Nitroglicérine

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Ilona Meyers
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MessageSujet: Nitroglicérine Dim 4 Sep - 22:42

Le soleil était si lourd aujourd’hui. Elle avait bien fait de regarder la météo avant de sortir. Elle finit sa cigarette, assise à une table d’un bar dont une grande véranda lui offrait une magnifique vue sur la rue. Elle ne savait plus depuis combien de temps elle attendait, non plus depuis quand l’homme à la table voisine ne cessait de lorgner ses jambes. Elle regarda les dernières fumées qui émanaient du mégot écrabouillé dans le cendrier en verre noir. Elle ferma les yeux derrière ses lunettes de soleil. Elle revoyait parfaitement le visage de la femme qu’elle devait surveiller aujourd’hui. Oui, elle avait repris le boulot et cela la changeait : elle ne devait ni tuer, ni capturer. C’était un peu semblable à ses premières missions en novice mais mieux valait reprendre le travail doucement. Elle tournait nonchalamment les pages d’un livre dont elle n’avait pas lu une ligne et termina son café qui refroidissait. C’était bien sûr une mutante qui avait fait quelques écarts et qu’on soupçonnait d’avoir des liens importants avec les plus dangereux mutants, les plus hostiles et qui cherchait à faire basculer le monde, comme cette fois là, lors du discours d’un politicien. Elle avait disparu il y avait un certain temps, mais on arriva à filer sa carte bleu. Elle l’avait utilisé dans le coin. Ilona commençait à désespérer. Mais c’est alors qu’une longue chevelure rousse, ondulés, et un corps fins, élancées avec de magnifiques formes apparut dans le bar. Elle resta naturelle, ne faisant mine de rien. Il ne lui fallut que passer un appel à un membre de sa nouvelle équipe pour les prévenir. Elle ne dit que quelques mots, lorsqu’une voix rauque répondit : « C’est bien elle. »

Elle embarqua son livre sous son bras, tapant contre son muger bien caché sous sa chemise ample. Elle en profita pour abaisser un peu ses lunettes de soleil pour fusiller l’homme du regard. Elle ajouta au tout, un majeur bien droit à son attention. Elle quitta le café pour se rendre à une autre mission, bien plus personnelle. Kaileen lui avait brièvement parlé d’un Matthew, 26 ans, jeune, frère d’un Jacob. Derkins pour son nom de famille. Il lui avait manqué de respect et entre deux tigresses qui se respectent, elles se soutenaient. Elle ne lui avait pas dit clairement qu’elle lui ferait sa fête, mais Kaileen du comprendre aux informations qu’elle lui demanda, qu’elle ne comptait en rester là. Il fallait dire qu’elle était d’humeur à jouer les justicières. La reprise du travail l’aida énormément à reprendre un peu de stabilité et une meilleure humeur après ce que son collègue Theo lui avait fait. Malgré tout, elle restait encore sensible et l’idée même d’aller se venger d’un goujat ne lui donna qu’une motivation qui n’avait plus de limite. Elle espérait au fond d’elle-même qu’elle n’appuierait pas sur la gâchette.

Elle chevaucha sa harley davidson et fila comme l’air dans les rues jusqu’à l’adresse qu’elle avait trouvé sur le jeune homme. Cela se fit par quelques relations, et recherche. Bien heureusement, elle ne fit pas attention de savoir s’il était mutant. Elle se focalisa sur sa position et l’avait pris pour cible. Le moteur grondant, elle slalomait entre les voitures, quelques conducteurs râlant, d’autre klaxonnant face à une amazone sur son destrier. Elle s’arrêta devant l’adresse, regardant l’immeuble. Elle sortit un petit bout de papier d’un short en jean qui avait plus l’air d’un sous-vêtement. Oui, c’était bien là. Elle se cala dans un coin. Il y avait un petit restaurant non loin, un traiteur chinois. Elle surveillait donc la porte de l’appartement et celle du garage. Le spot d’observation était tout simplement parfait. La nuit tomba et elle s’était même mise à lire son livre par ennuie. Aucun signe de vie de ce Matthew. Elle abandonna et reviendrait. Elle paya son dernier jus de coco avec un bon pour boire et quand elle quitta le traiteur, on baissa le rideau de fer.

Elle avait roulé, tournant dans la ville. Elle ne savait réellement où elle allait, elle cherchait simplement à sentir l’air lui fouetter tout le corps comme si elle était un oiseau. Elle se retenait avec difficulté de fermer les yeux alors qu’elle dépassait de loin la vitesse accordée. Elle avait la chance ce soir, de ne s’être pas fait prendre par quelques policiers en civils. Elle ralentit et gara son monstre loin du quartier qu’elle visait. Elle regarda un moment le ciel et s’engouffra dans le quartier malfamé d’Achaea.

Elle ne prit pas la peine de longer les murs, ni même de refermer un peu sa chemise d’homme, largement ouverte pour laisser voir son soutient gorge en satin et dentelle rouge. Il faisait encore si lourd alors qu’on était en milieu de soirée. Ses talons claquèrent sur le sol. On ne l’embêta pas réellement. Quelques sifflements et avance. Elle avait tout d’une prostituée, alors elle n’attirait pas l’attention. De plus, elle dégageait tellement de confiance en elle, qu’on doutait de savoir si elle s’était perdue. Puis alors qu’elle parcourrait les rues désertes, elle se prit les pieds dans quelque chose de moue et rigide à la fois. Elle trottina sur plusieurs centimètres avant de grogner. Elle se retourna et vit simplement un déchet au sol : un mendiant. Elle s’était emmêlé contre sa jambe.

Le jeune homme n’aurait jamais du émettre ne serai-ce qu’un son. Alors qu’elle pensait passer son chemin, tant de provocation éveilla son esprit de harpie. Elle revint sur ses pas, devant le jeune homme affalé à même le sol. Elle l’attrapa par le col et essaya de le soulever, mais il n’en avait tout bonnement pas envie ou alors il peinait. Elle avait remarqué quelques bouteilles comme seul ami de ce sans-abri. C’est alors qu’elle dégagea rapidement un pan de sa chemise et laissait entrevoir ses deux grandes amis au canon effrayant. Bizarrement, il se releva un peu plus vite. Elle le colla contre le mur de ce vieux bâtiment en désolation. C’est alors qu’elle écarquilla les yeux. Elle fronça ensuite les sourcils en penchant la tête. Son visage lui était si familier. Son sens de l’observation le frappa subitement. Elle posa ses deux mains sur ses vêtements, l’attira vers elle pour le percuter un peu plus fort contre le béton.

_J’aime quand la chance vient me manger dans le creux de la main putain ! lui susurra t-elle à l’oreille, la bouche tout contre avant de lui laisser jauger un air malsain dans la prunelle de ses yeux. La prochaine fois que tu fais chier une meuf, fais attention à ses amis. Tu sais que je te cherchais petite merde… Tu m’as fais attendre toute la journée…

Elle sentit le corps de Matthew se lever d’une colère certaine. Oh, cela ne se voyait pas, mais se ressentait. Elle se connaissait assez elle-même et les personnes de leurs trempes pour voir le danger arriver.

_Oulaaah. Si j’étais toi, je me calmerai de suite. Tu te rappelles ce que j’t’ai montré y’a un instant ? Ils sont toujours d’actualités. Donc, comme ça, on n’est pas fichu de tenir le niveau au lit et en plus on reproche cela à Kaileen ? En plus de ça, tu l’as insulté en public ! Mais t’es totalement suicidaire ! Elle est beaucoup plus calme que moi. Je vais t’apprendre sous-merde… Je vais t’humilier d’une sorte, que tu ne sortiras plus de chez toi … Enfin, j’ai envie de dire que la moitié du travail est fait, vu ton allure, ajouta t-elle en le reluquant. Quoique, t’es pas mal dans ton genre quand on y regarde bien. C’est dommage que ce soit si minable à l’intérieur et en plus au lit ! Heureusement que t’as une belle gueule, ca rattrape… Sincèrement, tu t’es pris pour qui ? Elle t’a blessé dans ta dignité et t’as choisi la lâcheté pour essayer de l’abattre ? Hm. Beau, mais aucune cervelle ce qui explique ta petitesse d’esprit. Tu sais, ça fait un moment que je n’ai pas écrasé quelqu’un avec mes talons et-

Un bruit dans une ruelle éloignée attira son attention. Elle avait vraiment un peu trop de chance. Elle qui avait tellement du mal à le voir de temps en temps, il fallait qu’il déboule en courant de nulle part. Son petit frère, Drew. Elle se figea et la panique s’empara d’elle. Elle fut malgré tout vive lorsqu’elle vit le petit corps enfantin commencer à se retourner. Elle échangea les rôles. Toujours les mains sur la chemise de Matthew, elle le décolla du mur pour récupérer sa place et l’attira vers elle. Elle l’embrassa avec une fausse passion, cherchant à se cacher derrière sa carrure. Elle ouvrit un œil et vit la petite silhouette s’éloigner dans l’ombre, son élément. Elle soupira, et alors qu’il ne vit rien venir, Matthew pouvait sentir le canon d’un de ses Muger collé contre sa braguette.

_J’ai toujours le dessus, quoi qu’il arrive. Pas de faux pas, et profite pas. Vu ce qu’on m’a dit de toi, j’ai pas envie de perdre du temps avec un novice.

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Dernière édition par Ilona Meyers le Lun 5 Sep - 3:52, édité 1 fois
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Matthew Derkins
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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Lun 5 Sep - 2:56

Jacob m'avait viré de chez lui... Des fois cette sentence battait à mes tempes comme un métronome parfaitement réglé dans ma tête. Je le dégoûtais, ce mot était si amer dans sa bouche, il venait de me ranger là où nos parents m'avait rangé, l'état de monstre, de déchet. Je l'avais cherché, pour une fois je reconnaissais que c'était ma faute. Maintenant j'en étais là, toujours coincé dans mes habits qui devenaient sales de jours en jours. En parlant de jours, ça faisait combien déjà ? En cherchant dans ma mémoire embuée par l'alcool, j'arrivais au compte minable de... deux. Cela semblait être une éternité, éternité où j'avais fini par quitter le bar pour revenir dans le quartier miteux, celui où j'avais logé le temps de trouver mon frère, sauf que cette fois je n'avais plus rien. Le Motel ne voulait plus de moi depuis que ce flic cinglé était venu dans ma chambre et avait foutu la merde. J'étais donc là, en train de boire une bouteille de gin alors que j'étais appuyé contre un mur, je n'avais pas mon manteau et je ne possédais donc que ma chemise noire pour me couvrir. Il m'avait laissé sans rien de plus que mon reste de fric, un paquet de clopes et mon briquet.

Avec le fric, enfin une partie, j'avais acheté deux bouteilles de Gin, le soir était en train de tomber alors que je rasais les murs, descendant méthodiquement la première bouteille. Le visage de mon frère me revenait sans cesse, pourquoi ? Je n'en savais foutre rien, pourquoi ce crétin m'avait fait si mal en me parlant, je ne savais pas. Peut être parce qu'il avait utilisé les mêmes termes, les mêmes expressions que nos parents ; alors que j'avais espéré qu'il n'aurait pas été comme eux. Mais non, rien ne changeait, rien ne changerait jamais. A croire que j'étais désespéré comme cas. Cette pensée me tira un léger rire alors que je commençais à vaciller, détectant cette lenteur au niveau des yeux qui était caractéristique de la quantité d'alcool ingérée. Ma tête alla cogner contre le mur derrière moi alors que j'étais en train de me ramasser sur moi même, j'étais ivre cela ne faisait aucun doute. Un léger coup de vent vint soulever certains pans de ma chemise alors que je repliais mes genoux et que j'ouvrais la seconde bouteille de Gin, caressant le mince espoir qu'il me réchauffe quelque peu. Mon regard était vide, les pensées s'embrouillaient dans ma tête, je fronçais les sourcils alors que je marmonnais d'une voix atone.

« Foutez moi la paix. »

Je venais de parler aux voix dans ma tête, les voix de Jacob, Kaileen et même des parents qui martelaient sans cesse que je n'étais qu'un bon à rien. Bientôt ma tête se fit lourde, mon corps se recroquevilla alors que je sombrais dans un espèce d'état de somnolence à la mord moi le zob. Je ne sais même pas combien de temps avait passé avant que le bruit d'une moto ne me réveille dans le lointain, je me remis en place, râlant malgré moi sur mes articulations qui étaient douloureuses, cet état me rappelait quelque chose que je ne voulais plus jamais connaître. Je me replaçais comme je pouvais mais mon épaule et mon bras rencontrèrent un obstacle. Un pied pour être plus précis, il avait frappé dans mon omoplate et m'avait arraché pour le coup un léger râle de douleur. Le claquement des talons qui s'étaient éloignés, me revint en plein visage. Une main tenta de me tirer par le col alors que je résistais. La main en question appartenait à une fille, et pas des plus commodes. Mon dos vint cogner violemment contre le mur alors que je tentais de la regarder malgré mes yeux vides.

Elle portait une chemise pour seule tenue qui cachait à peine un soutien gorge d'un rouge sang, plutôt bien balancée voire même musclée, elle avait les cheveux d'un blond qui ne semblait même pas être naturel, des yeux bleus pour venir compléter le tableau. Mais surtout elle me parlait, d'un ton visiblement énervé, elle me reprochait quelque chose. Cela avait un rapport avec une fille dont je m'étais foutu. Ma mâchoire se contracta, j'étais peut être ivre, mais je voyais encore quand on m'insultait et qu'on se foutait de moi. Mon regard se fit dur, alors que j'allais lui répliquer quelque chose mais elle ne m'en laissa pas le temps. Elle commença par tenter de me calmer puis enfin, prononça le nom que je désirais savoir. Kaileen... Elle avait donc envoyé sa chienne faire tout le boulot ? Tssss. Une abrutie jusqu’au bout cette nana. Si j'avais su, entre ce que ça m'avait coûté et ce que ça m'avait apporté, j'aurais laissé tomber. Alors comme ça elle était d'un calme plat à côté de celle là ? Tant mieux, je cherchais a en accumuler le plus possible, histoire de bien toucher le fond. Un sourire mesquin naquit sur mes lèvres alors qu'elle parlait de mon physique, de ce fameux sujet de mes capacités à satisfaire sa copine au lit. Elle commençait à me menacer, je me préparais à répliquer, prêt à lui infliger la frousse de sa vie à cette conne qui pensait qu'elle pouvait se la jouer cow boy comme ça pour faire plaisir à une pote.

Mais quelque chose sembla retenir son attention, quelque chose qui changea totalement la donne. Une chose que je ne compris pas sur le coup mais dont je pus immédiatement tester les effets. Elle agrippa le col de ma chemise et se mit à ma place, me planquant dans le même coup contre son corps. Quelque chose était arrivé derrière moi, un enfant au bruit qu'il faisait, mais pourquoi est ce qu'elle réagissait comme ça ? Je n'étais pas au bout de mes surprises, ses lèvres se collèrent aux miennes qui puaient l'alcool et le tabac dans un baiser passionné qui dura le temps que le bruit de la rue s'estompe. Quand tout cela fut terminé, qu'elle se décolla de moi, j'étais pour le moins dégrisé, mes yeux plongés dans les siens quand soudain, je sentis quelque chose de dur et froid contre ma braguette, le temps de baisser les yeux et de constater que j'avais maintenant un flingue qui ne demandait qu'à faire exploser mes parties. Mon regard trouva de nouveau celui de la jeune femme alors que j'articulais difficilement.

« Avec de tels arguments, je vais devoir me plier à vos règles... Qu'est ce que vous voulez de moi ? Que je paie ? Très bien, je vais payer, dites moi comment. »


Malgré le flingue sur mon entrejambe, malgré son air de pitbull enragé et son envie de me décalquer la tronche au plus haut point, un sourire se dessina sur mes lèvres alors que je m'approchais de son oreille, ne pouvant me retenir de faire la remarque, elle m'avait tellement tendu la perche, mes lèvres murmurèrent non loin de son conduit auditif.

« Qui plus est... Ce que raconte votre amie est faux... Elle ne peut juste pas parler d'une chose qu'elle ne connaît pas vraiment et pour cause, je n'avais pas envie de lui donner. »

Prudemment mais ne quittant pas ses yeux, je reculais de nouveau la tête, nous étions toujours dans la situation où elle nous avait mise, collés l'un contre l'autre, toujours armé de ma seule grande gueule et de mon pouvoir au cas où, j'avançais plus franchement vers elle, ma main s'appuyant contre le mur à côté, je sentais le canon s'enfoncer plus avant mais je m'en foutais en fait, mes yeux ne quittaient pas ceux d'un bleu glacier en face de moi, ma joue se plissa en une fossette, fossette que j'avais toujours quand l'arrogance prenait le pas sur la raison. Je savais que cette fois j'allais trop loin, elle avait déjà décidé de me faire payer ce que j'avais osé faire subir à sa copine, dommage, j'aurais aimé que ça soit elle cette fameuse « amie » dont j'avais parlé à Kaileen le soir où elle avait pour le moins pété un plomb.

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Ilona Meyers
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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Mer 7 Sep - 16:50

Ilona levait un sourcil face à ses attaques verbales. Hm, il ne se laissait pas faire malgré son jeune âge apparent. Souvent, les hommes, aussi bien placés qu’il l’était avec elle, même à plus d’une trentaine d’année finissait par donner raison à cette fraîche adulte. Enfin c’était ça, où elle s’en sortait très mal et avec quelques coups. Elle rangea son arme avec une habitude effrayante. Plus besoin de regarder ou de tâter du canon le holster, le muger entrait sans encombre et à l’aveuglette. Elle posa une main ferme sur l’épaule du jeune homme pour le pousser légèrement et lui laisser la place de le contourner. Elle s’alluma une cigarette et s’arrêta après cinq pas. Elle tourna la tête en sa direction.

_Bah alors tu viens ? Tu veux pas rester sur un trottoir non ? Je présume qu’à ton odeur et ton allure, que tu traines un peu trop dehors à mon goût… Je te ramène chez moi. Et pour information, je me moque de l’argent. Je ne fais pas ça pour ça. J’aurais pas commencé par t’insulter, je serai allé directement à la bourse.

Elle continua de marcher, entendant les pas de Matthew derrière elle. Elle enleva la chaine de son véhicule et sortit un casque pour le jeune homme. Elle enfila le sien, puis chevaucha sa bête, héritage de son père. Elle commença à faire gronder le moteur et allait démarrer. Elle stoppa la moto aussitôt, face à la même petite silhouette enfantine de tout à l’heure. Il fixait la jeune femme sans bouger, au milieu de son chemin. Ilona était comme paralysée. Elle ne bougeait plus, ensorcelée par les yeux noirs de son petit frère, totalement noirs. Elle jeta un rapide coup d’œil sur le mur du bâtiment et le bitûme. Elle vit ces horribles mains noires qui glissaient le long du macadam comme dans ses rêves. Elles étaient bien plus effrayantes que celles qu’elle s’était fait tatouées dans le dos. Elle sentit leur présence glaciale sur ses chevilles, remontant sur ses cuisses, puis ses hanches. Elle commençait à refaire hurler son moteur. Drew était toujours aussi stoïque. Elle finit par démarrer. L’enfant fit simplement un pas sur le côté, et quelques gouttes de sang perlaient au travers d’une chemise lacérée. Ses mains cauchemardesques l’avaient légèrement griffés.

Elle n’était jamais rentrée aussi vite chez elle. Elle remercia le hasard de n’avoir aucune voiture de police sur le dos. Elle arriva bientôt dans le quartier miteux où elle vivait. Il n’était pas si loin de là où elle avait récupérer le jeune mutant, mais il se trouvait plus loin que de la zone « animée ». C’était comme un champ de vieilles maisons comparables à des préfabriqués ou d’un campement militaire, sommaire, sans aucune sécurité et confort. Et encore, elle avait la chance d’avoir un box pour ses véhicules. Elle arrêta la Harley devant la petite et facultative clôture en grillage. Une fois, sa monture vide, elle ouvrit le portail et coinça la petite porte avec ce qui restait d’un ancien et fameux parpaing. Elle tira de toutes ses forces l’énorme moto jusqu’au boxe encore ouvert et dont la lumière brisait l’obscurité de la nuit. On vit un homme sortir et enlacer rapidement la jeune femme. Si Matthew tendait l’oreille, il ne pouvait pas comprendre grand-chose, les deux protagonistes se parlant en polonais. C’était un de ses voisins et un de ses grands amis dans Achaea. Il lui informa qu’il avait réparer la carrosserie de son landrover que son ex avait rayé après leur dispute. Ilona le remercia chaudement et d’un sourire plus que sincère. Le polonais se pencha ensuite pour fusiller Matthew des yeux. Il demanda quelques explications à la blonde qui lui répondit simplement que c’était une longue histoire. Pour le faire partir plus vite, elle lui assura qu’elle viendrait lui faire un petit repas pour le remercier. Nous savons tous que cela risquait de se finir par de chaudes caresses en toute intimité.

Ilona revint vers Matthew et lui fit signe de venir quand ce dernier se concentra sur elle. Le voisin, d’une certaine carrure, mais pas si grand, passa près du brun, le toisant du regard avant de se perdre dans ce dédale de boites de conserve. Elle crocheta la serrure et pénétra dans la petit studio. Il y avait peu de pièce : une chambre, une salle de bain avec toilette, une cuisine dans un petit salon. Il n’y avait rien de rangé. La jeune femme, dans son élan, se pencha pour récupérer des dossiers de l’Opération sous le bras et partit les placer sous son lit. Elle apparut de nouveau dans le salon, balançant ses clés de moto sur la table basse. Elle fixa Matthew, tout en soupirant.

_Tu as le canapé. Le lit, n’y pense même pas… La salle de bain t’attend si ça te chante et je t’y conseille fortement. J’ai pas d’animal de compagnie pour une bonne raison, je ne supporte pas ce qui pue…

Elle s’approcha doucement de lui, très proche, le fixant un court instant dans les yeux. Elle finit par baisser les yeux alors que ses mains fouillait les poches du jeune homme. Elle en sortir une petite bouteille de Gin. Ah ? Il avait donc une survivante. Elle enleva le bouchon et colla sa bouche au goulot pour en apprécier l’alcool. Alors que la tête penchée en arrière, elle lui fit signe de se dépêcher pour se laver.

Quand il ressortit, il pouvait retrouver la jeune femme sur le canapé, allongée, les jambes relevée. Sa chemise blanche gisait sur le sol, imbibé de sang, s’en étant servi pour essuyer cette blessure qu’elle venait de découvrir. Il y avait ses holster et ses armes sur la table basse, accompagnés de nouvelle bouteilles d’alcool. Elle fumait une cigarette, la fumée faisant d’épaisse volute. La musique en fond, chantait une ancienne chanson des Beatles.

Perdue dans ses pensées, elle sursauta en voyant que l’inconnu avait l’air d’attendre quelque chose. Elle fronça un sourcil, sa cigarette coincée entre ses dents.

_Tu regardes quoi comme ça connard ? Petit puceau, t’as jamais vu une meuf en soutif de ta vie ? Ca ne fait qu’affirmer ce qu’on m’a dit de toi. J’arrive pas à croire qu’elle s’est récoltée un … truc comme toi. Et je te vois venir, me demande pas pourquoi je t’ai amené chez moi, j’en sais rien. Une voix dans ma tête…

La vérité ? Elle essayait d’alléger son karma vis-à-vis de son frère qu’elle laissait en quelques sortes à la rue. Elle tentait de se rattraper avec le jeune homme d’une certaine façon. C’était idiot, mais cela arrivait à calmer sa culpabilité. Pourquoi ne pas récupérer Drew ? Car elle avait peur de lui et qu’elle était persuadée qu’il la détestait.

_Profite donc et ne demande rien…

Elle se pencha sur la table basse pour attraper sa bouteille de vodka. Dans sa grande maladresse, déjà éméchée, elle fit glisser ses armes plus loin, en dehors de la table. Elle grogna un juron et but une gorgée digne d’un homme avant de venir poser la bouteille entre ses cuisses, contre son petit short en jean déchiré dont les poches dépassaient.

_Pourquoi tu trainais comme ça dehors dans ce vieux quartier ? T’es pas un peu masochiste ? Tu te cherchais une pute hein ? Et elles t’ont toutes jetée, alors t’es allé chercher ta dignité dans l’alcool, si bien que t’en a perdu la notion du temps ?

Elle s’étira un peu, se cambrant légèrement dans le canapé et écrasa sa cigarette dans le cendrier au pied du meuble. Elle se rappela subitement d’une dernière règle.

_J’ai oublié de te dire, t’as le droit de conso ce que tu veux dans ma maison, manger, produit de beauté, de quoi te suicider, de quoi boire et même….. Non, t’es pas à la hauteur, dit-elle en faisant sous-entendre qu’elle aussi était librement consommable.

Elle eut un regard mutin en se mordant la lèvre comme une moquerie.

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Matthew Derkins
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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Jeu 8 Sep - 16:15

Alors que j'enfilais le casque qu'elle venait de me donner, je tentais de comprendre ce qui venait de se passer, pourquoi j'étais là maintenant alors que quelques minutes avant je sentais un revolver impressionnant était pointé vers mon entrejambe. Elle avait soudainement décidé de m'héberger chez elle après m'avoir menacé franchement pour ce que j'avais fait à Kaileen. C'était du à cette personne qu'elle avait vue et qui avait fait qu'elle s'était jetée sur moi pour m'embrasser. Bref je ne voulais pas en savoir plus, cela ne me regardait pas alors que je montais sur la moto dans son dos. A peine avait elle démarré que déjà elle stoppait l'engin, en arrêt devant quelque chose, ou quelqu'un. Je jetais un œil par dessus son épaule et remarquait l'enfant. Un coup d’œil dans ses yeux me donnait l'impression de fixer un puits sans fond. Si on disait que mon regard était déjà sombre alors le sien était... Je détournais les yeux, incapable de fixer plus longtemps l'abîme. Puis quelque chose sembla se passer, la femme n'était pas tranquille cela se sentait, elle jetait des coups d’œils furtifs par tout. Je fis de même pour me rendre compte que quelque chose descendait de façon sinueuse comme un serpent le long des murs. Je plissais les yeux pour mieux voir et comprendre ce que cela pouvait être, mais je ne réussissais pas à deviner.

Les choses étaient en train de monter sur les chevilles de la femme alors que le gamin était toujours là. Une nouvelle fois je tournais mes yeux vers les siens, happé presque par le puits sans fond qu'étaient ses pupilles. Alors que je le fixais silencieusement, elle fit démarrer son moteur et entama la marche à suivre pour s'en aller rapidement de l'endroit. Elle allait écraser le gamin mais non, il se poussa juste à temps, alors que je faisais le geste de me tenir à ses hanches je remarquais des filets rouges sur le tissu de la chemise dans le dos de la jeune femme. Il était en train de lui faire quelque chose mais quoi ? Je ne sentais strictement rien mais je voyais les taches rouges commencer à grandir. Je n'eus pas plus le temps de penser, elle rentra à toute vitesse chez elle, visiblement choquée de ce qui s'était passé. Moi même je me surpris à me souvenir des yeux sombres de l'enfant, j'étais persuadé que c'était ce regard là que j'avais quand j'avais son âge, celui qui faisait peur à mes parents et à Jacob sans doute.

La moto finit par s'arrêter, nous étions encore dans le quartier pourri de la ville, à croire que tout le monde habitait dans le coin, du moins tout ceux que je rencontrais, sauf Jacob, le souvenir de son appartement me donna un haut le cœur. Comment j'avais pu laisser une chance pareille ? Quel con tout de même. Elle porta sa moto au garage, j'étais dans un coin, le casque à la main alors qu'elle poussait le véhicule dans un garage de fortune. Elle rencontra quelqu'un et la salua en l'enlaçant. J'haussais un sourcil alors qu'ils étaient en train de parler. Elle aurait quelqu'un ? Je ne comprenais pas ce qu'ils disaient, ils parlaient une autre langue que je n'arrivais pas à définir. Une chose était sûre, quand elle avait fini il me fusilla du regard, regard auquel je répondis par un regard semblable. Si elle ne voulait pas de moi alors pourquoi m'avait elle emmené ? Pour qui me faisait elle passer aux yeux de cet homme ? Toujours était il qu'il me toisa du regard quand il partit, s'arrêtant à mon niveau. Je le regardais avancer alors qu'elle me demanda de venir chez elle.

Bientôt je passais la porte de son appartement, il était petit certes mais mieux que celui que j'avais avant de retrouver Jacob, enfin la chambre de motel où le gérant me haïssait pour la coup de la chambre en morceaux. Il y avait un bon bazar dans l'appartement, elle se pencha et ramassa ses dossiers avant que j'eus le temps de voir de quoi il s'agissait. Alors que je la regardais les ranger à la va vite sous le lit, je me demandais si elle était une mutante ou une humaine. Humaine sans doute, sinon elle aurait utilisé ses pouvoirs quand nous avions croisé le gamin dans la rue. Elle revint et m'indiqua que je dormirais sur le canapé et qu'il était temps que je me douche. Se faisant elle se colla à moi pour fouiller les poches de ma veste, elle trouva ma flasque de Gin que je gardais dans ma poche revolver au cas où. Elle s'en saisit et la déboucha pour boire à son goulot. Encore heureux qu'elle n'avait pas fouillé dans mes poches et trouvé mon briquet et mes clopes sinon je ne les aurais jamais plus revus.

Elle m'ordonna de rejoindre la douche alors qu'elle gardait la bouteille. Je m'exécutais donc sans râler, déjà parce que j'avais besoin de cette douche et qu'un toit n'était pas du luxe, même si cela impliquait de cohabiter avec un espèce de pitbull blond pas commode. L'eau m'arriva sur la tête et je ne pus réprimer un sourire, cela faisait du bien, j'eus un regard pour l'eau qui tombait dans le siphon et je ne pus que constater qu'elle était souillée, marron et presque noire. Il était temps donc. Quand je ressortis, passant ma main dans mes cheveux pour les maintenir en arrière profitant de l'humidité. Je tenais ma chemise à la main, constatant les nouveaux bleus qui rejoignaient déjà les anciens et les cicatrices sur ma peau. Elle était là sur le canapé, en train de fumer et en soutien gorge, sa chemise tachée gisait sur le sol. Les flingues étaient sur la table, mais à sa portée, de fait je n'étais pas en sécurité pour le coup.

Je la regardais sans la voir, frappant mes poches pour allumer une cigarette, la chose fut faite quand le briquet claqua alors qu'elle me parlait sur un ton pas commode. Elle me traitait de puceau, pour qui elle se prenait celle là, encore une qui parlait sans savoir apparemment. Elle ajouta qu'elle ne savait pas pourquoi elle m'avait fait venir, très bien je ne m'en formaliserais pas, tout ce qui comptait pour moi c'était d'avoir un lieu pour vivre, cela voudrait dire que je pourrais retourner travailler. Je renâclais la fumée alors qu'elle était en train de chercher de la vodka, visiblement elle avait déjà une grande quantité d'alcool dans le sang, grand bien lui en fasse, elle me demandait ce que je faisais dans la rue.

« Mon frère m'a viré de son appartement, je n'ai pas d'argent et je n'allais pas me présenter au travail dans l'état dans lequel j'étais. »

Simple et court. Histoire de ne pas trop ressasser cette histoire qui était, en vérité, du fait de Kaileen, sa copine apparemment.

« Je suis un croupier du Casino Gambino en ville. »

On verra plus tard pour lui demander si je pouvais me rendre au travail de chez elle, si elle comptait me garder. Sinon je ne pourrais rien ramener comme argent et cela je ne le voulais pas. Elle me fit une remarque, une remarque sur le fait que je pouvais amener ce que je voulais mais en n'oubliant pas de me faire une petite phrase sur ce que Kaileen lui avait raconté. Cela me fit gentiment sourire, quelles connes les nanas quand même. Un léger rire passa mes lèvres alors que je lui fis l'affront de prendre la bouteille de vodka et de boire une longue gorgée, après tout elle avait fini mon Gin, j'étais dans mon droit. La cigarette rejoint de nouveau mes lèvres alors que je reposais la bouteille à l'endroit où elle était. Ma chemise rejoint la sienne sur le sol, je n'étais pas d'humeur à la remettre. Mon regard se fit méprisant, mon ton hautain alors que je savais que je parlais à un genre de molosse. Mes yeux rencontrèrent les siens alors que je faisais craquer mon cou.

« Tu parles de ce que tu ne connais pas, ne va pas me juger aussi vite et sans avoir vu. »

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Ilona Meyers
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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Jeu 8 Sep - 18:57

Ilona l’observait. C’était en quelques sortes un défaut professionnel, mais c’était aussi dans sa nature. Elle aimait regarder les choses qui l’entouraient et bien plus les personnes. Il ne se gêna pas pour se servir dans sa vodka, mais elle venait quand même de lui dire qu’il pouvait se servir comme il le souhaitait. Ce qui l’étonna ce qu’il remit la bouteille à l’endroit exacte où il l’avait prise, juste avant de faire quelques sous entendu. Il la testait donc ? Le problème avec Ilona, c’est qu’elle en faisait autant que sa grande gueule. Du moins, il n’allait pas se plaindre de ce genre de réaction, ce n’était pas comme s’il testait ses menaces de mort, au contraire…

Elle se redressa légèrement, reposant la bouteille sur la table basse et dégainant une nouvelle cigarette. Elle l'alluma, tira une imposante bouffée avant de la recracher en direction de Matthew.

_Joue pas à ça... Je risque fortement de te tuer pendant l'acte tant tu n'y serai pas habitué... Puis, je serai trop frustré. Malgré tout ! Tu marques un point. Je n'ai pas essayé, donc je ne sais pas. Mais je pensais, que, si t'es bien plus bon que ce qu'on peut dire. Ca compenserait le fait que je te garde une nuit et sûrement d'autre jusqu'à ce que tu gagnes ton frère par les sentiments où que tu trouves un appartement. Dans un autre cas, je te ferai payé un loyer symbolique.

Elle jeta quelques cendres. Elle n'était pas réellement partie pour le garder sur du long termes chez elle, aimant être seule et dans son jardin secret. Or, il avait dit le mot qui changea son pauvre et piteux destin : "Casino Gambino". Le patron de cet endroit était sous-surveillance. Cela pourrait être une façon comme une autre d'enquêter sur lui avec discrétion et subtilité. Elle irait en parler à son supérieur hiérarchique.

Elle déposa les cendres dans le cendrier. Elle aimait quand la chance tournait à son avantage, surtout ces derniers moments. Elle risquait d’être en froid avec Kaileen si elle apprenait ça, mais Opération avant tout. On l’avait prévenu : plus aucune vie, plus d’amis, plus d’attache, rien. Elle avait signé, non ? Alors pourquoi rouspéter ? Elle se s’adossa à nouveau sur l’accoudoir, le jaugeant avec toujours autant d’insistance.

_Je sais ce que c’est que d’être dans la merde. T’imagine pas ce que j’ai fais pour trouver ça. Enfin, j’avais des endroits plus luxueux avant, mais… J’ai ai côtoyé de la merde pour ne pas être ce que tu étais y’a même pas une heure. Disons que, je suis solidaire. Puis, si ça peut t’aider, j’aurais fait ma bonne action pour l’année je pense. Bien sûr, y’a des compromis. Un peu d’aide au tâche ménagère. Puis jouer la petite prostituée si tu t’en sors bien. Je ne suis jamais contre un peu d’attention.

Elle déposa sa cigarette sur le cendrier, la laissant seule, se consommer elle-même, triste destin. Elle s’approcha de Matthew, tel un félin. Un peu perdue dans son monde, l’alcool l’enfermant dans un atmosphère sans aucune timidité ni même protocole social. Déjà qu’elle en avait peu, là c’était pire. Elle passa une main dans sa chevelure brune, encore humide, laissant ses doigts coulé sur ses joues et venir effleurer ses clavicules.

_A bien y regarder, t’es pas trop mal dans ton genre… Faut dire que tu sens bon, ça m’aide pour m’approcher et mieux te regarder en détail. Je ne te cache pas que j’ai cru avoir la nausée quand je t’ai embrassé tout à l’heure…

Elle eut un petit sourire. Sa main vint remonter lentement sur son épaule pour l’appuyer sur le canapé, l’allongeant presque. Ses jambes tentaient encore vainement d’atteindre la moquette. Elle se pencha lentement sur lui, venant souffler sur son ventre, dont la peau était encore témoins d’une douche. La chair de poule fit ressortir un duvet inexistant sur son ventre. Ses lèvres se tordirent de désir. Non, il n’y avait rien à dire, il était plus que bel homme. Elle était presque allongée sur lui, elle releva ses yeux clairs dans ceux d’un noir profond de Matthew. Cela lui donnait un air si sauvage, froid, mystérieux. Il avait tout pour lui. Elle ne cessait de se demander si ce que Kaileen disait était vrai. Ce serait un tel gâchis. Puis alors, elle eut son deuxième défaut professionnel qui revint au galop. Elle tritura un peu Matthew comme s’il n’était qu’un morceau de viande. Elle étudia l’imposant tatouage sur sa hanche. D’un regard méticuleux et de connaisseuse, elle redessinait les contours su doigts.

_Très joli. J’en suis jalouse. Si jamais tu en veux d’autre, viens plutôt me voir, je suis douée aussi, lui susurra-t-elle. Je suis tatoueuse.

Elle plongea lentement sur lui, venant lentement titiller ses lèvres avec les siennes, calant avec grâce, un genoux entre ses jambes. Elle se sentait seule ces derniers temps, et après sa longue depression du à Theo et sa pute de luxe, Cinderella, elle n’avait fréquenté personne. Cela ne lui ferait vraiment pas de mal, et il serait judicieux de mettre le brun dans sa poche. Elle était douée pour une chose, et ce n’était pas être gentille. Il avait l’air ouvert à ce genre de proposition, c’était l’occasion ou jamais. Elle était gagnantes sur tout les points et lui aussi. Il aurait un toit pendant quelques temps et une fille assez expérimentée pour calmer ses ardeurs. Pourquoi raté ça ?

Sa main glissait sur sa peau lisse et douce de son ventre et son torse, alors qu’enfin sa bouche venait délicieusement danser contre celle de Matthew. Elle ne savait ce qui se passait dans la tête ni le corps du vieux monsieur (tu l’as cherché !) mais elle sentait sa peau bruler doucement, son cœur battre et son souffle la trahir : l’excitation était un crescendo digne des plus grand morceau d’opéra. Elle tata de sa langue le pouls de Matthew, puis remonta sur le lobe de son oreille. Le bout de ses doigts, passait à peine sous le jean, faisant frémir son aine. Puis, c'est alors qu'avec un désir non feint et une grande difficulté qu'elle s'arracha du bel éphèbe qui habitait sa petite maison. Les yeux légèrement embués, elle remit ses cheveux en place, quittant le canapé. Elle lui tapota la tête, en passant près de lui.

_Je te laisse te toucher là-dessus, bonne nuit...

Elle attrapa ses holster et les passa par-dessus son épaule. Ses talons claquèrent en se rapprochant du canapé et elle s'empara des chemises sales qu'elle posa sur l'accoudoir. Elle jeta son dévolu sur la braguette du jean du brun pour le lui retirer en deux temps trois mouvement. Elle ajouta qu'il n'allait pas se pointer à son travail dans des vêtements si mal propre. Quand elle lui tourna le dos, si la mémoire de Matthew était bonne, il pouvait revoir ces fameuses ombres qui étaient monté sur les jambes de la blonde, mais cette fois-ci, tatouée dans son dos, comme lacérant sa peau. Elle se dirigea dans la salle de bain. Elle mit les habits de son nouveau colocataire dans la machine, retira son petit short en jean pour leur tenir compagnie. Sa chemise, elle la jeta à la poubelle. Elle s'en moquait, ce n'était que les vestiges d'un des hommes qu'elle avait fréquentée. Elle lança la lessive et s'assit sur le rebord de la baignoire. Elle s'étira un peu la nuque en retirant la boucle de ses chaussures avant de les balancer das un coin de la salle de bain. Elle jeta un œil à sa blessure qui suintait encore un peu. Elle soupira.

La pharmacie s'ouvrit devant elle, dégageant enfin l'horrible reflet qu'elle voyait à cet instant. S'armant d'alcool et de gaze avec un peu de sparadrap, elle se contorsionna pour atteindre sa hanche. Quatre légères griffures, de ces quatre doigts obscures. Elle se mit à pousser un râle, n'arrivant pas à l'atteindre et plus elle se tournait, plus cela tirait et ouvrait la plaie. Agacée et éreintée, elle finit par taper du poing sur la céramique.

_Truc !!! Non, merde euh, grommela-t-elle, fouillant dans sa matière grise brulée par sa forte décoloration. MATTHEW ! Viens voir !

Elle attendit impatiemment que le jeune homme se ramène pour venir l’aider à tout nettoyer et recouvrir de ses gazes.

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Matthew Derkins
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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Ven 9 Sep - 15:46

Elle était complètement bourrée la donzelle, cela se sentait alors qu'elle me soufflait un mélange de fumée vodka en plein dans le visage. Pour le coup cela me fit ciller un peu, tellement le mélange était âcre. Encore une qui ne devait fumer que de la merde, la vodka était bonne, donc ça ne pouvait pas être elle. Elle se mit à parler du ton de la femme qui avait déjà un bon coup dans la gueule, me faisant une proposition assez étrange pour le coup. Elle me disait que si je me démerdais au lit, cela ferait office de loyer symbolique, j'étais donc sa pute quoi, un truc qui ne me plaisait qu'à moitié. Un silence s'installa alors qu'elle devait être en train de réfléchir, l'alcool lui donnant du temps en plus pour installer quelque chose de concret dans son cerveau.

Sa voix modulait des graves aux aigus alors qu'elle me balançait un putain de discours sur la vie quand on était dans la merde ajoutant qu'elle était d'accord pour m'héberger ici, je me demandais juste si ce dont elle m'avait parlé auparavant était de la partie. Je n'eus même pas à me poser la question plus longtemps, elle utilisa même le mot « prostituée » comme ça de façon brute dans la phrase. Faire le ménage ? Ça va pas non ? Elle se prenait pour qui la pétasse. J'allais répliquer quelque chose alors qu'elle était en train de remplir de nouveau le cendrier, une pensée de la rue, de mon odeur, de mon état, me fit peser le pour et le contre de la question de vendre mon corps pour avoir un toit. Je tirais une nouvelle fois sur ma cigarette alors qu'elle passait sa main dans mes cheveux, je la regardais silencieux, discuter avec les gens bourrés ne m'apportait jamais rien de bon quand je ne l'étais pas moi même. Se faisant, je pris la bouteille entre ses jambes avant de descendre deux ou trois longues gorgées avant de la poser sur le sol.

J'étais habitué à la vodka, il en fallait plus pour me rendre complètement cinglé, l'effet du Gin était déjà passé dans le siphon avec l'eau de la douche. Ses doigts étaient froids alors qu'elle était en train de les passer sur ma clavicule. Elle me balança un compliment ajoutant que m'avoir embrassé avant lui avait foutu la nausée. Ses doigts appuyèrent plus fort sur mon épaule, elle me forçait à m'allonger sur le canapé, j'opposais une légère résistance avant de finir par céder, histoire de ne pas me prendre un bon pain au passage. Je sentais son souffle sur mon ventre alors que ses lèvres s'approchaient de ma peau, me causant un frisson qui fit réagir le peu de poils au niveau de mon ventre. Elle était en train de se lancer dans une voie dangereuse. Je la sentais s'allonger de plus en plus sur moi, ses yeux rencontrèrent les miens, alors qu'un léger sourire se formait sur mes lèvres. Si elle me cherchait elle allait me trouver. Ses doigts commencèrent à fouiner dans tous les recoins de mon corps, elle cherchait mon tatouage apparemment et finit même par le trouver. Elle finit par me susurrer qu'elle en était presque jalouse, m'annonçant par le même coup qu'elle était tatoueuse. Tant mieux, si j'avais besoin de lui redonner un coup de neuf alors je saurais à qui m'adresser.

Elle se pencha pour m'embrasser alors que sa main était en train de passer sur mon torse, réveillant par le même coup le reste de poils que je ne sais qui avait bien voulu me donner à la naissance. Je sentais l'excitation poindre alors que mon corps, ses doigts semblaient répandre de la chaleur alors que le contact de ses lèvres m'électrisait littéralement. Je ne cherchais à ne pas trop répondre alors que je sentais ses doigts courir sur mon aine. Je cherchais à résister et je faisais bien, elle finit par se détacher de moi en me marmonnant une remarque qui fit que je laissais filer un léger rire entre mes dents.

« C'est ça... »

Elle finit par se lever alors que j'envoyais ma tête en arrière, allumant une nouvelle cigarette, celle qu'elle avait laissée dans le cendrier était déjà quasiment à l'état de mégot et ne m'inspirait pas quant à son odeur. Elle reprit ses armes, elle ne devait pas supporter de s'en séparer, elle empoigna les chemises et d'un geste rapide me débarrassa de mon jean, à croire qu'elle faisait cela souvent. Ajoutant qu'elle ne voulait pas que j'aille travailler couvert de crasse. Alors qu'elle me tournait le dos pour partir vers la salle de bain, j'eus le temps de jeter un œil à son dos et j'haussais un sourcil sur ce que j'étais en train de regarder les marques qu'elle avait dans son dos alors que je renâclais la fumée de ma cigarette. Des mains, des mains en ombre, comme celles qui étaient montées sur ses cuisses quand le gamin était apparu. Je fronçais les sourcils ne comprenant pas vraiment mais mes yeux s'attardaient sur les taches de sang qui coulaient des plaies dans son dos. Je n'eus pas le temps de regarder plus avant, elle était déjà partie dans la salle de bain alors que je prenais conscience du fait que j'étais en boxer, dans un salon, d'une fille bourrée, mais étrangement elle me maintenait en respect, loin de moi l'idée de lui sauter dessus, et pour cause, les deux flingues suffisaient à me calmer.

Je l'entendais en train de lancer la machine dans la pièce d’à côté, puis elle se mit à râler avant de m'appeler à l'aide de façon assez pitoyable en fait, elle était bien déchirée. Je marmonnais quelque chose, signe que j'avais entendu et je me levais péniblement, des miasmes de désir pulsant encore dans mon corps et tirant sur ma cigarette. J'empoignais la bouteille de vodka et commençait à descendre encore un peu de liquide, histoire de sentir ma tête tourner, la cigarette coincée entre mes dents, la bouteille toujours à la main, je finis par arriver dans sa salle de bain pour la voir aux prises avec son dos, ses plaies, de la gaze et du liquide désinfectant. Une nouvelle gorgée et je lui marmonnais d'un ton acide.

« Ne bouge pas, je vais m'en occuper. »

J'attendais qu'elle se calme avant de prendre la bouteille de liquide désinfectant, la cigarette fermement coincée entre mes dents, même si l'alcool à 90° et la bouteille de vodka risquaient de flamber. Je versais le liquide sur une compresse et la plaquait sans ménagement sur une plaie sur son dos, pensant à ce qu'aurait été ma vie si jamais j'avais été médecin. Je ne m'emmerdais pas de fioritures du genre « serre les dents », « ça va faire mal », elle était courageuse pour une blonde complètement peroxydée. Je renâclais la fumée alors que je collais des bandes de gaze propre à coups de grand lambeaux de sparadrap. Je ne voulais pas poser de questions sur ces trucs, je ne voulais même pas savoir, pas envie de rentrer dans la vie privée de cette femme. J'avais déjà fort à faire avec mes propres histoires. Ma cigarette en était à la moitié alors que je m'asseyais sur le bord de la baignoire, j'avais repris la bouteille de vodka et je la finissais méthodiquement maintenant alors que j'étais non loin d'elle. Mon cerveau commençait à tourner légèrement alors que mes lèvres marmonnaient encore une dernière phrase.

« Et je commence quand à le payer... le loyer ? »

Mes yeux ne quittaient pas les siens alors que les dernières gouttes de vodka touchaient ma langue, bientôt le visage de la femme s'estompa dans un nuage de fumée alors que j'écrasais le mégot dans le cendrier de la salle de bain, le plus proche de moi, mon ton avait été railleur et hautain à la fois, il y avait même une légère pointe de défi.

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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Dim 11 Sep - 17:23

Ilona qui attendait toujours les bras tendues sur le lavabo, les muscle saillant sur une peau trop étroite. Elle soupira quand enfin il décida d'arriver. Dans le fond, elle n'osait pas trop râler, c'était déjà gentil de sa part de lui donner un coup de main. Elle fixa un point inexistant devant elle alors que Matthew s'affairait sans aucun ménagement à panser ses plaies. Elle s'en moquait bien. Elle ne cherchait pas de la douceur là où ça faisait mal, au contraire. Au moins, ça avait le mérite d'aller vite. Elle ne lâcha aucun râle, ne voulant pas donner de plaisir au jeune homme. Il pouvait juste la voir se crisper quand il tapait plus qu'il n'appliquait les premiers soins sur ses blessures. Drew ne l'avait pas raté. Il n'y était pas aller profondément, mais juste ces éraflures brûlaient l'épiderme de la blonde, lui rappelant chaque instant qu'il existait et qu'il était là. S'il savait...

Elle en était bien consciente de son existence, sinon elle ne se serait pas fait tatoué ce qui était toute une partie de lui sur le dos. Ce n'était pas choisi à la légère. Elle avait été choquée par son geste, lorsque l'enfant tua leur père. C'était comme s'il l'avait trahi, d'où le dos, comme ce poignard insupportable qui arrivait par surprise se planter entre vos omoplates. Ensuite, elle en avait très peur, et elle voulait l'accepter en portant sa marque sur lui, puis aussi car il était tout ce qui lui restait comme famille et jamais elle ne voulait l'oublier. Elle se devait de l'accepter avec sa tare.

Matthew avait fini, alors qu'elle était toujours perdue dans ses pensées. Il était assis sur le rebord de la baignoire. Elle se retourna face à lui, prenant appuis sur ce lavabo qu'elle aimait tant ce soir. Elle le fixa, l'écoutant que d'une oreille. Il tenait bien l'alcool, mieux qu'elle ce qui se faisait rare. Quel bon compagnon de jeu à boire elle venait de trouver ! Elle ignora un instant sa question. Elle prit place à ses côtés, en tanguant sur ses cannes. Elle tapa son épaule contre la sienne.

_Je m'appelle Ilona aufait... On sait jamais si tu veux murmurer mon nom. Celle d'une autre et tu te finis tout seul, je te préviens. Je ne supporte pas ça... Et... tu peux verser le premier règlement maintenant, dit-elle, une main glissant sur la cuisse de Matthew. Quoique, si c'est pour te forcer, laisse tomber. J'ai pas envie de faire tout les efforts en ce moment. Mais rassure toi dans l'idée que dès que tu touchera un peu d'argent, tu pourras arrêter de vendre ton corps. Je te ferais payé que 20% du loyer...

Elle posa doucement sa tête sur l'épaule de Matthew, lui arrachant sa bouteille avant d'en boire plusieurs gorgée. Elle releva doucement son nez pour caresser son cou. Ses doigts longèrent son ventre, pour arriver aux creux de son coude et descendre jusqu'à sa main. Elle se leva et l'entraîna dans la chambre.

_T'es doué, tu as gagné un lit ce soir au lieu de canapé. Comme quoi, personne me crois qu'on réussi pas mal de chose avec une grande gueule et un joli minois, sourit-elle, reculant, toujours en entrainant le jeune homme.

Elle lui fit doucement comprendre entre deux baisers, de longs et langoureux baisers qu'elle avait amplement entreprit depuis qu'ils étaient dans cette chambre. Elle le chevaucha avec une assurance non feinte. Elle n'avait que trop l'habitude ce genre d'occupation et surtout avec de parfait inconnu. Donner envie à un homme, oui elle savait aussi faire. Elle n'avait pas de forme pulpeuse, ni même un corps de pin-up, mais elle compensait pas le peu de limite qu'elle pouvait avoir sous les draps. Elle n'était pas exigeante, elle y mettait du sien et la douceur ainsi que la sensualité étaient de mises.

Avant tout, elle était douce, presque timide. Elle laissait deviner où pouvait monter le plaisir et ne le laissait pas s'imposer de lui même dès les premières secondes. Progressivement, elle se fit plus intimidante. Ses gestes étaient plus confiant, plus intense et fougueux. Leurs corps s'effeuillant du peu de vêtement qui restaient, elle devint le féline qu'elle était sous ce corps d'humaine. Plus maladroite, plus sporadique.



Agréablement surprise, elle le laissa faire, se battant un peu avec lui, mais lui laissait tout le loisir de faire ce qu'il souhaitait d'elle.

C'est alors, que dans un étonnement non feint, elle prit plaisir à partager ce plaisir de la chair avec lui. Elle trahissait sa surprise, par quelques soupirs venant du plus profond de son âme, de son souffle qui s'entrecoupait alors qu'elle cherchait un peu d'air pour gagner en énergie. Ne parlons pas de la consommation de son désir qui monta facilement à son paroxysme.

En sueur, les muscles encore bandé de l'effort et de l’hormone que son corps avait envoyé, elle glissa, épuisée, à côté de lui. Elle tira le draps qui vint glisser entre ses cuisses chaudes et elle ferma doucement les yeux avec un petit sourire. Lorsque ses paupières étaient closes, elle revoyait encore quelques instant de ce "doux" moment. Cela la frappait comme des flashs et l'obligeait à se prélasser plus qu'à ne trouver le sommeil.



Comment a t-elle pu se lasser de tout ça après la méchanceté de Theo ? Elle allait repartir à la chasse ou épuiser le nouvel homme chez elle, c'était sûr. Elle tira une cigarette du paquet sur sa table de nuit et l'alluma avec tant d'amour. The Verves chantait désormais du salon. Elle se détendit lentement et réussit enfin à poser ses yeux sur lui, toujours ce petit sourire amusée.

_Tu l'attends la phrase hein ?! ... Je le sens. Donc oui, je retire ce qu'on a pu dire de toi... Et j'ajouterai que t'es vraiment chanceux, je ne peux te sortir la phrase du genre "bon écoute, je travaille et même si c'est pas tôt, j'ai une vie, va falloir que tu rentres..."

Elle recracha sa fumée en l'air et le regard perdu sur le plafond jaunit avec le temps, elle prononça en supplément :

_J'espère que tu ne gagneras pas d'argent trop vite.

Elle lui tourna le dos, avant d'écraser sa cigarette puis se laissa porter par Morphée. Elle s'endormit presque aussitôt.

Le lendemain, quand Matthew ouvrit les yeux, il pouvait trouver Ilona dans le petit jardin de fortune, soit la partie de nature, le chemin qui menait à son box. Elle était devant un gros tonneau en fer, rongé par la rouille et dont des flammes dansaient devant ses yeux. Elle n'avait sur le dos, qu'un simple débardeur gris au bretelle large et un jean slim, avec des boots. Elle observait, tout en fumant, ses dossiers de l'Opération qui brûlaient avec rapidité du à l'alcool à brûler. elle faisait toujours cela dès qu'elle finissait une mission et qu'elle était approuvée.

Elle entendit la voix de personne au bout de la rue s'élever. Elle entra et tomba sur Matthew dans la salle principale. Elle lui proposa du café vu qu'elle s'en faisait. Elle attendait devant la fenêtre, tirant légèrement un rideau en dentelle blanche. Elle avait été alertée par les crissements de voitures. Comme si la guerre entre humain et mutant ne suffisait pas, celle des origines persistaient toujours. Voilà qu'un gang latino s'était frotté à des noirs américains. Elle observait et pencha plus la tête, quand les voitures face à face, sortait des armes, quelques petits bras, visant d'autres.

Elle allait quitter le feuilleton quand elle vit son voisin, Mischka, sortir de son préfabriqué et commencer à leur hurler dessus. Elle se pencha à nouveau, tout en versant le café dans deux tasses. Il leur demandait d'aller faire leur boucan un peu plus loin. Au moins, le jeune homme eut le mérite d'arrêter leur conflit, car les deux clans s'en prirent à lui. Un latino sortit de sa voiture, commençant à gesticuler avec son automatique. Ilona soupira, plaquant la tasse de café sur le torse de Matthew. Elle prit la direction de la porte, attrapant, accrochée juste au dessus, un fusil à pompe. Elle poussa la porte d'un petit coup de pied, arma d'un geste sec et tira en l'air. Tout le monde se tourna face à elle. L'un des perturbateurs se mit à rire. Certes, une petite blonde, seule, même avec une grosse arme ne ferait peur à personne, surtout pas à presque une dizaine d'homme. La grande différence était : est-ce qu'ils auraient autant de courage qu'elle pour tuer quelqu'un.

Elle visa le moins courageux, celui qui avait osé rire. Mischka ajouta qu'il ne devrait pas se moquer d'elle. Ils n'avaient pas peur, elle même n'aurait pas eu peur à leur place, mais elle savait ce qui allait arriver. D'autre personnes sortirent des maisons alentours, surtout des hommes, tous armé. Ils était dans le quartier dit "des Polaks". Ils repartirent aussi vite qu'ils étaient arrivé.

Elle rangea son arme une fois rentrée après avoir insulté Mischka de s'être mis en danger pour rien. Elle retrouva Matthew. Elle but un peu de son café et tira un tiroir dans la partie cuisine. C'était un simple automatique. Elle vérifia le chargeur et le lui tendit.

_Je ne sais pas si t'en a une sur toi, mais on sait jamais si tu veux quitter le quartier pour travailler. Car je t'héberge, mais je ne vais pas jouer les chauffeurs jusqu'à la fin. Tu te trouves une caisse ou tu te trouves un taxi qui veuille bien venir jusqu'ici. Sinon, faudra marché pour chopper le bus ou le métro. Ca peut toujours servir d'avoir ça sur toi.

L'arme pendant sur le doigt d'Ilona, elle attendit simplement qu'il la prenne. Elle ne lui faisait pas si confiance que ça, sinon, elle lui aurait donné une arme bien supérieur. Malgré tout, elle voulait le garder en vie.

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Matthew Derkins
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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Dim 11 Sep - 21:30

Ces blessures étaient étranges, profondes et saignaient abondamment, alors que je posais le dernier pansement mon sourcil se souleva sous l'interrogation qui était en train de me traverser l'esprit, c'était la faute de ce gamin ? Qui était il ? Pourquoi avait elle eu si peur pour le coup, elle qui donnait toujours l'impression de n'avoir peur de rien. Elle avait l'air passablement paumée, je pus le constater alors qu'elle me regardait d'un air absent en prenant appuis sur le lavabo, la glace dans son dos affichant le travail que j'avais fait, un joli patchwork de pansements et de rouge, le tout saupoudré de compresses. Sa voix était toujours en train de jouer entre les graves et les aigus alors qu'elle m'apprenait son nom. Ilona... Pas un truc de chez nous ça, remarque son origine se voyait directement sur sa face de blonde décolorée. Elle avait parlé une langue inconnue au bataillon pour moi quand elle avait parlé à ce mec. Son épaule vint taper contre la mienne, elle était vraiment morte, je dus la retenir pour qu'elle ne se casse pas la gueule dans la baignoire. Elle avait un sourire qui en disait long alors qu'elle ajoutait que si jamais je murmurais le nom d'une autre elle me ferait la peau.

Alors que je sentais ses doigts sur ma cuisse elle me disait que je pouvais commencer à payer le loyer maintenant et que, quand j'aurais de l'argent, je pourrais lui payer en bonne et due forme. Elle s'était assise à côté de moi, avait pris la bouteille, descendu les quelques gouttes qui restaient au fond de la bouteille et posé sa tête sur mon épaule alors qu'elle me caressait distraitement du bout des doigts. Je me sentais réagir immédiatement à son contact, malgré moi et l'alcool aidant beaucoup, si je ne paraissais pas complètement à côté de la plaque, l'éthanol faisait son chemin dans mon cerveau. Je ne réagis pas quand elle me prit la main et me força à me lever, m'attirant vers sa chambre, je me laissais faire silencieusement, alors qu'elle me murmurait d'un air mutin que je venais de gagner un lit pour la nuit. « Ilona » donc ne put retenir une nouvelle remarque sur ma tronche et mon caractère, disant qu'on pouvait bien obtenir ce qu'on voulait du moment qu'on avait l'emballage qui suivait. Elle me força à m'allonger sur le lit, alors que ma respiration trahissait mon excitation latente et qu'elle était en train de me prodiguer de longs baisers alors que mes mains courraient sur son corps, je sentais ses jambes m'entourer de part et d'autre. D'habitude j'aimais prendre les commandes, mais au vu du molosse, je n'avais pas envie de retrouver mes parties en train de se balader loin de mon corps dans l'évier.



« …. »

Mes mains serraient sa peau, mes ongles s'enfonçaient dans ses hanches, mus par une force que je sentais m'emporter. Ma mâchoire se contracta, mes pupilles se dilatèrent alors que je fixais la jeune femme sans la voir. Bientôt tout mon corps se relâchait alors que je la sentais glisser contre moi, je n'eus même pas le temps de parler qu'elle commençait déjà à ouvrir sa grande gueule, bien sûr qu'elle allait retirer ce que sa pétasse de copine disait sur moi c'était quand même la moindre des choses, une musique pas trop mal arriva à mes oreilles, j'aurais pu plus mal tomber ; seul bémol la fumée de sa clope affreuse, une vraie merde quoi. Ilona murmura seulement quelques mots qui en disaient long sur ce qu'elle pensait de moi et qui me firent sourire puis elle finit par sombrer dans le sommeil et après l'avoir longuement regardée, je fis de même. Je fus réveillé par un bruit au dehors, il faisait a peu près beau et la blonde était dans le jardin, dans une espèce de représentation de la jardinière sexy, pour ceux qui aimaient les slaves. Elle faisait cramer des trucs, même quand j'essayais de voir en remettant mon jean, je ne voyais pas, on aurait dit des papiers.

A peine le temps de refermer deux boutons sur ma chemise propre que j'avais récupérée dans la machine alors qu'elle me proposa du café que je refusais d'un signe de tête marmonnant d'une voix encore pâteuse que j'étais assez énervé comme ça non ? Au moins c'était la seule addiction que je n'avais pas, le seul vice qu'on ne pouvait pas me reprocher. Un bruit me fit lever les yeux vers la fenêtre. Un bruit de voiture dérapant, des bruits de fusils alors qu'instinctivement je me penchais pour éviter les balles perdues. Quelqu'un finit par leur hurler dessus, je m'approchais de la fenêtre et remarquais le voisin d'hier, il était en train de leur faire la morale apparemment. Ilona finit par sortir et armée d'un fusil, tira un coup en l'air qui me fit ciller par surprise. Elle pointa son flingue sur un connard qui avait jugé bon de rire à son entrée, d'autres gens du quartier sortirent puis de fil en aiguille les intrus ne demandèrent pas leur reste. Elle eut un dernier mot pour l'homme et rentra, le fusil sur son épaule alors que je la regardais en haussant un sourcil.

Un automatique... Elle m'en tendait un pour que je le prenne. Sympa le cadeau, je ne m'étais jamais servi d'une arme, mon pouvoir servaient souvent à en calmer un ou deux et comme je n'avais jamais été submergé par le nombre. Elle ajouta que comme le quartier craignait un peu il fallait que j'en aie un. Sceptique je le pris, soupesant son poids et dans un haussement d'épaules je le planquais dans la ceinture à l'arrière de mon jean, ou de mon boxer je ne savais plus, histoire de le garder près de moi alors que je marmonnais.

« Tu sais généralement je n'ai pas besoin de ça... »


Après tout moi aussi j'avais longtemps vécu dans ce quartier, mais le problème de savoir si elle était pro mutant ou non se posait. Après ce qui s'était passé dans la rue je n'étais pas sûr. Je préférais me montrer prudent, aussi je continuais sur ma lancée, si je m'arrêtais en plein milieux cela aurait semblé suspect aussi/

« Les gens ont toujours ressenti de la peur quand je suis énervé... »

En avais je trop dit ? Maintenant au moins j'avais une arme pour me défendre si jamais ça pétait. Elle prendrait comment le fait qu'elle avait couché avec un mutant si elle était anti truc et anti machin ? Au pire j'avais mon pouvoir, même si j'avouais que j'avais regretté quelques secondes quand nous étions au pieu de ne pas être Jacob pour lui donner le plaisir de sa vie, mais je m'étais tout de même bien débrouillé. Je la regardais, elle devait vraiment avoir le même âge que moi, où juste un peu moins, j'étais donc la petite pute d'une femme plus jeune, j'avais touché le fond je crois...

« Contente d'avoir un homme de ménage alors ? »


Mon ton avait été sarcastique, après ce qu'elle m'avait servi bien sûr que je me sentais d'attaque pour remettre le couvert, je n'étais pas si mal tombé après tout...

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Ilona Meyers
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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Lun 12 Sep - 21:00

Ilona souriait en coin, puis perdit vite sa concentration, sur la tasse fumante à côté de Matthew. Il n'en voulait pas, venait-elle de s'en rappeler. Elle ne se rappelait même pas lui avoir donné la tasse, trop préoccupé par les conflits dehors. C'était leur territoire, elle devait le défendre. Point bien plus important de savoir s'il voulait de son café serré ou non. Elle but la sienne donc, pour ne pas gâcher et que la nuit fut courte. S'appuyant contre l'espace de travail, elle finit par reposer ses yeux bleu sur lui, évaluant son sarcasme.

_Ca te plais plus de dire femme de ménage, plutôt que pute hein ! Je comprends. Car je doute franchement que tu mettes de l'ordre à mon foutoir, par contre au lit, t'as pas l'air totalement contre...

Elle jeta un œil à un de ses nombreux téléphones, celle qu'elle ne comptait plus tant elle en changeait. C'était souvent d'horrible modèle bas de gamme mais qui ne faisait pas souffrir ses comptes quand elle les brisait par colère. Pas d'appel depuis ce matin quand on lui annonça que sa mission fut parfaite et qu'elle était close. Tant mieux. Si, il y avait le numéro de son patron de salon de tatouage qui ne cessait de l'appeler. Ethan. Elle soupira. Elle lui fit signe d'attendre un instant et se décida de la rappeler. A peine deux bip, qu'on entendait une voix grave vociférer dans le combiné. Elle s'était pourtant éloigné.

_Merde !!! Tu te fous de moi ! T'es qu'une putain comme d'autre ! Je me tue pour t'avoir des rendez-vous et tu te pointes jamais ! Va falloir que tu te reprennes un peu non ? Je suis submergé moi !
_Je sais, dit-elle, alors qu'il continuait de la sermonner. Ecoute j'aligne les merdes en ce moment. Il m'a appelé dernièrement, il est sortit de taule. J'ai eu un problème avec un autre enfoiré et là... J'ai un ami à la rue, faut que je m'en occupe...

La voix continuait de s'énerver, mais s'adoucissait à propos de l'homme dont le nom était mis sous silence. Il le connaissait et ne pouvait rien dire. Il trouva quand même des choses à redire. Il fallait dire qu'Ilona était dans une très mauvaise passe. Elle venait tout juste de reprendre du service pour l'Opération après une trop longue mise à pied et elle ne pouvait leur faire défaut. Ethan la connaissait de longue date et savait qu'elle avait besoin de se travail. Il abandonna et la supplia de passer. Elle raccrocha et arriva vers le jeune homme avant de le reluquer.

_T'as que ça sur le dos ? Ca risque de poser problème avant que tu ais une paie... On va faire comment ? Tu va pas te pointer avec les mêmes vêtements tout les jours, même si j'imagine que tu ais un uniforme... T'aime pas le terme de pute, mais c'est le minimum contre tout ce que tu vas me devoir, pas forcément avec de l'argent. Je précise.

Elle lui fit signe de la suivre. S'armant de son minimum de survie : son téléphone, ses mugers et un canif coincé dans ses boots, ses clés de voiture ; elle sortit dehors. Cette fois-ci, elle ne s'attarda pas sur sa harley, mais plutôt son pick-up que son voisin avait retapé la veille.

Sur la route, elle s'enfonça dans la ville, dans le quartier assez aisé, où vivait les nightclubs et autres salons privés. Elle y gara son tank après de longues manœuvres. Il n'était pas facile de garer un éléphant dans un mouchoir de poche. Elle descendit et attendit le jeune homme. Elle vérifia son maquillage sur le rétroviseur et sa coupe de cheveux. Elle informa à Matthew de ne surtout pas ouvrir sa bouche, ni même pour tousser. Vu son caractère et ses répliques découvertes hier, elle ne préférait pas qu'il ait l'occasion de s'emporter.

Elle arriva devant une facade noir et brillante comme un miroir. Deux hommes gigantesques attendaient devant, aussi bien habillé que des membres du FBI. Elle jouait les petites filles mieilleuses et aguicheuses. Elle demanda un certain Dakota. On appela au téléphone et on lui ouvrit le passage. Elle attrapait Matthew par le bras et s'enfonçait dans ce qui était un cimetière de vie nocturne. Les bars privés étaient si tristes en journée. Un homme, d'au moins quinze ans, l'aîné d'Ilona arriva et serra fort la jeune femme dans ses bras. On pouvait voir à ses yeux et à son sourire qu'il l'appréciait sûrement trop. Il dégaina une des armes dans les holsters de la jeune femme et sourit. Il était touché de voir qu'elle se baladait toujours avec. C'était un de ses cadeau quand ils avaient eu une relation stable.

Il prit un peu de ses nouvelles, ignorant Matthew de la parole, mais ne cessant de lui jeter des regard sans aucune expression. Il s'en moquait bien de savoir s'ils couchaient ensembles ou non, ou quand bien même ils pouvaient s'aimer. Il l'observait, tout simplement. La discussion se finit plus loin. Matthew pouvait voir le jeu de la jeune femme, à se dandiner comme une petite fille innocente et mignonne. Elle lui demandait une avance. Dakota, n'hésita pas et lui donna une grosse liasse de billet qu'il glissa doucement dans la ceinture de son pantalon. Elle le remercia avec un baiser timide. Ce n'était plus la même femme. Or, ni Matthew, ni Dakota ne pouvait savoir si c'était pour mieux obtenir ses faveurs ou si elle était naturelle.

Elle repartit, embarquant Matthew, comme un vulgaire sac à main. Elle le remercia en vitesse, la voix basse de ne pas avoir fait de mauvaise remarque. Elle ajouta que cet homme était aussi important pour elle que dangereux, il serait alors bête qu’il gâche tout avec son sale caractère.

Elle démarra la voiture avec un petit sourire en coin. Elle s’écria joyeusement.

_Shopping ! Tu comptes retourner à ton travail quand au fait, demanda-t-elle en passant.

Après quelques heures à tourner dans moult et moult boutique de vêtement dans une allée commerçante, elle finit par le regarder longuement. Elle jaugeait les sacs, et se rappelait vaguement ce qu’ils avaient acheté. Elle s’était fait un peu plaisir et Matthew avait la chance de ne pas être face à une vraie fille. Elle ne supportait pas d’essayer les vêtements en boutique. Si ça n’allait pas, elle viendrait changé, mais c’était rare. Elle connaissait ses tailles par cœur : le plus petit et le plus serré.

Balayant les vêtements sur les cintres à une vitesse affolante, elle s’arrêta net sur un trench-coat. Gris foncé, en coton léger à l'intérieur et imperméable dehors, dans les tons mat. Elle le décrocha du cintre et obligea presque Matthew à l'enfilé.

_Il va commencé à faire frais, et je trouve que ça te va comme un gant...

Elle le boutonna et se plaça derrière lui. Elle glissa ses mains sur la ceinture pour la nouer brièvement et remonta le col montant. Elle resta derrière lui, ses mains agrippant ses hanches.

_Tu as de l'allure avec... C'est dingue comme tout te vas, les frusques, le chic, le professionnel et le mieux, la tenue d'Adam, chuchota t-elle, laissant ses mains passer par les poches pour venir saluer son entre jambe.

Elle lui mordilla le lobe de l'oreille un petit moment, avant de se séparer doucement de lui. Elle lui demanda ensuite s'il souhaitait prendre ce manteau de mi-saison, tout en allant un peu plus loin pour compter le liquide qui lui restait.

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Matthew Derkins
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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Mer 14 Sep - 0:19

Elle but le café qu'elle avait préparé pour moi. Alors que ses yeux étaient de train de me regarder de nouveau, je me demandais presque si elle n'était pas encore en train de fantasmer sur je ne sais quoi d'hier soir. Cette pensée me fit sourire, elle était loin la nana douce et me couvrant de caresses. A croire que j'avais rêvé. Elle commença à me faire la morale sur le fait qu'homme de ménage et pute c'était la même chose. Que de toutes façons je ne serais bon qu'a chauffer son lit. Un Toy Boy quoi. Charmant. J'étais donc tombé si bas ? Sans doute, mais maintenant je n'avais plus tellement le choix apparemment. J'allais me faire entretenir par une jeune femme plus jeune que moi et ce sans trop de scrupules apparents.

Un portable se mit à sonner, elle décrocha et commença à baragouiner quelque chose a quelqu'un, je ne compris pas ou ne voulais pas comprendre jusqu'à ce qu'elle parle de moi. Je comprenais à moitié ce que le type disait étant donné qu'il était en train de brailler comme un crétin. Elle finit par raccrocher alors que j'étais parti dans la contemplation d'un morceau de papier peint qui se décollait sur le mur où je venais de poser mes yeux, c'est fou comme de tels trucs pouvaient devenir intéressants quand on se donnait la peine d'y réfléchir. Je sentais le regard brûlant d'Ilona dans mon dos alors que je repliais les manches de ma chemise noire aux bords grisés. Une nouvelle fois je souris, elle était bien contente d'avoir son petit jouet avec elle on dirait.

Elle trouva à redire sur mes vêtements, bien une nana ça, même si elles voulaient faire comme si elles s'en foutaient, la question du physique revenait toujours chez elle aussi. Elle était partie sur une critique méthodique de ma tenue, ajoutant que je ne devais pas porter tous les jours la même tenue au travail. Pour qui elle se prenait ? Elle n'était pas ma génitrice ! Et si elle l'avait été elle serait déjà en train de chialer et vomir ses tripes sur le pavé. A cette pensée, je ne pouvais m'empêcher de me rappeler ce que je leur avait fait, a elle et a notre père. Jacob pensait que j'étais un monstre, moi je trouvais que c'était eux, ils nous avaient rendus ainsi, lui si parfait et moi si... monstrueux au demeurant.

Ilona me fit signe de la suivre, j'emboîtais le pas en maugréant un peu. Comme si j'avais une tronche a me soucier de ce que je portais en ce moment. Ils m'allaient très bien, étaient propres, bref que demandait le peuple ? Je pensais déjà que nous allions de nouveau y retourner en moto, j'allais bien puer quand j'allais aller au boulot, on me dirait de prendre une douche et pronto mais non je me trompais, elle ouvrit une voiture, un pick up, enfin un succédané de pick up maintenant. Un espèce de tank ouais, j'avais du mal à penser que ça pouvait encore rouler et que c'était encore autorisé à la circulation pour le coup. Alors qu'elle était en train de nous conduire en ville j'allumais une cigarette constatant avec plaisir que ses deux « bébés » étaient encore avec elle.

Alors que je renâclais la fumée, elle finit par comprendre comment se garer et m'intima de ne pas ouvrir ma bouche. Nous étions devant un bâtiment noir, on pouvait même se voir dedans, sympa le truc. Gardé par deux gorilles qui me faisaient rappeler que j'avais une taille bien commune pour le coup. Elle demanda quelque chose et finit par me tirer par le bras pour me faire entrer dans le bâtiment. On ne voyait pas grand chose, mais je pouvais distinguer des cadavres de bouteille çà et là, des restes de fête qui étaient éparpillés dans tous les recoins. Et là, au milieu de tout ce bordel, un homme, un vieux. En plus. Ilona se jeta sur lui pour le prendre dans ses bras alors que j'étais en train d'hausser un sourcil sur ce qui se déroulait sous mes yeux. Elle jouait à la gamine, c'était limite immonde et dégueulasse, elle m'aurait fait ça tout au lit je crois que j’aurais vomi, c'était mielleux, elle papillonnait des yeux comme une petite fille qui regarde une sucette. Et qu'elle sucette ! Une liasse imposante de billets allèrent se fourrer dans la ceinture de son jean alors que j'offrais à l'homme un visage neutre.

Elle finit par me traîner hors du lieux comme si j'étais son petit frère, en me prévenant que l'homme était dangereux, merci ça j'avais cru remarquer je crois, je n'étais pas si con. Puis soudain, un mot me frappa les oreilles comme si elle venait de me balancer un uppercut à la tronche. Shopping... Elle se foutait de moi là ?

« Putain Ilona... Tu trouves que j'ai une tronche a faire du shopping ? Et mon travail j'y retourne ce soir si je peux et si tu décides de me détacher de ton lit. »

Je me doutais bien qu'elle allait réagir à la remarque, même si elle n'ouvrait pas de suite sa bouche pour m'en faire part, je me doutais que ça allait venir. En attendant, c'était moi qui subissais le calvaire, elle me traîna littéralement pendant des heures, s'achetant des trucs et des machins dont j'étais sûr qu'on lui avait fait croire qu'elle en avait besoin. Moi qui pensais avoir la paix avec les fringues, elle me mit de force un manteau sur le dos comme je n'en avais pas. Mouais, force m'était de constater qu'elle n'avait pas tort. Je frémis légèrement quand ses mains virent se placer sur mon entrejambe alors qu'elle venait me mordiller l'oreille. J'avais réussi à en trouver une autre folle de moi ou quoi ? Non, elle ne pensait qu'au sexe, enfin j'espérais. Manquerait plus qu'elle s'attache. Elle me demanda si je voulais prendre le manteau, je répondis que oui, après tout si je devais me retrouver de nouveau à la rue il me serait utile, il avait une poche revolver pour l'automatique, quoique lui je le préférais à la place que j'avais déjà choisie.

Je la regardais alors qu'elle était en train de compter tout le liquide. Il venait d'où tout cet argent qu'elle avait reçu ? Alors même que l'idée était en train de m'effleurer l'esprit je la chassais directement. Je ne voulais pas me mêler de ses affaires, pas plus loin que l'oreiller en tous cas. Bientôt, elle eut enfin fini avec ses pseudos trucs de fille et nous étions enfin dehors. J'allumais une cigarette alors que je la regardais, mes yeux dans les siens. Il était temps de mettre les choses au clair et cela allait se passer là dans cette rue. Alors que je renâclais la fumée, je lui marmonnais détachant bien chaque mot.

« Maintenant que je suis entré dans... ton 'intimité' tu vas bien pouvoir me dire pourquoi tu m'as ramassé tout de même. Ça pouvait pas être pour mon charme ravageur à ce moment là, tu l'as dit toi même. » Un nouveau nuage de fumée. « Pourquoi tu aimes tant ça que je sois ta petite pute perso hein ? » Le ton n'avait pas été railleur, il avait été neutre, c'était un simple constat. « Pourquoi tu tiens tant à me payer des trucs ? Je suis ton jouet c'est ça ? » Mes yeux trouvèrent les siens soutenant son regard.

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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Mer 14 Sep - 19:57

Ilona eut un petit sourire en allant à la caisse, celui qu’on ne savait jamais s’il était naturel ou s’il cachait encore un plat machiavélique. Elle paya et repartit en laissant bien sûr le soin à Matthew de porter les sacs. Ouais, il était presque comme un petit jouet pour elle, aussi bien pour la vie quotidienne ou le sexe. C’était tout simplement parfait. Elle sortit, s’allumant une cigarette avant de s’appuyer sur le capot de son char. Elle pencha la tête et écouta Matthew que d’une oreille, du moins ce qu’elle laissait croire. Comme dans la voiture, lorsqu’il lui soufflait qu’il fallait qu’elle le laisse respirer. Elle ne lui avait rien dit, mais un sourire s’était affiché sur son visage lorsqu’elle roulait. Elle n’avait rien à ajouter, et n’en avait tout simplement pas envie. Quoique là, dans le fond, elle ne pouvait pas laisser Matthew avec un simple sourire. Sinon, il allait se méfier et creuser, tenter de chercher. Certes ce n’était qu’une petite curiosité, mais ce genre de sentiment pouvait grandir et vous pousser à trouver des choses qu’il ne fallait pas.

Elle baissa un moment la tête, regardant la cendre qui s’échappait, courant le long du bitume. Elle ferma les yeux et revoyait son frère. Non, elle n’allait pas lui parler de ça, surtout après l’étrange rencontre qu’il avait du faire avec Drew. Ce n’était vraiment pas raisonnable. Heureusement pour elle, elle avait tant de tour dans son sac. Elle inspira profondément la fumée de sa cigarette et le regarda enfin, se noyant dans ses yeux qui se rapprochait du requin.

Sincèrement, si je te le disais, tu me prendrais pour une folle, et ce que tu es en réalité pour moi, soit un anxiolytiques, va m’échapper. J’ai enfin trouver le plus fort de tout les calmants. Je ne te rassurerait pas en te disant que je suis nymphomane, c’est pas trop le cas. T’es sûr que tu veux le savoir ? Je n’ai vraiment pas envie que tu te mettes à préféré la rue que mon logis. Je me faisais déjà plein de petit plan en tête avec toi pour me pourrir mon atmosphère et aussi l’égayer. Je vais… comment dire ça, sans passer pour une folle furieuse.

Elle s’appuya un peu plus contre la voiture et finit par ouvrir la porte. Elle y jeta ses deux armes. Elle avait trop peur d’avoir une mauvaise réaction défensive face à n’importe qu’elle geste de Matthew ou même parole.

Elle se mettait fortement à découvert et sa position était vulnérable. Qu'il tente de la braquer avec un automatique et lui voler ses cl&s de voiture qu'elle lui donnerait volontiers si on la pointait d'une arme. Elle le cherchait jusqu'à la fin de sa vie s'il le faut pour le lui faire regretter. Il ne le savait pas, mais elle avait à faire à une chasseuse de l'Opération et qui plus est une folle furieuse obstinée.

Elle referma doucement la porte, le petit "bip" répétitif qui annonçait que les portes étaient verrouillée et elle prit une forte inspiration.

_C'est juste qu'en toi, j'ai vu l'occasion de jouer à la marionnettiste en quelques sortes. Je ne cherche pas à te manipuler, je n'aime pas ça. Tu devrais le savoir, moi je fonce dans le tas, je réfléchis pas. Disons que de se dire que pour une fois, c'est pas moi la putain de l'histoire, que je domine un minimum sur un homme, même si c'est illusoire, car on est tous libre d'être ce qu'on est quelque soit la situation. Ca me plait, c'est tout.

Il était vrai qu'aux premiers abords, on pouvait croire qu'elle était un bastion impénétrable, mais au vu de ses contacts, que Matthew à croiser dans la journée, on devinait vite qu'elle était entourée de personnes vils et malsaines. Ceux qu'elle portait souvent trop profondément dans son cœur et pour qui elle s'accrochait. Ils n'avaient qu'à claquer des doigts pour qu'elle leur offre le fouet et les laisse la flageller sans s'enfuir.

_Cherche pas, en gros j'aime te tenir limite par les couilles. T'es content, tu as ta réponse ? Je te dépose ? Qu'on puisse enfin se débarrasser l'un de l'autre...

Elle lui montra la voiture et empaqueta tout les sacs dans son coffre. Elle passa au volant, récupéra ses armes et posa sa tête sur le dossier du fauteuil. Elle serra fortement le volant, pensive, du moins trop. Elle tentait de se vider la tête. Puis tant de shopping, elle ne lui dirait pas, cela lui avait causé quelques maux de tête.

Après avoir longé toute la ville, fait des détours pour éviter les bouchons et les zones trop fréquentées. Elle perdit du temps, mais au moins son caractère soupe au lait. Elle s’arrêta devant l’immense et imposant bâtiment de Gambino. Elle tira le frein à mains et attrapa le visage de Matthew pour lui voler un baiser.

_Je viendrais te chercher si je peux. Apelle moi… Attend !

Elle lui inscrivit toutes ses coordonnées sur un papier. Elle lui tendit et lui demanda de bien veillé à ne pas le perdre. Elle la laissa ensuite devant le lieux de son travail avant de partir. En rentrant chez elle, elle avait débarrasser le grand plan de travail surélevé dans la cuisine, qui servait aussi de table pour manger. Elle y avait étalé un bon nombre de feuille et dessinait quelques nouvelles esquisses pour quelques tatouages. Elle ne vit pas le temps passé et c’était tant mieux. Elle se demandait si le jeune homme allait revenir. Elle repensait quand même à sa journée et à l’attitude de Matthew. Elle savait dans le fond que s’il restait à long terme, la maison allait finir par exploser avec deux êtres comme eux deux. Peu importe, elle oublierait vite Theo et aurait d’autre raison d’aller embêter Liam Winchester.


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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Jeu 15 Sep - 14:36

Nous étions près de sa voiture, ce ne fut que là qu'elle se décida enfin à répondre aux questions que j'avais soulevées dans la rue alors que je portais les sacs de vêtements qu'elle avait achetés. Ça devait être le temps que ça fasse son chemin dans son cerveau tout brûlé par le peroxyde de ses décolorations. Elle alluma une cigarette alors que je posais sans ménagement les sacs par terre, sur le trottoir, à l'arrière de ce qu'on devait avoir appelé une voiture à une autre époque. Une nouvelle fois elle me sourit alors que je sortais mon paquet noir de cigarettes et mon zippo qui l'était tout autant. Elle réfléchissait je le voyais bien, à quoi ? Ça par contre je ne savais pas mais cela ne dura pas longtemps, ses yeux se raccrochèrent aux miens alors qu'elle finit par me répondre alors que je faisais claquer mon briquet.

Elle m'appelait le plus fort de ses calmants, pourquoi je ne sais pas. Une nympho... Tiens donc, remarque c'était limite inscrit comme un immense tatouage sur son ventre quand je l'avais vue la première fois. Une chemise et un soutif. Comment j'avais fait pour ne pas deviner plus tôt, enfin bref, la question n'était pas de savoir si un matin j'allais me réveiller et la retrouver complètement nue dans sa cuisine en train de faire je ne sais quoi. A cette pensée je me mis à avoir un léger sourire stupide qui disparut bien vite quand elle ajouta que si je savais je décamperais de chez elle rapidement. Ilona ajouta qu'elle tirait déjà des plans sur la comète pour moi et elle.

Ses flingues allèrent se loger sur la banquette de la voiture, elle venait de les balancer et refermer la porte, j'haussais un sourcil à ce geste. Elle tentait de me montrer quoi là ? Qu'elle n'avait plus les moyens de m'exploser les parties si jamais je m'énervais ? Je me souvenais de l'automatique qui était contre ma peau à l'arrière de mon jean. Pourquoi un tel geste ?

Ilona se mit à parler, disant qu'elle prenait plaisir à commander cette fois et ne pas être celle qui était commandée. A ce que j'avais pu remarquer elle était en effet manipulée par l'homme qu'elle avait été voir et qui lui avait donné l'argent qui avait servi à payer ma veste. Elle aimait que je sois dépendant d'elle en somme. Pour toute réponse je ne lui renvoyais qu'un regard insondable alors que je réfléchissais. Devais je continuer à être en quelque sorte l'esclave de cette femme pour son petit plaisir personnel ? Ma mâchoire se contracta alors que la réflexion faisait son chemin dans mon esprit. Au moins si cela tournait trop mal un jour, elle aurait quelqu'un pour l'empêcher de se faire tuer et mourir seule, même si je me doutais bien qu'elle savait se défendre mais, savait elle le faire de toutes les attaques ?

Elle proposa de me déposer, j'acquiesçais en jetant nonchalamment mon mégot d'une geste de l'index. Elle s'installa dans la voiture et semblait avoir été touchée par notre conversation, il se passait quelque chose de glauque, quelque chose qu'elle ne voulait pas me dire mais je ne chercherais pas à aller plus loin, marre de fouiller dans la boue du passé des gens. Le casino était en vue et la nuit commençait à tomber, elle me laissa là, dans mon manteau et me vola un baiser Je surpris le regard de collègues qui avaient vus le baiser et dont un sentiment étrange était maintenant sur leur visage. Je m'en foutais, je ne parlais à personne et jamais plus que nécessaire de toutes façons.

Alors que je sortais de la voiture elle m'interpella, me tendit un papier avec ses coordonnées alors que je voyais mes collègues me montrer du doigt en rigolant presque. Serrant les dents je le rangeais dans une poche revolver et avançais vers mon lieu de travail alors que certains avaient cru bon de plaisanter sur le fait que c'était ma sœur ou ma cousine. Au regard que je leur lançais il jugèrent bon de ne pas continuer et l'heure de commencer à s'occuper des tables. La nuit fut moyenne, pas calme mais pas agitée non plus. Mes yeux suivaient sans cesse les cartes, les jetons alors que je prodiguais sourire sur sourire et clin d’œils charmeurs aux dames qui venaient jouer ainsi que les compliments aux joueurs, bref tout le baratin habituel. La nuit se termina comme à son habitude également sur les coups de cinq heures du matin.

Je sortais le papier d'Ilona en le regardant puis je décidais que je n'allais pas l'appeler et rentrer à mon rythme. Comprendre que j'allais m'acheter de quoi boire et rentrer à pieds comme avant. Je rajustais la veste sur mes épaules et prit le chemin qui je prenais par habitude. Cela me semblait être si loin maintenant, mais rien n'avait changé. Je m'arrêtais à un magasin pour prendre une ou deux flasques de Gin, ainsi qu'une bouteille de taille normale. Je la débouchais avant même de l'avoir payée et en but une bonne rasade, donnant le ton de ce qui allait s'annoncer.

Le jour était déjà levé pour de bon alors que j'arrivais chez Ilona en assez piteux état, la bouteille et une des flasques étaient parties dans ma gorge alors que l'autre ne demandait plus qu'à être ouverte. Je frappais violemment du poing contre le porte et attendit qu'elle m'ouvre. Au vu de l'heure elle était dans sa tenue pour dormir, comprendre quasiment rien. Je la lorgnais d'un regard empli de désir alors qu'un rire stupide passa mes lèvres et que j'ajoutais hilare.

« Tu vois la blonde, je suis revenu ! J'ai pris mon temps mais je suis là maintenant. »

Je jetais mon manteau dans un coin alors que je m'appuyais sur un plan de travail pour rester droit. Tout semblait tourner et se dérouler au ralenti pour moi, ma langue se passa sur mes lèvres alors que je la contemplais, elle avait du chien c'était sûr, je ne tombais jamais sur des nanas fadasses de toutes façons. Je m'approchais d'elle, la plaquant sur un plan de travail, un sourire étrange aux lèvres alors que je l'allongeais sous moi. L'alcool inhibait tout mes jugements et de fait, la pensée qu'elle pouvait très bien répliquer et m'allonger sur le sol de la cuisine ne me vint jamais à l'esprit et surtout me fit dire quelque chose que j'allais sûrement regretter ensuite. Ma bouche s'approcha de son oreille alors que je prenais un ton mielleux, mon bassin frottant contre le siens, mes mains enserrant ses poignets. L'odeur d'alcool se répandit dès que je commençais à murmurer les mots et que mes lèvres embrassaient son cou, l'intensité augmentant proportionnellement.

« Tu ne sais pas la meilleure Ilona de mon cœur, je ne suis pas un type normal. »

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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Jeu 15 Sep - 21:20

Alors qu’elle patientait sûrement depuis trop longtemps, elle fit une pause. Il était déjà 5h30, et il n’était toujours pas là. Elle soupira et sortit dehors, à peine habiller. Le soleil ne s’était pas encore levé dans le ciel et elle profita de la semi-pénombre pour traverser le jardin. Elle avait quand même prit la peine de prendre un manteau de mi-saison couleur sable. Les jambes entièrement nues, juste en nuisette en dessous, elle passa du côté de son voisin. Elle ouvrit lentement la porte et calma le Bas-rouge qui aboyait à en baver partout. Elle tendit une main innocente qu’il renifla. Elle lui gratta ensuite l’oreille. C’est à pas de loup qu’elle s’avança au milieu du salon. Elle sursauta en voyant que Mischka ne dormait pas non plus. Il était allongé dans son canapé, encore habillé de la veille, les yeux rivés sur la télévision. Elle fronça un sourcil et il lui sourit tout simplement. Il fouilla ses poches et sortit d’une petite boite plate en métal, pour ranger des cigarettes, un petit joint. La blonde l’attrapa vivement, lui volant un baiser. Elle l’alluma et profita de cette occasion pour lui expliquer qui était Matthew. Mischka hocha simplement la tête. Maintenant qu’il savait, peu importe. Il s’imaginait déjà que c’était un petit « con » dès leur premier regard échangé, mais pour que Ilona le garde chez elle, cela ne pouvait être que ça. Tant qu’il ne tentait pas de la tuer, c’était son problème et il s’en moquait bien. Il avait aimé Ilona, comme beaucoup d’homme dans son genre, mais il s’était vite fait une raison. Il savait bien que ce n’était pas possible et qu’elle n’était pas faite pour l’exclusivité et le long terme. Tant mieux qu’un côté, il avait toujours une belle polonaise sous la main s’il avait besoin d’attention.

Elle repartit presque aussi vite qu’elle était venue. Elle s'installa à nouveau sur le haut tabouret qui était encore chaud de sa présence précédente. Elle alluma sa cigarette au cannabis et inspira profondément la fumée, la gardant un long moment dans ses poumons. Elle se demandait toujours comment il savait ce qu'elle lui voulait. C'était pourtant simple. Quand elle arrivait comme une fleur, c'était la drogue. Si elle lui sautait dessus, c'était pour du sexe et pour ses véhicules, elle larmoyait des yeux.

Elle continuait ses dessins, étant persuadé qu'il ne viendrait pas. L'imagination de ses esquisses fusaient dans sa tête, sous effet de la drogue. Elle n'avait même plus envie d'atteindre son lit, même si tout son corps paraissait endolori. Soudain, on toqua. Son crayon partit en un trait profond et épais en plein milieu de son dessin. Concentrée, elle fut surprise. Elle quitta la chaise et ouvrit la porte. Matthew était là, empestant l'alcool et tenant à peine sur ses jambes. Il se dirigea vers l'atelier de dessin temporaire. Ilona s'approcha, heureuse d'un certain côté. Cela se voyait dans sa petite mine pétillante.

_Je suis contente oui... Je te voyais déjà loin, je ne te le cache pas. Je l'aurais fait à ta place...

Elle se pencha sur le plan de travail, sa nuisette en satin violet, bordé de dentelle qui se relevait jusqu'à la moitié de ses fesses. Elle rassemblait ses brouillons pour les ranger. Une main vint subitement l’attraper à la taille pour la tourner et la plaquer un peu maladroitement et surtout fermement sur le plan de travail. Ses feuilles volèrent dans tout les sens, quelques survivantes à côté d’elle, le reste gisant sur le sol. Le cœur battant, Ilona le fixait. Oh, elle était parfaitement excitée par la situation. Elle se mordit la lèvre alors qu’il maintenait ses mains et que son entre jambe rencontrait la sienne. Elle resserra un peu plus les cuisses sur ses hanches. Elle avait fait mine de se débattre ou de ne pas se laisser allongé facilement. Son corps se cambrait sous les lèvres de Matthew.

C’est alors qu’il gâcha tout. Le jeune homme réussi à lui faire une peur bleu sans même utiliser son pouvoir. Elle tourna la tête, de-ci, de là, pas d’arme à feu sous la main. Son cœur battait plus vite, mais son corps était crispé d’angoisse. Les mots qu’ils venaient de prononcer lui rappelait étrangement le sale coup que lui avait fait Theo Paradise. Il avait réussi à tout résumer en quelques gestes et une phrase. Elle voulait simplement fuir à cet instant, malgré tout encore un peu secoué par son endomorphine. Ne parlons pas de la marijuana qui animait sa paranoïa. Jouant de ses doigts, elle attrapa son crayon à papier, un peu trop bien taillé. Elle ferma le poing dessus à en avoir les jointure blanche. Elle tourna la tête, passant un genoux sous son ventre pour le repousser au cas où.

_Tu sais, il y a des mots à ne pas utiliser à la légère, le repoussa-t-elle doucement de son genoux contre le foie et se redressant au maximum. Tu veux dire quoi par un type par normal ? Si t’as un grain, mais violent, pire qu’une case en moins, dis le moi franchement… Pire encore, si c’est cette putain qui t’envoie, mieux vaut que tu te barres où je lui enverrait ta tête sans ton corps… Après,…

Elle se libéra une main et fut entièrement en position assise, libérant l’autre. Elle en passa une derrière sa nuque et l’embrassant avec une sensualité somptueuse. Elle retrouva un peu de contact contre son corps et glissait lentement une main sur tout son dos. Le crayon toujours en main pour riposter, restait derrière sa nuque.

_.. Si t’es du genre pas normal comme je les aimes… Je m’en moque, au contraire… Mais il va falloir… Tout me dire, lui ordonna-t-elle entre deux baiser.

Elle arriva vers son oreille pour mordiller son lobe et lâcha lentement, très lentement. Son cou qu’elle venait dévorer pour finir et vint poser juste le bout de sa mine de crayon contre sa tempe. La main toujours bien fermée dessus, il ne lui suffisait que de la retirer et l’enfoncer avec force comme un clou dans une planche et s’en était fini.

_Crois moi, je suis bien plus dangereuse avec ça qu’avec des flingues. Dis le moi tout de suite ! Et la prochaine fois, je me moque que tu sois complètement pété, car c’est mon mode de vie aussi, mais ferme ta gueule quand tu penses sortir des conneries. Je souhaite sincèrement que tu ne m’alarmes pas pour rien ! Tu choisis. Tu me réponds tout de suite et tu as mon corps et même de l’aspirine pour ton pauvre crane dans quelques heures, soit tu as intérêt à te dégager très vite si tu garde ta bouche close…

Elle glissa une jambe entre les siennes et la releva doucement pour venir le titiller. Elle espérait qu’il avait sortit ça en l’air. Elle leva un sourcil, essayant de le pousser à lui répondre, continuant avec toujours plus d’insistance.

_On n’est plus à une confession près aujourd’hui… Depêche toi. J’ai tout autant envie de m’amuser que toi …

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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Jeu 15 Sep - 22:18

Je sentais la pointe du crayon me vriller la nuque, apparemment elle n'avait pas apprécié ma dernière remarque. Etonnant, moi qui pensais qu'elle avait un faible pour les mauvais garçons. Ilona me marmonna que ce n'était pas une chose avec laquelle il fallait plaisanter chez elle. Dommage, on était plutôt bien partis pour le coup, je me voyais bien lui refaire le coup de ce très vieux film qui devait bien dater d'un temps comme la préhistoire pour moi avec une histoire de sonnette et de facteur et le chiffre deux. Son genou était là contre mon entrejambe dont elle semblait folle apparemment vu qu'elle ne pouvait s'empêcher de faire quoi que ce soit qui n'avait pas un rapport direct avec cette partie de mon corps. Elle commença à formuler des hypothèses sur les causes de mon « anormalité », parlant même d'une pute qui m'aurais envoyé pour faire je ne sais quoi. Quand ces mots arrivèrent à mon oreille j'haussais un sourcil étonné. De quoi qu'elle me parlait là ? Je ne comprenais rien.

Elle se releva et je fus contrains à m'adosser à un plan de travail proche. Le crayon avait trouvé sa place sur ma tempe et semblait avoir une féroce envie de me percer le crâne pour aller noircir l'intérieur. Alors qu'elle prononçait les mots qui disaient que je ferais mieux de lui annoncer une déviance sexuelle à la mode comme faire l'amour avec le maximum de personnes en même temps. Mais il n'en était rien, alors que je l'écoutais parler et que je sentais la pointe du crayon frotter contre mes cheveux, j'eus un léger rire alors que je le regardais de mes yeux vitreux, le regard embué. Alors qu'elle ne bougeait pas et me fixait d'un regard rageur je sortis lentement le paquet de clopes de ma poche, mon zippo et je m'en allumais une calmement, l'alcool venait inhiber la partie de mon cerveau qui avait conscience de la situation, du crayon vissé sur ma tempe qui ne demandait qu'à aller plus avant.

Je tirais une bouffée sur ma cigarette et lui soufflais au visage alors qu'un sourire complètement crétin se dessinait sur mon visage. J'étais à côté de la plaque, et pas qu'un peu. Elle était en train me mordiller le cou, l'oreille, étonnant la pointe du crayon ne bougeait pas pourtant là, juste sur la jugulaire, c'était un super endroit, pourquoi s'emmerder à percer la boîte crânienne ? Pour le coup je déglutis bruyamment, ma pomme d'Adam bougeant d'avant en arrière alors qu'elle proférait de nouvelles menaces et que son genou venait frotter mon entrejambe. Si elle continuait comme ça je serais dans une situation vraiment paradoxale pour le coup et je n'avais même pas envie de penser à ce genre d'éventualité.

Alors qu'une dernière fois elle me demandait ce que j'entendais pas « pas normal » je la regardais, malgré l'éthanol, la réflexion se faisait dans mon cerveau. Je notais au passage qu'elle sentait le cannabis, il n'y avait pas que moi qui avait décidé de m'amuser tout seul on dirait. J'écrasais lentement le mégot dans le cendrier archi plein à côté de moi alors que je sondais son regard. Elle, elle ne devait avoir en face d'elle qu'un espèce d'océan sombre un peu vide. Un nouveau sourire particulièrement con et j'avançais mon visage pour l'embrasser lentement avec passion. Elle me titillait, je faisais donc de même. Le baiser dura de longues minutes avant que je me décide enfin à ouvrir la bouche et marmonner sur un espèce de petit ton fier, complètement irréfléchi au vu de ce qu'elle pointait sur ma nuque et de ses menaces.

« Je suis un mutant. »


Si j'étais tombé sur une anti mutant ou pire c'était bon j'étais mort. La poussée d'adrénaline que je ressentais en ce moment même valait la plupart des parties de jambe en l'air de ma vie. Une lueur de défi s'alluma dans mes yeux alors que je la fixais sans ciller par pure folie. On avait toujours dit que je n'étais qu'un connard arrogant, une espèce d'inconscient et une tête brûlée. Une nouvelle fois c'était en train de se vérifier et cette fois je ne m'attaquais pas à du menu fretin non, je tapais dans du gros, du lourd, un truc qui pouvait me défoncer le crâne avec un crayon HB. Un rire fou passa mes lèvres alors que je ne la lâchais pas des yeux. Peut être que j'avais définitivement pété un câble en fait, à force de déconner, de boire, de fumer, de me nourrir de la peur des autres, j'avais fini par devenir fou...

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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Ven 16 Sep - 14:57

Ilona se laissa faire quand il s’approcha d’elle pour l’embrasser. Un peu perturbée par la situation, non professionnelle en tant que tueuse et complètement droguée, ses bras étaient passé autour du cou de Matthew. Il n’était plus vraiment sous la menace et il pouvait bien se débarrasser d’elle avant qu’elle puisse faire quelque chose. Après donc une danse de leur bouche qui ne se finissait pas et cette situation presque malsaine qui l’attisait au plus haut point. Elle avait lâché un soupir au début, entre deux respirations tant désirée lors du baiser. C’est alors qu’il lui chuchota la vérité. Elle s’arrêta de bouger. Le crayon rebondit sur le sol, provoquant un léger bruit en fond. Elle avait le regard dans le vide ou presque. Disons qu’elle se noyait dans les yeux noirs de Matthew. Elle était coite, ne sachant quoi faire. Elle s’amusait tellement avec lui, mais il était un mutant. D’un autre côté, depuis sa dernière mise à pied, elle s’en moquait bien de la nature des gens. Elle faisait son travail, point. Une envie soudaine d’hurler la tentait fortement, ou alors de lui sauter dessus et de lui arracher la peau de ses ongles. Il l’avait totalement bloqué. Le dernier mutant qui avait couché avec elle et avait preuve de ses dons devant elle, donc se dévoilant, elle l’avait fait fuir en lui tirant dessus.

Elle finit par fermer les yeux un instant, reprenant une forte inspiration. Ses mains serraient le bord du meuble à en couper la circulation sanguine. Il se mit à rire bêtement. Pouvait-elle prendre cela sincèrement comme une preuve de confiance de sa part ? Ou de la folie pure à cause de l'alcool. A le voir dans cet état, elle penchait plus pour le deuxième choix. Après, il y avait bien l'autre prisonnier mutant qu'elle avait finit par apprécier. Une de ses anciennes connaissance, professeur de dessin. Elle n'en pouvait plus de l'entendre ricaner de la sorte. Elle bondit du plan de travail et lui sauta dessus.

Un coup de poing dans le thorax, mais elle n'avait pas de force. Puis alors, comme une pauvre femme perdue, elle le ruait de coup, toujours les poings serré, mais tout contre lui. Elle finit par lever la main et viser son visage, mais elle tremblait fortement. Elle hésitait, elle n'en avait pas envie dans le fond, mais par principe. C'est alors qu'elle la baissa délicatement et attrapa sèchement le col de chemise de Matthew. Quelques boutons cédèrent et rejoignirent le crayon. Elle approcha doucement ses lèvres des siennes pour reculer la seconde d'après. Le visage de Matthew avait fait la moitié de la distance et ne bougea pas un centimètre de plus.

_Ne me touche pas petite enflure ! grinça t-elle entre ses dents, leur visages s'approchant, encore et encore.

C’était elle qui réclamait, mais qui le repoussait aussi. La fatigue essayait en plus de la rendre encore plus égarée qu’elle ne l’était. Elle le lâcha. Son regard était totalement perdu, on le sentait. Elle se baissa lentement pour ramasser son crayon et d’un geste sûr et rapide, elle le mit en miette sur la table, juste à côté de Matthew. Elle l’avait violemment percuter contre la surface grise clair. Elle le fusilla du regard et recula lentement. Elle montra l’entre jambe de Matthew du doigt.

_Ca m’appartient toujours aux dernières nouvelles ! Quel gâchis, si raide et voilà que t’as merdé ! Je me ferai discret si j’étais toi, on est des enfoirés de polonais et ils aiment vraiment pas les mutants… Je ne veux pas que ça me retombe dessus… Et surtout, je ne supporte pas qu’on me coupe comme ça en pleine action !

Elle lui tourna le dos et sur son passage tout se mit à tomber, à se détruire, voler. Elle ne savait si c’était pas aussi un peu en partie à cause de cela qu’elle était de mauvaise humeur. Le tabouret roulet sur le parquet, son téléphone se brisa contre le mur et ne parlons pas de la bouteille qui trainait près du canapé. Elle fit un drop digne d’un match de rugby. Il avait sale caractère, elle était violente dans ses réactions.

Arrivée dans sa chambre, on se demandait si la porte ne s’était pas fêlée à son tour tant elle la ferma avec puissance. Elle se laissa tomber dans son lit et attrapa ses Muger. Ses amies retrouvée, elle en serrait un contre sa poitrine. Le canon froid lui fit tant de bien contre sa peau encore chaude. Les jambes relevées, le dos appuyé contre la tête de lit, elle fixait la porte. Et s’il tentait de la tuer. Pire encore, si c’était quelqu’un qui se vengeait de tout ceux qu’elle avait tué. Ou tout simplement, ce qu’il était : Matthew Derkins, mit dehors par son frère et cherchant un logis avec un caractère de prince arrogant. Encore un de ces nombreux soupirs qui venaient de meubler sa chambre.

Impossible de savoir combien de temps elle resta là, dans le noir à penser. Sûrement pas si longtemps. Elle ressortit de la chambre, sans ses armes. Elle longea le couloir d’un pas rapide et déterminé. Matthew était encore dans la partie cuisine, la quittant presque. Il devait la prendre pour une folle. Peu importe, elle était ainsi et il la rendait ainsi. Il fallait dire qu’il n’était pas non plus, bien plus saint d’esprit qu’elle. En quelques enjambée, elle arriva à sa hauteur. Ses bras, par un automatisme étrange passèrent autour de son cou et ses lèvres retrouvèrent les siennes avec gourmandise. Ses doigts se perdait dans sa chevelure épaisse et sombre, alors que tout son corps ne cherchait plus qu’à fusionner avec le sien tant elle le serrait.

_On oublie tout, lui chuchota-t-elle avant de reprendre les baisers longs et langoureux.

Sa cuisse glissa doucement entre les siennes, remontant pour faire pression sur sa partie sensible. Ses mains fines et blanches descendirent sur son torse et retirèrent les boutons qui restaient sur sa chemise noire. Cette dernière tomba rapidement au sol, effleurant le corps relativement enviable du jeune homme. Bientôt, il ne lui restait plus que ses sous-vêtements sur le dos et sur cette partie du corps, déjà quelques marques de ses ongles acérés et en manque d’attention. Elle lui laissa ensuite tout le plaisir de faire ce qu’il souhaitait d’elle. Le sol, le canapé, la cuisine, la chambre, tout. Elle serait docile et féline quand il le fallait.

Il était étrange, si on connaissait Ilona, mais Matthew avait tout le caractère qu’elle aimait chez un homme. Ceux instables, auxquels il ne fallait rien attendre, ne pas s’accrocher. Ceux qu’elle détestait, avec qui elle ne cessait jamais de se battre verbalement ou autre. Ceux qui lui feraient forcément mal un jour…

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Matthew Derkins
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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Sam 17 Sep - 0:40

Le bruit du crayon sembla résonner dans toutes la pièce alors que ses yeux ne quittaient pas les miens. Elle était en train d'encaisser le coup que j'étais un mutant et moi je ne savais même pas à quelle sauce j'allais être mangé. Elle semblait choquée, visiblement j'avais tapé dans le mille. Je ne pouvais entendre que sa respiration, elle semblait vouloir hurler quelque chose mais n'y arrivait pas en même temps. Un rire nerveux passa mes lèvres alors que je la regardais et murmurant d'une voix légèrement hilare.

« Ilona... »

La réponse ne se fit pas attendre, un coup de poing dans mon thorax me donna le ton de sa réaction et me confirma dans l'idée qu'elle n'était pas une pro mutant. Je me pliais en deux plus sous la surprise que la force du coup, sa main tremblait alors que cette fois elle la levait vers mon visage. Toussant encore un peu, je la regardais dans les yeux marmonnant d'un ton acide.

« Vas y... Fais le... »

Sa main se baissa pourtant lentement alors qu'elle empoignait le col de ma chemise, arrachant des boutons alors qu'elle s'ouvrait montrant mon ventre parsemé de bleus et de coups. Son visage s'approcha du mien alors qu'elle me marmonnait d'un ton où perçait la colère et l'envie littérale de meurtre. Elle me repoussa violemment alors que je me prenais le plan de travail en plein dans les reins, sous la douleur je serrais les dents, manquant de l'insulter. Le crayon alla connaître une fin prématurée sur le plan de travail et j'étais en train de penser que j'allais finir comme lui, moi... ou la partie de mon corps qu'elle était en train de montrer si hargneusement de l'index. Elle commença à hurler des mots en vrac dans sa cuisine, enfin pour moi cela apparaissait comme un mélange de mots où une seule information était ressortie : Apparemment je lui appartenais désormais. Cette remarque me fit hausser un sourcil alors que je la regardais foutre le bordel dans sa propre maison. Elle renversait tout sur son passage, brisait le moindre objet qui pouvait le faire et claquait des talons d'un pas on ne peut plus rageur.

Je la regardais faire alors que je me massais le dos, elle envoyait tout bouler sur son passage, ma mâchoire était serrée, elle m'avait vraiment fait mal cette pute ! La porte de sa chambre claqua avec force, quelques bruits qui m'indiquaient qu'elle était en train de foutre le bordel aussi là bas, puis bientôt plus rien. Je me demandais bien ce qu'elle pouvait foutre et rester aussi silencieuse après avoir causé tant de bruit et de dégâts. Je restais là un temps, allumant une cigarette au milieu du foutoir qui avait été généré dans ce qui un jour avait été une cuisine, même si je doutais qu'Ilona y préparait de bons petits plats avec amour. Au bout de trois cigarettes je n'avais toujours pas entendu de bruit, je me demandais bien ce qu'elle pouvait foutre là dedans toute seule. Si elle était en train d'avoir un malaise ou je ne sais quoi d'autre mais qui serait merdique pour moi, je ferais mieux de ne pas être dans le coin quand ça se saura. Mon regard embrassa la pièce et mes yeux se lancèrent au dehors, histoire de jauger si le type qui rôdait dans le coin n'était pas venu, attiré par le bordel ambiant ici.

Alors que je faisais quelques pas pour m'approcher de la fenêtre la porte finit par s'ouvrir et elle sortit de sa chambre. Ses yeux trouvèrent les miens alors que j'arrêtais mon mouvement, elle avançait vers moi, je me demandais si je devais courir, utiliser le flingue qu'elle m'avait donné ou me servir de mon pouvoir. En quelques pas je sentis ses mains contre ma nuque, fourrageant dans mes cheveux alors qu'elle m'embrassait avec passion. Ses doigts ne se firent pas prier et commencèrent à défaire ma chemise alors que ses lèvres ne lâchaient pas les miennes. Bientôt le jean tomba sur le sol alors que j'étais en train de la débarrasser de son haut. Il en fut de même pour son bas alors que je me remémorais ses paroles, elle disait qu'elle souhaitait qu'on oublie tout.



Alors que je retrouvais ma respiration, mes yeux virent croiser ceux d'Ilona, comment est ce que j'avais pu tomber sur une nana comme elle ? Franchement. Alors que je poussais quelques râles, je ne pus m'empêcher de murmurer d'un ton railleur.

« Si avec ça je ne peux pas m'offrir le luxe d'une semaine de loyer en plus je ne comprends plus rien... »

Je me décollais d'elle constatant les marques de mes ongles et de mes dents sur son corps, si elle n'aimait pas qu'un mec prenne les décisions, alors elle était mal tombée avec moi, j'aimais me laisser faire des fois, mais pas tout le temps...

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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Sam 17 Sep - 20:22

Il n'avait pas l'air effrayé. Méfiant quand elle arriva, mais aussi chaleureux qu'elle le souhaitait quand elle vint l'embrasser et commencer à faire grandir en lui le même désir partagé. Ils avaient commencé par cela, pourquoi s'arrêter pour de telles bêtises. Quoique ce fut sûrement cela qui relança aussi précipitamment la jeune femme dans des envies de plaisir de la chair. Elle l'avait inspirer en l'effeuillant et il fit de même avec ses vêtements. Elle l'y aidait même et à peine vêtue de son simple soutien-gorge, elle voulait sentir sa peau contre la sienne, les deux brûlantes de plaisir. Elle était à son paroxysme. Elle n'avait jamais été autant émoustillée. Ce n'était pas une petite confrontation comme d'habitude. Elle ne le savait pas encore, mais elle allait être folle de ce jeune homme. Enfin, elle le niera surement jusqu'au bout.

Il ne lui laissa pas le temps d'apprécier trop longtemps la sensation de sa peau douce et presque aussi blanche que la sienne. Il lui attrapa les poignets et la fit reculer jusqu'à la cuisine. Elle escalada le tabouret de peu et se retrouva là où elle avait rejeté le jeune homme. Il fut assez violent et ce fut à son tour de recevoir un coup dans les reins. Elle n'y porta aucune attention, ses yeux bleus qui ne pouvaient quitter le regard sauvage et ténébreux de Matthew. Elle était entièrement captivée, à sa merci. Ils reprirent les caresses du début, sur le même thème, celui de la cuisine. Il se fit bien plus imposant et dominant que leur première fois. Elle ne fut que bien plus ravie de cette jolie surprise. Est-ce qu'il se vengeait ou était-il lui aussi animé par la colère amèrement mélangé au désir.



Elle resta contre lui un bon moment, même après sa petite remarque. Elle eut un sourire amusé et épuisé. Il n'avait vraiment pas tord. Elle sentait son dos lui tirailler, sa peau moite ayant frotter contre la surface qui finissait par agripper. Les bras autour de ses épaules, elle recula juste un peu pour frotter son nez contre sa joue et lui voler un baiser maladroit aux coins des lèvres.

_Je... J'espère pas non, tu vas continuer de me payer comme ça... Et, commença t-elle en effleurant ses lèvres aux siennes. Pour... Ce que tu es... Disons que je vais tenté de vivre avec cette idée. On ne choisi pas son malheur non ? Autant pour toi, que pour moi... Juste, qu'on évite de ramener tout le temps ça sur le tapis. Je ne suis pas pro-humain, mais pas pro-mutant non plus, car mon cœur ne m'en donne pas le choix. Reste juste toi...

Encore un baiser et elle reposa sa tête dans le creux de son cou. Elle sentait encore son cœur battre dans sa poitrine et ses muscles se détendre peu à peu. Il fallait qu'elle gagne son lit. Elle le poussa lentement et se laissa tomber hors de la surface de travail. Elle lui fit un léger sourire et tapota son torse.

_T'es toujours le bienvenu dans le lit...

Elle le laissa, trainant ses pieds et sa pauvre carcasse jusqu'à sa chambre. Une fois là-bas, elle se laissa tomber sur le lit. Quelques instants après, elle sentit la présence de Matthew s'imposer. Elle tira un peu sur la couverture et quand elle ferma les yeux, elle s'endormait déjà. Elle avait veillé toute la nuit pour attendre sa venue. Elle était un peu droguée et ne parlons pas des exercices qu'il venait de lui faire faire. On pourrait croire qu'elle était rassuré, mais bientôt, elle se rendrait compte qu'elle angoissait bien plus à l'idée qu'il ne puisse ne pas revenir. Ce sera après moult réveil en sursaut les jours venant, regardant la place occupée par le charmant jeune homme, assuré de l'y voire qu'elle finira par comprendre. Matthew serait sa nouvelle faiblesse, sa maladie, sa drogue, son mal ... Elle s'était endormi sans savoir tout cela. Jamais elle n'aurait du s'arrêter dans cette rue. Or, juste avant de le quitter pour de bon et rejoindre Morphée, elle lui chuchota :

_Un membre de ma famille est un mutant...

C'était sa façon de dire qu'elle acceptait plus ou moins l'état de Matthew. Après tout, elle était tout ce qu'elle cherchait et chérissait, pourquoi s'arrêter à ce détail. Ce n'était pas le premier et ce ne serait sûrement jamais le dernier mutant à empiéter sur sa vie.

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Matthew Derkins
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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Dim 18 Sep - 21:06

Elle acceptait le fait que je sois un mutant, mais cela ferait comme avec mes chers géniteurs, le fait serait royalement ignoré et tut comme si j'étais quelqu'un de normal. Ma respiration se stabilisa, alors que je décollais mes mains moites du plan de travail, que ma peau moite se détachait de la sienne, mon haleine sentait toujours le tabac et l'alcool. Un sourire se dessina sur mes lèvres alors que je me régalais de ce que je voyais sous moi, ses lèvres frôlaient les miennes alors qu'elle me parlait, elle voulait que je reste moi même, je me demandais bien ce qu'elle pouvait trouver à un type comme moi... Y'avait de sacrées maso sur terre tout de même.

Je sentais ses bras sur mes épaules alors que j'avais déjà des courbatures dans le creux des reins, sa tête sur mon torse alors que mon cœur avait du mal à se calmer. Mes bras l'entourèrent alors que mon cerveau semblait se rassasier des derniers morceaux de plaisir qui demeuraient fugaces. Soudain, elle se décida à se décoller de moi et bouger alors que son index manucuré pointait mon torse, laissant une légère marque d'ongle, sa voix parvint à mes oreilles, elle m'annonçait que j'étais la bienvenue dans son lit et se faisant, elle marcha maladroitement vers sa chambre alors que j'étais en train d'allumer une cigarette de mon côté.

Alors que je renâclais la fumée, je la regardais songeur. Quelle sacrée nana quand même ! Un peu cinglée sur les bords mais je les aimais comme ça, sinon aucun piment c'était trop plat. Elle n'avait certes pas grand chose au niveau des formes puisqu'on parlait de plat mais elle était une vraie diablesse, avec un lunatisme exacerbé certes mais elle compensait largement autrement. A cette pensée un sourire naquit sur mes lèvres alors que je tirais une longue bouffée de tabac, finalement, alors que j'étais toujours dans une tenue déplorable et avec un risque réel de me faire chopper par un voisin alors que le jour se levait ; je me décidais enfin à me rendre vers la chambre.

Elle était là, sur le lit, étendue de tout son long a peine cachée par les draps. J'écrasais mon mégot dans le cendrier le plus proche et je la regardais de nouveau, à croire qu'il n'y avait que quand elle dormait qu'elle avait l'air à peu près tranquille, et encore, je la soupçonnais de dissimuler ses deux flingues sous le matelas. Je tentais de m'installer avec la place qu'elle me laissait. Nous finîmes part trouver un compromis, elle était là, la tête contre mon torse, mon bras enserrant sa taille. Malgré moi, je lui caressais la joue en la regardant. Je ne comprenais toujours pas ce qu'elle me trouvait, pourquoi elle semblait me désirer autant. Je fermais les yeux malgré moi alors qu'elle murmurait qu'un membre de sa famille était un mutant. Elle connaissait donc ce « problème » aussi, mais j'en déduisais qu'elle ne l'était pas elle.

Je la regardais s'endormir dans mes bras alors que je sentais le sommeil commencer à venir me chercher. Plus les minutes avançaient, plus je me disais qu'il fallait vraiment que je retienne mes pouvoirs, elle avait l'air effrayée par les mutants et j'étais sûrement un des pires qui pouvaient exister. Celui qui se nourrissait presque de la peur des autres, qui prenait plaisir à les voir paniquer, pleurer et perdre pied. Un monstre... On m'avait appelé comme cela tellement de fois que je commençais même à prendre le pli. Je regardais ma main qui était en train de caresser distraitement la joue, si j'avais hérité du pouvoir de Jacob, le pouvoir du bien, j'aurais sûrement été différent. Déjà mes géniteurs m'aurait traité différemment ensuite, quoique, en y repensant ils avaient toujours été ainsi, même avant la découverte de mon pouvoir.

C'est donc empli de ses sombres pensées que je finis par m'endormir d'un sommeil troublé, Ilona restant là sur mon torse et qui ne bougea pas car je la retrouvais à la même position quand je me réveillais. Je me dégageais lentement alors qu'elle bougeait dans un grognement et se saisissait de mon oreiller pour le prendre dans ses bras. La cuisine était en bordel certes, mais un bordel ensoleillé pour une fois. Je finis par retrouver mes vêtements et je me rhabillais rapidement, passant la main dans mes cheveux pour avoir l'air un peu plus présentable. Je retrouvais mon paquet de clopes, mon zippo et un bruit de claquement fut le signe que j'en allumais une nouvelle. Je fis quelques pas dans la cuisine, puis dans la pièce à vivre, et sortit sur la terrasse devant la maison malgré mes pieds nus.

Du regard j'embrassais la rue devant moi, le soleil me fit plisser les yeux alors que je mordillais le filtre de la cigarette entre mes dents. Il n'y avait pas tellement de bruit, juste un mouvement qui attira mon regard. Le voisin, lui qui était toujours là, a traîner dans les basques d'Ilona, je lui lançais un regard hautain auquel il répondit par un haussement d'épaule avec un mot sec et acide que je savais être un juron même si je ne comprenais pas la langue. Puis soudain, un bruit immense dans la rue, une voiture arriva à toute vitesse, je fronçais immédiatement les sourcils. Encore un gang qui semblait chercher des noises aux polonais du quartier et cela ne tarda pas. Un des types dans la voiture mit en joue le voisin que je fixais quelques secondes plus tôt. Je ne comprenais ce qui se disait, mais le voisin visé ne trouvait rien de mieux que de faire du genre et de provoquer les types du gang.

J'entendis le clic et je ne réfléchis pas plus longtemps, je saisis mon automatique et pointait l'homme qui tenait l'arme en gueulant, même si ils ne comprenaient pas au moins pendant ce temps là ils m'écoutaient. Se faisant, je laissais des vagues de mon pouvoir filer vers le type en question, histoire de le mettre mal à l'aise, une nouvelle fois j'avais attaqué directement avec une forte dose, j'avais passé un excellent moment avec la blonde, j'étais donc remonté à bloc. Les conséquences ne se firent pas attendre de son côté comme du mien, il était déjà en train de paniquer les yeux révulsés, se tournant vivement vers ses camarades pointant tantôt l'un et tantôt l'autre avec son fusil. Moi j'étais au niveau du voisin maintenant mais la dernière vague de pouvoir que je laissais partir me fut fatale et je m'effondrais dans les bras de celui ci, le visage pâle, le corps couvert de sueurs froides et les mains tremblantes alors que l'automatique émettait des bruits et des cliquetis. Il me releva tant bien que mal et je visais l'homme qui était encore sous une crise de panique que ses autres camarades ne comprenaient pas mais le bruit d'une porte qui s'ouvre violemment nous fit tous tourner la tête...

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Ilona Meyers
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MessageSujet: Re: Nitroglicérine Mar 20 Sep - 14:32

Ilona malgré l’envie de le faire sortir de chez lui, de le frapper, de lui refaire une nuit pleine d’action dans les plaisirs de la chair, elle se détendit lorsqu’elle posa sa tête sur son torse. Son odeur la calmait, son cœur battant calmement dans sa poitrine lui donnait une impression de sérénité. Elle était bercée, lentement et tendrement. Passant un bras frêle en travers de son corps, elle ferma doucement les yeux. Elle était exténuée et franchement, avec du recul, elle avait bien d’autre démon qui la hantait. Ce détail de mutant ou pas mutant, elle s’en moquait bien, c’était dérisoire. Il ne fallait simplement pas qu’il s’en prenne à elle, là elle risquait d’être plus expéditive. Elle trouva très rapidement le monde des rêves. Elle était tout simplement épanouie. Oui dur à croire quand on voyait Matthew qui était à la fois tout ce qu’elle aimait, dont une partie détestable, mais aussi surtout tout ce qu’il ne lui fallait pas.

Elle dormit d’un sommeil profond et au moins jusqu’en début d’après-midi. Cela faisait un petit moment qu’elle ne s’était tournée et retournée à s’emmêler dans les draps ou alors juste sur un matelas qui avait passé une bataille. Elle n’avait tout simplement pas bougé, toujours attaché à sa nouvelle drogue, sa nouvelle aspiration. Elle eut cette horrible sensation d’être mutilé quand il quitta le lit et de plus, il lui brisait ce moment si sacrée qu’était le repos. Elle grogna tel un pitbull, attrapant n’importe quoi qui pouvait combler l’infini gouffre de manque qu’il laissait. Son oreiller encore marqué de son odeur ferait l’affaire. Inconsciente, elle l’avait attrapé et serré tout contre elle. Le nez qui s’y enfouissait avec plaisir, se décoiffant qu’un peu plus. Elle continua de se prélasser, dégoutée. Oui, une fois réveillée avec les rayons du soleil, elle n’arriverait pas à retrouver la profondeur de sa nuit.

Ce ne fut que quelques minutes après Matthew qu’elle quitta le lit. Elle ouvrit une armoire et sortit une robe de chambre en soie, un yukata, de couleur rose pâle. Elle noua fermement la ceinture et un pied devant l’autre, elle se trainait dans la cuisine. Elle grimaça, non face au soleil qui l’avait obligé à sortir de sa chambre, mais au bazar qui régnait dans le salon et la cuisine. C’était presque quotidien, elle pensait simplement au fait qu’elle devait rangé. Ce sentiment si agaçant, comme quand enfant, vous faisiez de la peinture et qu’une fois le dessin fini, maman voulait qu’on range tout. Elle sursauta en sentant juste un morceau de porcelaine brisée sous son pied. Ce fut tout juste avant qu’elle ne se l’enfonce dans la peau. Elle sautilla habilement, ou pas trop, jusqu’à la cuisine. Elle lança la cafetière. Le temps que son fouet ne soit chaud et prêt, elle ramassa le tabouret au sol. Un long soupir éclata dans le silence lorsqu’elle vit que cela n’arrangeait rien tant ce fut désastreux.

C’est alors qu’elle remarqua enfin qu’elle n’avait vu nulle part la présence de Matthew, ni même ses vêtements sur un meuble, le sol, n’importe où. Cette idée la frappa alors qu’elle s’était accroupie pour ramasser un de ses boutons de chemise. Elle le serra dans sa main, fermant les yeux un instant. Non, il n’avait pas pu disparaitre comme ça, pas si vite. Elle n’eut même pas le temps de profiter pleinement de lui. Elle fit un rapide tour de la pièce avec un simple regard. Il y avait ses chaussures, il était encore là. Le ronronnement de la machine lui annonça que son café était enfin prêt à dégusté. Elle y versa un nuage de lait, et curieuse, pencha la tête pour la fenêtre. Il y avait Matthew dehors. Elle ne comprenait pas tout. Buvant une gorgée, elle changea d’ouverture pour être plus en face de la maison de Mischka. Elle leva un sourcil. Elle aperçut la voiture en face, la même que la veille. Mais à quoi jouait-il ?

Elle voulut se rapprocher pour mieux voir et ouvrit la porte principale, n’ayant que la deuxième porte moustiquaire qui la séparait de la rue. Mischka pendant ce temps était ébaubi. Il ne s’attendait pas du tout à ce que le nouveau coup de cœur de sa voisine vienne à sa rescousse. Ce dernier avait eu le dont de calmer la rage qui montait en lui, alors qu’il menaçait le latino. Il l’observa, subjugué. Il ne comprenait pas du tout ce qui se passait et pourquoi l’homme se mit subitement à paniquer. Il regarda autour de lui, il n’y avait pourtant qu’eux dehors. Ilona quant à elle, depuis sa confession maladroite, elle savait. Ses doigts griffait la toile respirant, faisant grincer le tissu. Ses yeux était à la fois apeurés, inquiètes et énervés. Matthew avait trop puisé de son énergie et tremblant, il s’écroula. Le polonais le rattrapa de peu, ses bras musclé qui passèrent dans un réflexe solidaire sous ses aisselles. Il le remit d’aplomb et tenait le mec en joue, encore et toujours. Encore absorbé par la situation, c’est Ilona qui les sortit tout deux de la torpeur.

Ilona avait donné un violent coup de pied dans sa deuxième porte qui frappa contre le mur. Elle traversa son perron en un rien de temps. Pied nue comme tout les autres habitant de ce quartier, elle fonça vers eux. Les pans de son yukata se levait légèrement dans la précipitation de ses gestes. Atteignant Matthew, elle l’aida à se tenir encore plus droit. Elle lui retira son arme avant qu’il fasse une connerie et la tendit à Mischka.

_Toi casse toi avant qu’on rameute le quartier ? On vient vous faire chier vous dans le votre ? Tu veux réclamer quoi ? Vous nous avez provoquer sur notre territoire, dégage de là !

L’homme était dans un sale état. Ilona tira sur le bras de Matthew, et jouant les femmes admirative, elle feignit de lui embrasser le cou mais lui siffla d’arrêter ce qu’il faisait. Elle ajouta qu’elle n’avait que trente seconde. Elle n’y arrivait pas, elle ne pouvait pas rester là. Elle lui donna un petit coup de poings dans le bas ventre et s’en alla aussi vite qu’elle était arrivée.

_Et puis merde, vous m’énervez, vous savez ça ? Je vous hais tous ! Oui, vous ceux qui ont un pénis !

Elle se retint de baffer les deux et s’enferma dans son appartement. Elle resta appuyé contre la porte, le cœur battant. Elle sentait sa gorge se noué, une boule créer un nœud dans son ventre. Elle respirait fortement. Elle se mit à marcher confiante vers sa cuisine et chercha dans tout les placards de quoi boire. Elle y arriverait franchement, à vivre avec un mutant qui faisait on ne sait quoi aux autres ? Elle sortit une vodka du congélateur. Pas besoin de verre, et elle se fit deux trois gorgée d’affilé. Elle attendit, à son tour paniqué dans la cuisine. Bizarrement, elle s’était mise à ranger la salle.

Pendant ce temps Mischka assista jusqu’au bout Matthew, être sûr qu’il ne lui arriverait rien. Le latino finit par s’en aller. Toujours indécis et ignorant, il ne chercha pas à savoir ce qu’il venait de se passer. Mieux ne valait pas sûrement, ne serai-ce que pour sa sécurité, vis-à-vis d’Ilona. Malgré tout, avant de lui rendre son arme et le laisser gagner l’appartement, il lui souffla quelques mots.

_Faites attention avec Ilona. Si elle s’accroche, vous allez tout deux en pâtir. Rentrez pas dans ce jeu là… Mieux vaut rester distant, ne pas s’investir, car sinon vous êtes tout les deux foutus… Et merci vieux.

Il lui tapota le dos et retourna dans sa bicoque. Alors que Matthew regagnait son appartement de fortune, provisoire, la porte s’ouvrit presque sur son nez. Il croisa le regard noir de la jeune blonde. Elle n’avait envie de rien dire. La maison était presque rangée, à part quelques morceaux d’objets brisé la veille qui trainait. Ca sentait l’alcool et la cigarette. Elle avait fumée comme une furie. Elle attrapa son courrier, jetant un dernier coup d’œil à la rue désormais vide. Malgré tout, elle remarqua quelques regards discrets par les fenêtres. Elle feuilleta toutes les enveloppes, s’attendant à ce que la dernière, en papier marron et de format A4, soit celle qu’elle pensait. Facture, pub, magazine, sa banque. Puis la grande, écrit en gros « confidentiel ».

_Enfoiré de facteur, cracha-t-elle.

Elle pensait bien que le pauvre homme avait prit peur et qu’il était partit en vitesse, déposant ce qui devait être donné en main propre, dans sa boite aux lettres. Secouant sa tête, lasse, elle pénétra enfin dans la cuisine, balançant le tout sur le plan de travail de la cuisine.

_Je sais ce qui s’est passé ! Je ne sais pas ce que tu as fais exactement, mais je ne suis pas bête. Ce changement étrange d’état ! Sincèrement, tu mets ta vie en danger ici, t’es dingue ! PLUS JAMAIS ! Et ne me dis surtout pas que ce n’est pas de ta faute, je ne suis pas conne !

Elle se retint de peu de dire qu’elle travaillait pour trouver des mutants. Elle attrapa juste rapidement son enveloppe marron et s’isola dans sa chambre. Elle ouvrit son dossier, heureuse. Une mission où la cible devait être abattue. Parfait. Mais si elle savait qu’à la fin de celle-ci, elle verrait Theo, ignoré, et pas assez, lors du rapport, elle l’aurait refusé d’avance. Ou alors elle l’aurait finit plus tard, plus rapidement. Pour fêter cette bonne humeur, cette vraie mission reçu avec plaisir, elle sortit en courant de la chambre pour sauter sur Matthew, l’embrassant follement, les jambes autour de la taille comme un koala nymphomane. Oui, elle allait remettre le couvert.

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