Chercher un livre, trouver un enfant.

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Cinderella Tennessee
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MessageSujet: Chercher un livre, trouver un enfant. Mer 28 Sep - 2:20

Cinderella n’en pouvait plus. Le bébé devait arriver et bien un jour ou l’autre. Sa sage-femme disait que, le futur petit Kyle se sentait sûrement bien dans son ventre et qu’il n’était pas pressé de sortir. Si seulement, il comptait le faire au plus vite. Elle serait enfin débarrassée de cette grosses interminable et qui manquait de la rendre folle. Elle aimait cet enfant, mais elle l’aimerait que mille fois plus dans ses bras, ou encore en pleine nuit, braillant de toutes ses forces, alors qu’elle n’avait pas encore fermé l’œil. Mais qu’il sorte de ce ventre. Elle était dans un taxi, la main sur son front, avachi, le ventre qui avait l’air de toucher le toit de la voiture. Oui, elle était à deux doigts d’accoucher, on lui imposa du repos, mais elle perdait toutes raisons à rester enfermée chez elle. Elle avait pourtant tout essayé : les massages, les concoctions aux plantes, la méditation. Rien ne marchait. Ce matin encore, elle était dans son canapé. La télé était allumée, sur un vieux film qu’elle connaissait par cœur, si bien que cela l’ennuyait. Elle se caressait le ventre les larmes aux yeux. Deux jours qu’elle ne faisait que ça. C’était horripilant.

Elle se demandait depuis combien de temps elle n’avait pas vu ses pieds… C’est alors que se rendant compte de ses pensées inutiles, elle se devait de bouger. Kyung n’était même pas là pour lui tenir compagnie, étant au pays et Johnson était toujours au travail. Elle n’avait pas demandé de remplaçant pour son garde du corps, ne voulant pas qu’un étranger entre à nouveau dans leur vie. Elle n’était pas d’humeur et trop vulnérable. Elle préférait être avec des personnes dont elle avait toutes confiances et qui lui était familière. Faisant des petits tour autour de son nombril apparent, et du bout de son index, elle décida qu’elle ne pouvait rester comme ça. Il monta, avec un temps fou, mais monta quand même, pour se changer. Elle était fan des petites robes napoléoniennes. Celle qui se cintrait sous la ceinture et vous mettait en valeur quelques soit la circonférence de votre ventre. Elle ne s’arma de quelques talons cette fois-ci, même si jusqu’à maintenant elle le faisait, malgré les conseils de ses médecins. Juste des ballerines, sûrement les seuls de sa garde de robe. Elle appela un taxi. Il ne perdit pas de temps pour venir vu le quartier où il devait se rendre. Imaginer le contenu de son pourboire l’avait grandement motivée. Elle avait une soudaine envie d’un hot dog avec de la sauce épicée. Un homme jovial et vraiment attentionné lui conseilla le meilleur. Elle le remercia du fond du cœur et n’eut pas besoin de plus pour lui donner toute sa monnaie.

Elle le degusta avec envie, assise sur un banc. Cela ne donnait pas de mine, un petit bouiboui, non pas une roulotte, mais un petit restaurant, minuscule, perdu vers le centre universitaire. Le patron était inquiétant, pas très propre sur lui, négligée et les serveurs, des boutonneux qui voulait payer leur études. Elle ne resta pas dans l’établissement et préférait de loin sentir l’automne qui arrivait doucement, mais sûrement. Il y avait un petit parc à côté. Elle trouva rapidement un banc ou s’échouée et dégusta avec grâce mais aussi gourmandise ce hotdog giant. La sauce était délicieux tout comme le pain briochée, légèrement sucrée et la peau de la saucisse claquait sous les dents. Un vrai festin. Cinderella avait beaucoup d’envie mais ne mangeait pas comme quatre. Elle gardait la ligne tout en se faisant plaisir. Elle finit ses victuailles avec un thé glacée qui était compris dans le menu. Elle passa ensuite quelques minutes à se reposer et apprécier ce que la vie étudiante lui offrait : de beau jeune homme, en plein sport ou qui se promenaient, trop seul à son goût. Elle ne cessait de se mordre les lèvres. Qu’est-ce qu’elle donnerait pour un peu de folie sous les draps. Son mari ne la touchait plus et Kyung aussi ne l’osait, de plus, ça faisait un petit moment qu’il avait disparu de son entourage.

Elle tourna la tête, en même temps que le vent qui n’arrêtait pas de balayer les feuilles des arbres, les jetant sur la pelouse, les sentiers ou encore les cuisses de la jeune femme. Elle ne cessait de les chasser. Elle resserra un peu plus son gilet sur elle, frissonnant. Elle aperçut enfin la bibliothèque derrière elle. Et pourquoi pas ? Elle n’avait aucune envie de rentrer et de s’enfermer dans son ennui déprimant. Elle s’imaginait ces rayons remplis de livres, d’autre si ancien à l’odeur si envoutante de souvenir et d’un passé imaginatif. Elle soupira et trouva un peu de force pour quitter ce banc qu’elle trouvait si attrayant. Tirant avec difficulté sur ses jambes, elle entra dans le bâtiment. Elle avait bien du temps à perdre, vu qu’on lui disait que son fils se sentait si bien dans son ventre. D’accord. Qu’il y reste et surtout qu’il ne lui pourrisse pas la vie. Elle resta un moment coi devant l’immensité de l’endroit. Cela faisait tellement longtemps qu’elle ne s’était pas rendue dans ce genre d’endroit. Il y avait des couloirs partout, des escaliers qui menaient, ici et là, des mezzanines, des entres niveau : petit palier qui servait aux tables et fauteuils pour les habitués, ceux qui travaillaient ou lisaient. D’autres endroits étaient plus excentrés, isolés, comme des petits boudoirs d’intellectuels. Elle se dirigea non pas sur la psychologie, ni même la préparation des futures mères mais les romans chevaleresques et romantiques. Elle longeait les rayons et retrouvait quelques romans qui amenaient quelques souvenirs de son adolescence. Elle s’arrêta sur du théâtre finalement. La Mégère Apprivoisée. Elle tendit la main pour le prendre, mais c’était bien trop haut, deux étagères trop haut. Elle regardait l’escabeaux roulant à ses côtés. Elle ne se voyait vraiment pas monter dessus. Peut-être que… Le petit escalier fixe à l’immense bibliothèque qui atteignait le plafond, posé sur des petites roues, se retrouva juste à côté de l’ouvrage tant convoités. Elle posa un pied sur la première marche, mais impossible de s’y tirer. Elle n’avait pas la force, ses reins qui tiraient et surtout, son ventre prenait trop de place. Elle partit alors en quête d’aide.

Un jeune homme blond, plus que ravissant se baladait non loin avec un gros chariot de livres. Elle ne pouvait que venir jouer les pauvres princesses en détresse. Elle s’approcha de lui, non loin d’être timide au contraire. Elle posa ses mains sur le chariot pour le bloquer. Elle lui offrit un grand sourire charmeur. Elle ne voulait surtout pas qu’il trouve une vulgaire excuse pour ne pas trop s’épuiser. Elle voulait ce livre. Le bibliothécaire en prime ne serait pas refusé, mais vu son ventre, elle ne voulait même pas tenter de l’avoir. Il la prendrait pour une folle et une vicieuse.

_Excusez moi. Je… J’ai besoin d’un livre, mais il est trop haut et je crois que si je ne l’ai pas, je risque soit, de pleurer, de crier, ou par miracle, d’accoucher. Puis-je vous prendre juste deux secondes ?

Elle attendit une réponse positive de sa part. Non, il ne pouvait pas refuser à moins d’être cruel et sans cœur. Elle avait sorti le grand jeu, celui des yeux qui brillaient de supplice. Il céda, rangeant son chariot à un endroit qui gênerait que peu. Elle le guida jusqu’à l’ouvrage qu’elle souhaitait. Sur le chemin, elle avait tangué à certain moment, se cramponnant aux étagères. Elle respirait grandement avec d’étrange douleur au ventre. Sûrement la sauce pimentée qui faisait des siennes. Elle se reprit rapidement, toujours le sourire aux lèvres. Elle lui montrait l’ouvrage et lui indiqua son nom. Gentleman et ne se faisant pas prier, il grimpa sur l’échelle. C’est à ce moment, que la pauvre Cindy sentit ses jambes inondées d’un liquide non identifié. Elle se demandait à son grand damne, si elle ne s’était pas urinée dessus sans le savoir. Impossible ! Elle baissa les yeux et vit que le parquet était trempé. Ses ongles s’enfoncèrent dans le tibias du jeune blond. La main sous son ventre, les yeux vidés de toute leur âme, elle était figée par la peur. Finalement, son enfant avait écouté ses prières et il arrivait.

Elle leva lentement la tête vers le bibliothécaire, le souffle coupé. Elle n’arrivait pas à sortir un seul son de sa bouche, pas un mot, ni même une phrase. Les larmes qui lui montaient aux yeux. Elle finit par glisser le long des livres. Elle soufflait lentement et inspirait profondément. Sa gorge finit par s’ouvrir, laissant éclater un gémissement.

Nikita n’aurait pas du rester dans les parages. Elle l’agrippa, ne comptant pas le lâcher. Elle avait réussit à atteindre le bout de sa main et grimpa jusqu’à son bras le trainant à sa hauteur.

_Ne me laissez pas toute seule ! Aaarg… Mon dieu… Celui-là, il va faire bien 5kg. Haaaa ! Appelez une ambulance, un super héro, trouvez un couteau, mais faite quelque chose ! Mais restez près de moi, je vous en prie. J’ai peur… Aah, nom d’un chien, ne cessait-elle de gémir et de jurer.

Son cœur battait fortement, elle était paniquée. Elle voulait qu’il l’aide, pas qu’il l’abandonne, au milieu de nulle part.

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