On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même ▬ Pixie

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Liam Winchester
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MessageSujet: On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même ▬ Pixie Ven 4 Mar - 16:50


Pixie L. YulianovLiam Winchester

     Depuis « l'incident » avec Pixie, Liam ne l'avait pas recroisée dans les couloirs, il fallait aussi dire qu'il se débrouillait pour ne pas avoir à se rendre dans les zones habituellement fréquentées pas la demoiselle. Il se rendit aussi compte que c'était lorsque vous tentiez généralement d'éviter une personne qu'elle s'imposait à vous, avant ce jour, Liam n'avait jamais remarqué que la chercheuse était aussi présente dans le bâtiment qui abritait le base secrète de l'Opération ! La première « rencontre » avait été malencontreuse, il devait demander quelque chose à Ilona et s'était rendu dans la zone réservée aux chasseurs, et bien évidemment, ne s'attendait pas à voir apparaître la demoiselle à qui il était censé apprendre à tirer. Mais la poisse aidant (et là il fallait admettre qu'il en tenait une couche), Pixie était apparue au détour d'un couloir, absorbée par les papiers qu'elle tenait à la main, et la réaction ne s'était pas fait attendre, à avait aussitôt décidé de faire un repli stratégique dans la pièce réservée au chasseur, qui se trouvait heureusement là. L'agent spécial ignorait si la demoiselle l'avait repéré, et pour tout dire, après cela, ça ne l'intéressait pas vraiment de le savoir, si ça ne tenait qu'à lui, il l'aurait tout simplement superbement ignorée lorsqu'elle se serait présentée dans la même pièce qu'elle, la neutralité habituelle en somme, mais comme la jeune fille avait fait preuve d'un fort caractère, il préférait ne pas tirer le diable par la queue. Dans le meilleur des cas, elle le rangeait définitivement dans la catégorie des mecs chiants et ne lui adressait plus jamais la parole, dans le pire des cas, elle décidait de péter un scandale devant tout le monde et il se retrouverait dans une position des plus désagréable. Pour tout dire, il aurait misé sur la première possibilité, mais ne connaissant pas assez le caractère de la jolie Russe, Liam avait décidé d'opter pour la solution de prudence, et donc de l'éviter tout simplement. Il goûtait au risque en temps normal, mais uniquement lorsqu'il pouvait se défendre avec son colt, et non devant de telles manifestations de sentiment, là, ce n'était plus son domaine.

     Au final, il en était ressortit qu'éviter Pixie dès qu'il le pouvait était le mieux à faire, mais bien évidemment, sans que cela n'empiète sur son travail. Ainsi, il avait – à son grand dam – été amené à devoir poiroter pendant quelques heures dans une pièce en attendant que certains chercheurs fassent un topo aux membres de l'équipe spéciale, concernant un armement légèrement modifié. La jolie Russe lui avait clairement expliqué qu'elle ne s'occupait pas de cela, et pourtant alors que tout le monde attendait patiemment, assit autour d'une table, elle était entrée dans la pièce pour ramener quelque chose au chercheur en charge de la petite réunion, certainement un document que Sahid avait emprunté, allez savoir. En tous les cas, il avait fait tout son possible pour ne pas avoir l'air suspect et ne pas l'ignorer de manière trop flagrante, mais lorsque son crétin de collègue assit à coté de lui à ce moment lui avait donné un coup de coude en lui lâchant un « Jolie fille non ? », Liam l'avait fusillé du regard, et ça avait mis fin à ce début raté de conversation hautement virile. L'ancien policier ne l'avait pas recroisée depuis, cela faisait plus de 3 mois, et ça lui convenait parfaitement, il retrouvait tout doucement son petit rythme normal, sa vie sans grand intérêt, sa réputation d'homme frigide, en somme, la vie reprenait son cours ! Il avait presque oublié à quel point c'était agréable d'être quelqu'un de mortellement normal, ennuyeux, et de ne pas avoir à se crêper sans cesse le chignon avec une chercheuse au caractère trop fort. N'allant pas jusqu'à dire que ça lui manquait, à de rares occasions les pensées de l'Américain s'éloignaient pour se demander ce que « mademoiselle Yulianov » pouvait bien faire à cette heure de la journée, mais il se reprenait tout seul à l'ordre avant de s'infliger mentalement les pires reproches pour repenser à une personne qui ne lui avait provoqué que des emmerdes.

     Ce soir-là par conséquent, voyant approché le printemps, Liam avait décidé de rendre « à l'heure » pour une fois, enfin il y avait plutôt été contraint. Dorian n'avait pas bronché lorsque son agent lui avait remit le rapport au sujet de l'utilisation du stand de tir il y a trois mois, mais s'était permis de faire une remarque plutôt étonnée en lui demandant si ses rapports avec la jeune femme s'étaient dégradés. Liam avait marqué un temps d'arrêt qui montrait clairement qu'il n'appréciait pas de parler de ce sujet, puis avait rétorqué d'un ton peu amène, qu'il n'y avait jamais eut le moindre rapport entre eux, et que l'on ne pouvait pas dégrader quelque chose qui n'existait pas. L'agent Whitewood connaissait suffisamment l'humeur plutôt sombre de son homme et n'avait donc pas riposté, il s'était contenté de lui souhaiter une bonne soirée. Ce soir là, alors que Liam était dans l'aile réservée aux Bastet, Dorian était venu y faire un tour, ce qui n'avait rien de très surprenant puisqu'il était tout de même le chef de la section, mais il s'était mis à parler à un Liam peu coopératif qui ne répondait que par de brèves onomatopées et grognements, signes habituels de sa mauvaise humeur. Dorian n'avait pourtant pas lâché l'affaire, et au final, il en était ressortit que le trentenaire avait ordre de rentrer chez lui puisque tous les agents étaient à la base ce soir-là. Et bien justement, pourquoi rentrer alors que tout le monde était là ? Liam n'avait pas eut l'autorisation de protester, le chef des Bastet avait rapidement mit fin à la discussion en lui disant que s'il était encore là dans une heure, ce serait escorté par des collègues qu'ils rentrerait à son appartement. Plutôt étrange comme comportement, mais l'agent Winchester imputa cela à sa mauvaise humeur certainement insupportable, même pour un homme aussi patient que Dorian !

     C'était pour cela que Liam se retrouvait assit sur son canapé en parfait état qui devait servir deux fois dans le mois, habillé en civil d'un simple jean et d'un tee-shirt en bon état (car très rarement utilisé), devant une table basse parfaitement propre, dans son appartement aussi spartiate qu'une chambre de prison, et aussi bien rangé qu'un laboratoire de haut niveau. On aurait presque pu manger sur le sol, l'agent Bastet était un grand maniaque qui n'aimait pas voir le bordel autour de lui, tout avait sa place, et rien de superflu. Un vrai appartement d'homme qui passait les trois quarts de sa vie au boulot, exit les petits bibelots que l'Américain taxait de nid à poussière, exit les tableaux qui ne servaient à rien, pas de rideaux après les fenêtres grandes ouvertes, pas de chauffage, il faisait presque froid dans le petit F1 où il habitait depuis dix ans à ce jour. Liam était le type de personne à dormir la fenêtre ouverte même en hiver, l'air froid vivifiait de ce qu'il disait, et pour une fois que les températures avoisinaient les 5° pendant la nuit, autant en profiter ! Par la fenêtre qui donnait sur l'immeuble d'à coté, on voyait que la nuit tombait tout doucement, cette semi-pénombre qui annonçait une nuit sans lune. Il bossait sur des dossiers, comme toujours, lorsqu'il n'était pas au boulot, il en ramenait à la maison pour s'occuper, es journées étaient monotones, sa vie était monotone, en réalité, elle était aussi ennuyante qu'un feuilleton de Derrick.

     En train d'écrire à la main pour ne pas changer, la lumière allumée, une cigarette allumée à la main, Liam entendit un bruit familier à la porte, un bruit qui l'agaçait et qu'il ne supportait plus : on venait de frapper. Dans son esprit, seule une personne pouvait venir l'emmerder chez lui, et de toute manière, mis à part les chefs, personne ne connaissait son adresse. C'était certainement sa voisine, Kimberley comme elle s'échinait à essayer de le faire l'appeler, pour lui demander du sucre ou une autre connerie du genre, avec tout ce qu'elle était déjà venu lui emprunter, il se demandait si elle ne revendait pas du sucre à ses heures perdues. Liam ignora les premiers coups, se disant qu'elle finirait bien par partir, mais de nouveaux bruits indiquèrent qu'elle ne lâcherait pas l'affaire. Il soupira, déjà agacé, avant de se lever en tirant une bouffée de sa cigarette, puis s'approcha de la porte pour la déverrouiller avant de l'ouvrir en s'adressant à celle qu'il imaginait être la voisine envahissante.

     « Mademoiselle Blueberry, je vous ai déjà dit dix fois que je n'avais pas de suc... »

     Mais Liam s'arrêta aussitôt, parce que ce n'était pas Kimberley l'envahissante qui se tenait devant sa porte, mais une jeune femme qu'il ne connaissait que trop bien, Pixie. Qu'est-ce qu'elle foutait là ? Ce fut sa première pensée, avant de réaliser qu'il s'échinait à l'esquiver depuis des semaines, des mois même et que là, il n'avait aucune solution de fuite. Tout cela ne dura qu'une fraction de seconde, et avant qu'elle n'ait l'occasion de formuler quoi que ce soit, l'Américain opta pour la solution de facilité : il lui claqua la porte au nez. Exit les bonnes manières, de toute manière au point où il en était, ça n'allait pas changer grand chose ! Liam fit tourner la clé dans sa serrure au cas où elle aurait l'idée saugrenue de tenter d'entrer tout de même, ne captant pas le message très clair du « je ne veux pas vous voir », exprimé par la porte close. Il aspira une nouvelle bouffée de sa cigarette en se disant qu'il aurait du obéir à son instinct et ne pas ouvrir cette porte, au finalement, la voisine accro au sucre, c'était certainement plus facile à dégager qu'une chercheuse certainement remontée.

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MessageSujet: Re: On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même ▬ Pixie Mar 29 Mar - 19:16

La nuit commençait doucement à tomber et après avoir garé sa voiture de location sur une place de parking appartenant sûrement à quelqu’un d’ici -c’est ballot-, Pixie regarda l’immeuble de bas en haut en marchant vers la porte. Une fois devant, elle baissa finalement les yeux sur le post-it vert fluo qu’elle tenait dans sa main. Il y était noté une adresse d’une écriture peu lisible qui n’était pas la sienne -dans le genre écriture générique et moche de médecins, pour situer- et il lui fallu bien une quatrième et dernière vérification pour qu’elle soit sûre de bel et bien se trouver devant la bonne allée. Le quartier était simple et même l’allure générale des environs n’était qu’une duplication de ce qui se faisait de plus basique à Achaea. Aucun surprise pour la jeune fille venant de l’Opération et de son choix de placer ici un logement de fonction. Ce fut d’ailleurs sur cette réflexion qu’elle profita de la sortie d’un habitant pour rentrer dans le hall en souriant de toutes ses dents, après tout elle n’était pas là pour étudier le paysage.

Depuis quand n’avait-elle pas parlé à Winchester ? Depuis le fameux « truc » classé intimement secret défense et niveau d’alerte maximale, l’autre fois au stand de tir. Si on prenait les choses d’un certain point de vue, la chercheuse avait tout à fait apprit quelque chose lors de cette petite séance, ce n’était juste.. pas ce qu’elle envisageait à la base. Elle était par ailleurs incapable de dire comment ils en étaient arrivés là puisque c’était tellement.. pas leur genre. Enfin respectivement c’était à débattre -pour elle, pas pour lui hein sinon ça se saurait- mais ensemble ? Invraisemblable. Cela dit malgré un dur combat intérieur dans le mode draconien de l’auto persuasion, Pixie avait dû se rendre à l’évidence que c’était quand même arrivé. Pourquoi ? C’était la question à cent balles et un mars -ou un peu plus- qui lui avait trotté dans la tête durant au moins la quinzaine de minutes pendant laquelle elle s’était retrouvée toute seule au stand de tir, un Glock entre les mains et les yeux rivés sur la porte close par où Liam Winchester-Le-Grand-Manitou-Bastet-Trop-Fort-Et-Trop-Le-Meilleur s’était tiré comme une fillette honteuse de son appareil dentaire, après avoir articulé une espèce d’excuse passe-partout à la con.

La Russe était peut-être amère -un chouïa, hum hum- parce que de toute évidence, qui aime se faire planter comme ça, je vous le demande ?! Pixie préférait sans aucun doute y songer de façon tout bonnement moqueuse à cause de sa sensation d’avoir plus intimidé le trentenaire par une flagrante absence de réticence que par une crise de reproches aiguë en public. Décidément, le monde ne tournait pas rond. Oh bien sûr, elle pouvait le prendre à la légère avec le recul et essayer d’en rire autant qu’elle le voulait mais sur le coup, elle s’était quand même sentie plus que gênée. Pour preuve elle n’avait pas bougé d’un iota, comme figée le temps que l’information monte jusqu’à son brillant petit cerveau de généticienne, et n’avait même pas pu essayer de discuter de l’échappatoire bidon dont il s’était servi pour déguerpir dans la minute. Comme quoi, avoir des « facilités » peut effectivement ne servir à rien. Mais c’était marrant -ou pas-, s’il n’avait pas disparu plus vite que son ombre, elle ignorait ce qu’elle aurait fait. Rien que d’y penser ça la mettait mal à l’aise.

Et pour y penser, Pixie y avait vraiment pensé ! Que ce soit le matin pendant ses tête-à-têtes romantiques avec ses tartines de nutella, ou alors auprès de son grand café crème d’après déjeuné. Qu’il ne fasse pas une crise cardiaque tout de suite, elle n’en avait parlé à personne ou du moins personne qui soit censé se trouver dans ce pays. Premièrement parce que la chercheuse n’était pas suffisamment en confiance avec qui que ce soit pour aborder un sujet aussi personnel, deuxièmement parce qu’elle n’avait pas envie de relancer les bruits de couloirs qui avaient fini par s’épuiser depuis le temps. Ce qui ne l’empêchait pas de continuer à en plaisanter avec Ilona, évidemment. Mais tout ce qu’elle avait fait avait été de laisser un message plus que vague à Vitali, qui lui avait répondu de façon toute aussi vague. Au moins elle avait pu passer à autre chose, c’était ce qu’elle pensait être le mieux à faire puisqu’au bout de deux semaines elle n’avait plus entendu parlé de Winchester, même de la part de leurs envahissants supérieurs.

Au bout de la troisième toutefois, la situation lui sauta aux yeux au détour d’un couloir. Pixie aurait dû s’en rendre compte bien plus tôt que ça et en y réfléchissant elle s’était trouvée stupide. Après quelques temps à voir Liam un peu trop souvent, c’était comme s’il s’était soudainement volatilisé de la surface de la terre.. quelle force de caractère. L’illumination lui était apparue quand elle avait vu le Bastet se jeter ridiculement dans une salle réservée aux chasseurs plutôt que d’oser la croiser. Il croyait sans doute qu’il était assez transparent pour qu’elle ne l’ait pas vu malgré le fait d’avoir été occupée à consulter une liste remise par le Professeur Al-Mansûr, c’est cela oui.. Mais puisqu’il le prenait comme ça, les autres fois c’était elle qui avait fait semblant de ne pas le voir. C’était mal la connaître que de penser qu’elle allait lui courir après pour une quelconque explication. Elle avait une vie avant lui et elle la continuait sans problème. Non mais soyons sérieux deux minutes, Liam avait beau être diablement sexy pour son âge -autant le reconnaître-, il fallait plus qu’un -agréable- baiser pour réussir à groupiser une Yulianov. La Russe aurait pu se retrouver coincée dans l’ascenseur avec lui qu’il n’aurait pas plus existé..

Jusqu’à ce qu’elle en ait eu marre, il y a quelques jours donc, et pour ça rien n’aurait pu égaler cette simple remarque de la part de l’agent Whitewood, probablement anodine -bien que ça restait à confirmer- mais qui avait eut le don d’ébranler la blonde. La suite était facile à imaginer : Pixie s’était renseignée et dès qu’elle avait trouvé l’occasion adéquate, elle avait mangé un steak de lion au goûter et se retrouvait donc à présent devant les boites aux lettres du hall de l’immeuble où vivait Liam. Winchester.. Winchester.. Winchester.. Septième étage, direction l’ascenseur -faut pas abuser-. Pendant la courte montée, la Russe se rendit compte tout à coup qu’elle ne savait absolument pas ce qu’elle allait lui dire. Venir c’était bien beau mais au final, que pouvait-elle attendre d’une nouvelle rencontre avec Liam Winchester ? Des réponses ? Quelle farce. Une conversation ? Utopique. Si c’était pour faire comme si de rien était, le but de sa visite perdait tout son sens alors quoi ? Bon bah disons au moins un café, ce serait toujours ça de gagné.

Quand les portes s’ouvrirent devant elle et qu'elle sortit, Pixie tomba sur une jeune femme qui sursauta de la voir sortir de l’élévateur à en faire tomber au sol le verre doseur vide qu’elle avait dans les mains. La chercheuse se pencha pour le ramasser mais l’inconnue qui lui faisait face était déjà entrain de récupérer son bien en plastique tout en se confondant précipitamment en excuses entre deux rires nerveux. Quand elle se redressa, la blonde eut le loisir de voir que cette dernière détaillait ses chaussures lacées à talons, sa robe vaporeuse bleu pastel et sa veste cintrée. Tiens, la chercheuse n’avait pas fait attention à ça, elle sentait d’ici un commentaire de Liam du genre « comment osez-vous vous habiller comme une fille ? ». Non en fait ça devait être un coup de son inconscient qui avait dû vouloir explorer toutes les pistes pour mettre à mal d’entrée le chasseur spécial. Mais on s’en fiche. Le fait est que les deux jeunes femmes échangèrent gaiement toutes les politesses d’usage appropriées aux rencontres inopinées et qu’elles reprirent ensuite chacune leur chemin. Pixie remarqua que la porte devant laquelle se trouvait la femme était celle de Winchester, mais celle-ci repartit vers la porte d'en face et rentra dans ce qui devait être son appartement. Il ne restait que cette malheureuse porte entre la chercheuse et le Bastet. Sa bouche happa l’air et par la suite, elle entreprit de froisser le post-it qu’elle jeta dans son sac puis de réajuster ce dernier sur son épaule droite.. et en passant, lissons un peu les vêtements aussi. Un grincement dans son dos attira son attention et elle se tourna pour s'apercevoir que l'inconnue au verre doseur n'avait toujours pas fermé sa porte. La blonde lui adressa un regard interrogatif, au cas où elle pouvait l’aider en quelque chose mais celle-ci lui lança une vague salutation et disparut pour de bon. Okay. D’abord Liam, puis elle : la possibilité que l’immeuble abrite à leur insu les potentiels cas d’étude de la NASA n’était pas à exclure. Soupir.. La chercheuse frappa quelques coups à la porte. Rien. Elle réitéra parce qu’elle n’avait pas l’intention d’être venue pour rien, et là, elle entendit finalement du mouvement de l’autre côté de la porte. Victoire.

Seulement c’est bien connu qu’il ne faut pas la crier trop vite.. A vrai dire, reconnaissable entre mille, le trentenaire se décida à ouvrir en déballant ce si caractéristique ton grommelant de méchant ours brun qui n’avait pas manqué le moins du monde à la Miss Yulianov, avant de se couper lui-même le sifflet, probablement en réalisant qu’elle n’était pas cette chère « Mademoiselle Blueberry ». Au moins il appelait tout le monde de la même manière. Pixie amorça un rictus d’ingénue railleuse et commença à ouvrir la bouche. Avec un peu de chance, elle aurait pu parler si elle n’avait pas vu la porte lui revenir devant la tronche. Au lieu de ça, elle renonça tout de suite, ferma les yeux et laissa le courant d’air senteur cigarette faire voleter son épaisse frange peroxydée sur sa mine affligée.

..Connard.

Mais Pixie n’était pas au bout de ses peines, non non, le pire fut d’entendre le verrou s’enclencher de l’autre côté de la porte, ce qui acheva non seulement de la vexer, mais qui en prime commença sérieusement à l’irriter. Nan mais qu’est-ce qu’il croyait au juste ? Qu’elle allait tenter un double kick pour forcer l’entrée ? Huum, Liam Winchester, age mental diagnostiqué : niveau Denis la Malice, mais sans la malice. La russe avait oublié comme elle se sentait mature et intelligente en face de lui. Levant cette fois les yeux vers le plafond, elle lança sèchement.

Je ne fais pas plus de karaté que je ne tire à l’arme à feu vous savez. A moins que ça aussi vous vouliez me l’apprendre ?

Cependant est-ce qu’elle avait dit son dernier mot ? Bien sûr que non. C’était encore moins acceptable que s’il avait prétexté ne pas être seul -ce qui n’était pas crédible- ou être occupé -parions le jackpot sur le fait que cet obsessionnel du travail soit entrain d’annoter à sa sauce des dossiers de l’Opération-. Bref, l’un dans l’autre, cette réaction puérile à souhait venait de décider plus que jamais la blonde à réussir à franchir la barricade. Choisissez : soit Liam connaissait mal l’esprit de contradiction féminin, soit mal l’acharnement russe. A bien y réfléchir ce devait être les deux. Il n’aurait plus qu’à se souvenir qu’elle avait voulu faire les choses normalement. En soufflant en l’air pour écarter les mèches de cheveux qui lui tombait sur les yeux, Pixie prit une grande inspiration et croisa les bras en allant s’appuyer contre le mur à côté de la porte. Il n’avait pas fallu longtemps pour faire le lien entre « Blueberry », ce qui devait être « sucre » et la femme d'il y a un instant. Il n’aimait pas avoir affaire à ses voisins, elle allait leur donner de quoi être d’autant plus curieux puisque le Bastet voulait jouer. Dans un sourire, elle commença à parler d’un ton détaché d’écervelée chronique, mais fort.. très fort.

Comme vous voulez. Vous laissez souvent les filles en plan sur votre pallier ? Celles que vous avez embrassé je veux dire. D’ailleurs je me demandais, ça faisait combien de.. siècles que vous n’aviez pas embrassé une fille ? Ou quelqu’un, peu importe, je ne vais pas vous juger. Pourtant j’aurais pensé que vous me trouviez trop jeune, c’est vrai après tout, on doit bien avoir.. dix ans d’écart au moins, c’est ça ? Et dire que vous ne m’appelez toujours pas par mon prénom ! Vous vous donnez un genre coincé mais vous êtes plutôt un rapide..

A la question « Peut-elle continuer encore longtemps ? ». La réponse est « encore plus que vous ne pouvez l’imaginer. ».

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MessageSujet: Re: On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même ▬ Pixie Sam 2 Avr - 14:43

     Liam n'était pas vraiment connaisseur en matière de femme et à n'en pas douter, cette révélation ne devait surprendre personne. Oh, il avait bien constaté que les porteuses du double gène X possédaient une propension à l'emmerdement, toutes les femmes qu'il avait côtoyées, trouvaient toujours LA chose pour lui rendre la vie impossible. Mais il était vrai que Pixie faisait exploser toutes les statistiques, dès leur première rencontre, très professionnelle, la belle blonde avait déjà cerné qu'il n'aimait pas qu'on pénètre dans son espace vital et qu'il avait horreur de reculer devant une femme. Liam gardait souvent à l'esprit que c'était finalement la jeune fille qui avait reculé devant lui, mais bien évidemment, il se doutait pertinemment que ce n'était pas pour ses beaux yeux, mais simplement parce qu'elle était plus.... Mature (?) que lui. Malgré la trentaine passée de quelques années, l'Américain restait très brute de décoffrage ou très enfantin dans certaines réactions, comme le dénie devant lequel il se trouvait après avoir embrassé Pixie, persuadé que c'était une intoxication alimentaire et non quelque chose qui se trouvait plus bas que l'estomac, qui l'avait commandé. Si la chercheuse savait ce qu'il pensait de sa maturité vis-à-vis de lui, elle exulterait certainement, mais après tout, lui-même refusait ce fait, même si au fond de lui-même le policier savait très bien que c'était le cas, jamais il n'accorderait à la Russe le plaisir de lui avouer qu'elle était plus mature que lui sur beaucoup de plans.

     En fermant sa porte, ce fin connaisseur du sexe faible envisageait donc une seule possibilité : qu'elle se retourne et rentre chez elle sans l'emmerder davantage. Ironie quand tu nous tiens, un fin stratège comme l'Américain, capable de faire face à une situation de crise en tombant sur un mutant dangereux, n'imaginait pas qu'une jolie demoiselle qu'il venait de rabrouer brutalement, pouvait avoir envie de pousser l'emmerdement encore plus loin. Et bien si, il apprendrait tôt ou tard à comprendre que les femmes avaient été créées pour rendre la vie des hommes impossible et il apprendrait aussi que Pixie devait être un prototype évolué qui avait visiblement décidé de faire de lui sa cible principale. Il n'avait pourtant rien demandé, tout ça, c'était la faute à Dorian et voilà tout. Le fait de penser à son supérieur fit naître une autre question dans son esprit : comment diable, Pixie avait-elle trouvé son adresse ? Ses soupçons naturels le poussèrent à envisager qu'un supérieur avait lâché l'affaire, il n'y avait personne d'autre qui possédait cette information de toute manière. Mais si c'était bien la vérité, qu'avait-elle donc pu raconter pour qu'on la lui donne ? Son cœur rata un battement, avant que le trentenaire ne se dise que la chercheuse était trop intelligente pour dire à qui que ce soit que son « professeur » du moment avait dérapé pendant la séance de tir. Au pire, elle pouvait envisager ça comme un chantage pour qu'il lui fiche la paix, bien que c'était plutôt elle qui rendait la sienne impossible me direz-vous. Son côté paranoïaque commença à pointer le bout de son nez alors que la cigarette qu'il tenait entre son index et son majeur se consumait toute seule, elle lui avait même ôté le plaisir de ce tube de nicotine tiens !

     Ses pensées furent interrompues par une voix trop familière, prononcée sèchement, Pixie lui déclara qu'elle ne faisait pas de karaté non plus (ce qui le rassura passablement notez bien), avant de lui demander s'il désirait aussi le lui apprendre. Grimace agacée, il tira une bouffée de sa cigarette alors que la cendre s'accumulait petit-à-petit au bout, rougissant presque comme son propriétaire s'il n'était pas aussi coincé. Peut-être bien qu'elle finirait par partir si jamais il ne répondait pas qui sait ? Oui, Liam aimait se bercer de douces illusions et visiblement avec Pixie ça ne resterait que des illusions, elle était aussi tenace d'un pitbull et ne lâchait pas prise aussi aisément, surtout lorsque sa proie était aussi peu avantagée que dans le cas présent. Un silence, le policier tendit l'oreille, rien d'autre ? Peut-être qu'elle avait baissé les bras qui sait ? Et bien non, le peu d'espoir qui lui restait s'écroula totalement lorsqu'une voix au ton plus qu'agaçant, s'éleva : Pixie qui jouait sa garce et ce n'était pas quelque chose de plaisant à entendre. La demoiselle demanda s'il laissait souvent les filles en plan sur son pallier, disons qu'il n'en avait pas tous les jours et que la seule qui se pointait restait généralement avec son gobelet en plastique à attendre en vain, oui. Liam fronça les sourcils alors qu'elle précisa sournoisement qu'elle parlait de celles qu'il avait embrassé. Un coup bas à n'en pas douter, la chercheuse poursuivit tranquillement en se demandant depuis combien de siècles il n'avait pas embrassé une fille. C'était presque vexant, si Liam avait été du genre à se vexer sur ce genre de choses évidemment, mais il n'appréciait absolument pas la tournure des évènements et elle devait certainement le savoir, c'était ce qui lui plaisait le plus sans aucun doute.

     Il serra les dents lorsqu'elle déclara penser qu'il la trouvait trop jeune, soulignant encore une fois la différence d'âge qu'ils avaient, puis elle avança le fait qu'il ne l'appelait toujours pas Pixie avant de le taxer de rapide. S'en était trop pour Liam, il ne pouvait pas la laisser dehors sans quoi elle allait débiter encore tout un chapelet de bêtises et d'inepties toutes plus saugrenues les unes que les autres, mais d'un autre côté, il ne pouvait pas la faire entrer dans son appartement ! C'était SA zone privée, un espace vital interdit aux femmes et rangé à la perfection, Pixie n'avait aucune autorisation pour y pénétrer et pouvoir se rendre compte qu'il était aussi spartiate dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle. Seulement Liam n'avait pas trop le temps de réfléchir, encore une fois son corps réagissait sans qu'il ne le demande, le cœur battant à l'idée que ses voisins puissent entendre ce que la jolie Russe avait dit, il attrapa la poignée et la tourna avant de se souvenir qu'il avait installé le verrou pour éviter l'invasion des Russes. Il avait une certaine tendance à devenir très maladroit dans ses gestes lorsque Pixie se trouvait dans le coin, ça l'énervait franchement, elle commençait à trop poser son ascendant sur lui. Un rapide tour de verrou et la porte s'ouvrit enfin, Liam darda la chercheuse de son regard noir, s'il avait eu des fusils à la place des yeux, elle serait morte. Mais malheureusement il n'avait pas l'option intégrée, il faudrait songer à se plaindre au service après-vente chez sa mère un jour, après tout elle était responsable des trois quarts des tares qu'il avait. Une expression vraiment agacée, pour ne pas dire énervée, affichée sur le visage, il lui lâcha quelques mots.

     « Madem... Pix... Arrêtez avec ces conneries, pas devant ma porte ! »

     Elle lui avait posé une colle, il ne savait même plus comment l'appeler, rah, elle allait le rendre dingue avec ses conneries et pas dans le sens dingue d'elle bien évidemment ! Sans crier gare, il avança vers elle, pas pour la frapper, bien que la tentation fut là, mais Liam lui attrapa le bras sans aucune douceur, mais sans être brutal pour autant, avant de la tirer vers sa porte, si elle voulait entrer et bien elle avait gagné ! Hors de question que ses voisins puissent écouter leur discussion sur le pas de sa porte ! Il aurait pu lui dire qu'ils iraient parler ailleurs, dans un bar ou un truc du genre, mais Liam ne voulait pas courir le risque d'être vu avec elle hors de ses heures de travail et de toute manière, il espérait expédier rapidement la discussion et la renvoyer chez elle. Après avoir tiré Pixie dans son appartement, il regarda rapidement dans le petit hall de son étage, constata que la porte de son envahissante voisine était légèrement entrouverte, grimaça de dépit, puis referma finalement le seul rempart qui le séparait de la folle furieuse quelques instants avant. Sur le moment, le trentenaire se dit qu'il aurait mieux fait de la recroiser à l'Opération, ils auraient été plusieurs au moins, alors que là, ils se retrouvaient en tête-à-tête, LA chose qu'il essayait d'éviter depuis des mois. Comme un condamné à mort, il hésita un moment avant de finalement se retourner pour poser son regard sur le minois de Pixie. Elle devait exulter tiens, après tout elle avait réussi à avoir ce qu'elle voulait : il l'avait fait entrer chez lui. Le policier regarda rapidement autour de lui, rien de répréhensible qui pourrait lui porter préjudice, et aucun objet qui pouvait se transformer en arme pour une fille. Un soupir, la cendre de sa cigarette était tombée par terre et il ne l'avait même pas remarqué, il s'adressa enfin à elle d'un ton peu amène qui exprimait clairement qu'il n'était pas charmé de la voir ici.

     « Vous êtes venue ici juste pour pouvoir me poser des emmerdes avec mes voisins ? J'essaye déjà assez de les éviter comme ça, je n'ai aucune envie de leur offrir ce genre de spectacle. Et d'ailleurs, comment est-ce que vous avez mon adresse ?! »

     Un ton lourd de reproches oui, Liam était de mauvaise humeur comme toujours et il avait fermement décidé de lui faire regretter d'avoir décidé de revenir lui parler. L'espoir qu'elle ait décidé de le rayer de sa vie, comme toutes les personnes qui entraient en contact avec lui, s'était renforcé au fil du temps, avec un certain regret il fallait l'avouer. L'agent spécial avait pour habitude d'être infect à un point tel qu'on ne désirait qu'une chose, l'oublier. Il avait agi pareillement avec Pixie, surtout depuis le petit « incident », même si une pointe de regret qui l'agaçait plus que le reste, lui disait qu'ils ne se reverraient jamais plus. Et bien si, il ignorait s'il devait s'en réjouir ou en pleurer. D'un côté, c'était vraiment la chose à laquelle il ne s'était pas attendu, mais de l'autre côté, si elle s'acharnait, c'était peut-être mauvais signe pour lui, si ça se trouvait elle était juste venue le ridiculiser devant ses voisins. Sa paranoïa le titilla une nouvelle fois alors qu'il détourna l'attention de Pixie avant de faire deux pas vers le plan de travail de sa cuisine qui se trouvait juste à côté de l'entrée et il écrasa le mégot qu'il n'avait pas dégusté dans un cendrier posé là. Le policier se retourna alors, orientant son regard de jais sur le joli visage de la chercheuse avant de reprendre d'un ton à la fois froid et distant et teinté d'un peu d'excuse.

     « Vous attendez quoi, des excuses ? Écoutez, je suis navré de ce que j'ai fait, je n'ai aucune explication à vous fournir et de toute manière, ça ne changerait strictement rien en imaginant que je possède une excuse valable. Ça ne se reproduira plus, ça vous satisfait ? »

     Dans son esprit les choses étaient très claires, Pixie lui en voulait simplement parce qu'il était le réputé asexuel de l'Opération, qu'il était plus âgé qu'elle et surtout qu'il avait profité de sa position de « professeur » pour lui voler un baiser. Quelle autre raison pourrait-il y avoir pour qu'elle se donne la peine de le voir ? À part si elle souhaitait le gifler, mais en quel cas elle ne se serait pas donné la peine d'entrer ici non ? Le pauvre Bastet était complètement largué, il s'attendait simplement à ce qu'elle se déclare satisfaite, quitte à l'enfoncer un peu, puis prenne la porte pour rentrer chez elle et peut-être bien rejoindre sa moitié. Liam ne s'était jamais demandé si la Russe était seule dans la vie en fait, c'était peut-être bien pour cette raison qu'elle venait lui demander des comptes ? La paranoïa laissa place à la culpabilité, il n'aimait pas la tournure des évènements, elle lui échappait et le trentenaire se sentait plus mal à l'aise qu'autre chose. La bienséance aurait voulu qu'il offre un siège et de quoi se désaltérer à la demoiselle, mais il était tellement persuadé qu'elle allait s'en aller dans la minute que cela ne lui effleura pas l'esprit. Après quelques secondes de silence, il reprit la parole, toujours aussi froidement.

     « Est-ce que c'est bon, c'est réglé ? »

     Dans son esprit, désormais ils repartaient simplement sur la base de s'ignorer lorsqu'ils se croiseraient, aucune raison que cela ne change, Liam avait le don d'oublier un événement dès qu'il le désirait, enfin presque toujours, restait à voir ce que ça allait donner cette fois-ci.

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MessageSujet: Re: On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même ▬ Pixie Lun 18 Avr - 14:04

C’est le problème quand on grandit trop vite voyez-vous ; quand on vous gave comme une oie d’informations plus pointues les unes que les autres sur le monde, sur l’influence de la science sur le comportement humain, puis sur le comportement mutant. Est-ce que ça faisait de Pixie une fine psychologue ? Pas tout à fait, elle savait interpréter le langage non verbal parce qu’elle s’en servait elle-même et elle était assez curieuse pour vouloir comprendre, rien de plus. Pixie n’aimait pas les phénomènes inexpliqués, enfin si mais ce qu’elle aimait par dessus tout c’était de les résoudre, comme les équations. Et concernant Liam, il n’y avait pas besoin d’être une experte pour tirer les conclusion qui allaient de pair avec sa façon de faire une tronche de six pieds de long à tous bouts de champs ou de grommeler pour trois fois rien, sans doute même simplement pour le plaisir de marmonner dans son misérable bouc. Quant à la réaction viscérale qui semblait hérisser chacun de ses poils à chaque fois qu’on s’approchait de lui à moins d’un mètre, voire d’un mètre cinquante.. non sérieusement le quotient intellectuel d’un pélican sous éther aurait suffit pour faire la déduction. Malgré tous ses efforts à paraître bourrus, désagréable, distant et condescendant envers toute forme de vie, Winchester était plus proche du livre ouvert que du document sous scellé. Il était prévisible et son comportement ouvrait forcément sur quelque chose d’autre, restait à savoir quoi.

On dit que la patience est une vertu, sauf que pas trop quand même, et du point de vue où elle l’avait laissé jouer à l’esquiveur esquivé, la russe avait déjà beaucoup attendu. Si quelques minutes de plus ne changeraient pas vraiment la donne, ce ne serait dans tous les cas pas des minutes où elle baisserait les armes. Il voulait jouer au plus malin en lui claquant la porte au nez ? Très bien, mais elle était beaucoup trop fière pour ne pas se lancer dans le manège.. et elle comptait remporter la manche. Après tout elle avait su tout de suite sur quelle corde elle devait appuyer. La technique du silence et de l’immobilisme n’avait aucune chance de fonctionner contre celle de la sournoiserie féminine. Une fois adossée contre le mur et entrain de déblatérer ses réflexions à voix haute comme elle aurait récité sa liste de courses, elle lui donnait grand maximum soixante petites secondes pour qu’il réagisse. Touché.

La première tirade, véritable condensé de ce que n’importe quel voisin en manque de potins aurait considéré comme un trésor, porta le coup fatal de ce second round. Elle s’apprêtait à continuer quand elle entendit le bruit sourd d’une porte qui refuse de s’ouvrir et elle tourna la tête juste à temps pour voir Liam débouler de sa tanière en la fusillant de son regard le plus assassin. Interrompu dans son discours distrait, la chercheuse lui lança un simple regard interrogatif transmettant avec brio cette espèce de message subliminal très courant : « Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ? » mais comme il tarda à s’exprimer, elle ouvrit la bouche comme pour recommencer ses inepties -somme toute assez véridiques cela dit- mais ce ne fut pas une nouvelle salve de révélation croustillantes qui en sorti, plutôt une dernière chance.. un dernier ultimatum.

Est-ce que ça vous suffit ou je continue ?

C’est là qu’intervint le bafouillage spectaculaire du Bastet qui arracha un sourire rieur à la blonde mais qu’elle n’eut pas le temps de commenter puisqu’il l’attrapa par le bras pour la tirer à l’intérieur très soudainement. Sur le coup elle avait cru qu’il allait la gifler et elle manqua de très peu de se tordre la cheville au passage. Ouais, tout de suite elle ne riait plus parce que c’était moins drôle.. Mais ça ne l’empêcha pas de se pencher derrière Liam pendant qu’il vérifiait s’il y avait âme qui vive dans le couloir. Elle aussi elle vit la porte de la voisine entrouverte et forcément sa superbe fut instantanément restaurée, alors quand le trentenaire se retourna vers elle avec sa mine déconfite, elle eut franchement du mal à ne pas éclater de rire. Mais en bonne comédienne, Pixie -consciente d’avoir déjà été grillée- se pinça les lèvres et fronça les sourcils comme si elle prenait toute cette situation très au sérieux. En réalité elle ne voyait pas ce qu’il y avait de si catastrophique à donner un peu de ragots aux voisins. Des rumeurs il y en avaient aussi qui circulaient dans les couloirs de l’Opération et ça ne les avait pas encore tué. Fallait se détendre un peu dans la vie -dixit la névrosée scientifique face au coincé de service-. Il n’aurait qu’à leur dire que c’était une admiratrice psychotique qui était venu le harceler, elle n’en avait rien à faire. Le plus important était accompli, Winchester venait de la faire rentrer et il avait fermé sa seule issue de secours. Ils allaient peut-être pouvoir parler, enfin après qu’il lui ai bien fait comprendre qu’elle n’aurait pas dû venir évidemment. Non mais elle rêvait ou il était bien entrain de l’engueuler, là ? Cou-couche panier oh !

Vous n’avez pas su comment m’appeler.. Ton jubilatoire presque chantant et expression réjouie à l’appuie, Pixie chercha d’abord à éluder la question tout à fait inintéressante des voisins et du soit disant spectacle mais quand elle comprit que ce n’était pas la peine d’essayer une nouvelle diversion, elle lâcha un soupir plaintif et releva ensuite des yeux moralisateurs sur le chasseur spécial. Ça s’appelle la ruse. Si vous voulez je peux vous donner quelques astuces, je suis sûre que ça vous serait utile dans votre boulot. Pour clore ce sujet, elle lui fit son plus beau sourire colgate narquois avant de poursuivre en dégageant son bras promptement pour plonger sa main dans son sac, en sortir le post-it froissé où était inscrit l’adresse de Liam et le lui flanquer sous le nez. Vous savez, quand on est aimable avec les gens il arrive souvent qu’ils le soient aussi, question de principe. Je suppose que vous reconnaissez l’écriture de l’homme de votre vie.

Dorian Whitewood, le supérieur de Winchester, très concerné par la vie de celui-ci et très heureux de pouvoir jouer un rôle dans leurs affaires d’après ce qu’elle avait pu voir. Pixie oscillait entre le sarcasme provocateur et l’animosité bête et méchante comme défouloir. Il l’avait vraiment mauvaise -comprenez plus que d’habitude- mais au lieu de la calmer ou de lui faire ressentir quelconque regret ou honte, ça avait le don de la contaminer et par conséquent de l’énerver encore plus à son tour. Toujours aussi brutalement, elle lui enfonça le bout de papier dans la main avec une expression agacée et le contourna pour avancer dans l’appartement. Si Liam voulait la faire sortir, il faudrait qu’il la traîne dehors -qui parlait de maturité déjà ?-. Elle ne se retourna vers lui que lorsqu’il lui parla de nouveau.. pour lui faire des excuses, le pire c’est qu’à en croire cette vibration peu commune dans sa voix, il avait l’air de les penser au moins un petit peu. Surprenant.. mais pas assez pour qu’elle le montre, la jeune fille croisa plutôt les bras d’un air contrarié. Elle ouvrit la bouche puis la referma sans un mot, non ça ne la satisfaisait pas ! Elle se moquait de ses excuses comme de sa première observation au nanoscope ! Pixie ne savait pas vraiment pourquoi elle était venue, mais en tout cas pas pour entendre ça. Et le temps qu’elle y réfléchisse paraissait apparemment trop long pour Winchester qui s’empressa de lui redemander confirmation.

Pour la première fois, l’idée qu’il ne l’apprécie réellement pas traversa la tête de loutre de la blonde. C’est vrai qu’elle n’y avait jamais songé auparavant, comme si cette notion était tout à fait impossible. C’est vrai qu’à part un côté atrocement horripilant de demoiselle je-sais-tout, une forte propension à aimer avoir raison et un goût inné pour la contradiction, Pixie avait tout pour être quelqu’un d’agréable auprès de n’importe qui. C’était généralement la première impression qu’on se faisait d’elle et il fallait se lever assez tôt pour en avoir une deuxième puisqu’elle n’aimait pas trop qu’on dépasse une certaine limite. Mais ce n’était pas essentiellement ça le problème, c’était surtout que depuis qu’ils s’étaient rencontrés, Liam et elle, la russe avait assimilé le déroulement des quelques fois où ils s’étaient vus -trop pour être anodines d’après ce qu’on racontait dans leur dos- comme leur fonctionnement de base. Ni bon ni mauvais, juste un cheminement propre à une relation entre deux personnes très différentes. Sauf que maintenant, elle avait comme un doute.. qu’elle chassa, tant pis pour lui il faudrait qu’il fasse avec ! Plusieurs secondes passèrent alors qu’elle le fixait, interdite, puis elle finit par poser son index sur sa lèvres et regardant vers le plafond. Elle tapota, comme prise dans une intense réflexion qui eu pour seule conclusion un joyeux mais bref petit

Non~ !

Ses prunelles bleu clair, presque grises s’attardèrent alors sur lui, elles détaillèrent les traits du visage de Liam en silence. C’était à se demander à quoi elle s’était attendu en fait, ce qu’elle avait eu l’audace d’imaginer. Ainsi derrière son demi sourire et son comportement insolent, l’intonation de ses propos porta une certaine marque de déception mêlée d’une lassitude effarée. Winchester était vraiment long à la détente, à moins qu’il ne comprenne vite mais qu’il faille lui expliquer longtemps. Ouais bah fallait pas compter sur la chercheuse pour ça.

Vous ne comprenez rien, pas vrai ? Vous croyez sérieusement que j’ai attendu trois mois pour ça ? Ses bras retombèrent d’un coup le long de son corps, presque à en faire glisser son sac de son épaule qu’elle retint in extremis. Ensuite elle eut un rire.. jaune le rire, très jaune. Nan mais vous vous foutez de moi ! Vous ne savez même pas pourquoi je pourrais être en colère, vous ne savez même pas pourquoi vous vous excusez non plus ! Ou alors prouvez-moi le contraire et dites-le, mettez des mots, j’écoute.. Elle pencha la tête, tendit l’oreille en faisant la moue comme si elle attendait sa réponse.. Oh et puis non, il n’avait qu’à réagir plus vite. Franchement, j’avais comprit depuis longtemps que vous n’étiez ni drôle, ni socialement saint mais à ce point-là vous mériteriez une palme. Il serait temps de vous rendre compte qu’il n’y a que vous qui dramatisez un tout petit baiser de rien du tout au point de vous cacher pendant des semaines ; Et oui je vous ai vu faire et oui c’était ridicule, ajouta-t-elle en secouant la tête. Désolée mais moi il en faut plus pour me traumatiser.

Incroyable ça quand même ! Il fallait qu’il arrête de faire de son cas une généralité hein, en tout cas Pixie comprenait encore mieux pourquoi il passait pour un être complètement asexuel auprès de ses collègues. Toujours est-il que lancer tout ça comme ça venait de lui faire un bien fou, elle avait presque la sensation de mieux respirer. De toute manière elle n’attendait plus rien de sa part concernant cette histoire, il valait mieux la classer, ce qui bien entendu ne voulait pas dire qu’elle allait tourner les talons et quitter cet appartement. Ce serait trop beau, pour lui je veux dire. Donc après avoir souffler de contentement, elle revint sur ses pas et le rejoignit près du plan de travail où elle appuya ses avant-bras en regardant dans la direction du Bastet, le sourire radieux exagéré accroché sur les lèvres comme elle avait eu l’habitude de l’afficher avant, comme si de rien était. « Rien est grave et tout est sous contrôle. »

Vous n’aurez qu’à dire à votre voisine que je suis une illuminée, je m’en moque complètement. Et je vois pas ce que ça peut vous faire ce que vos voisins pensent de vous, ou de la « fille très jolie et très maline qui est venue vous voir ». Je vous avais jamais vu vous souciez de l’opinion des autres. Elle haussa les sourcils et se tut, attendant que Liam fasse quelque chose que son esprit antisocial devait sans doute bloquer quelque part au niveau de l’élastique de ses chaussettes. Autant prendre les devants sinon ils y seraient encore demain. J’ai comprit que vous n’aimiez pas m’avoir ici, et je vous le dis tout de suite je ne vais pas m’excuser d’être venu sans prévenir. Si je n’avais pas jouer la surprise je ne vous aurais jamais trouvé. Enfin bref, maintenant que je suis là, vous allez me proposer de boire une verre ou je vais devoir fouiller pour me servir toute seule ?

Qu’il comprenne bien qu’elle n’allait pas repartir tout de suite, même si elle n’avait pas l’intention de rester trois heures. En conclusion, la jeune fille trouvait qu’elle ne s’en était pas trop mal sortie pour quelqu’un qui ne savait pas ce qu’elle allait lui dire.

Au fait, c’est coquet chez vous.

Ironie quand tu nous tiens.. parce que franchement non pas du tout. C'est pas comme si c'était étonnant venant de lui en même temps.

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Liam Winchester
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MessageSujet: Re: On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même ▬ Pixie Lun 25 Avr - 9:47

     Liam avait craint de voir l'expression triomphante de la jeune femme lorsqu'il avait tourné la tête vers elle pour lui déverser un flot de reproches en pleine face. Et bien elle pouvait être fière, elle lui avait coupé le sifflet, sans compter que la demoiselle avait réussi à faire ce que sa voisine s'évertuait de tenter depuis des années : mettre les pieds dans son appartement. Il ne se rendait compte de ce qu'il avait, qu'à présent, elle était entrée comme une fleur et avait tout le loisir de découvrir qu'il était aussi ennuyant qu'il en avait l'air de prime abord. Heureusement, le policier n'était pas du genre à accrocher des photos de famille aux murs histoire de démontrer aux fantômes qui habitaient son appartement, qu'il n'était pas si seul que cela. Ça faisait belle lurette qu'il avait cessé de croire ça, après tout Liam savait très bien qu'il n'avait ni famille, ni amis, seulement des collègues de travail qu'il ne voyait que pendant les heures de service et à n'en pas douter, ils s'en contentaient tous. Oui, au final, Pixie avec son intelligence plus développée que la moyenne et la façon qu'elle avait de décrypter le comportement du Bastet, devinerait sans aucune peine qu'il ne se faisait pas seulement passer pour quelqu'un à l'esprit spartiate afin d'être performant dans son travail, mais que c'était ce qu'il était réellement. Est-ce que ça le désolait ? Bonne question, pour le coup il ne savait plus s'il devait se réjouir ou se mettre à pleurer, elle l'avait pris de cour et il était paumé. Son côté cartésien criait à l'hérésie, Pixie faisait partie de la section « boulot » de son esprit et voilà qu'elle venait s'incruster dans la case « vie privée » ! C'était déjà trop pour un esprit aussi prévisible et routinier que celui du trentenaire, normalement le pion « Pixie » devait rester dans la première section et jamais au grand jamais ne flirter avec l'autre.

     Et bien c'était rappé, comme les carottes que sa voisine lui avait proposé hier soir. Peut-être le prenait-elle pour un lapin, ça changeait de Pixie qui l'avait traité d'ours mal-léché, pour quelqu'un qui détestait les animaux, il trouvait qu'on le comparait souvent à eux, à son grand dam. Les paroles de Pixie se firent entendre alors qu'elle exultait de voir qu'il n'avait pas su comment l'appeler, son ton tapait sur le système de Liam qui ne fit que se renfrogner davantage comme un gosse raillé par ses amis. Il détourna le regard, piqué au vif, alors qu'elle enchaînait en taxant ses honteuses insinuations - qui étaient on-ne-peut-plus véridiques - de ruses, ce n'était pas de la ruse, simplement une technique fourbe que les femmes affectionnaient ! Alors qu'il la darda de son air contrarié lorsqu'elle proposa de lui apprendre comment faire, il se dit que si tous les cours qu'ils se donnaient devaient se conclure comme le dernier, mieux valait éviter ce domaine. Non que ça avait été déplaisant, mais c'était justement le problème, ça devait l'être. Après lui avoir offert un sourire qui lui rappela désagréablement celui que l'agent Paradise lui offrait toujours, elle se dégagea et Liam laissa son bras tomber le long de son corps alors qu'elle retournait le bordel qui lui servait de sac pour sortir un papier fluo et le lui coller sous le nez comme si c'était une version originale de l'ancien testament. Le policier recula légèrement pour éviter de devoir loucher pour identifier le papier alors qu'elle lui expliqua qu'avec un peu de gentillesse on obtenait ce qu'on voulait. Lorsque Pixie parla de « l'homme de sa vie », Liam songea tout de suite à Dorian et jura mentalement, quel vendu ! Il ne se satisfaisait plus de lui organiser des rendez-vous de dernière minute ? Fallait-il encore qu'il balance des informations personnelles à son sujet ?!

     Est-ce qu'elle était énervée ou moqueuse, il ne parvenait pas à le savoir, mais avec le don des femmes pour changer de caractère comme on retourne une crêpe, il ne préférait pas perdre son temps à identifier le ton de la jolie blonde. Cette-dernière lui fourra le papier dans la main alors qu'il le regarda pour reconnaître effectivement, l'écriture familière de Dorian. Liam froissa le papier avant de l'envoyer vers la corbeille de la cuisine tout en tournant la tête vers Pixie pour constater qu'elle commençait à faire la visite de son petit nid loin d'être douillet. Sans gêne ! Il se retint de lui faire la remarque qu'elle n'était pas chez sa grand-mère, mais préférant éviter une remarque cinglante sur le manque de décorations de son chez-lui, il se tut. Après s'être retourné vers lui, la Russe croisa ses bras dans un mouvement qui n'indiqua rien de bon à l'agent Bastet, elle allait certainement lui râler dessus, pour changer ! Ils semblaient marcher à ce système, chacun râlait sur l'autre, à se demander s'ils n'étaient pas masos pour se revoir autant de fois. Sa bouche qui ne lui avait pas semblé aussi désagréable qu'il voulait le faire paraître lors de leur dernière rencontre, s'ouvrit puis se referma comme si elle venait de changer d'avis, un silence s'installa entre eux, gênant et pesant, puis elle posa son doigt sur ses lèvres. Liam fronça les sourcils alors qu'elle regardait le plafond (qui n'avait pas de belles moulures), puis lui lâcha un joyeux « non » qui ne laissait aucune possibilité de doute. Un moment de stupéfaction passa dans les yeux sombres du policier alors qu'elle le regarda quelques instants, puis sans se départir de son sourire elle reprit la parole d'un ton qu'il ne parvenait toujours pas à identifier clairement.

     En effet, il ne comprenait rien, elle disait avoir attendu trois mois alors que Liam était plutôt de l'avis qu'il avait réussi à l'esquiver pendant tout ce temps. Visiblement non, c'était con de constater à quel point on pouvait se planter, surtout lorsqu'on s'appelle Liam Winchester et qu'on était face à une jolie blonde trop futée pour soi. Rattrapant son sac qui manqua de tomber elle lui demanda sans détour s'il se foutait de sa gueule, puis elle marqua un point en disant qu'il ne devait pas savoir pourquoi elle s'énervait. Par contre, il savait pourquoi il s'excusait... Quoique.... Lorsqu'elle lui demanda de mettre des mots, il en fut incapable et la regarda un peu bêtement. Ça prenait une tournure qui ne lui plaisait pas du tout, mais alors pas du tout. Il n'aurait pas eu le temps de répondre de toute manière, la furie blonde enchaîna en disant qu'il n'y avait que lui qui dramatisait pour ce baiser et pire que tout, ajouta qu'elle l'avait bien capté lorsqu'il avait cru l'avoir esquivée incognito l'autre fois. C'était la grosse honte pour un Bastet mais Pixie était plus tenace que n'importe quel mutant et Liam aurait très volontiers échangé cette situation contre une bonne traque pleine de testostérone. La jeune femme souffla comme si elle était satisfaite de son petit monologue avait de prendre ses aises en s'appuyant sur son plan de travail, non loin de son cendrier et lui décrocha un sourire radieux qui déstabilisa une fois de plus le Bastet. Ils en étaient là ? Elle avait tout lâché et elle était de nouveau de bonne humeur ? Complètement largué, il la regarda en préférant observer un silence de mise pour ne pas faire revenir la dark Pixie, il préférait celle-ci à choisir.

     Finalement, elle lui donna une excuse à servir à sa voisine avant de dire qu'elle ne l'avait jamais vu se soucier des autres, ce qui n'était pas faux. Mais là c'était différent, elle ne pouvait pas comprendre. Pixie continua de le regarder, il s'attendait à ce qu'elle débarrasse le plancher maintenant qu'elle avait eu ce qu'elle voulait (?), mais visiblement ce n'était pas le cas puisqu'elle lui balança qu'elle ne comptait pas s'excuser d'être venue ici et donna une raison tout à fait plausible et à 100% véridique, tout en concluant pour lui demander quelque chose à boire. Elle ne comptait donc pas faire cesser cette entrevue qui lui échappait complètement de sitôt, il retint une grimace contrariée, non parce qu'il était mécontent de la voir ici - à son grand agacement d'ailleurs - mais simplement parce qu'elle l'avait pris par surprise et que par conséquent, la jeune femme gardait un très net avantage vis-à-vis de lui. Liam sembla sortir de ses pensées en regardant autour de lui comme si une flèche colorée et clignotante indiquait quelque part « boisson à offrir à une invitée », mais il ne vit rien. Qu'est-ce qu'il avait à proposer ? À part de l'eau du robinet évidemment. Liam ne passait que très peu de temps ici et par conséquent n'avait quasiment rien à boire ou à manger. En plus elle avait débarqué à l'improviste ! Bon, d'accord, si elle avait prévenu il n'aurait pas eu plus de choses à offrir puisqu'il n'aurait même pas été là, mais c'était fourbe tout de même ! Alors qu'il sondait son esprit pour savoir quoi lui donner, Pixie lâcha un sarcasme qui fit grimacer le policier qui répliqua aussitôt.

     « C'est un appartement de fonction. »

     Parce que bien entendu, ça expliquait le fait qu'il ne puisse pas décorer un minimum son lieu de vie ! En fait c'était une excuse tout à fait minable, sans compter qu'il vivait ici depuis un sacré bail alors le temps, ce n'était pas ce qui lui manquait. Il se retourna vers la partie de la pièce principale qui servait de cuisine, regardant autour de lui avant de lâcher quelques mots d'un ton presque dépité.

     « Je n'ai que du café. »

     Pas de bol si elle était allergique à la caféine, il ne pourrait rien lui proposer de plus. Liam était un amateur certain de cette boisson qui lui permettait de ne pas s'endormir lorsque sa dose de sommeil lui avait été refusée par le voisin d'appartement qui affectionnait le métal en plein milieu de la nuit, au volume maximal bien entendu. Il entreprit de sortir le pot de café qui était bien marqué du mot « café » (signe très net que c'était un homme qui vivait ici, sans quoi il aurait été rangé dans le pot marqué « thé »), avant de sortir deux tasses sans réussir à s'empêcher de jeter de fréquents regards à Pixie pour s'assurer qu'elle n'allait pas fouiner trop loin. De toute manière, mis à part quelques petits objets sans intérêt pour elle, posés sur les rares meubles de la pièce, il n'y avait absolument rien à regarder. La fenêtre était restée ouverte et pendant un moment il se demanda s'il ne devait pas la fermer vu qu'il faisait quand même assez frai et décida finalement que non, il ne maîtrisait rien et bien ça au moins elle ne pourrait pas le changer. On se réjouissait comme on pouvait malheureusement. Alors que l'eau décidait visiblement de mettre une plombe à chauffer, le policier orienta une fois de plus son regard inquisiteur sur la jolie blonde qui faisait plus que décalée au milieu de ce décor, avant de lui lâcher quelques mots d'un ton toujours aussi rogue.

     « Et je ne suis pas traumatisé non plus. »

     Avare de paroles comme à son habitude, le Bastet détourna le regard pour se concentrer sur la casserole d'eau (il n'avait pas de micro-onde), en se demandant pourquoi il avait jugé utile de revenir sur le sujet. Il pouvait passer pour une asexuel, mais la manière dont Pixie avait présenté les choses lui donnait l'impression d'être une vierge effarouchée, pas très reluisant il fallait l'avouer. Seulement il ne savait pas pourquoi il l'avait fuit pendant tout ce temps, ou plutôt si, par peur qu'elle lui dise que ça ne la dérangeait pas. Il chassa rapidement ces pensées de son esprit alors que l'eau se décidait enfin à bouillir - mimétisme de l'esprit du policier - puis après avoir versé le liquide dans la tasse, il se retourna vers la jeune femme qui se trouvait dans le « salon » avant de la rejoindre pour lui tendre le précieux liquide. Qu'elle se sente honorée, il n'avait jamais, mais alors jamais, servi quoi que ce soit à qui que ce soit dans cet appartement. En fait ça faisait un bail que personne d'autre que lui n'y était entré pour tout dire. Un moment de silence alors qu'il se demandait bien ce qu'il pourrait lui dire pour meubler le temps qu'elle passerait ici. Il se voyait mal lui balancer des banalités sur la pluie et le beau temps et tout ce qu'il voyait le ramenait forcément au sujet qu'il ne voulait pas approfondir. Finalement, alors que les secondes s'égrainaient, il lui désigna le canapé en parfait état, mais plus que démodé.

     « Vous avez le droit de vous asseoir. Trop d'honneur, décidément c'était la journée où il sortait les conneries à la chaîne. Mais quelqu'un vous a ouvert pour que vous montiez ici ? Il restait debout, ne comprenait toujours pas qui avait bien pu ouvrir à la jeune femme. Et pour répondre à ce que vous disiez, je me fiche pas mal de ce que les voisins pensent, mais je suis ici sous couverture et vous admettrez que ce que vous venez de dire au sujet de quelqu'un qui est censé être policier, ce n'est pas très logique. Je ne compte pas leur servir la moindre excuse qui soit, ma vie ne regarde que moi. »

     Moyen subtile de lui faire remarquer qu'elle se mêlait de sa vie ? Peut-être pas, après tout il se montrait « aimable » en disant qu'elle ne passerait pas pour une folle auprès de ses voisins non ? Il ne prévoyait pas qu'elle remette les pieds ici plus tard de toute manière donc pour ce que ça changeait dans son existence morne et monotone. L'excuse de la couverture et de l'appartement de fonction, pour changer, il devrait renouveler son lot d'excuses déjà faites.

     « Il n'empêche que l'agent Whitewood n'avait pas à vous donner ce papier, vous auriez aussi bien pu m'en parler à l'asile. »

     Au moins là-bas il aurait été dans son élément, puisque visiblement elle l'avait capté, Pixie aurait très bien pu attirer son attention pour une raison lambda. Décidément, ça l'emmerdait qu'elle puisse voir l'endroit où il vivait, il ne s'en remettrait pas aussi facilement que du baiser. L'air de rien finalement, il ajouta quelques mots.

     « Au moins, ça ne sort pas d'ici. »

     Il posa ses yeux noirs sur le minois de Pixie, d'un air calme, attendant de voir s'il allait avoir un retour en force de dark Pixie ou si elle allait se contenter de hocher la tête. C'était une simple question de s'assurer que cette discussion ne sortirait pas d'ici. Bien que vu le peu de choses qu'il avait dans cet appartement, il aurait du mal à ne pas y repenser chaque fois qu'il rentrerait d'une journée de dur labeur. Décidément, elle avait réussi à s'insinuer dans toutes les parties de sa vie, comme quoi, elle était douée dans tout ce qu'elle faisait, contrairement à lui.

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MessageSujet: Re: On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même ▬ Pixie Ven 13 Mai - 16:21

Alors c’était ici que vivait l’agent Bastet Liam Winchester.. Pixie laissa son regard parcourir la pièce, la partie qui faisait office de cuisine et ensuite celle qui faisait office de salon, à la recherche du moindre indice qui aurait pu lui laisser penser qu’un être humain, même des plus banales, vivait ici. Ça tranchait avec son propre appartement « de fille », c’était certain. Pas de bibelots, pas d’objets personnels, pas de décoration, pas de plante. Au mieux le cendrier et l’odeur de sa marque de cigarettes qu’elle pourrait dès aujourd’hui reconnaître facilement. Elle n’aurait quasiment pas été surprise de trouver dans sa chambre simple paillasse tressée posée à même le sol et un vulgaire clou au mur soutenant un cintre sur lequel serait soigneusement pendu son uniforme. L’authentique habitat du mâle, dans sa version primitive en somme. Pixie trouvait ça triste mais pas choquant, c’était peut-être même assez amusant de constater que l’ambiance collait exactement à ce qu’il paraissait être. Sans le regarder, elle attendait qu’il lui lance une petite remarque cinglante au sens plus ou moins caché mais rien ne vint. Est-ce qu’elle avait mis Liam tellement K.O. au première round qu’il ne se battrait plus pour les suivants ? Car il y en aurait forcément d’autres, ce serait une faute grave de penser le contraire.

Finalement, elle revint vers l’entrée s’indigner de ce nouveau dialogue de sourds dont le schéma commençait à n’en point douter à devenir routinier. De toute façon ils n’étaient pas sur la même longueur d’ondes et ils ne le seraient certainement jamais. La Chercheuse ne se faisait pas de films à ce propos, en vérité ce qui la scotchait le plus c’était que le super chasseur n’avait vraiment pas l’air de trouver quoique ce soit à lui redire. C’était tout aussi satisfaisant que contrariant. Elle l’avait connu plus virulent que ça mais c’était un mal pour un bien, Pixie se sentait plus légère d’avoir dit ce qu’elle avait à dire, sans parler qu’elle n’irait jamais cracher sur le fait de contrôler la situation. Ça ne voulait pas pour autant dire qu’elle en avait fini avec lui, et d’ailleurs elle fut obligée de lui souffler les bonnes manières. Il en parut complètement désorienté, si bien qu’elle fronça légèrement les sourcils de dépit. C’était grave quand même. Après l’ours mal léché, on avait le numéro de l’ours pataud. Très.. pittoresque. Elle fut à deux doigts de lui proposer un coup de main avant de se dire que finalement non, il n’avait qu’à se débrouiller. Il devait se racheter. De quoi, elle ne savait pas trop mais en tout cas il devait le faire ! Magnifique, la seul remarque qui le fit sortir de son silence désemparé fut l’ironique remarque de la jeune fille à propos de l’état des lieux. Coulant un regard impassible sur le côté pour le détailler, elle rétorqua d’un air peu convaincu

C’est votre choix.

Haussement d’épaule à l’appuie, elle se redressa ensuite, laissant toute fois ses mains sur le plan de travail de cette cuisine en lâchant un soupir de contentement. Soupir interrompu par la déclaration de Winchester disant qu’il n’avait que du café. L’intonation de sa voix le rendait presque aimable à cet instant, comme s’il hésitait à être gêné de cette situation Ô combien révélatrice. Pixie regarda sa montre, essayant d’imaginer combien de temps elle resterait ici avec ce café, calculant si en rentrant elle ne mettrait pas trois plombes à trouver le sommeil. Elle faillit l’interroger sur l’existence potentiel d’un décaféiné dans ses placards mais étant donné qu’il n’avait toujours pas essayé de la dégager à coups de pieds, mieux valait sans doute d’éviter de tendre la batte de base-ball pour se faire battre. Elle acquiesça alors avec un sourire évasif

Ce sera très bien.

La Russe était tout de même une personne assez compréhensive, il fallait l’avouer. Le laissant tranquillement s’affairer à préparer le dit café à la casserole -charmant retour dans les années trente, il faudrait que quelqu’un le prévienne au sujet de l’invention de la cafetière-, ses mains frôlèrent la surface plane du plan pour le quitter et faire de nouveau quelques pas vers le salon. Pour s’occuper disons, parce que le tour, elle l’avait déjà fait quatre fois en arrivant.. vu qu’il n’y avait rien de notable à part une fenêtre ouverte, ça devenait vite monotone. Elle s’approcha pour regarder dehors, repérant sa voiture de location garée en bas, juste sous la lueur de l’un des réverbères qui éclairait le petit parking privé des habitants. Pixie se demandait quand elle allait récupérer une voiture, oubliant d’entretenir une conversation qui ne serait probablement pas de tous repos. Mais en fait c’est Liam qui se chargea de revenir sur un sujet qu’elle avait presque déjà oublié. Visiblement il avait mit le temps mais il avait tout de même quelque chose à éclaircir. La manière dont elle l’avait dépeint n’avait rien de flatteur, aussi assura-t-il qu’il n’était pas traumatisé non plus. Elle se frotta le bras au niveau de l’endroit où il l’avait saisi tout à l’heure et se retourna, penchant au préalable la tête pour observer ce spécimens assez rare : le Liam Winchester dans son environnement naturel, posté comme tout homme qui se respecte devant sa casserole, entrain de menacer du regard l’eau pour lui ordonner de bouillir, la vilaine. Ça la fit sourire..

C’est plutôt une bonne nouvelle, je me serais inquiétée sinon. Pour moi je veux dire, enfin pour vous aussi mais à ce niveau je n’aurais pas pu faire grand chose. C’est assez.. effrayant de voir un homme mettre autant d’énergie à fuir. Elle fit une pause. Même si c’est vous.

Il pouvait le prendre comme une pique, ça n’en était pas une. La blonde gardait une bonne humeur à toute épreuve mais elle décrivait juste les faits sans tomber non plus dans un écœurant sérieux. Elle ne taisait pas ce qu’elle pensait mais elle n’en rajoutait pas des caisses non plus. Ça c’était réservé au cas de force majeur, comme pénétrer dans son bunker déguisé en appartement de fonction standard. La chercheuse reprit de plus belle

Je n’ai pas vraiment comprit pourquoi vous aviez réagit comme ça. Je veux bien que vous puissiez me considérer comme une gamine mais si ça peut vous rassurez, je n’ai pas écrit votre nom dans des cœurs partout dans mon journal intime. Pixie eut un semblant de rire rapidement étouffé et ajouta comme si l’idée elle-même était risible. Pour tout vous dire je ne tiens même pas de journal intime. Elle fronça les sourcils de désapprobation cette fois et refit face à la fenêtre sans s’attarder plus sur le sujet. Quoique si un tout petit peu parce qu’alors qu’elle lui tournait complètement le dos, elle glissa encore quelques mots l’air de rien.

Bref, je pensais quand même que pour que ce soit arrivé, je devais vous plaire au moins un peu.

Le distance par rapport à la question informulée, le ton enjoué et détaché.. Finalement c’était la seule phrase amplement millimétrée qui sortait de sa bouche depuis qu’elle était là. Elle n’avait rien d’un hasard ou d’une impulsion venue comme ça. C’était peut-être pour avoir une réponse à ce sujet qu’elle avait eu besoin de débarquer ici de cette manière. Aussi malpoli et agaçant que soit l’Agent Winchester, il y avait une part de lui qui attirait irrémédiablement la Scientifique. On pouvait imaginer que c’était son côté pseudo inaccessible, ou que malgré son attitude bonne à jeter à la benne il faisait quand même des efforts avec elle, ses exigeantes, ses attaques et sa répartie. Ou -mais c’était un petit trop simple- qu’il était largement qualifiable de « séduisant ». Dans sa tête, Pixie crut entendre la voix de Theo qui lui préférait largement taxer le Bastet de « tocard » vis-à-vis duquel elle devrait plutôt prendre le large.. mais vous connaissez l’esprit de contradiction n’est-ce pas ? Sans compter que si elle en était restée à la première impression, Theo serait lui aussi resté un éternel abruti absolument pas fini et elle serait passée à côté de quelque chose. La réalité la happa ensuite quand elle entendit les pas de Liam se rapprocher dans son dos, faisant disparaître le minet..

La jeune fille pivota sur elle-même et prit le café que le trentenaire lui tendait, en le remerciant. Après un silence assez pesant et une première gorgée brûlante -bordel en plus il n’y était pas allé de main morte sur la dose de café-, il l’invita plus ou moins à s’asseoir. Plus ou moins oui, mais elle le fit tout en demandant s’il n’avait pas du sucre. Restant assez droite au bord du canapé qui n’avait pas dû voir défiler grand monde bien qu’il ne semble pas tout récent, elle posa son sac à côté d’elle. Visiblement elle n’était pas très à l’aise, il fallait dire que s’installer pour prendre le café chez Winchester ne cadrait pas du tout avec les entrevues qu’ils avaient eu auparavant. Aborder les pires des banalités sans intérêt n’était pas si mal venus.

J’ai croisé quelqu’un en arrivant en bas et il m’a laissé entrer, ça n’a rien de très mystérieux ni de très palpitant. La Russe leva ses yeux clairs vers lui avec un rictus rieur. Vous avez l’air de penser que les policiers sont intouchables.. vous savez les personnes atteintes de troubles liés à l’obsession et à l’excès ne réagissent pas selon les schémas de rationalité. Et vous êtes plus qu’un policier.. pourtant tout ce que j’ai dit était vrai. Quelle est votre logique dans ce cas ?

A aucun moment elle n’aurait pu interpréter sa réponse comme une attaque, une accusation prônant qu’elle se serait mêlée de ses affaires. Arrêtons de déconner deux secondes : dans sa tirade, elle était quand même la principale concernée. Pixie balaya l’évocation à l’agent Whitewood avec une austérité plus accentuée.

Je pense que votre supérieur se soucie de vous. Je ne l’ai pas soudoyé si c’est ce que vous vous dites, je n’ai usé d’aucun stratagème. Je lui ai juste demandé où je pouvais vous trouver, je n’ai pas eu à lui expliquer pourquoi.. il m’a juste donné ça. Si ça vous pose un problème, réglez-le avec lui. Elle posa sa tasse sur sa cuisse, la tenant en équilibre d’une main et souffla brièvement puis se pinça les lèvres. Même en imaginant que vous ne passiez pas votre temps à vous planquer dans les salles auxquelles je n’ai pas accès, je ne crois pas une seconde que vous auriez préféré que je vous en parle là-bas.

La jolie blonde s’apprêtait à reprendre quand la dernière réflexion de Liam la coupa dans son élan. Elle resta bouchée bée, à deux doigts de l’exaspération et d’un retour de manivelle bien cherché. Ça va, elle avait comprit qu’elle faisait tâche dans sa si précieuse petite cage à lapin ! Oh elle dû se faire violence pour ne pas lui balancer son café dans la figure et à la place regarder dedans sans pouvoir en voir le fond. Quelques secondes plus tard elle sembla revenir à elle comme si elle avait oublié la question

Ah pardon, vous attendez que je confirme que je n’en parlerai à personne c’est ça ? Je sais pas, je verrai..

Vous vous souvenez de la fête d’Halloween ? Moi je m’en souviens, j’ai presque l’impression d’y être, de revoir ce même comportement, sauf que là je suis carrément devenue le mur de la honte. J’espère sincèrement que je suis entrain de dormir et que je fais un mauvais rêve.. Mais au cas où, vous voulez que je vous dise ? Les gens ont raison.
Elle se leva brusquement pour lui faire face du haut de ses trois pommes, mais même pas peur. Vous n’êtes rien de plus qu’un homme dans la trentaine qui vit à travers son boulot. Vous vous complaisez dans votre solitude parce que vous n’avez qu’elle dans votre misérable petite vie bien réglée aussi vide que votre pitoyable appartement. Au moins vous pouvez être sûr que le message est passé, j’arrête de ce pas de déranger l’organisation de votre précieux néant. Mais c’est moi qui devrais avoir honte de me faire traiter comme ça par un homme aussi triste et insipide que vous.

Le discours avait été presque anormalement posé. Elle n’avait pas haussé la voix, cette dernière était juste devenue de plus en plus cassante à mesure des mots qui s’échappaient de ses lèvres. Ni une, ni deux, Pixie attrapa son sac et le jeta sur son épaule en dépassant le Bastet pour se diriger d’un pas décidé vers la porte. Je vous avais rien demandé moi. Ses talons cessèrent de claquer le sol quand elle posa son café encore plus qu’à moitié plein sur le plan de travail près du cendrier et qu’elle fit volte-face. Là seulement elle éleva le ton, excédée.

Je vous renverrai votre foutue peluche, vous pourrez la brûler avec vos foutus clopes ou la faire bouillir dans votre foutue casserole avec votre foutu café dégueulasse !

Beaucoup de « foutu » pour une seule phrase, Pixie qui parlait mal c’était drôle des fois, surtout que c’était pour éviter de jurer en russe puisqu’il n’aurait rien comprit. En tout cas ça soulageait ! D’abord elle lui jeta un regard plein de mépris blessé mais pourquoi attendre une réaction en fait ? Inutile. Elle pesta en tapant du pied et se retourna pour ouvrir la porte d’entrée. Vous vous rappelez de la voisine ? Si elle était toujours là à guetter derrière sa porte entrebâillée, elle aurait le droit à un super portrait du « mec d’en face » made in Yulianov, je vous le dis moi !

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MessageSujet: Re: On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même ▬ Pixie Lun 23 Mai - 21:45

     Elle avait le don de toucher les points sensibles chez lui, à croire que Pixie avait un détecteur qui fonctionnait sur le même principe que celui des puces des mutants, sauf qu'elle ne se privait pas d'en user abondamment. Liam ne releva pas la pique bien envoyée de la demoiselle sur le fait que voir un homme de son âge - car rappelons-le, il était proche de la retraite comme le lui faisait remarquer l'agent Paradise - était passablement effrayant. Il ne savait pas comme prendre sa dernière phrase, est-ce que ça signifiait que lorsqu'on s'appelait Liam Winchester, le fait de fuir devant une jeune femme certainement porteuse du gène des Amazones, était parfaitement normal ? Peut-être bien, quoi qu'il en soit il l'assumait parfaitement, si Pixie se raillait de lui et bien tant pis, il n'était plus à ça près ! Si de son côté la jolie blondinette ne comprenait pas ce qui le poussait à réagir comme ça, lui le savait parfaitement et il n'était pas décidé à opter pour un autre comportement ! Très peu pour lui les traditionnelles rumeurs qui naissaient dès qu'un agent masculin avait le malheur de regard d'un peu trop près une personne du sexe opposé - ou du même sexe pour certains - il y avait suffisamment de rumeurs à son sujet sur ce compte pour qu'il s'embourbe davantage dans ces emmerdes. Le Bastet ne se rendait pas compte que ce qui provoquait justement ces fameuses rumeurs, c'était le fait qu'il repousse en bloc toute tentative féminine, forcément, ça donnait sujet à réflexion et il ne fallait pas grand-chose pour mettre le feu aux poudres.

     Il en releva pas lorsqu'elle parla de la considérer comme une gamine, ce n'était pas du tout le cas sans quoi il n'aurait même pas pris la peine de lui donner les cours de tir, ce qui aurait peut-être été préférable en y réfléchissant. Rien de tout cela ne serait arrivé. Il fut rassuré pour elle au sujet du journal intime, quelle stupidité de confier ses pensées les plus secrètes à un morceau de papier, totalement contradictoire à tout esprit de conservation ! Il fut tenté de lui rétorquer qu'il la considérait comme trop intelligente pour s'épancher dans des trucs aussi stupides, mais se retint à la dernière minute, inutile de flatter son égo, ce serait simplement lui donner de nouvelles munitions pour le plomber. Pas maso le Liam. Lorsqu'elle ajouta subtilement son hypothèse au sujet de l'intérêt qu'il portait à sa personne, l'agent Winchester se figea, bien que cela ne soit heureusement pas très visible, elle lui aurait balancé qu'elle était mutante que ça ne l'aurait pas autant perturbé. Est-ce qu'elle lui plaisait ? C'était une chose qu'il se refusait d'envisager, son cerveau avait balisé la zone « Pixie » signalé un dégât des eaux et interdit l'accès à toutes les cellules encore intactes de son cerveau. Hors de question de débattre sur ce sujet, il passa dessus en restant silencieux et sans lui accorder le moindre regard jusqu'à ce qu'il n'aille lui donner sa tasse de café certainement trop fort. Si elle attendait une réponse, elle pourrait se brosser et s'asseoir dessus ! Alors qu'elle prenait place en posant ses affaires tout en répondant aux multiples questions qu'il venait de lui poser, la demoiselle lui expliqua que quelqu'un l'avait laissé entrer en sortant du bâtiment. Les voisins et leur sale habitude de toujours tenir la porte ! Ils n'étaient pas portiers bon dieu !

     Vous connaissez tous les gens qui vous coupent le chemin pour passer la porte avant vous et vous la lâchent en pleine tronche ? Et bien ça, c'était Liam, il ne supportait pas de voir les autres habitants de l'immeuble, coulant de bonne humeur et de sympathie, s'amuser à faire les portiers pour la moindre jolie fille qui pointait son nez à l'horizon. Pas que Pixie soit jolie, enfin, elle n'était pas repoussante non plus, loin de là même, mais bon, là n'était pas l'affaire ! Quoi qu'il en soit, la jeune chercheuse lui avait demandé du sucre – décidément, qu'est-ce que les femmes avaient avec ce sucre ? - et il sortit de ses pensées en allant en chercher non loin de là. Ça, il en avait à la pelle. Elle lui sauva la mise en l'évitant de penser à des choses plus stupides les unes que les autres, abordant le fait que les policiers n'étaient pas intouchables et qu'il n'en était pas un lui-même avant de lui demander quelle était sa logique. Disons simplement qu'il comptait sur sa mauvaise humeur et son expression perpétuellement agacée pour faire fuir les gens, le métier qu'il avait soit-disant n'était qu'un petit engrenage dans tous ces rouages, il chassa cette question d'un geste de la main comme si c'était sans importance au fond. Arriva le sujet de Dorian, la demoiselle émit l'hypothèse qu'il pouvait se soucier de vous, bien que Liam ne voyait aucune raison qui puisse justifier ce comportement, peut-être bien qu'il avait une certaine affection pour les emmerdeurs de première, ce qui expliquerait qu'il appréciait Liam et Kailee et donne à Pixie tout ce qu'elle lui demandait. Enfin, elle marqua un point en supposant qu'il n'aurait pas apprécié du tout l'idée qu'elle puisse lui parler de tout cela à la base, ce n'était que trop vrai, il en était presque agacé qu'elle le cerne aussi facilement.

     Finalement, la conversation était presque normale, enfin autant qu'une discussion avec lui puisse l'être, seulement les choses dérapèrent à nouveau sans qu'il ne comprenne pourquoi ou comment, elle resta un moment silencieuse à le regarder avant de reprendre la parole d'un ton posé qui n'engendrait généralement rien de bon. Cette fois-ci ne fit pas défaut, elle présuma bien justement qu'il attendait confirmation, mais qu'elle devait y songer, puis elle parla de la fête d'Halloween sans qu'il ne comprenne ce qu'elle était en train de lui raconter. Pixie parla du mur de la honte et d'autres choses approchantes et il se remémora rapidement la discussion de la fête qui lui avait laissé un arrière-goût amer dans la bouche, ça n'avait rien donné de très bon à cette époque et il doutait que ça change cette fois-ci. Lorsqu'elle se redressa en le regardant droit dans les yeux, il ne dit rien, attendant la suite de la tempête qui arrivait alors qu'elle lui balançait ses quatre vérités en pleine gueule, lui sortant qu'il n'était qu'un trentenaire qui vivait pour son boulot et se plaisait dans sa petite vie sans faveur. C'était difficile à avaler, mais pas lorsqu'on vous avait déjà envoyé ça en plein visage à plusieurs reprises, c'était le discours que ses anciennes – et rares – conquêtes avaient tenu au moment de claquer la porte de son appartement. Lorsque la jeune femme attrapa son sac pour se diriger vers la porte en lui déclarant qu'elle lui renverrait sa peluche, il ne comprit pas de quoi elle parlait, avant de se souvenir de l'horreur qu'il lui avait gagné à la fête d'Halloween. Liam se contenta de se retourner pour la regarder lui jeter un regard de mépris mêlé à quelque chose qu'il n'identifia pas, puis elle râla une dernière fois avant d'ouvrir la porte d'entrée pour s'en aller comme toutes les femmes qui passaient plus de cinq minutes dans cet appartement.

     Il fut tenté de la laisser faire, sachant très bien que si la jeune femme passait le pas de sa porte, ce serait pour de bon, seulement quelque chose en lui avait visiblement été titillé par ses paroles, il sentit une bouffée d'agacement le prendre aux tripes et quelque chose claironna à ses oreilles, lui ordonnant de ne pas la laisser filer comme ça. N'obéissant qu'à son esprit qui s'agitait, il parcourut la distance qui le séparait de la porte que Pixie avait ouverte, avant de la refermer d'une poussée de la main, manquant de lui coincer les doigts si elle avait eu le malheur de les poser sur le cadre de la porte. Cette-dernière claqua brutalement, un peu comme la gifle verbale qu'elle venait de lui balancer, puis il la darda de son regard avant de lui répliquer d'un ton nettement différent de celui qu'il employait habituellement, cette fois-ci il était franchement agacé, mais pas dans le genre impatienté, plutôt dans celui du gars qui ne parvenait pas à comprendre ce qu'on lui reprochait.

     « Pourquoi est-ce que vous devez toujours faire ça bordel ?! Il ne jurait jamais, pas un mot de travers, toujours parfaitement contrôlé, à croire qu'elle le faisait vraiment sortir de ses gongs. Vous venez ici juste pour avoir le plaisir de me rappeler à quel point ma vie est inintéressante comparée à la vôtre où à celle de la moitié de la population de cette ville ? Si c'est le cas vous n'aviez pas à vous emmerder, je le sais bien assez, on me le balance à longueur de temps, il aurait fallu vous renseigner auprès des autres, ça vous aurait évité un chemin jusqu'ici et le fait de devoir passer dix minutes dans un appartement pitoyable avec un trentenaire insipide. Elle l'avait touché au vif, comme à de nombreuses reprises, sauf que cette fois-ci il réagissait instantanément. Ça l'emmerdait de devoir parler de tout ça, mais il n'arrivait pas à s'arrêter, son esprit ne pensait plus, il se contentait de faire fonctionner sa langue. Vous avez raison, les gens ont totalement raison, j'ai une vie sans aucun intérêt à part le fait d'attraper des mutants, j'espère que ça vous fait plaisir que je vous dise ça, parce que je pense que c'est très certainement la dernière fois qu'on se parle. »

     Il glissa sa main vers la poignée, la tournant pour ouvrir la porte et pouvoir permettre à Pixie de sortir, mais soudain, alors qu'il l'avait entrebâillée, il semblait changer d'avis, leva un instant les yeux vers le plafond, puis claqua à nouveau la porte avant de plonger son regard dans celui de Pixie pour enchaîner sur sa lancée sans lui laisser le temps de répliquer.

     « Et puis non merde, je vais vous dire, j'ai fait des efforts avec vous depuis que je vous ai rencontrée, j'ai fait un effort à la fête d'Halloween pour vous faire plaisir, je vous ai donné ces cours de tir de merde pour vous faire plaisir, je ne suis peut-être pas très doué pour le montrer, mais ça n'empêche pas que j'essaye ! Il recula légèrement, appuyant son épaule contre la porte comme si le fait de lui balancer tout ça lui donnait le vertige. Chaque fois que je dis un truc de travers vous sautez au plafond, je peux comprendre que mon attitude vous dégoûte, vous fasse sortir de vos gongs où ce que vous voulez, mais si vous arrêtiez de me troubler toutes les deux minutes peut-être que je pourrais mieux me concentrer pour essayer de me comporter comme vous le voudriez. »

     En vérité, ce n'était peut-être pas une bonne idée de lui parler aussi franchement, ça faisait depuis des années qu'il n'avait plus dit les choses telles qu'elles étaient à une personne, Liam ne se rendait pas vraiment compte que le mot « troubler », jouait en sa défaveur. Elle le troublait dans tous les sens du terme, avec des piques et ses questions inattendues, mais aussi parce qu'il fallait se l'avouer, elle arrivait à éveiller son intérêt et que chaque fois qu'il la localisait dans une pièce où il était, il ne pouvait empêcher à son regard de glisser vers elle. Seulement ça, pour qu'il l'avoue, il faudrait déjà qu'il se l'avoue à lui-même et ce n'était pas gagné. Il inspira légèrement, si elle n'avait aucune envie de l'entendre continuer, il ne la retiendrait pas, tout ça l'épuisait à chaque fois comme pas possible, c'était pire que de faire une traque de mutants. L'agent spécial passa une main sur son visage avant de retirer sa main de la poignée de porte, ne quittant pas Pixie du regard, puis il avança sa réplique d'un ton plus posé maintenant qu'il lui avait dit ce qu'il pensait de tout ça.

     « Je suis conscient que je ne le montre pas, mais je n'ai pas honte de vous Pixie, sinon vous croyez franchement que je prendrais la peine de vous dire tout ça ? Elle ne pouvait pas deviner tout ce qu'il pensait d'un autre côté, elle n'était pas devin. Je ne tiens pas à ce que des rumeurs soient propagées sur notre compte, peut-être bien que vous ça vous est égal, mais vous vous avez la réputation d'être une fille intelligente, moi j'ai la réputation d'être un emmerdeur de première avec une petite vie bien réglée et sans intérêt comme vous l'avez si bien souligné. Franchement, si je n'ai plus pas réputation d'asocial, vous croyez qu'il me restera quoi ? »

     C'était peut-être incompréhensible pour elle, mais ce qu'il voulait lui faire comprendre c'était qu'à la base on ne le voyait que comme un emmerdeur simplement apte à faire son boulot, s'il était fondé qu'il puisse être ami – ou plus si affinités – avec une jeune chercheuse, qui ne pourrait pas se dire que toutes les rumeurs à son sujet étaient erronées ? C'était stupide en effet, mais lorsqu'on avait uniquement son boulot dans sa vie, on devenait très frileux à ce sujet. Après quoi, il conclut sur quelque chose qui pouvait presque passer pour de l'humour.

     « Et franchement, votre peluche elle n'aurait aucune intérêt ici, vous imaginez ça avec ma décoration actuelle. Il se recula pour libérer la porte. Maintenant si vous avez envie de partir, je ne vous retiens pas. »

     Cela ne signifiait pas pour autant qu'il en serait heureux.

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MessageSujet: Re: On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même ▬ Pixie Mer 25 Mai - 22:19

Pixie n’eut aucune réponse, même pas un début, ni un tout petit indice quant à ses interrogations dissimulées ou pas. Liam s’obstinait à rester muet.. jusqu’à ce que la vase russe déborde et que tout dérive..

Mais putain ça va pas !

A croire qu’un juron en appelait un autre. La réaction de Pixie, lorsque Liam la rejoignit en trombe pour claquer la porte, fut instantanée. Elle fit un pas en arrière en ôtant ses de l’encadrement avec précipitation. Il l’avait prise par surprise, aussi fit-elle volte-face vers lui tout aussi promptement. Mais qu’elle ne puisse lâcher on ne savait quelle colère envenimée, le Bastet se lança dans une tirade olympique, visiblement excédé par le comportement vif et cassant de la Chercheuse. Prise au dépourvu le plus total devant une incompréhensible évidence, elle commença par froncer les sourcils, vexée, avant de lever les yeux vers le plafond en signe d’impatience. Elle ouvrit la bouche dès la première pause qu’il fit mais il lui coupa le sifflet aussi sec, trop inspiré sans doute par sa façon de jouer les Caliméro. Non mais Liam ne voulait pas qu’elle le plaigne aussi pendant qu’il y était ?! Pixie croyait rêver ! Un peu plus et ils allaient se retrouver à noyer leur chagrin dans son écœurant café et à refaire le monde avec des « si ».

Et puis elle en eut marre. Marre de l’entendre se faire passer pour une victime qu’il n’était pas, marre aussi -et surtout- de ne pas pouvoir en placer une. La blonde leva les mains pour tenter de l’interrompre. ça ne fonctionna pas et bien tant pis. Pixie parlerait si elle avait envie de parler, quand bien même elle devrait le faire en même temps que lui. Usant de ce ton exaspéré et haut comme pour prouver au trentenaire qu’elle était parfaitement capable de hurler plus fort que lui, elle s’agaça.

Oh épargnez-moi la complainte ! ça ne marche pas avec moi !

« Blah blah blah ».. et « les gens avaient raison », et « c’est vrai je suis ceci », « je suis cela », gnagnagna.. ! C’était pas un peu de sa faute par hasard ? On aurait dit un gosse de mauvaise foi ! L’espace d’une seconde, Pixie crut que c’était terminé pour de bon. Elle n’avait pas tout comprit à ce qu’il venait de finir de dire puisqu’elle gueulait de concert mais comme il s’apprêtait à lui rouvrir la porte, elle imaginait qu’il n’y avait plus rien à ajouter. Si Liam n’avait pas eut l’idée saugrenue de faire une subite marche arrière, la Chercheuse ne se serait pas faire prier et aurait sonné la conclusion définitive à ces histoires en franchissant la porte de cet appartement pour de bon. Mais ce ne serait pas pour tout de suite puisque encore une fois, la jeune fille dû faire attention à ses doigts avant d’avoir le droit à un deuxième monologue tout aussi fulgurant que le premier.

Peut-être -et je dis bien peut-être- que tout ce qu’il peinait à énumérer représentait quelque chose de positif -façon de parler- pour lui. Parce que, attention, à l’en croire ces minuscules petites choses faussement bien intentionnées étaient des « efforts ». Et à la façon dont il en parlait, il s’agissait de gros efforts. Sans parler du pompon ! Non parce que ça c’était fort quand même, il pouvait être fier parce que ce coup-là on ne le lui avait jamais fait : oui vous avez bien lu, c’était de la faute de Pixie tout ça ! Elle le.. troublait alors il n’arrivait pas à se concentrer le pauvre chéri. C’était qu’il fallait le trouver ce foutu gène de l’amabilité dans cette montagne très virile de testostérones ! La Russe tomba des nues.. elle faillit s’en décrocher la mâchoire tout en lui jetant un regard scandalisé. Et après il osait dire qu’elle « sautait au plafond ». Il le faisait exprès, c’était pas possible autrement.

Mais je vous remercie du fond du cœur pour toute cette énergie dépensée pour moi ! J’imagine à quel point ça a dû être dur pour vous d’étouffer un scandale à la fête d’Halloween -ne mentez pas, je sais très bien qu’il ne s’agissait que de ça-. Quant aux séances de tir.. Elle souffla sèchement en l’air pour dégager la frange retombée sur son front et devant ses yeux, puis le sarcasme prit naturellement le dessus. LES séances de tir ? Vous êtes sérieux ? Vous allez vraiment essayer de me remettre ça sur le dos ? Non parce que j’ai bien dû faire UN essai avant qu’il ne vous prenne je ne sais pas quoi et que vous me plantiez au stand comme une conne, en filant honteux comme un ado boutonneux fuyant sa première boum ! J’imagine également à quel point ça a dû vous coûter de m’enfermer dehors tout à l’heure dès que vous m’avez vu ! Franchement, MERCI je suis flattée par tant d’attentions de votre part !

Une vraie furie. Il fallait oser le dire pour une fois. Là où Pixie s’était déjà énervée contre lui, pour son comportement désobligeant, ça n’avait rien à voir avec maintenant où elle l’avait carrément mauvaise et ne voulait pas en démordre. Un silence s’installa entre eux quant ils eurent vidé leurs sacs respectifs, un silence assez long le temps que chacun finisse par se calmer et reprenne au mieux ses contenances. Ils n’allaient quand même pas en venir aux mains pour en découdre, ça ne se faisait pas -et Pixie ne faisait pas le poids mais ce n’était pas ce qui aurait pu lui faire peur, là tout de suite-. Elle dû même récupérer sa respiration pour le coup, car elle ne s’était pas rendue compte que plus elle parlait, plus elle criait et en oubliait d’inspirer tellement elle débitait sans réfléchir. Ses mains remontèrent sur ses hanches pendant qu’elle baissait la tête. La jeune fille était en colère et ne voulait même plus le regarder.. jusqu’à ce que Liam parle à nouveau, redonnant un ton moins agité à la conversation. L’inconscient s’étonna qu’il l’appelle enfin par son prénom sans faiblir mais le présent de situation l’empêcha de réaliser pleinement et évinça l’information pour le moment. Elle laissa retomber ses mains, réajustant seulement la lanière de son sac à son épaule. Ce discours était à se taper la tête contre les murs jusqu’à la déclaration d’une mort clinique. Cependant, elle prit sur elle.

Il ne le voyait sans aucun doute jamais non plus mais elle n’était pas la dernière à fournir des efforts depuis qu’ils s’étaient rencontrés. D’accord, elle le provoquait plus ou moins volontairement, et plus ou moins souvent, mais il fallait se l’appuyer ce rabat-joie de service qui tirait la gueule en permanence hein ! N’importe qui d’autre ne serait jamais revenu chercher son reste jusque chez lui -qu’importe si ça l’aurait arrangé qu’elle soit quelqu’un d’autre-. Elle lâcha, au bord de l’abandon nerveux.

Je ne sais pas ce que je dois croire.. Je me demande bien comment vous voulez que je m’y retrouve, c’est la première fois que je vous entends parler avec autant de sincère franchise. Elle fit un pas vers lui, le fixant avec une espèce de lassitude mais de toute sa hauteur -héhé avec ses talons vertigineux, elle le rattrapait presque-. Mais c’est là où vous faites erreur. Je n’ai pas la réputation d’une fille intelligente : je suis une fille intelligente. Et contrairement à vous, je ne m’évertues pas à faire tout un cirque pour qu’on pense que je suis quelqu’un d’autre. Vous voulez savoir pourquoi toutes les rumeurs qui courent à notre sujet me sont égales ? Parce que si je leur donnais du crédit, ou de l’importance, elles ne feraient qu’intéresser d’avantage tous les indiscrets de la base en mal de vivre. Et figurez-vous qu’avec votre obsession à vouloir les faire taire, c’est exactement ce que vous faites. En quoi ça vous gêne si vous n’avez pas honte ? Moi je n’ai rien à cacher, est-ce que au moins vous vous êtes demandé si c’était aussi réellement votre cas ?

Ça, c’était dit. La remise sur le tapis de la question qu’elle avait posé plus tôt, d’une autre manière, était parfaitement intentionnelle. Mais cette fois-ci, elle ne voulait pas spécialement la réponse. Elle n’avait rien à voir là-dedans. C’était avec lui-même qu’il devait être d’accord.

Au risque de vous décevoir, ce n’est pas exactement ce qu’on dit sur vous. Non, vous passez simplement pour un homme exécrable qui se prend trop au sérieux et qui se croit supérieur aux autres, qui a beau être un excellent agent spécial mais qui n’a pas la moindre autre petite qualité. Je vous passe les détails de votre absence de vie intime et votre allergie à tout article féminin. Ça c’est sûr, je passe pour une super héroïne de pas encore avoir été brûlée vive par votre mauvaise humeur, mais bizarrement j’en tire aucun plaisir. Devinez pourquoi ? Parce que je m’en fiche comme de ma première analyse ADN. Son regard coula de façon circulaire sur la pièce. Alors ce qu’il vous resterait sans ça ? J’aimerai plutôt savoir ce que ça vous apporte de tellement vital ? Le confort de passer des soirées en tête-à-tête avec votre infect café et vos rapports ? Il y a quelques secondes j’ai cru comprendre que vous n’en étiez pas si satisfait que ça..

Elle en avait des choses à dire, ça devait la première fois qu’ils avaient une vraie conversation, aussi longue et au moins elle avait retrouvé une constance et un ton bien pesé pour ses propos. Elle ne cherchait plus à l’agresser. Bien sûr il avait fallu que ça commence par un coup d’éclat mais il fallait ce qu’il fallait. Elle n’avait par ailleurs toujours pas digéré le besoin du trentenaire à s’assurer qu’elle ne parlerait pas. Jusqu’à preuve du contraire elle faisait bien ce qu’elle voulait, si elle avait envie de se délester de ce sac de nœuds auprès de quelqu’un, il n’avait aucun moyen de l’en empêcher. Et puis ce ne serait pas des rumeurs puisque c’était fondé. Pour sûr, la Russe aurait eu du mal à enjoliver cette suite d’accidents.. et pour en tirer quoi ? La Palme, merci mais non merci. Elle n’avait pas besoin de publicité au sein des locaux d’Apocalypto. Suite à une longue inspiration gênée alors qu’elle perdait un peu son assurance affichée, elle essaya de conclure son raisonnement.

Je sais que vous essayez et qu’avec moi c’est sûrement plus compliqué qu’il n’y paraît, rien que par ça prouve que vous ne vous résumez pas à ce qu’on raconte.. mais vous êtes à l’origine de votre propre réputation. J’ai beau essayer, je ne comprends pas pourquoi vous cherchez absolument à entretenir une image aussi négative auprès des autres. Seulement ce n’est pas moi qui vais vous apprendre à vous assumer, vous devez vous en douter.. Par contre vous et moi on sait plusieurs choses. Premièrement, il est clair que vous avez de sérieuses lacunes en terme de courtoisie. Deuxièmement.. Son regard glissa pensivement jusqu’aux lèvres du Bastet avant de remonter vivement dans ses yeux sombres. Vous êtes moins coincé que vous voulez bien le faire croire. Et troisièmement, vous pouvez m’aboyez dessus autant que vous le voudrez, vous ne me mordrez pas.

Surtout, avoir l’air convaincue par ce qu’elle disait. C’était genre.. la clé de la réussite. La jeune fille se passa brièvement la langue sur les lèvres pour les humidifier pendant que Liam libérait son accès à la porte. Ce fut à son tour à elle de venir s’y appuyer, d’abord de côté en saisissant la poignée. Mais au lieu de tirer, elle finit par s’y adosser, gardant sa main au creux de ses reins et esquissant un sourire à sa remarque sur la peluche.

J’appellerai pas ça de la décoration.. Vous souhaitez que je reste ? Pixie ferma les yeux tout de suite en secouant la tête. Non, ça va ne dites rien ; je suis à court de signaux de toutes manières. Ça vous dérangerai de me servir un verre d’eau ? Le café je vais pas pouvoir.

Elle plia la jambe, appuyant son talon droit sur la porte pour s’en servir d’élan afin de s’en décoller. Elle avança d’un pas seulement vers l’intérieur de l’appartement, près du trentenaire, laissant porte close en se passant une main derrière la nuque en soupirant silencieusement. Quand ses prunelles se posèrent sur lui, elle se figea légèrement ; elle le dévisagea presque, le scruta de bas en haut. Son sac fit un bruit sourd en tombant par terre lorsqu’elle s’approcha de lui, lorsqu’elle posa sa main sur torse et qu’elle serra entre ses doigts le tissus de son t-shirt. Ce ne fut qu’un murmure, un tout petit murmure..

Il faut que..

On se fichait des raisons au final, de ce qui venait de la pousser à se hisser jusqu’à lui pour joindre ses lèvres aux siennes, de ce qui guidait une attirance ma foi encore très obscure à faire remonter ses mains sur lui, à rejoindre ses épaules, à s’arrêter sur sa joue.. à savoir si ce qui s’était déjà produit se reproduirait..

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MessageSujet: Re: On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même ▬ Pixie Jeu 26 Mai - 20:05

     Elle avait le don de réagir toujours d'une autre manière que ce qu'il attendait d'elle. Alors qu'il pensait qu'elle allait simplement lui lâcher qu'il la faisait chier et quitter la pièce pour ne plus y revenir, elle se lança dans une réplique en réponse à ce qu'il venait de lui dire. Liam avait passablement épuisé sa dose de répliques cinglantes, il se faisait surtout l'impression d'être un gamin geignard qui cherchait à excuser son mauvais comportement à sa mère, ce que ça pouvait l'emmerder. Le Bastet essaya de garder une expression neutre alors qu'il inspirait légèrement tout en écoutant Pixie lui déclarer qu'elle ignorait si elle devait le croire où non et que c'était la première fois qu'elle l'entendait parler aussi franchement. Pas très étonnant, c'était la première personne à qui il parlait sincèrement de toute manière. Les personnes qui connaissaient le Bastet sous sa couverture étaient soumises aux mensonges sur son avis vis-à-vis des mutants, ceux qui fréquentaient l'agent de l'Opération se voyaient servir une neutralité farouche et des sautes d'humeurs qui les dissuadaient d'aborder un tel sujet avec lui. En fait, la jolie chercheuse était tout simplement la seule personne à qui il avait parlé sincèrement à son grand regret. Après le coup d'éclat de son esprit qui n'avait pas supporté les paroles qu'elle lui avait envoyées, il comprenait pourquoi est-ce qu'il refusait toujours d'agir dans le feu de l'action, il avait parlé plus qu'il ne le voulait et voilà que ça risquait de se retourner contre lui. Fidèle à son habitude la belle blonde lui rétorqua que les réputations à son sujet n'en étaient pas puisqu'elles étaient véridiques, puis elle lui balança tout simplement qu'elle se contrefichait de ce que les autres pensaient d'elle et que de son côté, ses tentatives de les faire taire ne faisaient que jeter de l'huile sur le feu. Le pire c'était qu'il le savait, mais c'était plus fort que lui, il devait fermer la gueule des gens qui parlaient sur son compte alors que ça ne lui apportait strictement rien.

     Lorsqu'elle lui demanda s'il avait quelque chose à cacher, le visage de son cadet s'imposa dans son esprit, oui il avait quelque chose à cacher et craignait qu'on ne s'intéresse trop à sa vie personnelle pour découvrir que l'avis de décès de Seth avait été falsifié et qu'il était bien en vie et mutant de surcroit. Des pensées qui lui donnaient des sueurs froides, c'était bien la seule raison qui le poussait à garder contact avec sa mère : savoir si son fils cadet l'avait contactée pour qu'il puisse régler définitivement ce problème. Liam ne répliqua rien à ce que Pixie lui dit au sujet des rumeurs qui circulaient sur lui, Ilona lui avait souvent fait remarquer qu'elles étaient plus à son désavantage qu'autre chose et la chercheuse avait su saisir les paroles du Bastet au bon moment puisqu'elle toucha un point tout à fait véridique en disant qu'il en était pas satisfait. Il avait beau essayer de se convaincre du contraire, ce n'était pas le cas malheureusement, il s'en rendait compte dans des brefs moments de lucidité en comprenant que finalement, s'il ne rentrait pas chez lui un soir personne ne le saurait, il pourrait crever la gueule ouverte dans un caniveau d'Achaea que ça ne changerait rien à la vie de personne. Si, sa voisine devrait acheter son sucre seule. Un silence gêné s'installa brièvement alors que Pixie se décida à reprendre la parole pour avouer qu'elle était plus compliquée que les autres, au grand plaisir de Liam, même si elle ne le formula pas de la sorte, le sens y était. À croire qu'il était maso, vouloir se montrer aimable avec la fille qui se montrait le plus difficile à vivre de toute l'Opération, une étrange en prime et une chercheuse pour couronner le tout. Décidément, le cerveau n'avait pas toujours une parfaite logique puisqu'il s'obstinait à le pousser à toujours lier à nouveau la conversation avec la belle blonde. Saleté de sentiments qui lui échappaient.

     Avec son cerveau de surdouée, elle avait rapidement flairé qu'il n'était pas aussi bourru qu'on le disait, est-ce qu'il fallait s'en réjouir où s'en attrister, lui-même ne le savait pas, il n'avait pas envie d'y penser pour le moment, elle l'avait suffisamment fait se triturer le cerveau pour les semaines à venir. Lorsqu'elle déclara ne pas comprendre pourquoi est-ce qu'il cherchait à conserver cette image, il fut tenté de lui dire que lui-même n'en avait aucune idée, il y avait Seth à la base de cette pyramide, mais le reste était venu par habitude. C'était tellement plus simple, ne pas avoir d'amitiés à honorer, d'attentions à porter à une compagne, de sourires à offrir à ses collègues, oui à sa grande honte, l'Américain choisissait la facilité tout simplement. La belle Russe entreprit alors d'énumérer les choses qui n'allaient pas chez lui, elle n'en avait pas fini la pauvre, lorsqu'elle aborda le fait qu'il était moins « coincé » qu'il ne le faisait croire, le Bastet ne parvint pas – encore une fois – à savoir si c'était une bonne chose. Au final, ça arrivait comme ça, que pouvait-il y faire ? Dire à Pixie qu'il avait changé de traitement pour une quelconque raison et que ça lui avait fait faire ces conneries ? Elle serait encore capable de vérifier ça, mauvaise idée, il ne voulait pas s'en prendre plein la tronche encore une fois, les Russes énervées commençaient à lui faire peur. L'agent spécial détourna les yeux lorsqu'elle conclut l'intervention en déclarant sans ambages qu'il n'aboyait pas plus qu'il ne mordait, il constata qu'en effet, vis-à-vis d'elle, il avait toujours été relativement aimable, comparé aux autres chercheur tout est relatif lorsqu'on connaissait la haine réciproque qu'il avait avec Sahid Al-Mansûr.

     Elle le tira de ses pensées en lui déclarant qu'elle n'appelait pas cela « décoration », ce qui était justifié vu qu'il n'avait absolument rien retouché depuis son arrivée ici, mais il resta silencieux lorsqu'elle lui demanda s'il désirait qu'elle reste. Même si ça avait été le cas - et pour tout dire ça l'était - il n'en était pas au point de le lui dire de but-en-blanc, pas fou l'animal, il n'allait pas lui fournir des munitions en plus à lui renvoyer en pleine face dans une future dispute, puisqu'il y en aurait une autre c'était aussi sûr que 1 et 1 font deux. C'était comme ça entre eux, ils avaient beau avoir certaines « attentions » à leur manière l'un vis-à-vis de l'autre, ils devaient s'en envoyer en plein visage au moins une fois à chaque rencontre, pour garder la forme peut-être ! Finalement, la demoiselle lui demanda un verre d'eau en insultant encore son si bon café au passage, mais il ne lui en tint pas rigueur pour une fois. Alors que la jeune femme s'éloignait doucement de la porte pour faire un pas dans le hall d'entrée qui servait aussi de salon, salle-à-manger et cuisine, il la suivit du regard lorsqu'elle se retourna pour le scruter comme s'il venait de faire une bourde. Son esprit lui indiqua aussitôt à grand renfort d'alerte qu'il allait encore essuyer une tempête et le policier fut à deux doigts d'ouvrir la porte pour prendre la fuite, n'étant pas apte à supporter une nouvelle salve de critiques tout à fait véridiques. Mais ce n'était pas ce qu'elle lui réservait, ça, il n'aurait pas pu le voir venir même s'il en avait eu l'envie. Un bruit de sac qui tombe sur le sol, il se dit stupidement qu'elle devait transporter des briques dedans pour que ça fasse ce bruit, peut-être bien un système de défense, une brique en pleine gueule ça ne laissait que peu de chances de s'en tirer indemne.

     Liam, l'agent spécial estimé par son supérieur, regarda un peu bêtement la jeune chercheuse s'approcher de lui, se demandant bien ce qu'elle lui réservait cette fois-ci, à croire qu'il était habitué à l'image de la Pixie Amazone qui brandissait son rouleau à pâtisserie, ou son éprouvette vu son métier, n'envisageait qu'une nouvelle remontrance à son égard. La surprise fut de taille lorsqu'elle agrippa son t-shirt avant de commencer à lui dire quelque chose qu'il ne comprit absolument pas, mais il ne s'y attarda pas trop en constatant que finalement la remontrance qu'il attendait n'était que le même geste qu'il avait eu à son égard dans le stand de tir. Cette fois-ci, c'était elle qui avait pris l'initiative, à croire que le fait de se remballer et de manquer d'en venir aux mains avait un effet aphrodisiaque sur eux. Il sentit sa main sur lui jusqu'à ce qu'elle s'arrête sur sa joue, puis comme l'autre fois qu'il s'était retrouvé dans cette situation, ce fut son corps qui agit alors que son cerveau lui criait haut et fort de la repousser et de lui montrer la porte d'entrée pour qu'elle déménage d'ici et de sa vie au passage. Il remonta sa main droite et la glissa sur la hanche de la demoiselle alors qu'il répondit à son baiser. Est-ce qu'il était encore en train de rêver ? Le terme « encore » n'était pas trop approprié, il n'avait jamais rêvé d'embrasser la Russe, mais disons que lorsqu'il avait dérapé lorsqu'il l'avait embrassée la première fois, Liam avait cru pendant un instant qu'il ne faisait qu'imaginer ce qui se passait. Là, le doute n'était pas vraiment permis, il avait senti sa main sur sa joue et maintenant il sentait le tissu de l'habit de la jeune femme alors qu'il avait glissé son bras autour de sa taille, non décidément, il n'était pas en train de faire un rêve répréhensible.

     Combien de temps est-ce que ça dura ? Il n'en savait rien, bien qu'habituellement son esprit possédait une montre (à cadran je vous prie), intégrée, celui-ci ne répondait plus, la raison était allée prendre des vacances en constatant qu'il ne répondait plus présent. Après quelques instants donc, le Bastet eu un bref moment de lucidité, il recula légèrement son visage, brisant le baiser que la demoiselle venait de lui offrir, puis il la contempla quelques instants. Le trentenaire se rendit compte qu'il ne l'avait jamais vue d'aussi près, même lors de leur première rencontre alors qu'elle avait pénétré son espace vital (elle était d'ailleurs en plein dedans actuellement), c'était une sensation étrange, mais il remarqua stupidement que c'était la première fois depuis longtemps qu'il était aussi proche et surtout aussi longtemps, d'une femme. Tout un tas de répliques se bousculaient dans son esprit, il entrouvrit les lèvres pour lui parler mais presque rien ne sortit.

     « Je... Est-ce que.... »

     Finalement tout ce qu'il voulait dire ne lui semblait pas prononçable. Liam avait bien envie de lui faire remarquer que ce n'était pas une bonne idée du tout, qu'elle ferait mieux d'aller voir chez un jeune homme de son âge, qu'il n'était pas le type d'homme qu'on avait envie de fréquenter, qu'elle risquait de regretter ce qu'elle était en train de faire. Mais non. Son esprit le lui disait mais l'agent spécial n'avait aucune envie de l'en dissuader, il ne tenait pas à la faire fuir et à la ramener à la raison. Après tout elle était intelligente non ? Elle-même venait de le lui faire remarquer, elle était plus apte que n'importe qui à comprendre ce qui était bon pour elle, de quel droit pourrait-il lui faire la morale à ce sujet ? Ça l'arrangeait surtout voilà le fin mot de l'histoire. Constatant qu'il n'y avait rien à dire de mieux que le silence, il fut prit, une nouvelle fois, d'une réaction que son esprit réprouvait, il avança à nouveau son visage pour réitérer le baiser, ne pouvant s'empêcher de se dire au fond de lui que ce n'était pas la meilleure chose à faire. Enfin, lorsqu'on voyait de quoi il était capable pour comprendre ce qui était bon pour lui, autant dire qu'il avait le droit de douter de ce qu'il pensait. Les secondes s'égrainèrent doucement avant que soudain une vision ne s'impose à lui et lui permette de pouvoir tenter de reprendre ses esprits sans toutefois passer pour un butor : un verre d'eau. Elle lui en avait demandé un non ? Liam recula à nouveau avant de retirer sa main de la taille de la demoiselle puis il lui déclara quelques mots comme si c'était LA chose la plus importante qu'il y avait à cet instant.

     « Votre verre d'eau, j'avais presque oublié. »

     La bonne blague, ça lui faisait surtout une excuse pour ne pas avoir à mettre fin à ce petit moment de flottement où au contraire, renchérir encore. Lorsqu'il ne savait pas quoi faire, l'agent Winchester fuyait, c'était pitoyable et peu reluisant, mais d'un autre côté vu les réactions inattendues de la belle il craignait légèrement de se prendre une gifle pour avoir profité d'un baiser qu'elle lui aurait donné. Il recula alors, s'éloignant de la jeune femme qui avait réussi à chasser son côté grognon l'espace de quelques minutes, puis il la contourna pour se glisser dans la cuisine et attraper un verre en prenant soin de refermer la porte pour éviter de se la prendre en pleine poire, ce serait ballot vu la situation. Surtout s'il s'amochait bien et qu'elle doive l'accompagner à l'hosto, ils rencontreraient encore un collègue vu leur veine. Liam utilisa l'eau du robinet avant de se retourner vers la jeune femme pour lui tendre le verre avant de reprendre la parole d'un ton oscillant entre le neutre et le paumé.

     « Je suis désolé, je n'ai pas mieux à vous offrir que ça, j'espère que ça sera suffisant. »

     Double sens, est-ce qu'il parlait du baiser ou du verre d'eau ? Il ne le savait pas lui-même. Liam prit appui contre le plan de travail derrière lui, observant quelques instants le visage de la jeune femme, pour une fois il ne fuyait pas son regard contrairement à l'autre fois. Un petit pas pour l'homme, un grand pas dans la stupidité.


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MessageSujet: Re: On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même ▬ Pixie Mar 5 Juil - 20:20

S’il y avait eu plus de bibelots dans son appartement, ou si ils avaient été chez Pixie, divers objets auraient sans doute apprit à voler à travers la pièce pour finir en plein de petits morceaux par terre, contre un mur ou même contre le crâne d’un agent spécial Bastet. Ça paraissait exagéré, je conçois, mais toute fan de fictions télévisées qui se respecte ne pouvait pas s’imaginer une dispute sans assiette jetées à tord et à travers. Certes, ce n’était pas une dispute de couple mais bon, lorsque Pixie s’énervait, il lui fallait une contenance. Casser des trucs c’était salvateur.. encore plus quand ces trucs ne lui appartenaient pas. Enfin bref ce logement de fonction était beaucoup trop vide pour s’adonner à ce genre de loisir de toute façon donc tout ça pour dire que la Russe était en colère. Pas en rage non plus, mais disons très irritée.. le niveau d’irritation supérieur, là où la patience faisait défaut.

Si au début elle cria pour se faire entendre et mettre un terme aux stupides jérémiades d’enfant de moins de dix ans du trentenaire, tout s’écoula au fur et à mesure qu’elle parlait. On aurait dit qu’on avait retiré la soupape et que la pression retombait doucement. Il n’y avait qu’à attendre et surtout à ne pas répliquer sur un ton agressif pour qu’elle ne recommence pas à s’emporter et la Chercheuse baisserait le ton progressivement et se calmerait toute seule. Ça ne l’empêcherait sûrement pas de dire ce qu’elle avait à dire mais ça ressemblerait moins à un carnage total en fin de conversation. Un bon point -pour lui, j’entends hein-. C’est globalement ce qui arriva finalement. Une fois que Pixie eut fait le tour de tout ce qu’elle avait envie de souligner, entre eux, chez elle, ou chez lui, elle se sentit plus moins soulagée. Surtout que pas une seule fois il n’eut la mauvaise idée de la contredire ; de toute façon elle savait qu’elle avait raison. En grande majorité au moins et quand elle était sûre de ce qu’elle avançait, la blonde ne manquait vraiment pas d’audace.

Pixie n’était pas une personne qui débordait de confiance en elle, la plupart du temps elle faisait semblant.. à part sur quelques points dont elle était très sûre et dans des moments où elle paraissait alors peut-être un peu présomptueuse. Peu importait au final, que ce soit un besoin de reconnaissance ou de l’orgueil, il fallait qu’elle se fasse respecter. Ces dernières années lui avaient apprit ça, que de temps en temps s’effacer n’était pas la bonne marche à suivre si elle ne voulait pas se faire bouffer. Et si avec lui elle démarrait au quart de tour, c’était parce qu’ils ne cessaient de s’opposer sur à peu près tout. Et les contraires finissent un jour ou l’autre par s’attirer.. c’est d’un cliché horripilant cependant, il s’agissait aussi d’une question de chimie cérébrale, comme tout le reste. C’est qui la conduisit à tout lâcher, là, sans prévenir, pour aller le chercher. Pardon, pour aller l’embrasser si vous préférez. Le Liam désemparé lui plaisait, celui qu’elle était capable de déstabiliser petit à petit, momentanément et juste ce qu’il fallait. Theo aurait sans doute été surpris de voir ça. Dans ces instants-là le trentenaire était tout à fait différent du chasseur Bastet arme au poing, concentré à beugler des ordres en traitant les autres comme des moins que rien, celui qu’elle pouvait à peine supporter. La Russe n’avait jamais vraiment eu l’occasion de jouer à la Barbie étant enfant, aujourd’hui GI Joe ne l’intéressait pas plus non plus. Ce qu’elle fit avait des explications qu’elle ne connaissait que trop bien mais les décrire comme y penser enlèverait ce qu’on appelait à tord « la magie ». La rationalisation à l’extrême avait ce don de tuer toute spontanéité. Et de la spontanéité, elle en eut.. Il était bien capable de la condamner à mort pour cette initiative. Tant pis.

C’est avec une espèce de sensation de satisfaction qu’elle sentit sa main parcourir sa taille, tout contre lui les doigts de la blonde gagnèrent sa nuque avant de finir par glisser le long de son épaule. Les choses sont un éternel recommencement.. jusqu’à ce que tout s’arrête. Liam coupa court au baiser assez promptement et l’espace d’une seconde, les yeux dans les yeux, Pixie eut l’impression qu’elle allait se faire jeter d’un instant à l’autre. C’était la panique, elle savait quelque part qu’elle n’aurait pas dû faire ça et que c’était purement et simplement une façon de jouer avec le feu. Mais elle devait vérifier, une chercheuse faisait des tests tous les jours, ce genre de situation ne faisait visiblement pas exception. La jeune fille le fixa, légèrement interloquée, elle était à deux doigts de tourner les talons parce qu’elle n’avait pas dans l’idée d’insister d’avantage. Sauf qu’il bafouilla quelque chose qui devait avoir un sens environ équivalent aux mots qu’elle avait elle-même prononcé. Elle dû bien faire un truc à moitié interrogatif comme lever et froncer les sourcils en même temps -testez, c’est.. assez particulier-. En vérité elle s’attendait à tout, y comprit -et surtout- à la leçon de morale qui viserait à lui faire penser qu’elle ne savait pas ce qu’elle faisait -à moitié exact- et qu’elle n’était pas apte à s’engager dans un délire pareil -moui bon hein-. Si jamais il lui disait qu’elle était trop jeune, Pixie allait ramasser son sac de briques et le lui envoyer dans la tête. Sérieusement, non, à un moment il fallait savoir séparer « jeune » de « immature » ou « inconsciente ». Elle avait une sainte horreur qu’on la prenne pour une enfant, elle était majeure même aux État-Unis et elle pouvait bien faire ce dont elle avait envie. Croyait-il qu’elle n’avait jamais fréquenté quelqu’un de plus âgé qu’elle ? Certes elle n’avait jamais tapé dans les reliques -dans tes dents, Winchester- jusque là mais de toute façon il n’y avait pas matière à comparer. L’encombrant secret professionnel et le manque d’implication de la jeune fille avait toujours fait foirer la plus petite idylle notable. Il fallait peut-être qu’elle anticipe tout de suite et qu’elle l’arrête dans son élan de connerie prévisible.. Elle aurait pu si toutefois Liam ne fit pas exactement la dernière chose à laquelle Pixie s’attendait. Oui, il l’embrassa à son tour.. encore.. mais cette fois elle eut à peine le temps de trouver ça agréable qu’il fit une extraordinaire fuite en avant.

Subitement décontenancée devant l’intérêt grandiose que le Bastet avait pour son verre d’eau. D’ailleurs, son quoi ? Elle avait déjà oublié, comme témoigna le quasi inaudible Hein ? qu’elle lâcha avant de se mordre la lèvre en se retournant, afin de pouvoir le regarder se jeter vers l’évier de la partie cuisine de son appartement. Quand elle capta de quoi il était entrain de parler, ses yeux clairs s’agrandirent et elle confirma avec un enthousiasme débordant cette toute nouvelle priorité ; probablement lié à un effet d’empathie.

Oui ! Merci ! Ne vous embêtez pas ça ira très bien !

Dit-elle précipitemment en saisissant le verre. En frôlant la main de Liam, elle détourna les yeux et se dépêcha même de commencer à boire. Tout en suivant la voie de la gêne maladroite ouverte par le trentenaire, le Gimini Cricket de Pixie lui souffla que ce comportement puérile était totalement stupide. Et, oui, il l’était. C’était même carrément surréraliste qu’elle se mette à en faire toute une histoire d’un coup comme ça. C’est pourquoi la chercheuse se calma après avoir vidé la moitié de son verre d’eau d’une seule traite. Ça ne restait qu’un -autre- baiser, il n’y avait pas eu de grande déclaration ni même de question d’engagement. Ah, quelle plaisanterie de ne serait-ce qu’imaginer une relation avec lui. Il y avait genre, de tête.. 3,1% de chance que ça n’aboutisse pas à un carnage. Un chiffre qui prenait en compte une foule de compromis venant des deux parties, bien entendu. Elle fit la moue en reposant le verre sur le plan de travail, Pixie devait admettre qu’elle était plutôt dépassée par les évènements en fait.

On devrait vraiment se tutoyer, je pense. Lâcha-t-elle les yeux dans le vide, comme si c’était une évidence. En dehors du travail je veux dire, bien sûr.. Elle tenait quand même à rester professionnelle et à ne pas tendre les fameuses perches aux rumeurs non plus. Après tout il l’avait vue à moitié en sous-vêtement et ils s’étaient embrassés trois fois maintenant. Même s’ils ne s’entendaient pas outre mesure, ça paraissait presque logique. Mais en disant cela, la blonde réalisa qu’encore faudrait-il qu’ils se revoient en dehors de la base, ce qui n’était pas vraiment envisagé. Enfin..

Bref. Elle haussa doucement les épaules en vrillant le regard sombre de Liam et poussa un profond soupir en regardant le plafond. Finalement ce n’était pas la peine d’établir ce style de règles. Elles viendraient ou ne viendraient pas, tout simplement. Mais à présent la discussion semblait close. De toutes les questions qu’elle avait posé, de tous les coups qu’elle lui avait porté ce soir, Pixie n’en tirait que des silences qui lui en avaient tout de même dit long. Elle cernait un peu mieux le chasseur spécial qu’hier même si la place était maintenant à l’un de ces silences où personne ne sait quoi dire. La Russe ne l’imiterait pas, elle ne ramasserait pas ses affaires pour partir comme ça, elle ne reviendrait pas non plus sur ce qui venait de se passer car il devait être trop content d’avoir pu s’en tirer. Il ne restait qu’à dédramatiser au final, au moins le temps qu’il finisse son café dégueulasse et elle son verre d’eau. Le plus sûr restant la décoration pitoyable de cette cage à lapin pour agent Apocalypto, la blonde avança d’un ton simple l’idée qu’il personnalise tout ça. Elle précisa qu’il n’était pas obligé de couvrir les murs de photos ou de posters comme un ado mais que là l’ambiance donnait vraiment envie de pleurer. Elle lui parla de la plante verte qu’elle avait eut et dont elle ne savait pas s’occuper, et aussi du cactus qui était venu la remplacer. Rien de très personnel ni de très important, aucun vrai détail, tout et rien.. tout mais pas une fois elle ne parla boulot pendant la demi heure qui suivit.

Au moment qu’elle jugea opportun, quand la conversation eut finit de reprendre un ton des plus basique, la jeune fille regarda sa montre et déclara qu’il fallait qu’elle rentre chez elle. Rien de bien compliqué. Pixie prit ses affaires et ne s’excusa pas d’être venue ni ne fit d’allusion à ce qui devenait presque un dérapage répétitif. Elle quitta l’appartement de Liam comme elle y était entrée, moins en force cela dit et avec juste le sourire en plus. Seulement quand la porte se referma derrière elle et que celle d’en face claqua doucement, elle ne put s’empêcher de faire le bilan avec malice pendant qu’elle rejoignait l’ascenseur. Liam l’avait embrassée encore une fois. Que ça signifie quelque chose ou non, ça faisait toujours deux contre un.. Moralité : elle s’en sortait super bien, héhé.

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On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même ▬ Pixie

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