Remplacement & consultation [angeline Ontario]

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Cai S. Asling
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MessageSujet: Remplacement & consultation [angeline Ontario] Ven 23 Sep - 14:25

Pourquoi j'ai accepté déjà?

Courant dans la rue armée de son éternelle sacoche, il parcourut les derniers mètres d'un labyrinthe de gens et de rue qui allait lui permettre d'atteindre son but ultime: le cabinet du docteur Paul Humphreys. Pourquoi? Pour sa générosité. Cai avait accepté, la veille, d'effectuer un remplacement de dernière minute en plein centre ville pour le dénommé Paul Humphreys, ami de plus ou moins longue date, qui se trouvait être un énergumène que Cai, tout aussi étrangement, appréciait tout particulièrement. Cependant, n'étant pas le modèle de la ponctualité, l'irlandais avait non seulement oublié cette histoire de remplacement mais en plus était parti une demi heure avant sa première consultation de la journée.

Il percuta plusieurs personnes qui l'envoyèrent boulet avec le tact légendaire des américains ce qui ne manqua pas de le faire sourire. Pourquoi avait-il accepté sa mutation déjà ? Cai acceptait souvent beaucoup de chose mais se demandait tout autant de fois le pourquoi. « Pourquoi ai-je fait la conne*** de dire oui ? » imaginez le jour où il trouvera la force de rester avec quelqu'un et de se marier -faudrait-il encore que cela arrive ce qui semble être impossible et auquel cas cela pourrait être considérer comme un mauvais aiguillage de sa part, une fin du monde proche..-. Bref, l'irlandais ne détestait pas les américains, loin de là, il en avait rencontré beaucoup au cours de ses dernières années et s'en étaient faits des amis mais Cai devait avouer qu'il n'y avait que trop peu d'irlandais dans ce pays. Il restait, certes, des collègues qui avaient fait le voyage avec lui mais ce n'était pas assez. Où était passé ses irlandais dans la rue, une bière à la main, le rire au visage, & la musique dans le paysage ? Certaines bagarres lui manquaient presque.

Au moment d'arriver devant l'entrée de l'immeuble où se trouvait le cabinet de son ami, il percuta une énième personne et s'en excusa en se retournant vers la personne qui se trouvait être un homme. Cai s'immobilisa. Il ne vit de cette homme que son dos, sa démarche, et le quart de son visage mais un instant il crut revenir vingt ans en arrière ; il se revit courir armé de pommes de pin et de fusils en plastique avec Tom sous le regard amusé de leur père. Cai fut rappeler à la réalité grâce à son téléphone qui vibra dans sa poche. Il décrocha légèrement absent et suivit du regard la silouhette de l'homme qui crut être AS ou plutôt Tom pourtant il savait cela impossible. Les retrouver serait-ce si facile ? Non. Surement pas.. et pourtant si c'était bien l'un d'eux... ?

Cai ! Allo ici la terre …
Oui oui je suis là... je suis arrivé laisse moi une seconde..
Tu as oublié avoue !
Absolument pas..
C'est ça ! La prochaine fois je t'envoie la fanfar Cai..
Parce que tu prévois déjà une prochaine fois ? Tu crois vraiment que je vais te remplacer à chaque fois ? Je crois bien que tu as de l'espoir Paul.. un peu trop d'ailleurs..
Arrête de me charier, je sais que t'aime retourner à la bonne vieille consultation et quitter ton camp de militaire ..
Au moins il y a un minimum d'irlandais !
Asling tu me soules avec tes irlandais, y a pas un brin de demoiselle la bas, au moins, en sortant tu vas pouvoir rencontrer des jeunes américaines et tu verras c'est pas la même chose que les irlandaises !
C'est ce qu'on dit... je suis en retard d'un peu moins de cinq minutes et personne n'attend.. j'espère que je suis pas venu pour rien l'Américain sinon tu peux courir dès à présent...

La conversation se ponctua de plusieurs autres piques avant de se finir dans un éclat de rire. Cai s'installa dans le cabinet de son ami et dû reconnaître qu'il avait assez de goût. Il prit note avec un sourire que ce dernier avait déposé entre ses photos de familles, une photo d'eux deux quelques années auparavant lors d'une mission humanitaire en Afrique. Cai se leva, alluma la chaîne qui se trouvait près de l'entrée du bureau et écouta ce qui devait être une berceuse. Il souffla d'exaspération et sortit de son sac une compile de musique de son pays natale. Cai connaissait trop bien Paul et savait que ce dernier n'innover que très rarement ses musiques, il n'aimait pas trop le changement ce qui n'était pas tant le cas de Cai du moins tout dépendait du sujet de ces changements. La musique s’éleva douce mais moins que la précédente. L'irlandais s'emporta légèrement sur la table lorsque la batterie fit son apparition puis baissa légèrement la musique se rendant compte que ça avait sonné à la porte. Cette dernière s'ouvrait automatiquement ; son premier rendez vous venait d'arriver.

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Angeline Ontario
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MessageSujet: Re: Remplacement & consultation [angeline Ontario] Sam 24 Sep - 10:24

Aie, j'ai mal !


Je venais de revenir d'un weekend prolongé, au calme. L'absence fortuite de mon professeur de bio m'avait offert une journée de libre supplémentaire, et, avec mon père, nous avions décidés de partir ces trois jours à la montagne, histoire de passer un peu de temps ensemble, moments qui se faisaient de plus en plus rares depuis mon entrée à l'université. C'est donc en voiture que nous sommes partis en direction du massif le plus proche, à quelques heures de route d'Achaea. Mon père s'était occupé de louer un petit chalet aux pieds des géants de roches, dans un coin que l'on connaissait déjà pour y être venu plus d'une fois, avec ma mère il y a fort longtemps avant sa disparition, et quelques fois avec des amis. Quoi qu'il en soit, c'était vraiment un havre de paix, loin de l'excitation, du stress et de la pollution de la ville, magnifique et authentique, aux panoramas à couper le souffle. En un mot, c'était un petit paradis sur Terre... enfin bref, le genre d'endroit ou il suffisait de prendre une photo, de mettre un gros « Welcome to Nevada » et d'inonder les boutiques pour les touristes qui passeraient par là.

Comme à mon habitude, je profitais largement de ces escapades à l'extérieur de la ville et à l'abri des regards pour enfin pouvoir pratiquer ce qui était devenu un loisir au fil des années : le vol. En effet, j'imaginais que ce serait plutôt mal vu par les habitants et par les autorités si je commençais à voleter un peu partout au dessus des toits, et je m'astreignais donc à pratiquer mon activité favorite uniquement les vacances, au Canada ou lors de ces petites virées extra-urbaines. Il fallait dire que c'était parfois dur de devoir se contraindre à simplement secouer mes ailes pour les dégourdir un peu... quand on savait quelles possibilités elles offraient, c'était presque du gâchis que de vivre dans une agglomération aussi grande qu'Achaea. C'était donc plusieurs heures de plaisir et de sensation de liberté incomparable que je m'offrais pendant ces périodes, faisant le plein de souvenirs et de fun pour tenir jusqu'à la prochaine fois.

Les deux premiers jours se passèrent sans événements notables, prient dans l'engrenage de la routine et le train train quotidien résultant de cette « mise au vert ». Cependant, dans la matinée du troisième jour, alors que j'étais partie effectuer un dernier parcours aérien, je fus malheureusement aspirée dans un courant d'air ascendant qui me plaqua contre la paroi rocheuse, me projetant pas vraiment en douceur sur mon aile gauche qui encaissa le choc. Sonnée, je réussis à de justesse à ralentir ma chute pour venir planer doucement en direction du sol pour m'y poser. Reprenant peu à peu mes esprits, je dressais rapidement un bilan des dégâts mais apparemment, j'avais eu beaucoup de chance car mis à part quelques égratignures sur le bras et l'aile gauche, je n'avais presque rien. Mais cette dernière était tout de même douloureuse après le coup qu'elle venait subit, douloureuse, mais pas au point de ressembler à un os cassé ou autre, enfin, je ne savais pas trop. Par mesure de précaution, je la repliais doucement, décidant de rentrer à pied, évitant de voler à nouveau. Ce n'était pas le premier accident de vol que je subissais, loin de là : étant plus petite et moins expérimentée, les chutes avaient étés fréquentes, mais même maintenant, des changements de courant d'air aussi imprévus que ceux là étaient durs à contrôler. C'est donc en boitillant légèrement et en soutenant doucement mon aile gauche que je rentrais au chalet. Bien évidemment, mon père sur-réagit, voulant m'emmener d'urgence à l'hôpital et me faire passer toute une batterie de tests, mais je finis par le convaincre que ça aller et que ce n'était rien de grave. D'ailleurs, après avoir nettoyé le sang des plumes et désinfecté les égratignures, personne n'aurait pu dire que j'avais décidé de gouter la montagne à pleines dents. Il restait juste cette douleur, tolérable mais présente qui m'élançais dans toute l'aile.

Les jours qui suivirent, la douleur commençait à s'estomper mais refusait de disparaître. Heureusement, les anti-inflammatoires m'aidaient grandement, surtout pour la nuit, mais comme ça persistait toujours, je me décidais tout de même à aller consulter un médecin. J'avais pris l'habitude de me rendre chez un généraliste près du centre-ville, et que me connaissait plutôt bien maintenant. Au moins avec lui, je pouvais à peu près me confier et lui faire part de mes petits problèmes liés à ma mutation sans être prise pour un monstre ou une bête de foire, et c'est ce que j'appréciais énormément. Ce n'était pas un de ces snobs anti-mutants qui m'envoyaient bouler, et s'offrant le plaisir de me conseiller de consulter un vétérinaire ou autre imbécillité du genre. Je profitais donc d'une matinée sans cours pour me rendre au cabinet du médecin pour une des premières consultations de la journée. Arrivée devant la porte qui donnait sur la salle d'attente, j'éprouvais toujours une légère angoisse pour tout ce qui touchait le domaine médicale : parfois, j'avouais me sentir comme une petite fille qui avait peur du docteur, mais maintenant, c'était surtout la peur d'être prise pour une cobaye, pour une curiosité de la nature, un cas intéressant... mais bon, je connaissais le médecin, et je savais qu'il n'était pas comme ça et qu'il n'avait jamais fait de test suspect. Je sonnais donc à la porte pour signaler ma présence et entrais dans la salle d'attente qui était vide à cette heure là.

A peine entrée, je remarquais de la musique à influences irlandaise qui s'échappait de la porte du cabinet du médecin. Ce n'était pas vraiment une habitude de ce dernier, et je trouvais ça plutôt étrange, mais bon, il faisait ce qu'il voulait après tout. Je n'eus pas le temps de m'assoir que la porte s'ouvrit automatiquement. Je m'approchais presque timidement et pénétrais dans le bureau du docteur de quelques mètres mais je m'arrêtais, voyant que ce n'était pas la personne à laquelle je m'attendais. Je crois que lui non plus ne s'attendait pas à voir une personne comme moi dans son cabinet, et un petit silence s'installa, juste troublée par la musique entrainante en fond. Je pris les devants et brisant la glace, je demandais d'une petite voix :


« Heu... bonjour ! Le Docteur Humphreys n'est pas là ? C'est toujours bien son cabinet non ? »


Enfin bon, si l'homme qui me faisait face était là, c'est qu'il devait lui aussi être médecin après tout ! J'hésitais tout de même à rester, car je ne le connaissais pas et s'il était un de ces anti-mutants, je risquais de me faire traiter de tous les noms d'oiseaux, sans faire de jeu de mots. Je décidais quand même de rester et m'installais sur le siège devant le bureau.


« Je viens vous voir à propos de... mon aile gauche. Ça fait environ une semaine que j'ai mal, et même avec des anti-inflammatoires classiques et du repos, ça refuse de passer. »

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MessageSujet: Re: Remplacement & consultation [angeline Ontario] Dim 25 Sep - 13:49

Lorsque Cai se rendit compte que son premier rendez-vous était arrivé, il se précipita sur le portant derrière la porte du bureau, attrapa la tenue blanche de son ami et l’enfila rapidement tout en regagnant la chaise du bureau. Puis se rendit compte qu’il avait gardé sa propre veste, le jeune homme souffla de sa propre stupidité et enleva les deux vestes pour enfin enfiler pour la dernière fois la tenue blanche. Il sourit en se regardant, pour une fois qu’il n’avait pas son uniforme dessous, il trouvait cela plutôt sympa. Cai sentit alors un regard sur lui et se tourna vers la porte ; une jeune femme se trouvait dans l’encadrement de la porte. Ils se regardèrent un moment qui sembla long à Cai sans pour autant que l’un d’eux crache un mot. Le médecin ne fit même pas attention aux ailes de la demoiselle surpris tout simplement de sa présence dans le burreau, pensant qu’elle serait restée dans la salle d’attente. Il regarda la porte et remarqua que cette dernière était pourvue du même système de porte automatique que celle de l’entrée, cela le fit sourire. Cai venait donc d’être pris sur le fait : non il ne s’admirait pas plus que n’importe qui… il avait tout de même le droit de voir si sa nouvelle tenue le sied bien.. non ? Bon c’est pas grave.

Heu... bonjour ! Le Docteur Humphreys n'est pas là ? C'est toujours bien son cabinet non ?

Il n’eut pour toute réaction qu’un haussement de sourcil. Il venait de remarquer quelque chose dans le dos de la jeune femme. Sa première pensée ne fut pas, évidement, « Ô des ailes que c’est charmant » ou bien « Bah tiens voila une femme ailée » non ce fut plutôt : « Bah merd* c’est quoi ça ? » . Cai avait beau apprécier les mutants il ne connaissait pas forcement toutes les mutations possibles et inimaginables et puis il ne s’attendait pas forcement à rencontrer dès la première heure de consultation une mutante ailée de surcroit. Bref, il passa donc pour un abruti congénital, la bouche légèrement ouverte, les yeux froncés, il ne fit même pas attention aux gestes de sa patiente et encore moins à ses propos. Toutefois, le téléphone du cabinet tonna, ce qui le fit sursauter.


Je viens vous voir à propos de... mon aile gauche. Ça fait environ une semaine que j'ai mal, et même avec des anti-inflammatoires classiques et du repos, ça refuse de passer.

Allo…… ?
Non on dit « Cabinet du docteur Paul Humphreys, bonjour, que puis-je faire pour vous ? » et ensuite tu précises que je suis absent et tu te présentes..
C'est ça..
Je te sens ailleurs, tu m’écoutes ?
Oui parfaitement..

Souffla Cai qui venait d’analyser les propos de la patiente. Il se pencha alors sur le coté sans décoller le combinet de son orreille. En effet, elle portait deux ailes parfaitement reconnaissables. Comment avait-il pu ne pas identifier cela ? Le médecin répondait sans écouter son interlocuteur qui le comprit assez rapidement et raccrocha ce à quoi répondit Cai par une lenteur extrème à raccrocher lui-même finissant par un « oui à plus » alors que Paul avait déjà raccroché.

Cai finit par se tapoter les joues et secoua la tête puis se redressa sur son siège et tendit sa main vers sa patiente tout en lui souriant effaçant tout signe de surprise et redevenant par cela même le médecin compétant et avenant qu’il avait toujours été. Bon c’était une mutante de plus, bien qu’un peu plus… marquante, elle restait normale. Oui c’est ça, normale. Cependant il ne put éviter de penser à l’effet que devait procurer un vol avec ces ailes….

Bonjour, excusez-moi de ma réaction, je dois avouer que je ne m’attendais pas à ça enfin, à voir une paire d’aile dans le dos de ma première patiente… Oh oui j’oubliais, je suis Cai ASLING, je viens rendre service au docteur Humphrey qui a eu un empêchement de dernière minute.

Tout en se levant et en signifiant à la demoiselle qui se présenta comme Angéline Ontario, de faire de même, il se plaça derrière elle afin de voir ces magnifiques ailes. Il devait l’avouer : il était abasourdi et étrangement admiratif. Ca ne devait pas être facile de porter un fardeau pareil, dans tous les sens du terme, pendant ces périodes troubles où beaucoup trop de chose et de gens jouent contre les mutants. Tout d’un coup, il eut beaucoup de respect envers ce jeune bout de femme.

Ne vous inquiétez pas si vous avez réussi à rester en vie avec Paul alors tout se passera bien avec moi… C’est moi qui lui ai tout appris !

Il rit prenant le ton de la plaisanterie, si Paul apprenait qu’il l’avait ouvertement rabaissé dans ses qualités de médecin, et il savait qu’il l’apprendrait, il serait mort. Mais c’était le jeu qui en valait la chandelle non ? Bien sur. Cai aimait vivre dangereusement et ce n’était pas un américain – plus anglais qu’américain si vous voulez mon avis- qui lui fera peur.

Avant de toucher l’aile blessée, il préféra faire les examens de routine ainsi il passa un peu plus d’un quart d’heure à lui faire des petits tests vérifiant que tout allait bien au niveau de sa respiration, de son pouls, du cœur, mais aussi des articulations, des muscles et des os encore une fois sans toucher les ailes. Cai aimait prendre son temps jugeant que l’argent ne faisait pas le bonheur il n’était pas du genre à pomper le fric et savait que Paul n’était pas du genre à faire cela non plus. Si une personne venait consulter, elle avait parfaitement le droit à un bilan complet même si cela prenait un peu plus de temps et que cela agaçait les autres patients souvent pressés.

Je vous informe, Mlle Ontario que tout va bien sauf pour votre aile mais je vais m’en occuper… Restez debout j’allume l’ordinateur afin que je puisse voir votre suivi de dossier..

Liant le geste à la parole, le Pc se mit en route et Cai regarda les ailes repliées sur elle-même. Il rit.

Si on m’avait dit que j’aurai a occulter des ailes ! Décidément, j’adore mon métier ! Vous pouvez ouvrir vos ailes s’il vous plait ? Est-ce que vous vous êtes déjà cassé l’une de vos ailes ? Avez-vous déjà eu des accidents de vol ? ah et, comment est-ce arrivé si je peux me permettre ?

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MessageSujet: Re: Remplacement & consultation [angeline Ontario] Mar 27 Sep - 17:05

La réaction du médecin fut, sans grande surprise, de rester bouche bée en dévisageant mes ailes, comme la plupart des personnes ne s'attendant pas à se retrouver nez à nez avec une mutation physiquement visible. Enfin, je préférais mille fois cette réaction que d'être insultée et regardée avec dégout. Il m'observa un peu trop longtemps à mon goût, mais alors que je commençais à me sentir mal à l'aise, le téléphone du docteur sonna, et il fut obligé d'arracher son regard de moi pour quelques secondes. Il répondit à son interlocuteur d'un air distrait tout en continuant à balayer mes ailes du regard. Lorsqu'il finit par raccrocher, il resta un instant, distrait et visiblement perdu dans ses pensées à me regarder. Soudain, il sortit de sa « torpeur » et souriant, il s'excusa de sa réaction, et se présenta sous le nom de Cai Asling, un confrère et ami de Docteur Humphreys et qui le remplaçait temporairement suite à un déplacement non prévu. Il me demanda de me lever et se plaçant dans mon dos, je pouvais presque sentir ses yeux parcourir mes ailes en long, en large et en travers. La peur d'être mal traitée ou de subir des remarques désagréables et désobligeantes s'était évanouie : ce médecin devait être favorable aux mutants ou tout au moins s'en fichait, tant qu'on le laissait tranquille. Par contre, la crainte d'être prise pour un cobaye ou une manifestation intrigante dans le processus d'évolution de la lignée humaine, demeurait : étrangement, quand quelqu'un d'autre se permettait de m'observer ainsi, je ne considérais pas cela comme intrusif, mais dès qu'il s'agissait d'un « initié » à tout ce qui touchait à la médecine, la génétique ou autre, cette peur refaisait surface. En fait, c'était surtout un réflexe de survie et de défense de mon intégrité : je n'étais pas un cas, je n'étais pas une paire d'aile, je n'étais pas si différente des autres ! C'était la peur qu'on s'intéresse à moi uniquement à cause de mes ailes, et non pas de ma personne : je voulais tout simplement exister.

Le médecin plaisanta sur les compétences de son confrère me confiant que j'étais entre de bonnes mains maintenant. Il me fit rire, détendant un peu l'atmosphère et me rassurant par la même occasion quand à ses intentions. Il décida également de me faire passer un check-up complet mais sans jamais toucher à mes ailes, comme s'il souhaitait séparer la partie « normale » de la mutation. D'un autre coté, j'étais venu le voir à propos de mon aile, peut être voulait il s'assurer que la cause de cette douleur ne soit pas causée par une autre partie du corps ? Enfin bref, je n'étais pas médecin et je le laissais faire son travail en paix. Et c'est après avoir écouté mon cœur, prit ma tension, observé la gorge les narines et les oreilles, et tout effectué les autres examens de routines qu'il déclara que j'allais bien, enfin que mon état général ne pouvait aller mieux, et qu'il allait enfin examiner mon aile. Il alluma son PC pour accéder à mon dossier médical et reposa ses yeux sur mes ailes. Il rit légèrement avec bonne humeur, ne cachant plus sa surprise de devoir ausculter quelque chose d'un peu plus... original. En même temps, je comprenais qu'il était surprenant de se retrouver dans cette situation, à devoir s'occuper d'une chose dont il n'avait même pas imaginé l'existence ! Au moins avec son entrain et son optimisme, il paraissait vraiment sympathique et rassurant. Il me demanda également si je m'étais déjà cassée une aile et si c'était mon premier accident. Je me reculais vers le centre de la pièce pour pouvoir disposer de suffisamment de place et déployais mes ailes de tout leur long, soit un peu plus de trois mètres d'envergure environ, prenant soin de ne rien renverser et de ne pas faire de gestes brusques, surtout avec l'aile gauche que j'avais mise plus de temps à ouvrir. Pendant ce temps, je répondis au docteur :


« Oh, si vous saviez le nombre d'accidents de vol que j'ai vécue …! Non, bien évidemment, ce n'est pas le premier ! Ça à beau être inné, ça n'empêche que l'erreur est humaine, et pour le coup, je ne déroge pas à la règle ! Heureusement non, je ne me suis jamais cassée une aile pour l'instant malgré des chutes plutôt rudes. »


Je ramenais machinalement mon aile droite devant moi pour en lisser une plume tout en continuant à parler :


« Comment c'est arrivé ? Et bien, c'était le weekend dernier, plus précisément dimanche. J'ai été faire un petit tour en montagne, mais les courant d'airs aériens sont assez fourbes aux abords des parois rocheuses, et un brusque changement de direction m'a fait aspirer contre la montagne. La quasi totalité du choc a été encaissé par mon aile gauche, mais je doute qu'elle soit cassée : j'ai quand même pu me poser sans trop de difficultés et la douleur n'est pas au point de me faire tourner de l'œil ! »


Je remis mon aile en place avant de poser mon regard sur le médecin :


« Enfin bref, je pensais que ça passerait en deux ou tris jours, mais apparemment non. Pour l'instant, j'ai juste pris des anti-inflammatoires, entre une à trois fois par jour »


Je lui offris un petit sourire taquin avant de lui demander :


« Est-ce grave Docteur ? »

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MessageSujet: Re: Remplacement & consultation [angeline Ontario] Sam 1 Oct - 15:53

La jeune Angeline rit. Cai fut soudainement rassuré, il venait, avec un peu de chance, de rattraper la situation. Sa première réaction fut d’une part disproportionné mais en plus grandement inutile. Une femme avec des ailes ? Et alors ? Il existait bien des … bon il devait surement y avoir des animaux ailés qui à la base n’en avait pas, non ? C’est l’évolution alors des hommes et des femmes ailés pourquoi pas ? Ils devaient adorer voler, Cai aurait aimé connaitre cette sensation de planer dans les aires dépassant les limites du commun des mortels. Le jeune médecin n’était pas jaloux, pas vraiment, il ne voulait pas absolument posséder un pouvoir mais il se demandait toujours pourquoi certains individus développaient des capacités hors du commun ou encore possédaient des attributs spéciaux alors que d’autres restaient de « simple » homme.

C’était cette question qui le laissait perplexe et le poussait à faire des recherches, il espérait que sa venue aux Etats Unis serait fournisseuse de découverte et cette rencontre avec Angeline ne lui en promettait que d’autre. La demoiselle se déplaça et ouvrit ses ailes, instinctivement le médecin recula, percuta le bureau et fit tomber un cadre photo. Etouffant un juron, il se baissa pour ramasser le cadre dont la plaque de verre s’était fissurée. C’était la photo des deux amis en Afrique, on pouvait voir Paul maintenir la tête de Cai sous son aisselle gauche et ce dernier essayant de se libérer le rire aux lèvres. Cet évènement, il s’en souvenait. C’était après un match de foot entre des militaires et les enfants du village. L’irlandais était en uniforme et Paul lui avait « emprunter son chapeau » ce qui ne lui allait pas du tout, comme le lui avait faire remarquer Cai puis la femme de Paul quelque temps plus tard.

Oh, si vous saviez le nombre d'accidents de vol que j'ai vécue …! Non, bien évidemment, ce n'est pas le premier ! Ça à beau être inné, ça n'empêche que l'erreur est humaine, et pour le coup, je ne déroge pas à la règle ! Heureusement non, je ne me suis jamais cassée une aile pour l'instant malgré des chutes plutôt rudes.

Et bien, vous devez être une patiente fidèle pour Paul

Malgré le petit dégât qu’il venait de commettre dans le bureau de son ami, Cai avait remarqué qu’Angeline n’avait pas réussi à ouvrir son aile gauche aussi rapidement que celle de droite. Il s’en approcha donc et hésita un instant à la toucher ne sachant, d’un coup, plus par où commencer. Le médecin finit par poser ses mains sur l’aile blessée essayant de trouver le problème. En même temps, elle ramena son aile valide vers elle, la brossant. Cai ne put s’empêche de jeter un regard vers elle, presque attendrit.

Dites moi si je vous fais mal...

Comment c'est arrivé ? Et bien, c'était le weekend dernier, plus précisément dimanche. J'ai été faire un petit tour en montagne, mais les courant d'airs aériens sont assez fourbes aux abords des parois rocheuses, et un brusque changement de direction m'a fait aspirer contre la montagne. La quasi totalité du choc a été encaissé par mon aile gauche, mais je doute qu'elle soit cassée : j'ai quand même pu me poser sans trop de difficultés et la douleur n'est pas au point de me faire tourner de l'œil !

Ah ! Les vents contraires … je connais, ça vient quand on s’y attend le moins. Je vous rassure, je n’ai pas d’ailes cachés derrière mes vêtements mais j’ai eu l’occasion de faire du parachute et autres sports dit « extrême », bien que tout à fait entre nous, j’adore ça !

Il rit tout en continuant son auscultation, la demoiselle ne réagit que modérément ce qui confirma sa première estimation et celle de la jeune femme : pas de fracture. Angeline lui expliqua qu’elle pensait guérir avec du repos, et il est vrai que ça aurait pu marcher seulement la visite chez un bon docteur c’est préférable.

Est-ce grave Docteur ?

Oui, extrêmement, vous auriez du venir me voir plus tôt Mlle Ontario…
Il venait de changer de ton, fronçant légèrement les sourcils et adoptant un air tout à fait sérieux. Cai garda le même regard pendant un moment, consultant le dossier de la demoiselle attentivement. Le jeune médecin prit son bloc personnel et y gribouilla de son écriture illisible ses instructions puis se tourna vers la demoiselle avec un grand sourire ;

Je plaisante, vous aviez raison pour le repos c’était une bonne idée mais il vaut mieux voir un médecin car il peut vous prescrire des anti-inflammatoires et d’autre médicaments plus ciblés et efficaces… en particulier si ce médecin c’est moi !

Il la gratifia d’un sourire tout en lui tendant l’ordonnance puis retourna à l’ordinateur. Il s’installa derrière le clavier et commença à rédiger ses prescriptions écoutant la réponse d’Angeline. C’est alors qu’il se rendit compte d’une mention spéciale, qu’il n’avait encore jamais eu l’occasion de voir dans un dossier personnel d’un particulier. En même temps, il n’avait pas souvent accès à ces dossiers étant donné qu’il n’était pas praticien général et civile mais praticien à l’armée ce qui lui value une spécialisation de médecin-chirurgien-trauma. A l’armée il fallait savoir réparer vite ou plutôt faire ce qu’il faut pour maintenir en vie les soldats afin de les stabiliser de revenir à eux plus tard. Cai avait eu ainsi l’occasion de sauver plusieurs vies durant sa carrière mais cela faisait quelque temps qu’il n’était plus qu’un médecin de caserne. Il n’avait donc, pas eu l’occasion de voir des dossiers civils mais militaires et des mutants il n’y en avait pas ou du moins ils se cachaient bien. Ainsi Cai n’avait jamais eu l’occasion de voir la mention « Pucage » sur le dossier d’un patient. Il avait bien entendu parlé de cette puce dont les américains étaient très fière pour suivre (ou espionner) les mutants hostiles –tout d’abord- puis tous les autres. Mais ce qui agaçait le plus le médecin c’était qu’en plus de sombrer dans des « précautions » des plus stupides les américains trouvaient le moyen de pousser les autres pays à faire de même car, en effet, quelque temps plus tard l’Irlande décida de commencer à en implanter. Evidemment Cai évita à un certain nombre, pas assez important pour lui toutefois, de se faire recenser.

Vous portez une puce ? Excusez mon indiscrétion mais cela ne vous dérange pas ? Vous pouvez être espionné, suivi et je ne sais quoi d’autre… ?

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۞ Mutante Pacifiste ۞


Angeline Ontario
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MessageSujet: Re: Remplacement & consultation [angeline Ontario] Sam 1 Oct - 19:38

Lorsque je déployais mais ailes en grand, le médecin, visiblement très surprit et non préparé à ça, eut un mouvement de recul, venant buter contre son bureau et renverser un cadre. Il est vrai que pour une personne non avertie, me voir les ailes toutes écartées pouvait être plus que surprenant, surtout en intérieur, car j'occupais presque tout l'espace en largeur. Je ne touchais pas les murs du cabinet, mais je n'en étais pas loin.


« Excusez moi, j'aurais peut être due vous prévenir pour... enfin de mon envergure... »


Je me souvenais que le docteur Humphreys avait eu exactement la même réaction la première fois. Enfin, son remplaçant semblait ne pas être vraiment habituer à soigner des mutants. En même temps, ça ne devait pas être évidant pour certains cas : je me demandais comment on pouvais aider quelqu'un qui ne savait pas contrôler son pouvoir et qui s'infligeait des blessures. Car mis à part soigner partiellement et temporairement, il n'y avait pas vraiment de traitement si ce n'est de recommander à la personne d'apprendre à se contrôler, chose plus que délicate en cette période, sans aide, sans structure conçue pour accueillir ce type de mutant.

Le docteur Asling s'approcha enfin de moi et après quelques petites hésitations, il finit par « oser » toucher mon aile meurtrie. Au premier contact, je ne sentis presque rien tant il prenait des précautions : on aurait dit qu'il tenait entre ses mains la chose la plus fragile au monde et qu'il avait peur de la briser rien qu'en la touchant. Il me demanda de le prévenir s'il me faisait mal, ce à quoi je répondis avec un petit sourire :


« Vous pouvez y aller docteur, vous savez c'est aussi résistant qu'un bras ou une jambe, voir même plus... il ne faut pas avoir peur de toucher ! »


Ses tâtonnement se firent alors un peu plus insistant. Je frémis parfois lorsqu'il passait sur la zone douloureuse mais rien de bien méchant. Je me demandais aussi s'il allait réellement trouver ce que j'avais : je ne savais pas mais peut être que c'était totalement différent de diagnostiquer quelque chose en tâtant à travers duvet et plumes. Quand je lui racontais mon accident, il me confia être lui aussi fan de sensations fortes et pratiquait le saut en parachute. Au moins, moi, je n'en avais pas besoin, mais j'avais déjà envisagé de faire appel à un club de saut en parachute pour pouvoir utiliser un avion, et voir de nouvelles sensations, à d'autres altitudes, sans avoir à me fatiguer à monter par moi même jusqu'à la hauteur ou ils larguaient les parachutistes (chose qui m'était impossible car cela me faisait consommer bien trop d'énergie pour atteindre ces altitudes).

Quand je lui demandais si c'était grave, sur le ton de la plaisanterie, il prit soudain un air tout ce qu'il y avait de plus sérieux pour m'annoncer d'une manière assez inquiétante que ça l'était. Instantanément, mon sourire s'estompa de sur mon visage, mes sourcils se relevèrent, mes yeux exprimant surprise et inquiétude. Était il réellement sérieux ? C'était vraiment grave ? Qu'est ce que ça pouvait bien être ? Est ce que ça se soignait ? Est-ce que j'aurais des séquelles ? Toutes sortes de questions et de scénario catastrophes s'échafaudaient dans ma tête. Bien sur, j'étais préoccupée par ma santé, mais d'autant plus par tout ce qui touchait à mes ailes car bien qu'elles soient souvent source d'ennuis, j'en tirais une énorme fierté, et en prenait grand soin. Elles faisaient partie de moi, elles me caractérisaient, et d'autre part, elles me différenciaient des autres, affichant à tous mon origine. Cela m'avait demandé énormément de temps pour ne plus avoir peur de les cacher dans la rue, à l'école... simplement peur d'être agressée. Car contrairement à d'autres mutants que je connaissais, je m'acceptais totalement et j'étais fière d'être mutante. Ainsi, tout ce qui concernait mes ailes, me préoccupait énormément, ma plus grande peur étant bien entendue de ne plus pouvoir les utiliser. J'étais née avec, j'avais grandie avec, j'avais vécue avec, et sans elles, je ne serais pas celle que j'étais aujourd'hui. Les perdre serait un énorme handicape.

Je suivais nerveusement le docteur du regard qui regagna son siège derrière son bureau pour venir rédiger une ordonnance et consulter une nouvelle fois mon dossier. Il finit par relever la tête vers moi avec un grand sourire en me tendant le bout de papier tout en m'annonçant d'un air léger qu'il plaisantait depuis le début et que j'avais vue juste sur le traitement : repos et anti-inflammatoires pour aider. Instantanément, toute la pression accumulée en quelques minutes se libéra d'un coup, me libérant de l'énorme poids qui me pesait sur les épaules. Je ne pus réprimer un rire nerveux de soulagement. C'était quand même un peu osé de sa part, mais bon, je l'avais cherché aussi. En fait, j'appréciais de plus en plus ce médecin.

Je repliais mes ailes et pris l'ordonnance qu'il me tendait. Je lui répondis :


« Merci, mais s'il vous plait, plus de plaisanterie de ce genre ! »


Son sourire s'accentua et il continua à lire mon dossier médicale. Après quelques instants, il semblait se focaliser sur un élément de ma fiche. Il ne tarda pas à m'en faire part : il me demanda si j'étais pucée (enfin par politesse puisqu'il le savait déjà) et si ça ne me dérangeait pas de savoir qu'on pouvait me localiser n'importe ou, n'importe quand par n'importe quelle autorité compétente. Je réfléchis quelques secondes avant de lui répondre :


« Hmm, non, ça ne me dérange pas plus que ça en fait. Vous savez à la base, c'est mes parents qui ont décidés de me faire recensée par l'État. Après tout, c'est la loi, et puis, ils n'avaient pas tellement le choix non plus : c'est pas comme si on pouvait facilement cacher ma mutation... Je ne leur en veux pas, loin de là. Si c'est le prix pour être laissée en paix, je suis prête à le payer. Je n'ai rien à me reprocher, les autres non plus, alors si de savoir que je suis pucée rassure les gens, je le referais avec plaisir. Après tout, ce n'est pas vraiment dérangeant : un contrôle mensuel pour s'assurer du bon fonctionnement, et c'est tout alors... Je suis sure que pour plus tard, ça sera obligatoire : je suppose que pour trouver un travail, les employeurs exigent des mutants d'être recensés : au moins ça leur prouvera que je ne suis pas de ces terroristes qui s'en prennent aux humains ! »


Machinalement, je portais ma main dans mon dos, à l'endroit approximatif ou se situait ma puce. Ça me faisait d'ailleurs penser que le contrôle du mois suivant aller bientôt arriver. Toujours pensive, je poursuivis :


« Non, vraiment, je n'ai jamais eu de mauvaise surprise ou de raison de me plaindre à propos de ma puce. Il paraît que certaines personnes ont des problèmes avec, qu'ils déclarent des infections ou autre, ça n'a jamais était le cas pour moi. Je sais aussi qu'elles sont volontairement implantées à proximité de la mutation et sur des parties vitales pour s'assurer qu'on ne puisse pas les retirer facilement sans risques. Mais je n'ai jamais vraiment songer à essayer de me la faire retirer. »


Reprenant mon petit sourire taquin, sur le ton de la plaisanterie, je lui demandais :


« Pourquoi docteur ? Vous me proposez de m'en débarrasser ? »

Bien sur que je n'accepterais pas de toute façon, mais je trouvais ça étrange qu'il me pose cette question. Moi aussi je m'étais un peu révoltée vers l'adolescence de ce système, mais bon, au final, c'était presque devenu commun et cette pratique rentrait dans les us.


« En fait, le seul truc un peu embêtant avec la puce c'est donc les contrôles mensuels, enfin plutôt les agents de contrôle, car certains sont clairement anti mutants et ne manquent pas de vous rappeler pendant toute la durée du contrôle que les mutants sont des moins que rien, qu'ils sont des erreurs de la nature, qu'ils ne devraient pas exister etc... Enfin bon, après j'ai l'habitude, et je les laisse parler. De toute façon, ils sont trop têtus et pas assez intelligents pour pouvoir espérer entamer une discussion constructive sur les fondements de leur haine envers nous. Mais bon, à part ça, je vous le redit, rien ne me dérange plus que ça. »

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Cai S. Asling
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MessageSujet: Re: Remplacement & consultation [angeline Ontario] Sam 1 Oct - 22:18

Il était vrai que la question du « puçage » l’intéressait énormément. Il comptait en apprendre le plus possible afin de pouvoir, le jour venir, aider des mutants de confiance à s'en débarrasser si cela était possible ou du moins à les parasiter. L'irlandais savait parfaitement que ce ne serait pas facile voire impossible mais il ne pouvait s’empêcher de chercher des solutions et donc de rêver. Des mutants en désir de liberté, il en avait rencontré et les avis étaient assez partagé en ce qui concernait cette "puce". Il y avait les hostiles qui, par définition, était complètement hostile à se faire « pucer » comme on « pucerait » un animal puis les indifférents qui ne savaient que penser de cela, se faisant influencer par les paroles d'anonymes et de politiques et enfin il restait les autres. Les autres représentant le côté excessivement positifs de la communauté mutante. Cai avait toujours respecté les différents point de vu mais il savait parfaitement qu'à leur place il aurait fait parti des hostiles.

S'il comprenait parfaitement l'utilité que pouvait comporter les puces pour les criminels, il ne la voyait pas pour les autres en particulier les mutants pacifistes qui sont, non seulement recensés mais en plus qui n'ont jamais eu affaire à la justice (pour certain). Alors pourquoi « pucer » tout le monde? Enfin reformulons: pourquoi vouloir « pucer » tous les mutants? Cai ne pouvait s’empêcher de s'insurger contre cela. N'y avait-il pas d'autres criminels tout ce qu'il y a de plus "normal" à surveiller et à « pucer » que de se concentrer uniquement sur les mutants qui semblent être, à présent, le seul fléau de l'humanité? Après tout, d'une part, ils n'était pas devenus les représentants d'un fléau mais plutôt d'un changement, d'une évolution comme les homo sapiens sur les Neandertals. La peur agitait les hommes, la peur que le « simple » humaine allait se faire détrôner que, ce qu'on pensait être la phase ultime de l'évolution de l'homme n'était en réalité qu'une simple phase, plus longue que les autres. La peur que les nouveaux hommes décident de tous les anéantir ou tout du moins de les asservir. La peur qui est le vrai fléau de l'histoire.

Hmm, non, ça ne me dérange pas plus que ça en fait. Vous savez à la base, c'est mes parents qui ont décidés de me faire recensée par l'État. Après tout, c'est la loi, et puis, ils n'avaient pas tellement le choix non plus : c'est pas comme si on pouvait facilement cacher ma mutation... Je ne leur en veux pas, loin de là. Si c'est le prix pour être laissée en paix, je suis prête à le payer. Je n'ai rien à me reprocher, les autres non plus, alors si de savoir que je suis pucée rassure les gens, je le referais avec plaisir. Après tout, ce n'est pas vraiment dérangeant : un contrôle mensuel pour s'assurer du bon fonctionnement, et c'est tout alors... Je suis sure que pour plus tard, ça sera obligatoire : je suppose que pour trouver un travail, les employeurs exigent des mutants d'être recensés : au moins ça leur prouvera que je ne suis pas de ces terroristes qui s'en prennent aux humains !

Cai écouta attentivement les propos de la demoiselle, et s’installa machinalement sur le bureau comme il le faisait souvent dans son propre cabinet. Croisant les bras il prit un air tout à fait sérieux, réellement cette fois ci, et proposa d’un geste à la demoiselle de s’asseoir là où elle se sentirait le mieux jugeant que ses ailes ne devaient pas forcement lui faciliter la vie et le confort. Mlle Ontario posa la main sur son dos, il fronça légèrement les sourcils mais ne l’interrompit par pour autant. Il aurait le temps, si son prochain patient lui permettait, de poser des questions sur tout et n’importe quoi comme il avait l’habitude bien trop souvent de faire quitte à agacer prodigieusement les personnes qui l’entouraient connues ou non.

Non, vraiment, je n'ai jamais eu de mauvaise surprise ou de raison de me plaindre à propos de ma puce. Il paraît que certaines personnes ont des problèmes avec, qu'ils déclarent des infections ou autre, ça n'a jamais était le cas pour moi. Je sais aussi qu'elles sont volontairement implantées à proximité de la mutation et sur des parties vitales pour s'assurer qu'on ne puisse pas les retirer facilement sans risques. Mais je n'ai jamais vraiment songé à essayer de me la faire retirer

Elle lui demanda alors, sous le même que plutôt lors de l’auscultation, s’il comptait la lui retirer. Cela le fit sourire, puis rire. Cai l’aimait bien, elle était charmante et pleine de vie comme devrait être toute personne à son âge qu’il estima jeune. Il la vit forte et courageuse. La vie ne devait pas être facile tous les jours avec cette particularité si imposante, il la respectait pour son positivisme qui dépassait presque l’entendement. Sa vision à lui n’était pas la même, peut-être parce qu’il n’était pas un mutant lui-même, peut être car il avait compris bien trop jeune que pour les mutants rien n’étaient faciles, peut-être parce qu’il était trop obnubilé par ses propres promesses…

Cai n’était pas un mec pessimiste et encore moins négatif, bien au contraire, il aimait rire de tout et détendre l’atmosphère lorsqu’il le fallait cependant, sur certains sujets, il ne pouvait faire preuve de passivité. L’irlandais se sentait trop impliqué et il menait surement un combat qui ne lui était nullement destiné à la place d’autres personnes qui pourtant ne se sentaient pas concernées.

En fait, le seul truc un peu embêtant avec la puce c'est donc les contrôles mensuels, enfin plutôt les agents de contrôle, car certains sont clairement anti mutants et ne manquent pas de vous rappeler pendant toute la durée du contrôle que les mutants sont des moins que rien, qu'ils sont des erreurs de la nature, qu'ils ne devraient pas exister etc... Enfin bon, après j'ai l'habitude, et je les laisse parler. De toute façon, ils sont trop têtus et pas assez intelligents pour pouvoir espérer entamer une discussion constructive sur les fondements de leur haine envers nous. Mais bon, à part ça, je vous le redit, rien ne me dérange plus que ça.

Ses dires confirmèrent les impressions du médecin qui les encra en lui : Angeline Ontario était une fille forte malgré sa fragile apparence et sa douceur extérieur. Il l’appréciait c’était certain, il fut même assez navré de ne pas l’avoir réellement entant que patiente et se désolait, sur le coup, d’être d’obligation militaire. Cependant cette rencontre lui promettait, comme dit précédemment, de fleurissantes rencontres et il n’en demandait pas moins.

Je comprends… tu as du pas mal en baver et j’en suis navré. Si seulement il y avait plus de personnes comme Paul ou certains de mes amis et moins de co* entêté dans des principes de secondes zones, le monde serait s’en doute bien meilleur. Malheureusement, il est vrai, qu’on ne peut pas faire grand-chose contre ça en particulier individuellement…

Cai resta songer un instant puis les yeux, tout d’abord rivé vers la jeune femme puis attirés par une photo encadrée et fixé au mur près de l’armoire à ustensils. Il sourit et montra du doigt la photo.

Vous voyez cette photo ? Parmi ces 11 gamins, il y avait deux mutants. Deux mutants et pourtant aucun autre enfant ne les jugeaient anormaux, bien au contraire, ils les disaient magiciens ou sorciers. Manque de bol, certains médecins de la mission n’étaient pas .. « favorable »s à ce mélange de « race » comme ils disaient et ils n’étaient pas les seuls. Certains militaires appuyèrent leurs propos et les deux enfants se retrouvèrent rapidement exclus sans même que les autres enfants ne s’en rendent compte, du moins au début. Un jour, et je m’en souviendrais toute ma vie et je pense que c’est de même pour Paul, les 9 autres gamins sont entrés dans notre tente, à Paul et moi-même, pour nous demander de l’aider. Ni une ni deux, nous avons regroupés toutes les personnages du village. Figurez-vous que le soir même, un match de football se célébra, bien que j’aurai préféré faire un bon vieux match de rugby mais passons. Les 9 enfants avaient récupérés leurs deux amis. Bon je vous ai passé les détails mais cette histoire m’a marqué et ces petits aussi. Il semblerait que nous avons beaucoup à apprendre des pays dit « pauvres » et des enfants.

Il s’arrêta de rendant compte que l’histoire pouvait paraitre trop niaise ou trop.. trop. Cette histoire était l’une des rares qui avaient pu le toucher n’étant pas du genre à s’attendrir pour rien mais à seulement se rendre de compte de choses « bien ». Cai sourit et passa sa main dans ses cheveux.

Excusez-moi, je me fais presque l’effet d’un petit vieux à radoter de vieilles histoires. En plus, Paul vous en a peut-être déjà parlé ! Ca fait légèrement redit non ? Pour la puce, je ne fais pas parti des personnes qui trouvent normales sont utilisations mais après tout je ne suis qu’un médecin de l’armée irlandaise. L’évolution de la vie et de la liberté des mutants n’a pas été la même bien que je trouve que mon pays s’est trop rapidement mit à suivre les idées et les concepts américains. La puce ne fut instauré que très récemment par exemple et je suis partie pour votre pays très peu de temps après si bien que je n’ai pas trop eu l’occasion de me faire à ce machin. …

J’y pense, j’espère qu’ils n’ont pas fait une innovation en y collant une sorte de micro, sinon je vais me retrouver avec une horde de petits américains en uniforme au basque !


Cai lui sourit, il plaisantait évidement.

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MessageSujet: Re: Remplacement & consultation [angeline Ontario] Dim 2 Oct - 12:36

Étrangement, cette consultation prenait une toute autre tournure que je ne l'aurais imaginer : je me retrouvais maintenant à "philosopher" sur la "question mutante" et les moyens mis en œuvre pour rassurer la population humaine et contrôler les mutants : la puce de traçage. Si d'un coté ça me paraissait bizarre de parler de ça aussi ouvertement avec un inconnu, je n'en demeurais pas moins heureuse de pouvoir en discuter sans réserve sur une question qui, bien qu'elle soit en centre de toutes les discussions et débats, rester la plupart du temps quelque chose de considéré comme tabou. A vrai dire, c'était une réelle épine dans le pieds des différents chefs-d'états du monde entier, qui devaient savoir jongler entre pro mutants / mutants et anti mutants. Ce qui était drôle de voir (enfin je dis drôle, mais valait mieux en rire qu'en pleurer) c'est que d'un coté, le « problème mutant » a résolu d'autres dilemme qui embourbaient les gouvernements : par exemple, avec l'explosion de la population mutante sur Terre, la question de l'immigration a été relégué au second plan, et n'est plus, et de loin, la principale préoccupation des pays développés. Le problème, c'est qu'avec les mutants, les options étaient plus réduites : les expulser ? Expulser un citoyen de son propre pays ? C'était infaisable, anticonstitutionnel et trop onéreux : aux États Unis, le Sénat refuserait aux vues du déficit toujours plus grandissant. Les enfermer dans des « réserves » ? Comment enfermer la moitié de la population mondiale ? Ce n'est pas comme si les mutants étaient minoritaires sur Terre ! De toute façon, dans ces deux cas, jamais la transition aurait été possible sans une guerre acharnée entre les deux parties, et à l'échelle mondiale. Et les humains étaient loin de pouvoir gagner facilement. Non, pour l'instant aucune solution miracle n'a été trouvée, sinon, elle aurait déjà été mise en application. C'est pour cela que des solutions plus ou moins temporaires sont mises en place comme les puces de traçage pour assurer aux deux parties une sorte d'équilibre certes instable, mais bien présent : les humains peuvent avoir la conscience tranquille en sachant qu'on pouvait facilement retrouver et identifier les mutants déviants et les mutants pouvaient avoir la garantie de pouvoir vivre en paix tant qu'ils respectaient la loi (enfin, c'était la même chose pour la population humaine : les crimes perpétrés par les humains sur les humains existaient toujours !). Faute de mieux, j'acceptais sans grandes réserves cette solution précaire.

Le docteur Asling voulait se montrer compatissant avec moi et avec l'ensemble des mutants. C'était vraiment un type bien, en plus d'être la preuve que tous les humains n'étaient pas anti mutants ou qu'ils s'en foutaient pourvu qu'on les laisse en paix. Il disait comprendre, mais je doutais qu'il puisse vraiment s'imaginer tout ce qu'un mutant devait endurer tout au long de sa vie : insultes, mépris, brimades, intimidation... Mais il avait raison sur le fait que si plus de monde avait un esprit plus ouvert et des positions moins radicales (que ce soit du coté humain comme du coté mutant), le monde ne s'en porterait que mieux. Le médecin m'indiqua une photo accrochée au mur derrière moi. Elle montrait un groupe de jeunes enfants africains encadrés par le docteur Humphreys et le docteur Asling. C'était surement une photo souvenir prise lors qu'une expédition humanitaire en Afrique Sub Saharienne. Il me raconta que là bas, les mutants étaient loin d'être considérés comme des erreurs de la nature mais au contraire, plutôt comme des dons et des personnes prodigieuses, tout a fait acceptées et intégrée dans la société. Bien évidemment, et comme toujours, certains médecins et soldats vinrent perturber ce bel équilibre en essayant de stigmatiser les mutants présents. Au final c'était autour d'un match de football que le village s'est ressoudé. Son histoire avait l'air d'un compte de fée et en possédait tous les composants, mais il en tirait les mêmes conclusions que moi : dans ces contrés, loin de toutes influences et bourrage de crâne du monde extérieur, les différences entre les gens étaient acceptées et considérés comme importantes et vitales pour la diversité. Chez nous, dans les pays les plus avancés, les gens ne prenaient plus la peine de réfléchir et se contentaient de faire ce qu'on leur disait de faire, comme de bons moutons. Effectivement, c'était vraiment la chose la plus facile à faire : pas besoin de se casser la tête, faire comme son voisin, regarder la télé et absorber comme une éponge sèche toutes les âneries et mensonges vociférés par les médias, guidés par les gouvernements.

Le médecin s'excusa de m'avoir raconté cette histoire, comme une vieille personne partageant ses moments de jeunesse avant de redevenir plus sérieux et m'avouer que pour lui, l'utilisation de puces électroniques pour contrôler les mutants était une pratique inadmissible, il m'apprit également qu'il était médecin militaire et que sur l'ancien continent, cette pratique n'en était qu'à ses débuts. C'est vrai que c'était essentiellement l'Amérique du Nord qui avait choisi cette option, et je ne m'étais jamais vraiment posé la question de comment s'en sortait les les autres pays. Je n'étais pas non plus favorable à cette puce, mais ayant toujours vécue avec, je ne m'en souciais guère à vrai dire. Le docteur Asling plaisanta de nouveau en me demandant si je n'avais pas non plus un micro intégré car sinon, il serait dans de beaux draps. Je lui répondis sur le même ton :


« Malheureusement pour vous, il faut savoir que la NASA envoie un satellite espion pour chaque mutant recensé et que par conséquent, à 36,000 km d'altitude, il y a de grandes paraboles qui sont en train de nous épier. »


Je partie dans un petit rire avant de me reprendre.


« Plus sérieusement, je suis totalement d'accord avec vous : je pense qu'il existe d'autres solutions pour satisfaire mutants et humains que cette puce. Le problème, c'est que les médias stigmatisent les mutants, rabâchant sans cesse que nous sommes des personnes dangereuses, qu'à cause de nous la criminalité augmente, que le chômage augmente etc... Franchement, est-ce que j'ai l'air d'une menace pour la sécurité ou la prospérité économique d'un état ? Je ne comprends vraiment pas les gens qui font des généralités aussi facilement : au lieu de nous mettre au ban de la société, ne serait il pas plus avisé de valoriser ces différences et mettre à profit la population mutante ? D'une part, ce serait très utile pour la vie de tous les jours, mais en plus cela favoriserait l'insertion et l'intégration de la population mutante dans notre société ! Chaque mutation peut avoir son utilité »


Le médecin devait me voir sous mon coté utopiste maintenant, mais après tout, je ne le cachais pas vraiment : j'étais idéaliste et j'aspirais à voir un jour une société ou mutants et les humains cohabiteraient de manière pacifique et que chaque partie saurait trouver et apprécier sa place et se servir des différences pour pouvoir aller de l'avant. De toute façon, d'un point de vue purement anthropologique, l'extinction de l'Homo Sapiens était programmée depuis son apparition. Bien sur, cela ne se fera pas du jour au lendemain, et cela durera bien quelques siècles voir millénaires, mais l'évolution était implacable. Il ne fallait pas voir en les mutants une menace pour la survie de humains, au contraire, c'était plutôt une chance, un tremplin vers l'avenir, un nouveau départ et une nouvelle ère qui commençait. Mon père l'avait bien compris et était heureux de pouvoir assister à ce changement, et fière d'avoir une fille appartenant à cette évolution. Relevant les yeux vers le médecin, je lui demandais :


« Sinon, vous avez déjà eu l'occasion de soigner des mutants ? Ou d'en côtoyer ? Car au final, je me rend compte que la plupart de mes amis sont mutants. Pourtant je serais plus ravie d'agrandir mon cercle de connaissances à des humains... à croire que la plupart nous fuient. Heureusement j'ai la chance d'être dans une famille plus que favorable aux mutants alors qu'à part ma mère, je suis la seule mutante. »

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Cai S. Asling
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MessageSujet: Re: Remplacement & consultation [angeline Ontario] Dim 2 Oct - 15:54

Cette histoire était vraie bien qu'écourté, elle ressemblait davantage à un conte de fée pour les petites filles mutantes -pour le coup- rêvant d'un monde où les autres enfants ne les pourchasseraient pas avec des bâtons clamant qu'elles sont des sorcières ou des erreurs de la nature. L'affaire ne s'était pas totalement passé en un jour, les enfants s'étaient querellés entre eux à plusieurs reprises puis s'étaient querellés avec leurs parents, puis après contre les autorités. Le village n'avait été pendant près d'un mois que la scène d’affrontements verbaux parfois physiques. Cai en était lui-même venu aux mains jugeant inadmissibles certains comportements en particulier celui de son égal au sein de l'armée qui jusque-là n'avait trop rien dit. Cependant le jour où il incita les habitants à exclure voire même tuer les mutants vivant parmi eux. Ce jour-là, Cai lui en colla une. Bref, l'histoire avait été raccourci car certains passages n'avaient pas à être mentionné.

Cai fronça légèrement les sourcils en repensant à certains évènements et espérait qu'après leur départ tout été resté calme. Il l’espérait réellement car le pouvoir d'un des petits pouvait être excessivement dangereux. L'irlandais secoua légèrement la tête poursuivant ses explications.

Malheureusement pour vous, il faut savoir que la NASA envoie un satellite espion pour chaque mutant recensé et que par conséquent, à 36,000 km d'altitude, il y a de grandes paraboles qui sont en train de nous épier.

Ça en fait des satellites … Faut bien qu’ils s’occupent cela dit. A côté des mutants, les petits bonhommes verts c’est de l’histoire ancienne…

Il sourit. Après tout, plusieurs années auparavant les principales théories à propos de la Nasa étaient principalement en rapport avec les ovni hors, à présent, ces derniers ne semblent plus du tout exister –s’ils avaient existé évidemment- mais plus personnes ne semblaient intéresser à la pseudo-possibilité-d’une-vie-extraterrestre. Avouez que c’est stupide : l’existence des mutants sur terre est avérée il n’y a plus rien de croustillant à cela alors pourquoi pas retourner aux ovnis ? Débat inutile je vous l’accorde.

La jeune femme redevint sérieuse et eut un discours légèrement moins passif. Cai ne put s’empêcher de sourire voyant que malgré le fait est qu’elle semblait accepter la puce, elle n’était pas pour autant d’accord avec toutes les raisons de son utilisation et encore moins avec les idées véhiculées par les médias. Son plaidoyer était parfaitement juste. Cependant la justesse de ses paroles ne suffirait pas à faire prendre conscience à la population réticente que les mutants ne sont pas des monstres. En même temps rien n’est bien compliqué que de pousser à la réclusion des masses qu’en les dénigrants sur tous les médias utilisant les actes d’une personne de cette communauté « minoritaire » contre son ensemble. Comment pousser les habitants à exclure une communauté ? Accuser cette communauté d’être un fléau pour l’économie, pour le travail et encore mieux pour la sécurité de tous. Qui ne se sentirait pas concerner quand on diffuse des images chocs d’un mutant hostile utilisant ses pouvoirs contre une mairie ou un établissement fédéral ? La peur d’être dans le mauvais lieu au mauvais moment lorsque l’une de ces personnes l’attaque grandit ou encore qu’une personne qu’on aime s’y trouve.

Après tout ce fut toujours par ces procédés, au cours de l’histoire, qu’un groupe d’individu a pu véhiculer des idées sur une partie de la population. Prenons Hitler et sa propagande. Il est vrai que dans le cas présent, les mutants seraient potentiellement plus avantagés face aux « humains » grâce à leur don mais une guerre ou pire un génocide pourrait se produire. Qui sait de quoi l’avenir sera fait ? Cai ne voulait pas partir dans ces théories catastrophiques et souhaitait éviter de tomber dans ces sombres possibilités car il ne préférait pas rejoindre ces extrémistes mutants qui veulent tout détruire afin d’affirmer la puissance de ces nouveaux hommes. En même temps Cai n’est qu’un simple humain donc il ne risquait pas de vouloir la suprématie des mutants et l’extinction des humains, il aimait les mutants mais ne voulaient pas non plus que ses amis et lui-même soient exterminés. Normal vous me direz.

Angeline était peut- être un peu trop utopiste mais n’avait-elle pas clairement raison ? Bien sûr que si. Il n’y a pas d’utopie dans un monde réalisable. Les prétextes qui excluent les mutants sont incohérents prenez par exemple l’augmentation du chômage qui sous entendrait que les mutants prennent les emplois des non-mutants : premièrement les mutants sont nés américains (dans le cas de l’Amérique), ils ne sont pas immigrés et ne volent pas les emplois des américains pour la simple et bonne raison qu’ils y ont autant le droit que les autres ensuite, sans avoir consulté de statistiques, Cai pourrait affirmer sans crainte de diffamation que les mutants sont plus nombreux à être au chômage que les autres. En fin, elle avait raison. Les mutants n’étaient pas des plaies, ils pouvaient être utiles comme chacun d’entre nous.

Sa patiente lui demande, alors, s’il avait déjà soigné des mutants et s’il en côtoyait. Cela le fit sourire, elle semblait persuadée qu’il était un humain. Ce qui était vrai, certes, mais il pouvait tout aussi bien être un mutant dont la particularité n’était pas visible à l’œil nu et qui ne parlait pas forcement ouvertement de sa condition que ce soit à un humain ou à un autre mutant visible ou non. Elle lui confia qu’elle aurait aimé agrandir son cercle d’ami à des humains mais Cai pouvait comprendre que ce n’était pas forcément facile pour elle. C’est comme si elle portait une étiquette sur son front, cela devait faire peur, elle ne pouvait pas cacher un temps son appartenance à cette communauté et se confier plus tard. C’était une option impossible et il en était navré mais il l’était encore plus pour ces humains qui avaient croisé sa route et qui n’avaient pas pris le temps de s’attarder afin de découvrir la personne qui se trouvait devant ces magnifiques ailes blanches.

Il ne me semble pas avoir dit que j’étais un simple humain, non ? Vous semblez m’avoir très rapidement rangé dans la case humaine…

Il lui sourit ne pouvant s’empêcher de trouver cela amusant. Avait-il une étiquette collée sur le front lui aussi ? Auquel cas ce n’était pas très amusant, cela voulait dire qu’il ne pourrait pas se faire passer pour un mutant lorsque la situation le lui permettrait et lorsqu’il aurait besoin de créer un lien pour obtenir des informations. Chose que pourtant, il avait déjà fait auparavant. Les résultats ? ô tout dépendait des personnes et des circonstances… Autant il a pu se faire des ennemis autant il a réussi, étrangement, à créer de vrai liens. Fronçant les sourcils, il redevint sérieux et repensa à sa question. Avait-il déjà soigné des mutants en côtoyait-il ? Oui, oui pour les deux. Il repensa à Tom, pour commencer puis AS et passa, en une fraction de seconde, en revu ses amis mutants autant que les mutants qu’il ne pouvait apprécier du fait de leur idée. Il vit leur visage. Cai vit Penelope, sa plus longue relation amoureuse qui décéda lors d’une opération dans le Soudan, puis Alan ou encore Josh et Amber. Josh était mort, tué dans un accident banal de moto et Amber haïssait Cai depuis une sale affaire en Irlande.

Il semblerait que oui étant donné que d’une part je suis médecin et d’autre part je viens de le faire pour vous… plus ou moins…

Il lui lança un grand sourire

Plus sérieusement, il m’est arrivé d’en soigner, bien sûr. Certains étaient militaires et se cachaient d’autres des civiles mais je suis sûr que le nombre est plus important que ce que je sais. Beaucoup sont des mutants dont le don n’est pas visible et qui n’influe pas dans les opérations ou les diagnostics. Cependant j’ai eu certain cas, où le pouvoir prenait une place importante dans le rétablissement ou même la survie de l’individu. Bien sûr j’en ai pas aidé des milliers. Et puis, j’ai des amis mutants la plus part d’en mon pays natale ainsi que dans d’autre pays que j’ai eu l’occasion de visiter. J’ai également des connaissances aux Etats Unis mais pas forcément dans cette ville. Il faudrait d’ailleurs que je reprenne contact avec certains collègues…

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Angeline Ontario
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MessageSujet: Re: Remplacement & consultation [angeline Ontario] Sam 8 Oct - 21:22

Le docteur Asling me demanda pourquoi je le considérais comme un humain. Je fus un peu surprise par sa question car à vrai dire, je ne m'étais pas encore posée la question de savoir s'il était mutant ou non, et lui avait parlé le plus naturellement du monde. Mais surtout parce que je n'avais jamais dit explicitement que je le considérais comme un humain, et maintenant ça me paraissait étrange qu'il revienne sur ce point. S'il était un mutant, il n'allait pas le crier sur tous les toits premièrement, car malheureusement, en cette période trouble, mieux valait cacher sa véritable identité, chose qui m'était impossible. Deuxièmement, comme il l'avait si bien évoqué lui même, les mutants dans l'armée devaient être extrêmement rares et devaient se camoufler dans la masse pour espérer poursuivre dans leur voie, et troisièmement, je ne savais pas mais mon intuition (féminine peut être ?) me faisait voir le médecin comme dénué de mutation. Comme je le disais, les seuls mutants assez stupides ou fous pour crier haut et fort leur appartenance étaient ces terroristes persuadés de la supériorité mutante sur l'Humanité, prônant la libération de leurs « frères et soeurs » par une violente vendetta. Et encore, c'était surtout les plus dangereux de ces mutants qui s'affichaient clairement. Pour ma part, c'était totalement différent : j'aurais été comme tout le monde si j'avais eu la possibilité de me cacher, mais depuis quelques temps maintenant, je devais vivre avec mes ailes à la vue et au su de tous. Deux choix s'offrait alors à moi : me renfermer sur moi même, et continuer de vivre cachée, abandonner mes études et rester cloîtrée en intérieur de peur d'être surprise avec ces deux membres supplémentaires ou alors, l'option que j'avais suivi : prendre mon courage à deux main, relever la tête et porter fièrement mes ailes comme des atouts à mettre en avant et non comme un lourd fardeau. Bien sur, ce n'était pas facile dans la vie de tous les jours, loin de là, et malgré la façade d'indifférence avec laquelle je me protégeais, je ne m'en sentais pas moins profondément blessée lorsque les remarques désobligeantes et les insultes pleuvaient. J'étais un peu un paradoxe car pour vivre normalement je devais être fière de ce qui me différenciais des autres, et qui me mettais par conséquent en danger dans certains cas. S'il m'était déjà arrivé d'avoir souhaité posséder une mutation non visible étant plus petite, je n'avais jamais haït les ailes, ni chercher s'il existait quelconque moyen de vivre sans : c'était inconcevable pour moi. J'étais peut être une des personnes qui souffrait le plus de cette ségrégation anti mutant mais encore, par rapport à d'autres, je m'estimais heureuse d'avoir un cocon familiale aimant et réconfortant qui m'a grandement aidé à m'accepter en tant que telle, dans ce monde ou tout est incertain. Je ne voulais pas dire que certaines personnes n'arrivaient pas à presque totalement camoufler leur identité mais oui, j'estimais en savoir assez pour me fier à mon instinct et penser que l'homme qui me faisait face était humain et non un mutant. Néanmoins, je ne souhaitais pas lui déballer toutes ces raisons, surtout si je me trompais, car j'aurais bien l'air bête s'il décidait de me prouver que j'avais tord. Je me contentais donc simplement de m'excuser :


« Oui, c'est vrai pardonnez moi. Beaucoup de mutants se cachent pour préserver leur boulot, ou tout simplement survivre. Je n'ai malheureusement plus cette chance maintenant. »


Le médecin passa vite à autre chose, répondant à me dernière question. Sans grandes surprises, il me confirma bien avoir déjà côtoyé plusieurs mutants. Après tout, de nos jours, qui n'avait jamais eu affaire à un représentant de ceux qui représentaient presque la moitié de la population mondiale maintenant ? Même ceux qui voulaient à tout prix nous éviter, (nous les mutants) ne pouvaient pas faire deux mètres dans la rue sans en croiser un (qu'il le sache ou non). C'était fou comme les gens pouvaient parler des mutants comme d'une minorité alors que leur proportion dans la population ne cessait d'augmenter. En fait, ceux qui étaient minoritaires étaient ceux qui ne cachaient par leur mutation ou la dévoilait assez facilement, et ceux là par contre (et j'en faisais partie) étaient minoritaires. Qu'il était aisé de pouvoir prétendre à sa guise que l'on était humain ou mutant, selon la situation et les personnes présentes, mais c'était la solution de facilité : devoir endosser uniquement sa véritable identité était bien plus ardue qu'on ne pourrait le penser. J'aimerais bien pouvoir compter autant d'amis humains que le docteur Asling comptait d'amis mutants. Bien sur que ma famille comptait, mais c'était différent : j'étais consciente que c'était une chance que j'avais d'être entourée d'êtres chères qui prenaient soin de moi, mais je trouvais ça normal que la famille soutienne les siens. Moi, ce que je voulais, c'était me prouver à moi même et prouver aux autres, que les humains étaient loin d'être tous anti-mutants. Et pourtant, ce n'était pas aussi facile que je ne l'aurais pensé ! Pourquoi les gens nous haïssaient tant ? Franchement ? Cela me révoltait presque, et je souhaitais de plus en plus montrer que mutants et humains pouvaient faire bon ménage ! Depuis quelques temps, je songeais m'engageais dans des œuvres caritatives « humaines » en plus de Afflictis Lantae qui soutenait les mutants ayant eu moins de chance que les personnes comme moi. En fait, j'étais totalement à l'opposée de la réaction des terroristes mutants : le problème était le même, les gens ne nous appréciaient pas. Eux, avait choisi la voie de la folie et de la violence, perpétrant de plus en plus d'acte criminels au fur et à mesure que le gouvernement prenait des mesures. Au contraire, moi, plus les gens se méfiaient, et plus je me sentais le devoir de leur prouver qu'ils avaient tord en donnant de ma personne, en les aidants, en leur montrant qu'on pouvait être utile à la société. J'en fis d'ailleurs part au docteur Asling :


« Vous avez de la chance de pouvoir compter parmi vos connaissances, proches et moins proches, une aussi grande diversité, de plusieurs nationalités de surcroit ! J'aimerais pouvoir en dire autant... Déjà qu'il est difficile de gagner la confiance des siens, je veux bien sur parler des mutants, quand on en est un, alors avoir une quelconque relation avec une personne qui nous considère comme étant tous des terroristes... je vous raconte pas la galère. C'est pour ça que j'ai commencer à faire du bénévolat : au moins les gens vous dises merci et sont heureux de pouvoir compter sur nous. Ca fait quelques années maintenant que je donne de temps en temps des coup de mains à Afflictis Lantae, la fondation qui défend les droits mutants et récolte des fonds et des biens pour les redistribuer aux mutants les plus défavorisés. D'ailleurs, si ça vous intéresse d'aider les mutants, l'association ne refuse jamais ceux qui vienne mettre la main à la patte ! »


Je fus coupée par la sonnette du cabinet qui annonçait l'arrivée d'un nouveau patient. Jugeant que j'avais assez abusé du temps du médecin, je lui demandais alors :


« Merci pour tout Monsieur Asling, je vous dois combien pour la consultation ? »

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Cai S. Asling
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MessageSujet: Re: Remplacement & consultation [angeline Ontario] Mar 1 Nov - 20:04

Cai lui sourit. Angeline était vraiment une personne étonnante et agréable. Il fut, pour une première visite, ravi que son ami ait eu un petit problème personnel. Le jeune médecin regarda sa montre et constata que cela faisait près d’une heure qu’il était en consultation avec la demoiselle sans pour autant avoir vu le temps passer ni avoir eu la visite d’un autre patient de Paul.

Oui, c'est vrai pardonnez moi. Beaucoup de mutants se cachent pour préserver leur boulot, ou tout simplement survivre. Je n'ai malheureusement plus cette chance maintenant.

Pas de problème Angeline, vous me permettez de vous nommer par votre prénom ? Je ne faisais que vous taquiner. Je ne suis qu’un simple humain, pas de pouvoir, pas de don sauf peut être lorsque j’ai un bistouri entre les doigts… Et puis ne dites pas « malheureusement » vous êtes tellement plus belle et charmante avec vos deux ailes dans le dos !

Il rit puis continua ses explications. Josh, Amber, Penelope & Cai, ils formaient un genre de quatuor. Deux d’entre eux étaient morts, et la dernière ne voulait plus entendre parler de Cai ce qui faisait que ce quatuor de vieux amis était mort lui aussi. Le jeune médecin ne les oubliait pas et n’en voulait pas à Amber de le détester bien qu’il aurait préféré qu’elle comprenne. Ce qui est fait est fait n’est ce pas ? C’était bien ça même s’il regrettait cet état de fait, d’autant qu’Amber était la seule personne qui pouvait lui rappeler les dernières années avec Josh et Penelope. Elle était la seule à connaitre l’histoire de sa vie et les secrets de tous. Bref, de toutes les personnes qu’il avait pu croiser dans sa vie c’était bien ces trois là qui l’avaient le plus marquer. En même temps, ils étaient amis depuis le lycée…

Vous avez de la chance de pouvoir compter parmi vos connaissances, proches et moins proches, une aussi grande diversité, de plusieurs nationalités de surcroit ! J'aimerais pouvoir en dire autant... Déjà qu'il est difficile de gagner la confiance des siens, je veux bien sur parler des mutants, quand on en est un, alors avoir une quelconque relation avec une personne qui nous considère comme étant tous des terroristes... je vous raconte pas la galère.


Il tourna la tête une nouvelle fois vers la photo du village. C’était bien vrai. C’était la peur qui avait poussé ces pauvres gens à mettre de côté les enfants alors qu’à la base, ils étaient loin d’être méchant. Les hommes sont des tueurs de la nature, de l’écosystème etc. mais ils ne voient pas le problème, ils ne voient pas les choses comme ça. Parcontre si on les attaque ou si on les menace là c’est la guerre. Là c’est mal. Là, l’autre, l’inconnu, celui qui n’est pas comme « nous », là lui et seulement lui est un terroriste. Typiquement humain mais terriblement débile.

C'est pour ça que j'ai commencé à faire du bénévolat : au moins les gens vous dises merci et sont heureux de pouvoir compter sur nous. Ca fait quelques années maintenant que je donne de temps en temps des coup de mains à Afflictis Lantae, la fondation qui défend les droits mutants et récolte des fonds et des biens pour les redistribuer aux mutants les plus défavorisés. D'ailleurs, si ça vous intéresse d'aider les mutants, l'association ne refuse jamais ceux qui vienne mettre la main à la patte !

Affictis Lantae ? Il avait beaucoup entendu parlé d’elle mais n’avait encore jamais eu l’occasion de s’y rendre pour la simple et bonne raison qu’il n’avait pas toujours le temps lors de ses visites tristement courtes. Cet ange était donc bénévole dans cette fondation, comme quoi leur rencontre était force du destin. Il lui lança un grand sourire. L’invitation n’était nullement tombé dans l’oreille d’un sourd ; il viendrait à coup sûr.
J’en serai ravi chère…

La sonnette se fit entendre, Cai se détourna de la demoiselle pour vérifier le mini emploi du temps que Paul s’était confectionné. Aucune personne n’était mentionnée : voila de l’emploi du temps ! Tellement précis c’était à en mourir. Le jeune médecin passa sa main dans ses cheveux, sourit à la jeune femme qui lui demanda combien elle lui devait. Un coup d’œil sur une note qu’il s’était fait la veille, Cai lui mentionna la somme tout en finissant sa réponse.

… Je disais que je serai ravi de faire un tour à Affictis Lantae, je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller. Pourtant ce n’est pas comme si elle ne m’intéressait pas ! Et puis j’aurai l’occasion de vous y revoir..

Il lui fit un clin d’œil tout en se redressant pour lui ouvrir la porte. Cai ne voulait pas passer pour un vieux dragueur moisi mais il ne put s’en empêcher avec un certain humour collé au visage. Elle ne le prendrait surement pas mal.

Il lui serra la main et lui dit au revoir sans nul doute qu’il allait forcement la revoir. Il en était certain.


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Remplacement & consultation [angeline Ontario]

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