C'est moi que voila !

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Nikita Zakharine
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MessageSujet: C'est moi que voila ! Mar 23 Aoû - 18:48

C'était quand la dernière fois déjà ? Y'a cinq minutes... Non celle d'avant ? Et bien peut-être quelques jours, quelques semaines même déjà. Ils n'avaient jamais vraiment parlé de ce qui attendait Boris dans les jours suivants, et c'était tant mieux, parce que ça ne le mettait pas du tout à l'aise. D'accord, il avait eu droit à un procès et ce sont les jurés qui avaient décidé ainsi, avec toutes les preuves et en leur âme et conscience. Ils avaient décidé de mettre un terme à sa vie, et ça, même si Nikita était rangé à leur avis, il n'en restait pas moins qu'on parlait de son père. Que même si sa vie dissolue lui avait valu à lui et son frère cadet pas mal de déboire, quoique lui s'en soit tiré plutôt pas mal, avec de la chance comme seul un cocu pouvait en avoir (pourtant il a jamais eu de vraie copine => ) alors que son frère semblait avoir vécu beaucoup trop de malheurs à son avis. D'ailleurs, ça lui fendait le cœur de ne pas pouvoir l'aider, mais les seuls mots qu'il lui avait adressé la seule fois qu'ils s'étaient revus depuis leur séparations étaient forts et semblaient vraiment lui tenir à cœur : 'Ne cherche pas à me revoir.' l'envie était pourtant très pressante, oppressante, même. Mais fidèlement, il s'interdisait la moindre recherche, le moindre contact. Et ce n'était pas les mille questions qui lui tournaient dans la tête qui l'aidaient à se tenir à distance.

Il en était là de désespérer de ne pouvoir être utile à aucun membre de sa famille, quand son téléphone avait sonné dans sa poche. Le numéro était inconnu et n’appelait personne dans le répertoire. En même temps, ledit répertoire était vide, pas un seul nom. Nikita avant la chance de retenir facilement les informations, pour peut qu'il les voie une fois ou deux. Capacité fort utile pour les études qu'il suivait d'ailleurs. Bref, le téléphone sonna, le numéro ne lui disant rien, il avait hésité une seconde à raccrocher sans autre forme de procès. Mais finalement, il avait appuyé sur le bouton 'répondre' et s'était présenté en langue américaine à travers le combiné. Mais lorsque cette voix si familière avait raisonné dans son oreille, il était resté bouche bée, comme figé dans le temps. Pour un peu il en aurait lâché le livre ouvert qu'il tenait dans la main. Les quelques secondes de surprise passées, il avait dû jouer les acrobates pour le récupérer sans corner les pages ni faire de mal à l'ouvrage. Et à ce moment-là c'est presque le téléphone qu'il avait failli lâcher. Remarque, ça aurait pu être une bonne chose, ainsi la voix aurait changé et il n'aurait pas pu entendre la voix de son père lui souhaiter le bon jour à nouveau. Pendant les secondes suivantes, il avait été incapable de prononcer un mot entier sans bafouiller. De toutes façons, il ne lui en laissa pas le temps, et il dû improviser pour trouver un stylo et noter sur le dos de sa main (le bois du bureau, c'était pas le top, il était traité et le bic n'aurait jamais tenu) l'adresse donnée par la voix dans le téléphone. Et tout de suite après, c'était la sonnerie indiquant qu'on avait raccroché qui résonnait.

Un peu... beaucoup retourné par ce qu'il venait de se passer, il fallu une bonne minute au jeune adulte pour encaisser la nouvelle. Il regarda le dos de sa main, avec l'adresse grossièrement gribouillée, il devait vite trouver une feuille pour la remettre au propre, ou sinon il allait l'oublier et ne plus se souvenir de ce qu'il avait entendu. Il faut battre le fer tant qu'il est chaud, dit-on. Tirant une feuille du bac de l'imprimante, il recopia à la hâte l'adresse et replia le papier sans autre forme de procès, et le glissa dans sa poche, avec la ferme intention de l'en sortir qu'une fois sorti de la bibliothèque.

Ce qui fut long. Très long ! D'habitude, même lorsqu'il est excité par une sortie, n'importe laquelle, la bibliothèque est comme sa deuxième maison. En même temps, sa chambre d'étudiant n'est pas la plus accueillante pour passer son temps. Mais là, c'était trop énorme pour rester calme. Enfin, en apparence, tout allait bien, il avait toujours ce même sourire serviable et affable pour tous les gens autour de lui. Mais pour une fois, il était distrait et avait des conseils plutôt décousus en lecture, et des explications trop évasives par rapport à son habitude. Personne n'osa lui faire la remarque, mais lorsqu'il le remarqua, il s'excusa poliment et pris congé de ses collègues.
Il passa d'abord par un parc arboré. Il avait besoin de respirer et sa chambre, trop étroite, n'était pas l'endroit idéal. Ca ne lui ressemblait pas du tout de céder à la panique ou au stress. Mais que penser du fait que lorsqu'il croyait son père mort par injection létale ou électrocution, ce dernier l'appellait sur son téléphone et lui annonçait qu'il l'attendait dans un appartement, quelque part dans la ville ? L'échange avait été bref, mais ça avait suffit à mettre les nerfs du russe en pelote. Il ressorti son papier et le fixa pendant de longues minutes, comme si toutes les réponses étaient contenues dans les fibres du papier ou le tracé courbe des mots qu'il avait lui-même écrit dessus. Quelqu'un lui faisait-il une blague ? Ça serait bien la première fois que son sens de l'humour lui ferait défaut.

Et le soir venu, après avoir fait les cent pas mentalement dans le parc, il s'était finalement décidé à se rendre à cette adresse. Sur le chemin, on avait dû le prendre pour un fou, il avait souvent arpenté une rue dans un sens, vers l'endroit désiré, puis rebroussé chemin sur la même rue pour revenir au point de départ. Deux fois, ça lui était arrivé. Mais il avait fini par reprendre le dessus. Mais avec une lenteur assez peu véloce. Heureusement qu'au final, il semblait bien que le lieu de rendez-vous ne soit pas trop loin du parc où Nikita avait échoué pour l'après-midi. Une chance... Ou pas.

Et une fois devant la porte, il lui avait fallu encore de longues minutes de réflexion devant le bouton de la sonnette pour savoir s'il devait ou non s'en servir. Ou bien frapper à la porte à la place ? Et si ça se trouve, il était sorti juste au moment où lui arrivait. S'il n'était pas là, est-ce qu'il rentrerait chez lui ? Est-ce qu'il oublierait cet appel téléphonique ? Ou bien est-ce qu'il était vraiment trop tendu pour arriver à dormir ce soir ?
Au final, il avait juste toqué à la porte, d'abord doucement, avec l'articulation de l'index, puis un peu plus fort, avec le poing fermé en avant. Et s'il s'était trompé de porte ? Ou bien s'il s'était trompé de rue ? « C'est... C'est Nikita. » Osa-t-il ajouter, histoire de bien préciser que c'était lui, qu'il s'était finalement présenté. A peine eut-il fini sa phrase, qu'il la regretta et se trouva particulièrement stupide, là, dans le couloir, devant la porte close.

Non définitivement le stress ne réussi pas à Mister Zakharine Junior. Vraiment pas du tout.

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