

     Loin de se douter du fait qu'elle était surveillée de loin, Kaileen observait les environs. Son regard se posa sur une silhouette qui attira son attention, sans vraiment qu'elle ne sache pourquoi, un homme dans la trentaine qui souriait légèrement en la regardant, elle put lire quelque chose sur ses lèvres alors qu'il parlait en silence Attire l'attention sur toi lorsque le serpent se mordra la queue. Plutôt étrange comme paroles, avait-elle bien comprit ? Pour finir, Drew se trouvait à quelques mètres d'un agent Bastet camouflé en policier, Liam avait flairé le fait qu'un gamin seul, c'était bizarre et Drew sentit clairement une présence hostile dans les parages. Il ne devait pas rater le signal, mais avec un danger dans les parages, il fallait essayer de rester prudent !


     Le Sénateur avait observé les environs d'un regard scrutateur, il laissait le temps à ses paroles très rudes, de pénétrer dans l'esprit des personnes présentes ici, avant de daigner reprendre la parole d'un ton toujours aussi rude et fanatique.

     ▬ Les mutants représentent un danger depuis toujours, avez-vous en tête les derniers évènements qui se sont déroulés lors de la fête d'Halloween ? Ils se gaussent de nous, n'hésitant pas à nous manquer de respect, un chance que personne n'ait été blessé ! Vous souvenez-vous de la prise de pouvoir qui s'est déroulée ici il y a quelques années ? Des morts, du côté humain bien évidemment et les responsables de ce massacre n'ont pas été capturés ! On nous refuse le droit de nous battre contre ces mutants, mais eux ont le droit de tuer impunément. Êtes-vous d'accord pour laisser ces meurtriers courir en liberté dans les rues de la ville ? Moi non ! Est-ce que vous êtes avec moi ? »

     Un brouhaha indéfinissable s'éleva alors, des applaudissements et quelques huées parmi les participants, chacun y allait de sa voix. Mais tout prit fin de manière surprenante, un bruit sonore se fit entendre non loin de là « kling » puis à nouveau, encore un, un autre, les vitres des caméras explosaient une à une, une fumée épaisse sortait de chaque appareil, les journalistes étaient paniqués. Le direct venait d'être interrompu et les policiers réagir aussitôt, ils ordonnèrent aux caméramans de laisser leurs caméras par terre, faisant s'éloigner les personnes aux alentours pour ne pas voir de personnes blessées en raison des éclats de verre. Les circuits imprimés des caméras venaient de fondre, purement et simplement, Solveig tourna sa tête vers Arthur en haussant les sourcils, presque persuadée que c'était lui qui venait de faire ça, après tout son don lui permettait de toucher les appareils électroniques. Mais il n'y était pour rien, le temps que tout le monde porte son attention là-dessus, les agents Apocalypto, Bastet et chasseurs confondus, observèrent les environs. Zahira fit signe à Theo qu'il ne devait pas oublier son rôle auprès du Sénateur, une diversion était rapidement arrivée ! Elle fut très inspirée, car tout à coup, au milieu de la foule, une femme se mit à hurler de douleur, attirant l'attention sur elle un dessin de flamme venait de se dessiner au milieu de la foule, brûlant au passage plusieurs personnes qui se trouvaient dans le coin, on pouvait très nettement voir le symbole très connu d'Ouroboros, le symbole de fécondité et d'éternel recommencement, mais de quoi ? Le recommencement de l'incident du siège du gouvernement ? Avant que qui que ce soit puisse réagir, des grenades fumigènes sortirent de nulle part, envahissant la foule de fumée alors que tout le monde se mettait à hurler. Les hostilités étaient lancées.

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     HP : Donc voilà ! L'action est lancée, tenez bien compte de tout ce qui a été écrit ! La première partie sert à expliquer clairement où chacun se trouve, il est à noter que je vous laisse le temps de répondre aux questions que certains d'entre vous ont posé à d'autres avant que le Sénateur ne reprenne la parole (évidemment pas une palabre de 10 lignes de dialogue !). Après le reste s'enchaîne rapidement, certains de vous ont été un peu pnjisé comme ils avaient un rôle important à ce niveau, mais je n'ai pas trop bloqué la majorité d'entre vous, donc réagissez, utilisez l'environnement qu'il y a pour vous protéger ou au contraire attaquer et surtout, remplissez votre rôle !

Prochaine intervention du MdJ jeudi soir ou vendredi matin !

Concernant les PNJs, vous pouvez contrôler les "secondaires", donc ceux cités pour le moment (Hank, le journaliste qui drague Electra....) ceux ayant un prénom, vous n'avez pas le droit de décider d'une éventuelle blessure/mort mais les "anonymes" vous pouvez !
Les autres PNJs qui seront cités par la suite (celui responsable de l'explosion des caméras par exemple), seront gérés par le MdJ !

Si vous avez des questions, la boîte MP de Liam est là !

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Dernière édition par Maitre du Jeu le Mar 26 Avr - 12:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Mar 26 Avr - 12:36

Les ennuis commençaient, alors que le discours se poursuivaient, un homme bien connu de son unité vint trouver Zahira pour lui dire que les dispositifs de reconnaissance des puces mutants étaient neutralisés, et merde ! Rien à dire de plus, la co-responsable avait besoin de tout sauf de ça. Enfin, on ne pouvait pas s'attendre à autre chose qu'une contre attaque de la part des hostiles et elle arrivait même plus tard que l'arabe ne l'avait prévue. Enfin elle devait garder son calme, c'était la clé de la réussite, tout irais bien tant qu'elle serait là. Elle repéra quelques visages crispés, quelques expressions de colère et de mécontentements mais il ne fallait pas se laisser trop avoir par les expressions des visages qui pouvaient tout dire et rien dire. Ce n'était pas le moment de se faire repérer. Esperanza avait l'air de surveiller de loin une jeune femme qui lui avait sembler suspecte également, la responsable se félicita intérieurement d'avoir dégoté cette jeune chasseuse. Tout se passait plus ou moins bien, Le jeune chasseur Théo était toujours en place, et la jeune femme espérais vraiment qu'il comprenne l'importance de son rôle, c'était loin d'être le moment de perdre son sang-froid.

Le discours se poursuivit, toujours plus virulent mais la jeune femme ne prêtait pas réellement attention aux paroles du sénateur, elle s'intéressait à bien autre chose, les moindres mouvements des quelque visages auparavant crispés par les paroles de l'italien. Son attention se relâcha soudainement, en entendant un bruit étrange au milieu de la foule. Impossible pour elle de savoir d'où il provenait, et au vu de la suite elle n'en avait même pas le temps, les caméras commencèrent à exploser, les débris se rependaient à terre, et la panique ne se fit pas attendre au milieu de la foule. C'était quoi ce bordel. Les mutants étaient passés à l'action ou quoi encore. Il n'y avait pas de temps à perdre et l'attention de la jeune femme était fixé davantage sur les moindres mouvements de foule. Elle fit signe à l'agent Paradise de ne pas relâcher son attention, ce n'était pas le moment. Il fallait espérer qu'il percute que son rôle était loin d'être anodin. Le but de cette opération était surement celui de faire perdre leur sang-froids aux agents Apocalypto, mais il en fallait bien plus. Après quelques secondes seulement un cri retentit, un cri strident. Une femme brulait, tout comme quelques autres hommes, mais le plus inquiétant était ce signe d feu qui venait de se dessiner au milieu de la foule, qui s'écartait. C'était du n'importe quoi, mais le pire était encore à venir puisque une fumée se répandit soudainement dans la foule, surement des fumigènes, empêchant la responsable de voir quoi que ce soit. Pas question de rester là sans rien faire. Ils voulaient se battre, ils allaient être servis !

La responsable se dirigea instantanément vers la foule, avec la ferme intention de récolter quelques uns de ces agents au passage, qu'elle contacta avec son talkie walkie, relié à ceux de ses agents. Elle lança l'ordre de rester calme et surtout de rester extrêmement vigilant, les moindres gestes étaient importants. La jeune femme ne se jeta pas dans la foule mais resta sur les cotés, scrutant les mouvements de ceux qui tenteraient éventuellement de s'échapper. Leur but était de créer la panique, c'était réussi mais la contre-attaque était elle aussi lancée. Ce qu'il restait à savoir c'était si la responsable venait de se lancer dans la gueule du loup ou non … le pire était-il encore à venir ?

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Curtis Langford
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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Mar 26 Avr - 16:02

Curtis sentait son sang bouillir en lui plus le Sénateur parlait. Il était sûr que cela ne venait pas de Solveig, qu’il avait lâché pendant un temps, ne voulant pas la briser dans une étreinte trop marqué par la colère. Les bras croisés, le regard noir, il ne lâchait plus l’italien des yeux. C’était de pire en pire ce qu’il racontait. S’il en avait le pouvoir, il l’aurait frappé. Pas tué, il n’était pas de ce genre là, même s’il devait avouer qu’il ne serait pas une grande perte. Il n’avait plus goût à jouer au père de famille, ni au mari. Il se clama en regardant l’alliance à son doigt. Voilà une idée chaleureuse et émouvante qu’il portait. Etait-ce possible, vu ce qu’il racontait ? Aux applaudissements qu’il entendait, il y avait pas mal de partisans à cette idée. Il n’aurait jamais la force de construire une famille, c’était un fait. Quel homme serait-il de faire naitre un enfant dans un tel conflit. L’homme, l’humain conservateur pouvait parfois être immonde. Il se motiverait deux fois plus pour faire des recherches et leur montrer le poids égale qu’ils avaient face aux humains dépourvu de gêne. Il en parlerait avec Fillan le plus rapidement possible et ira parcourir le monde pour des satanées preuves !

Il essayait donc de garder son calme. Puis alors, son téléphone vibra dans sa poche. Il comptait voir le message qu’on venait de lui envoyé. C’était son frère qui lui disait qu’il assistait à ce discours, étant désormais en Amérique. Il voulait lui raconter que Farinelli était son nouveau Dieu et que c’était grandiose. Fort heureusement ou pas pour lui, il n’eut pas le temps de le lire. Des bruits le firent sursauter. Il leva les yeux, et le téléphone qu’il tenait entre ses mains après quelques exercices de souplesse, retomba au fond de sa poche. Il leva un sourcil. Les caméras se mirent à sauter, les unes après les autres, provocant de petit feu d’artifice, aux éclats de verre brillants. Il n’aurait pas pu se dire que c’était Arthur, ne le connaissant ni d’Eve, ni d’Adam, mais soupçonnait l’action d’un mutant. Ses yeux se posèrent sur David. Certes, il était mature, mais son corps restait celui d’un enfant fragile. Il n’avait pas du tout les mêmes capacités que lui à encaisser. Quelle mauvaise idée bon sang ! Il espérait grandement que ce serait que des petites provocations et que ça s’arrêterait là.

Soudain, un hurlement et une femme qui prit feu, suivie d’autre personne. Curtis soupira discrètement, et même si Solveig était bien plus forte que lui, par réflexe, il se rapprocha d’elle, posant une main sur son épaule. Il était prêt à agir pour la protéger. Il en profita pour attraper David par le col de son vêtement, au niveau de la nuque et l’attira vers lui. Cela commençait à devenir inquiétant. Un énorme mouvement de foule. On s’écartait de la femme et les plus frileux essayaient d’atteindre les voies de sorties, la grande ville, partir loin de ce monde conflit. Curtis se sentit violemment poussé sur le côté et compresser entre les gens. Au loin, on voyait des volutes de fumée s’éparpiller de ci, de là. L’air commençait à assécher la gorge et à piquer fortement les yeux. C’était du gaze. Sympathique. Les voilà dans une marée noire de gens, une tempête même et aucune facilité à sortir de là. Par reflexe, il passa sa veste pour le temps printanier sur la tête de David et l’y emballa. Solveig, il lui conseilla de se couvrir le nez, ce qu’il fit avec le col de son t-shirt. Les yeux mi-clos, il essayait d’y voir clair. C’était un carnage. Mouvement de panique. Entourant les deux membres de sa famille factice, il essayait de se frayer un chemin. Dans l’angoisse commune, il se fit violemment bousculer par un homme qui essayait de s’échapper, n’hésitant pas à donner un coup de coude à David ou Solveig. Œil pour œil, dent pour dent. Curtis, dans sa peur et sa colère, l’attrapa par l’arrière de sa chemise, le recula et le repoussa avec une certaine agressivité. Solveig connaissait ce visage de Curtis et entouré de monde comme ça, la peur au ventre, on risquait de le croiser souvent.

Malgré tout, il ouvrait un œil, surveillant d’autre provocation de la part de mutant hostiles. Qui pouvaient être auteurs d’une telle intervention franchement. S’ils savaient. Curtis avait envie tout simplement de leur dire qu’ils leur donnaient ce qu’ils cherchaient. Ils nourrissaient la crainte du peuple.

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Fillan Davis
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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Mar 26 Avr - 17:19

Cela faisait longtemps maintenant que Fillan avait rejoint les rangs de l’Opération Genesys. Pourtant, jusqu’à ce jour, il n’avait jamais participé à la moindre opération… D’accord, il avait bien participé aux différentes actions de la fondation Afflictis Lentae, mais ça n’avait rien à voir avec une opération à caractère militaire. Il avait en effet un peu peur de ne pas réussir à se servir de ses pouvoirs, le moment venu, même s’il s’était amélioré à ce niveau depuis les derniers mois. Mais il fallait rester concentré et vu les débilités que le sénateur proférait, le mieux était de se concentrer sur son environnement immédiat, dans le but de repérer d’éventuels troubles.

Fillan eut alors la surprise de sentir qu’on lui tapotait l’épaule. Un Genesys qui venait aux nouvelles ? Il se retourna et eut la surprise de découvrir Svetlana. La jeune femme était son amie et il supposait qu’elle était aussi une mutante, même si elle ne le lui avait jamais avoué. Dernièrement, il avait pu compter sur elle quand il avait eu quelques soucis de cœur et c’était donc avec plaisir qu’il l’accueillait maintenant. Enfin, pas vraiment en fait… S’il y avait du grabuge, il aurait préféré qu’elle se trouve loin d’ici. D’accord, sa mère était agent de police, mais ça ne faisait pas tout. Lorsque la belle Russe le salua, il répondit en affichant un petit sourire.
« Salut Svet’. Ca va bien, merci. La mauvaise période est passée et faut recommencer à vivre. » Il regarda ensuite le sénateur qu’elle avait désigné du regard et il ne put qu’acquiescer à ses propos. « Je ne peux qu’être d’accord. A mon avis, c’est volontaire. Il cherche la provocation, je pense. S’il venait à se faire attaquer, c’est qu’il a raison et les gens le suivront. Mais je me demande jusqu’où il est prêt à aller… »

Comme pour lui donner raison, le sénateur reprit la parole, poursuivant son discours haineux comme s’il voulait pousser les hostiles à l’attaquer. Nul doute que les agents Apocalypto le défendraient de leur mieux mais… Et si tout ça n’était qu’un vulgaire piège ? Si le sénateur n’était qu’un pion de ces anti-mutants pour provoquer leurs plus grands ennemis ? Ce n’était pas impossible comme situation. Farinelli mentionna les événements d’Halloween que Fillan avait suivis à la télévision et il devait avouer que s’il avait été un humain, il aurait pu être d’accord avec le politicien. De même que sur le reste de ce qu’il disait… Il arrivait vraiment à faire passer les mutants pour des criminels et cela marchait, vu les réactions que manifestaient les spectateurs. Fillan se sentait vraiment mal et il se demandait ce qu’il en était de Svetlana.

Soudain, les caméras explosèrent littéralement. Le Genesys se demandait s’il s’agissait là d’une perte de contrôle d’Arthur ou d’autres choses de plus grands… La réponse vint bien rapidement, une femme se mettant à hurler au milieu de la foule. De la fumée s’élevait d’ailleurs de la masse, comme si quelque chose prenait feu. Etait-ce la manifestation d’un pyrurgiste ? Ou un autre piège que les autorités n’avaient pas repéré… Il était difficile de le savoir. La fumée s’intensifia, comme si les autorités réagissaient enfin, gazant tous ceux qui se trouvaient là. Fillan attrapa Svetlana par le bras et la tira un peu plus loin, évitant de se faire bousculer par la foule paniquée.
« On dirait qu’il a eu ce qu’il voulait. Ecoute, Svet, je pense qu’il vaut mieux que tu te mettes à l’abri… Je sais pas encore ce qu’il se passe, mais on s’y attendait. Même si ce que ce type raconte ne nous plait pas, il faut éviter qu’il lui arrive malheur, sinon, on aura vraiment droit à une guerre. On est plusieurs ici préparés pour contrer une attaque. Je sais pas ce qu’on va réussir à faire, mais vaut mieux que tu évites de te faire capturer. Je peux te laisser seule ? Ca va aller ? »


HP : Je verrais pour répondre une deuxième fois avant le MdJ, en fonction des réponses que j’aurais eu à mes questions et de ce qu’il se passera dans les prochains posts !

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Sólveig K. Bjørn
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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Mar 26 Avr - 18:02

     Curtis avait relâché son étreinte autour de la taille de la jeune femme qui laissait vaquer son regard du Sénateur qui invectivait son public de sa haine raciale, au jeune garçon à ses côtés, pour finalement orienter son attention sur Curtis et constater la pression qui l'habitait. Elle réprima un mot tendre pour l'apaiser, il ne fallait pas se faire remarquer en parlant, même dans une autre langue, Sólveig était habituée à ce genre de dialogue, en réalité ça lui arrivait très souvent de devoir faire bonne figure devant des personnes débordantes de mauvaise foi et de haine à l'égard des porteurs du gène. Un bruit familier de téléphone portable se fit entendre, le regard d'azur de la jeune femme quitta provisoirement la foule pour se diriger vers son compagnon au moment où des bruits étranges retentissaient. Les pupilles de la Genesys s'agrandir d'inquiétude alors qu'elle observait les environs avec l'attention d'un animal aux abois, qu'est-ce qui venait de se passer ? D'autres bruits se firent rapidement entendre, la belle finit par localiser la source de ces bruits semblables à des brisures de verre, les caméras chargées de filmer et retransmettre en direct le discours du Sénateur, venaient tout simplement de griller. Un moment de surprise passa dans l'esprit de la seconde de Genesys alors qu'elle orientait son attention sur Arthur qui se tenait non loin de là, lui décrochant un regard étonné. Mais ce n'était pas lui, c'était du moins ce qu'elle pensait, connaissant les limites actuelles du don de son ami, à moins qu'il ne leur ait caché des effets aléatoires ? C'était peu probable, elle avait confiance en lui, l'Irlandais n'était pas stupide au point de s'amuser à tout faire exploser pour titiller la vigilance des agents de l'Opération ! Ça ne pouvait être qu'eux.

     Alors qu'un hurlement se faisait entendre, la jeune femme pivota sur elle-même pour diriger son regard clair vers la foule qui se séparait soudain, dévoilant un dessin enflammé, le serpent qui se mordait la queue. Un signal ? Un avertissement ? L'esprit de la trentenaire s'emballa aussitôt jusqu'à ce qu'elle sente la main de Curtis se poser sur son épaule. Son attention se porta sur lui alors qu'il attira David vers lui pour le protéger. Un mouvement de foule se produisit alors que des grenades fumigènes se répandirent, libérant leur gaz aveuglant qui venaient déjà piquer les yeux des plus jeunes. Le Genesys à ses côtés lui conseilla de se couvrir le nez, ce qu'elle fit aussitôt avant que Curtis ne les éloigne un peu du coin tout en se faisant bousculer au passage, elle le regarda quelques instants, constatant qu'il était en train de se mettre en colère parce que tout lui échappait. Elle posa une main qui se voulait rassurant sur son bras avant de reporter son attention sur le dessin de feu, puis l'avocate se décida. La Norvégienne se concentra, essayant de faire diminuer la puissance des flammes à l'aide de son don, mais aveuglée de la sorte, elle avait du mal à le voir et elle devait être trop loin. Sólveig se mordit la lèvre dans un geste d'agacement avant de tourner la tête vers les deux garçons qui jouaient le rôle des membres de sa famille et leur lâcha quelques mots.

     ▬ Je dois vous laisser un peu, faites attention, je reviens aussitôt que possible ! Elle se détourna, s'apprêtant à partir avant de se raviser pour s'adresser une dernière fois à Curtis. La sécurité des autres passe avant, ne me suis pas, essaye de calmer les gens et de protéger David, s'il te plait. Ne t'inquiète pas pour moi. »

     Elle lui adressa un sourire rassurant avant de se retourner vers la foule pour commencer à repousser les gens qui venaient en sens inverse, cherchant à quitter les lieux sans vraiment y parvenir. Sólveig ne voyait pas le Sénateur de là où elle était, croisant simplement les doigts pour qu'il ne lui soit rien arrivé et que les agents de sécurité fassent leur boulot correctement. Le temps d'arriver assez près pour voir la femme enflammée, le feu avait déjà commencé à se répandre aux environs, mais il ne fallut pas longtemps à la Norvégienne pour faire disparaître les flammes qui mangeaient les vêtements de la jeune femme avant de s'occuper de dessins d'Ouroboros qui dansait sur le bitume. Les gens lâchèrent des cris de surprise et l'avocate les imita histoire de ne pas être découverte, une mutante au milieu de la foule ne serait pas bien vue. Après que son travail se soit bien passé, la demoiselle tourna la tête vers Curtis et David sans réussir à les voir à travers la foule, un policier s'approcha de la femme blessée pour l'évacuer de la zone et Sólveig se dirigea d'un pas assuré vers le pupitre où le Sénateur devait avoir trouvé un abri. Il n'était pas question qu'elle laisse les hostiles mener la danse, elle le sentait venir et Aileen aussi ! Pourquoi devaient-ils toujours mettre à mal leur situation ? Elle pesta intérieurement contre le chef des hostiles, persuadée qu'il y était mêlé et tenta de se dépêtrer de la foule pour continuer son avancée vers le Sénateur, voyant au passage une femme au visage très familier se diriger vers eux : Zahira Al-Mansûr, la responsable d'une équipe d'après ce que la chef de Genesys avait expliqué à sa seconde. Un avantage net : Sólveig la connaissant, mais c'était à sens unique.

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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Mar 26 Avr - 18:37

     Liam ne quittait pas la foule du regard, orientant tantôt son regard sur la silhouette du jeune garçon qui se trouvait non loin de là, tantôt sur les environs pour observer les personnes à l'allure suspecte. Il vit Svetlana parler avec un jeune garçon, certainement un collègue étudiant et ne traîna pas sur eux deux, constatant rapidement que Pixie s'était faite aborder par un homme qui ne rappelait rien à Liam. Peut-être bien un quelconque chercheur, il ne voyait aucune raison de s'attarder sur ces deux là non plus, le Bastet avait l'esprit trop occupé par la tâche qui lui avait été confiée pour s'amuser à se demander si c'était un mec qui lui faisait du gringue. Le discours du Sénateur continua, il avait presque l'air admonester les journalistes vu le ton qu'il empruntait et bien que Liam était en total accord avec les paroles qu'il prononçait, ce n'était pas pour autant qu'il approuvait ce déploiement de journalistes et de conneries de ce genre. Soliloquant dans ses pensées noires et agacée, le policier fut rapidement tiré de toutes ces futilités alors que son regard sondait les environs à la recherche d'un visage familier et qu'il entendit un bruit très net. On aurait dit une vitre qui se brisait ou quelque chose d'approchant, puis avant que le Bastet ne puisse comprendre plus en avant ce qu'il en était réellement, d'autres bruits similaires se firent entendre. Les caméras, c'était elles, leurs vitres venaient de se briser. Liam flaira quelque chose d'anormal, il quitta le jeune garçon qui avait attiré son attention quelques instants plus tôt, avant de s'avancer dans la foule, poussant sans ménagement les personnes qui bloquaient son avancée.

     Alors qu'il avançait, ses yeux sombres repérèrent rapidement les volutes de fumée qui montaient des appareils hors d'état, un policier plus futé que les autres avait déjà fait reculer les caméramans pour éviter qu'ils ne soient blessés, tout le monde regardait cet endroit, tout le monde sauf les agents de l'Opération. Les yeux de jais du policier se dirigèrent vers une silhouette debout, derrière le Sénateur, Theo Paradise sous couverture, restait à espérer que ce minet allait prendre son rôle à cœur. Quelle idée stupide, le mettre lui pour tester ses compétences comme le disait si bien Dorian, pas sûr que le Sénateur apprécie l'idée de servir d'entraînement à un petit bleu. Avant que Liam ne puisse rejoindre les journalistes, un autre bruit attira l'attention de tout le monde, les cris d'une femme qui se consumait sur place, touchée par un symbole qui venait d'apparaître sur le sol, un serpent qui se mordait la queue, il se contrefichait bien de ce que ça voulait dire, la seule chose importante c'était qu'il fallait arrêter ça. Un mouvement de panique commença, les gens voulaient se mettre en sécurité et cela énerva le flic qui sommeillait en lui. Des grandes fumigène furent tout à coup lancées dans la foule, faisant apparaître une épaisse fumée dans les environs. Le trentenaire repoussa un jeune homme qui tentait de passer à grand renfort de coups de coude, puis lui balança une remarque acerbe en pleine face.

     « On se calme ! Ça ne vous servira à rien d'essayer de fuir, ce n'est qu'une gêne passagère alors restez calme bordel ! Pas très poli pour un flic, mais c'était le dernier de ses soucis. Liam attrapa ensuite son talkie-walkie pour s'adresser aux flics en réserve sur le bord de la foule. Vous attendez quoi ? Qu'elle crame comme une merguez où quoi ? Grouillez-vous d'apporter un extincteur ! »

     Il tentait de garder la tête froide, ce n'était pas des connards de mutants qui allaient pouvoir lui faire perdre son sang-froid ! Voir un flic qui savait visiblement ce qu'il faisait sembla rassurer les quelques personnes présentes ici qui cessèrent de pousser pour essayer de se faire la malle avant que les choses ne tournent au vinaigre. La nana se tordait toujours de douleur, elle commença à s'éloigner un peu et Liam l'attrapa par l'épaule pour la forcer à s'allonger sur le sol, priant pour que l'extincteur arrive rapidement. Puis soudain, les flammes s'évaporèrent des habits de la malheureuse, puis ce fut le tour du symbole qui trônait toujours sur le sol, des cris de surprise laissèrent place aux cris de douleur alors que le flic se pointait avec son extincteur rouge. Liam lui confia la nana pour qu'il s'occupe de la mettre à l'abri, parcourant les environs du regard histoire de contrôler s'il y avait un mutant responsable de tout cela dans le coin, en vain. La fumée avait déjà gagné une bonne partie de la place, mais l'agent spécial n'était pas disposé à se laisser rouler dans la farine comme ça, il entendit le signal de sa supérieure qui se fit entendre dans son talkie-walkie, puis entreprit de glisser sa main vers son colt et défaire la sécurité tout en le laissant dans son holster pour éviter un coup accidentel. Son regard parcourut les environs, il cherchait le moindre signe d'hostilité dans les environs et reporta son attention sur le gosse d'avant histoire de voir si sa première impression avait été la bonne, maintenant, ils devaient la journée finement.

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MessageSujet: Re: Intrigue Spéciale [ En Cours ] Mar 26 Avr - 19:01

Elle dégagea ses cheveux pendant qu'elle prenait place aux premières loges pour le discours. Elle n'était pas très à l'aise à dire vrai et elle ne souhaitait pas qu'on ne l'a remarqua pas. Au milieu de la cohue qui trépignait et essayant d'échapper au regard du Sénateur qui la dévorait des yeux depuis l'estrade qu'il avait gagné entre temps, Rose perdit son regard à décomposer ceux qui occupaient les premiers rangs. Elle aperçut la petite secrétaire écervelée blonde du sénateur qui avait déjà dû être passée à la casserole au vue de la façon dont tout le monde la regardait qui draguait un homme assez beau garçon de la sécurité rapprochée. Ses yeux circulèrent encore et elle trouva une gentille petite famille avec la maman, le papa et le fiston, un beau portrait qui constrastait avec non seulement le cadre mais aussi les circonstances. Comment des parents responsables, aussi hostiles fussent-ils aux mutants, pouvaient traîner leurs enfants dans de tels rassemblements organisés par des faschistes tels que Farinelli? Ca, la rouquine ne le comprenait et ne le concevait pas. Si un jour elle aurait des enfants, et c'était un de ses rêves les plus profonds, elle les éloignerait de cette ville maudite, de la cohue et du malheur, du danger et de l'instabilité. Mais ce n'était pas l'ordre du jour, elle était jeune après tout. Elle avait le temps.

A cet instant, un regard furtif et familier attrapa le sien: Liam Winchester. Un officier de police qu'elle avait croisé lors de certaines affaires et qui avait été appelé à travailler avec elle. C'était quelqu'un de particulier. Pas dans le sens où il lui semblait complètement déphasée ou différent, non au contraire, il était familier, étrangement familier. Et réconfortant, chose qu'elle n'admettait pas même en son for intérieur. Pourquoi ils se comprenaient tous les deux? C'est vrai, ils parlaient et ils se comprenaient. Ils se ressemblaient, mais ça, pour Rose, c'était inconcevable. Elle voulait rester fermée au possible à cet homme en apparence magnétique mais frigide et qui plus est cet homme qui était un policier. Bionique, c'était le mot qui collait à l'officier Winchester. Rose ne voulait pas lui ressembler mais quoi qu'elle puisse faire elle le savait, ils n'étaient que très peu différents.

Le discours commença. Dans chaque syllabe, chaque mot, chaque phrase, Rose sentait la hargne, la haine, si on aurait pu l'assimiler à un personnage historique, il n'aurait pas été trop fort de parler du sénateur Farinelli comme d'un Hitler. Les mots s'entrechoquaient mais ce n'était pas le plus frappant non le plus frappant, c'était son ton. La façon de s'exprimer. Sa virulence, sa violence. La jeune femme regardait alors son visage passionné, rouge, transpirant alors qu'il criait presque aux armes. Elle baissa la tête reprenant son souffle, elle ne s'était à peine aperçue qu'elle avait coupé sa propre respiration. Elle tourna la tête et il lui sembla connaître une silhouette dans la foule. Elle disparut dans la cohue et la bousculade. Elle fit demi-tour et que ne fut pas sa surprise de tomber sur une agréable connaissance. Jace Valeskine. Un antiquaire qu'elle avait rencontré dans la boutique qu'il tenait et avec lequel elle avait discuté.

« Jace? prononça-t-elle avec un sourire ce qui sortait de ses habitudes.

Jace était un jeune homme très intelligent et très cultivé. Rose avait beaucoup apprécié de converser avec lui et de partager certaines de ses passions comme l'Histoire et les antiquités. Sa compagnie la rassurait un peu à vrai dire au milieu de ce champs d'appréhension.

« Que faites-vous ici? Vous soutenez le sénateur Farinelli? Jamais je ne me serais doutée...

Oui, là, elle le faisait exprès mais c'était pour un peu le pousser sur ce terrain-là avant qu'il ne vienne lui la chercher. De toute façon, sa présence s'expliquait simplement: elle était là pour le travail et son patron l'avait obligé. Et puis c'était la vérité alors à bien des égards. Mais elle se doutait que Jace ne lui poserait peut être pas la question directement, c'était quelqu'un de discret et pas curieux pour trois sous de toute façon.

« Je pensais que vous seriez occupé avec la boutique, c'est le dernier endroit où j'aurai pensé vous croiser. Comment allez....

Les applaudissements accompagnés de sifflets couvrirent sa voix, elle se tourna vers le rassemblement sur l'estrade où trônait son patron aux côtés du sénateur et qui visiblement la cherchait partout dans la foule. Elle l'allait expliquer à Jace qu'elle devait s'éclipser à défaut d'être blâmer par le procureur lorsque plusieurs explosions en chaîne les bouscula. Plusieurs mouvements de foule, des cris, des hurlements, des bousculades. Rose tomba sur le jeune apothicaire et sentit derrière elle le halo glacé et familier à celle qui était devenue sa meilleure amie: Barbara.


« Allez viens, relèves-toi....

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HRP J'ai fait plus court je sais. Promis c"est le dernier HRP ^___^ ah oui et j'ai repris des couleurs...




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Intrigue Spéciale [ En Cours ]

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