Et ça fait pschit !

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Nikita Zakharine
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MessageSujet: Et ça fait pschit ! Dim 4 Sep - 15:42

« Je crois qu'on sera bien ici Léon » Une référence à un film qu'il avait vu récemment, et qu'il avait beaucoup apprécié. A la recherche d'une salle vide, pour pratiquer une expérience, et noter tous les détails pour pouvoir l'expliquer à nouveau à des enfants bien plus jeunes, voilà ce que faisait Nikita Zakharine. Il était seul, et pour s'encourager à ne pas désespérer de trouver une salle, il avait marmonné un peu, perdu dans ses pensées depuis qu'il arpentait les couloirs. Et lorsqu'il avait trouvé cette sale vide, enfin, la phrase était sortie toute seule. La salle était relativement petite, elle ne devait accueillir que des demi-classes, mais peu importait, puisqu'il était seul. Il avait besoin d'espace cela dit, pour préparer ses expériences basiques, de la place aussi pour son matériel de prise de notes, et comme il avait l'intention d'en lancer plusieurs, il fallait multiplier les paillasses.

Il laissa tomber son sac au pied de la première table, et s’accroupit à côté, pour en tirer son cahier de note, ses crayons et un petit magnétophone. Jetant un peu négligemment le tout sur la paillasse devant laquelle il s'était posé, il garda quand même l'enregistreur dans la main, et alla ouvrir les placards pour vérifier le matériel. En ouvrant les porte, une légère odeur d'eau savonneuse et de propreté lui chatouilla les narines. Heureusement que les professeurs veillaient tous à ce que leurs élèves nettoient tous consciencieusement leur matériel. Ou bien ils passaient par derrière et faisait le travail eux-même ? Aucune idée. En tout cas, il ne se priverait quand même pas de procéder à une nouvelle séance de vaisselle, vieux réflexe. Comme il n'aurait jamais assez de bras pour tout prendre en une fois, il dû s'y prendre à plusieurs reprises pour tout amener sur les différentes places où il comptait faire partir simultanément ses expériences. Tout était très clair dans sa tête, les expériences fonctionneraient en couple, avec cependant une différence notoire qui pouvait accélérer ou ralentir les réactions chimiques qu'il attendait.

Avec ses notes et ses remarques enregistrer, il pourrait simplifier les expériences, pour les faire faire par des enfants, lorsque la bibliothèque proposerait son exposition de science pour les gamins. Histoire de donner envie à ces futurs médecins, peut-être chirurgiens, d'éveiller leurs futures carrières. Et comme c'était lui le scientifique de la clique, c'était sur lui que cette idée d'expo avait été confiée. Le temps de nettoyer les outils, de lancer les expérience, et parce qu'il était tout seul dans la pièce, et que entendre le tintement des ustensiles et l'eau qui coulait avait un certain rythme, il s'était surpris à chanter une des dernières chanson qu'il avait entendu récemment. Décidément, l'été il misait tout sur la culture, et durant l'année scolaire, il s'enferme sur ses études. Enfin, il fallait avouer qu'il n'était pas forcément au goût du jour, ses musiques préférées étaient plutôt européennes, et surtout, dataient déjà des années 2000... voir même avant.


Elle me dit / Écris une chanson contente / Pas une chanson déprimante / Une chanson que tout le monde aime
Elle me dit / Tu deviendras milliardaire / Tu auras de quoi être fier / Ne finis pas comme ton père
Elle me dit / Ne t’enfermes pas dans ta chambre / Vas-y secoue-toi et danse / Dis moi c’est quoi ton problème



Pas que la chanson lui parle réellement, mais il la trouvait assez entraînante, et même si les paroles étaient pas géniales, la langue française avait ça de charmant, que même les insultes ressemblaient à des éclats de rire en boite. Même s'il ne parlait pas un mot de cette langue, ça lui avait toujours plu d'en entendre. Sa famille adoptive était russo-russe, mais quelques uns des neveux et nièces de ses parents étaient partis ailleurs, avaient quittés la Russie. Il gardait contact par le biais de sa mère, parce que lorsque son don avait été recensé et rendu « public » pour la famille, très peu d'entre eux avaient accepté d'être dans la même ville que lui lors des réunions de familles, qui n'avaient pourtant pas besoin de ce prétexte pour être rares.

En lançant ses expériences, il avait bien entendu perdu le rythme et la tonalité, donc il stoppa là le massacre et préféra juste fredonner quelques notes des musiques des films qu'il avait été voir au cinéma du coin. Plus sûr, moins bruyant, moins de déconcentration. Et bien sûr, lorsque la première expérience se mit à fumer, comme prévu, il ne put s’empêcher à nouveau de se prouver sa culture cinématographique du début des années 2000 « j'adore quand un plan se déroule sans accrocs. Merci m'sieur Hanibal, tiens ! » Rigola-t-il tout seul. Pas mal quand même ! Ce film datait du début des vacances déjà, mais il avait tellement rigolé à certains passages qu'il s'était renseigné un peu plus loin et avait découvert beaucoup de choses amusantes sur cette série. Parce que le film était tiré d'une série ! Il n'avait cependant pas eu le loisir d'essayer de la retrouver ladite série et devrait attendre les vacances d'été l'année prochaine pour essayer. Bah, c'est pas comme si les sciences ne le passionnaient pas. Les films c'est bien, mais la biologie, ça l'attire quand même vachement plus !

D'ailleurs, il se maudit de penser à un instant pareil à ce qu'il devait faire l'été prochain. « Oh-ho... Houston, vous avez un problème ! » s'exclama-t-il lorsque la première expérience se mit à mousser tellement qu'elle débordait de son bocal et à se déverser toute seule sur la paillasse. « Mince, j'avais pas prévu de soirée mousse ! » ragea-t-il gentiment. En parcourant la page de notes qu'il avait griffonnée et laissée à coté de l'expérience, il repéra très vite son erreur, une bétise de débutant d'ailleurs, et en se donnant des baffes mentalement, il nettoya tout consciencieusement et pris mille précautions pour rallumer les mélangeurs et les réchauds, et surtout poser les liquides réactifs dessus. Après ces milles précautions, il s'assit enfin sur un tabouret, re-nota précautionneusement toutes ses interventions, même les plus futiles. Maintenant que toutes les expériences étaient lancées en même temps, il regarda sa montre, nota l'heure sur sa feuille générale, et il s'arma de patience. Pour les prochaines heures, il ne devait rien se passer de plus intéressant que ça dans cette pièce. Il devait juste noter de temps en temps ce qu'il se passerait, rien de plus. Le véritable travail serait fait lorsqu'il devrait tout mettre en commun, puis simplifier le résultat pour l'exposer à la médiathèque. Heureusement qu'il était consciencieux et passionné par ce qu'il faisait, parce que beaucoup se seraient découragé avant même de commencer. Y'a pas à dire, les enseignants débutants avaient vraiment du courage ! Et lui n'en était même pas un, en plus !

Mais même quand tout semble se passer tranquillement, en silence ou presque, il arrive parfois des choses imprévues qui font tout basculer. Ou bien peut-être étaient-elles écrites d'avance ?

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Bella Cartwright
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MessageSujet: Re: Et ça fait pschit ! Mar 6 Sep - 13:05

Naître pour mourir.
Exister pour détruire.
Aimer pour haïr.
Espérer pour croire. Abandonner pour voir.







Sa vie déraille. Elle s’entremêle dans ses pieds, lui écorche les chevilles. Cette maison galvanisée, celle qu’elle venait de quitter, pétrifiée par son absurdité. Déchantée sans doute, mais pas encore assez. Elle ne sait plus où aller, ni quel air respirer. Quand ? Quand allait-elle enfin pouvoir s’évader de cette torpeur dans laquelle elle s’était mise elle-même ? Son père lui faisait accomplir des choses de plus en plus terribles, de plus en plus perfides. Après avoir était obligée de côtoyer un dangereux criminel répondant au nom de Boris, elle avait désormais pour mission de séduire son fils Nikita, afin de l’attirer plus aisément dans leur clan de mutants hostiles. Une véritable malédiction, synonyme de souffrance, de manipulation et de perversion. Le vice était pourtant inexistant dans son caractère, et sa mission était trop douloureuse, trop poussé au paroxysme pour qu’elle accepte de la faire mais elle n’avait pas le choix. Face à son père qui lui expliquait ce qu'elle devrait faire, elle avait d’abord hoché la tête. Puis, les sons parvenaient à ses oreilles, mais elle n’écoutait plus. Son regard était attiré vers le feu rougeoyant dans la cheminée, léchant les bûches avec avidité en cette période estivale de l’année. Destructeur, puissant, chaleureux. On ne contrôle pas les étincelles orangées. Ni Elle. Malgré les apparences, Bella savait très bien qui elle était. Et dans son imperfection, on devait néanmoins admettre que la perversité n’était pas un de ses défauts. Elle avait soupiré, soudainement lassée, avant de tourner les talons, se dirigeant vers la sortie. Son père émettait sur elle une influence sans limite, peut être parce qu’elle se sentait reconnaissante, ou alors parce qu’il avait été le seul à l’aimer dans sa vie. Malgré elle, elle céda, lamentablement certes, mais le fait est qu’elle commencerait cette fameuse mission dès aujourd’hui. Sa cible était un étudiant en médecine qu’elle avait déjà aperçue quelques fois dans les nombreux laboratoires de l’université, il paraissait discret, sympathique et brillant. Il fallait qu’elle se ferme à ses valeurs afin de réussir. Ferme les yeux, inspire une dernière fois, quand tu les rouvriras, tu seras prêtes à commettre l’irréparable.

Un pas, un simple pas. Pourtant porteur d’un abandon d’elle même et à la fois un renouvellement de cette mission déjà établie. Ses idées s’empêtrent, portés par un courant qui transperce l’épaisseur des ténèbres. Elle n’est qu’une ombre passagère, aussi transparente et nomade que ce vent sifflant sa colère. Une nouvelle enjambée. Pénétrant avec détermination dans les couloirs de sa fac de médecine, elle s’engouffra dans les escaliers qu’elle dévala avec rapidité. Bifurquant à une intersection, elle se retrouva dans un recoin souvent déserté par les étudiants. D’une salle -qui était allumé- s’échappait par instant des volutes de fumée blanchâtre. Si ses informateurs étaient doués, le jeune Nikita devait se trouvait là et elle en était certaine. Il fallait qu’elle trouve un prétexte afin de venir à sa rencontre. Et un prétexte qui semblait aussi plausible qu’honnête. Passant sa main dans ses longs cheveux bruns, elle entra sans frapper, découvrant avec amusement les tubes qui fusaient de tout part, chaque paillasse étant bien garnis. Attablé au bureau principal Nikita était plongé dans ses feuilles, affichant un air très sérieux, et très craquant également. Bella laissa son regard s’attarder sur la silhouette du jeune homme. Et si à ce moment là, son esprit n’avait pas compris qu’un problème n’allait pas tarder à subvenir, son cœur l’avait rapidement saisi. Elle se haïssait intérieurement mais les doutes étaient proscrit désormais, et surtout inutiles. Elle devait assumer maintenant, sans hésiter, sans se torturer, sinon elle s’autodétruirait elle-même. Bella avait toujours eu les hommes qu’elle voulait, elle n’était jamais tombée amoureuse, s’interdisant ce sentiment de faiblesse intense. Et pourtant elle en rêvait, être dépendant à une personne au point d’en mourir semblait si excitant, si vivant. Le risque est présent, c’est à double tranchant, mais l’amour fait partit de ce qui vous détruit, tout en vous éblouissant. Fixant avec intensité le jeune homme, elle le détailla presque instinctivement, c’était un jeune homme plutôt banale en fait, ni trop grand ni trop petit. Une taille élancé et une silhouette de guêpe. Les cheveux en bataille d’un blond rappelant les blés, un nez aquilin joliment retroussé, des lèvres très peu charnu mais d’une délicatesse qu’on pouvais facilement deviner. Son visage était d’une fraîcheur rare, quoique un peu trop sérieuse, refoulant facilement ses émotions, ne laissant rien paraître. On pouvait percevoir également un côté très humble se mêlant à un humour raffiné. Il n’était en effet en rien imbus de sa personne, on pouvait facilement le deviner. il y avait quelque chose d’unique, d’intense, dans sa présence. C’était un beau jeune homme. La mission serait donc agréable, il fallait voir les bons côtés. S’approchant encore davantage, elle esquissa un sourire, avant d’entrouvrir les lèvres «- Et bien, tu t’en sors avec toutes ces expériences en même temps ? » Ne voulant pas qu’il le prenne mal et voulant surtout s’assurer de lui renvoyer une image positive, elle ajouta d’une voix emplit de chaleur « Je suis plutôt admirative en fait, je me présente, Bella Cartwright .. et tu es Nikita c’est ça ? Tout le monde dit que tu es plutôt brillant, surtout en chimie et je pensais te demander de m’aider dans cette matière. Autant les dissections de cadavre, les diagnostics je sais faire, autant les réactions chimiques je suis perdue .. et je sais que la chimie est indispensable pour l’examen. » Finissant son monologue, elle soupira légèrement, son visage éclairant la pièce. Elle haussa les épaules d’un air faussement désinvolte avant de continuer ironiquement, pour détendre l’atmosphère « Je ne veux pas te forcer non plus. Tu es parfaitement libre de refuser. Mais je risquerai de vouloir te tuer si je ratte mon examen.» Elle lui offrit un de ses ravissants sourires, s’accoudant légèrement sur une table, les pupilles étincelantes, attendant la réponse de son interlocuteur, latente.

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Nikita Zakharine
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MessageSujet: Re: Et ça fait pschit ! Jeu 8 Sep - 18:41

Il s'était totalement plongé dans ses formules, dans ses feuilles et ses résultats. A aucun moment il n'avait prévu que quelqu'un aurait l'idée d'ouvrir la porte et de franchir le seuil. C'est avec surprise qu'il accueillit son visiteur incongru. D'abord béat comme un poisson hors de l'eau, il referma bien vite la bouche en reprenant le dessus sur son étonnement. Une jeune fille brune, aux yeux clairs et profonds se tenait face à lui. Son air doux et son maintient lui indiquaient qu'elle avait une certaine éducation et surtout de la tendresse et une certaine confiance en soi. Elle devait aussi être assez curieuse pour avoir poussé cette porte, sans arrière-pensée ni frayeur. Elle avait avancé sans peur, comme si elle s'était sentie chez elle. Il oublia totalement les bonnes manières et se contenta de répondre à la première question en louchant entre ses feuilles et les expériences sur les paillasses. Comme il n'arrivait pas à se décider sur quoi répondre, elle s'était aussitôt présentée. L'idée de savoir où elle avait pu avoir son nom lui passa par-dessus, et il se focalisa sur son manque d'amabilité et de politesse à lui « Oh je suis désolé, je... Bonjour, oui, en premier lieu. » s'excusa-t-il platement. Il aurait dû commencer par là, quel idiot ! « Je suis Nikita en effet, je suis enchanté de te rencontrer Bella. » Son accent russe chantait dans l'air, et il tendit la main pour serrer celle de sa vis-à-vis, histoire de conclure cette première phase de rencontre correctement. Le tout accompagné d'un gentil sourire charmant, évidemment. Ses longs cheveux encadrant son visage auraient pu lui donner un petit air sauvage, mais elle avait dompté sa chevelure de manière impeccable. Une délicieuse odeur fleurie lui chatouilla les narines, et la voix douce de sa camarade acheva la dernière barrière de défense du jeune Zakharine. Si tant est qu'il eu jamais dressé une défense contre quiconque dans son entourage.

« Oh je... ce n'est pas... Merci... Alors comme ça, tu étudie la biologie. Médecine aussi ? » Demanda-t-il, en analysant la demande de Miss Cartwright, en éludant rapidement la phase des compliments. « Pourtant ce n'est pas si... Désolé. » Si ça n'était pas si compliqué, il n'aurait pas besoin de travailler à la vulgarisation de quelques phénomènes pour les mettre à la portée des enfants. « Et bien... En fait, je dirais que tu tombes bien. J'ai besoin d'un cobaye. » admit-il un peu abruptement. Mais son sourire s'effaça immédiatement lorsqu'elle parla de le tuer si elle ratait ses examens. Les blagues anglaises, ce n'était pas son fort, et l'espace d'un court instant, il avait eu des sueurs froides et quelques décharges électriques lui avaient parcouru l'échine. « Oh... OH ! » s'exclama-t-il lorsque la blague fut comprise. « Je suis désolé, vraiment... » et il répondit à son sourire par un des siens. Elle avait une posture invitant à lui faire visiter l'ensemble de l'installation, alors le jeune russe sauta de son siège et l'invita d'un geste ample à se tourner vers l'expérience la plus proche. « En fait, ce sont des expériences simples. Je dois faire un petit exposé à destination d'enfants, tout doit donc être expliqué simplement, avec des mots accessibles. C'est idéal pour ce que tu me demandes, pas vrai ? » Son air enjoué indiquait clairement qu'il était heureux de partager ce moment. Il commença alors à expliquer la version complexe de l'expérience, histoire de mettre la demoiselle dans le bain. Lorsqu'il eu terminé, il s'inquiéta « Ca va ? C'est pas trop nul ? Je veux dire, je suis encore en train de rédiger des notes, et l'expérience n'est pas terminé, alors... Toutes les critiques sont acceptées. » Demanda-t-il, sincère et très attaché à l'avis qu'elle pourrait émettre. Après tout, elle était son premier auditeur, et ça lui donnait une importance fondamentale. « Enfin je veux dire, je ne pense pas refaire directement les montages à la médiathèque, pour l'exposition, mais au moins des schémas simples, et quelques photos peut-être. Ah mince ! » jura-t-il en se retournant sur lui-même. « J'ai oublié mon appareil. Quel idiot ! Bon ben faudra faire sans les photos, j'en ai peur... » déçu, il l'était, c'était certain, mais comme il ne devait cela qu'à lui même il évita de trop s'attarder sur cette embûche. « Je pensais pouvoir expliquer comment se forment les nuages par exemple » dit-il en désignant une expérience à côté, «  ou bien aussi comment se crée la glace, oh et le truc du bonbon dans le coca, aussi. C'est amusant et les enfants sont très réceptifs à ce genre d'expériences. Et quelques autres du genre. Si des idées te viennent, n'hésite pas à m'en faire part. » Il lui proposait vraiment une séance de brainstorming à Bella.

Mais en fait, cela serait certainement plus formateur pour elle, justement, s'il partait de son idée pour monter l'expérience. Ainsi elle aurait droit à tout le protocole depuis le début. Et si en plus ils partaient d'une expérience dont elle avait besoin, elle avait plus de chances d'enregistrer facilement les informations. « Les paillasses sont encombrées, c'est vrai, mais mes montages tirent sur leur fin respectives, on devrait bientôt pouvoir en débarrasser au moins une, pour monter une expérience pour toi. » analysa-t-il. « A moins que tu ne sois attendue ailleurs. Si tu n'as pas le temps, on pourra trouver un autre créneau pour le faire, si tu préfères » proposa-t-il lorsqu'il se rendit enfin compte que peut-être n'avait-elle pas envie d'étudier maintenant. Trop prit dans sa frénésie d'apprentissage, et aussi lorsque tout ressemble à un jeu. Il avait tendance à oublier le temps qui passe dans une salle de chimie ou de biologie. Dès que le sujet tournait autour de la médecine, il ne s'arrêtait plus, trop passionné par ce qu'il faisait, il se laissait entraîner plus loin qu'il ne le prévoyait en général. Et très souvent, il oubliait que les autres n'étaient pas prêts à chaque fois à le suivre jusqu'au bout des choses. « Je veux dire... je te présente mes excuses si je te parais trop... Ne te sens pas obligée d'accepter si tu n'en a pas envie... C'est que je m'emballe facilement, et puis... » Ne trouvant pas d'excuse mieux que celle-ci, il ne put que hausser les épaules avec un sourire et un air penaud. « Dis-moi juste quand, je m'arrangerais pour être disponible » promit-il.

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Bella Cartwright
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MessageSujet: Re: Et ça fait pschit ! Jeu 22 Sep - 13:52





« please, let me show you how i destroy what you love the most. »


Bella Cartwright, celle qui jouait avec ses promesses sans même en prendre conscience. La jeune femme dénota rapidement la rougeur inhabituelle de ses joues, ainsi que son regard hagard. Comprenait-il ce qui, personnellement, la laissait encore hésitante? Elle regrettait amèrement les paroles prononcés et se maudissait de s’être laissé convaincre. De toute façon, qu’importe le raisonnement qu’elle en tirerait, la haine persisterait sûrement. On ne peut pas se débarrasser aussi aisément de ce sentiment, à moins que sa présence dans notre cœur ne soit qu’une simulation indirecte d’une émotion sans partage ni pardon. Oublie ce que je dis, retourne dans ton monde. Là où les perceptions ne peuvent pas être fécondes. Elle ne craignait pas sa réponse, ni son raisonnement. Car Nikita ne songerait jamais qu’elle était une traître. Et la voix de ses réflexions allait rester muette. Pouvait-elle faire marche arrière ? Elle évitait à la fois la question et la réponse. De toute façon, elle n’aimerait pas ce qu’elle risquait d’entendre. Et en ce qui la concernait, elle préférait ne pas avoir à le dire. Elle allait tourner les talons, pour oublier cette drôle de situation. Pour chasser de sa mémoire trop sélective cet homme ravissant comme le soleil et pur comme le lys. Pour ne plus avoir à supporter son regard confus ni à jouer la perverse. Elle ne le croiserait plus, éviterait sa route. N’étais-ce pas là la meilleure solution ? Non, les mots avaient déferlés, elle c’était présenté à lui, était entré dans la pièce. La première partie du plan se déroulait comme prévue, le premier contact s’avérait positif et le jeune homme semblai passionné par la chimie, autrement dit il était très apte à sa manipulation.

Nikita se dirigea vers elle, la main tendu, un sourire éclatant débordant de son visage, il semblait à la fois maladroit et malicieux. Serrant sa main avec douceur, elle plongea son regard dans le sien, prête à lui répondre, mais il enchaîna si rapidement, qu’elle n’eu pas le temps d’entrouvrir ses lèvres rosées. Il était russe, tout comme elle, elle pouvait deviner facilement son accent et un étrange sentiment familier lui réchauffa le cœur. Son pays d’origine lui manquait, mais ce n’est ni le moment, ni le lieu pour parler de cela. Le jeune homme semblait touché par ses compliments et il s’emmêla dans ses remerciements avant de virer au blanc cassé durant sa blague. Il était indomptable, cessant jamais de parler, de changer de ton et d’humeur. Un vrai étincelle, et sans savoir pourquoi, cela plut énormément à la belle demoiselle. Décidant de lui venir en aide, elle avoua, d’une voix terriblement amusée « - Je ne ferais plus de blagues ne t’en fais pas » Ainsi, elle hocha la tête, un sourire éclairant son visage de porcelaine, ajoutant avec un brin de provocation « - Je serais ravie d’être ton cobaye » l’ambiguïté de sa phrase était volontaire, mais la façon innocente dont elle balança sa tête sur le côté effaça tout soupçons. Elle allait le séduire, et si il réagissait comme les autres hommes, il ne saurait résister, peu importe le temps que cela prendrait, elle réussirait sa mission.


Il l’invita à le suivre à travers les différentes payasses, tout en lui expliquant les expériences qu’il réalisait et dans quel but. Une classe ouverte, c’était très aimable de sa part de s’occuper de ça, et la jeune femme ne put s’empêcher de murmurer mais suffisamment fort pour qu’il l’entende « Pour des enfants .. Quelle générosité » Il abordait une attitude si enjoué, si passionné également. Il respirait le bonheur et la science et le fait qu’il partage cela avec elle semblait le rendre davantage heureux. Il expliqua ensuite l’expérience dans sa totalité et Bella prit un air sérieux, soudainement très intéressée. Lorsque Nikita eu achevé son monologue, il paraissait inquiet, s’empressant de demander si elle avait comprit et surtout son point de vue. Prenant un air embêtée, elle prit la parole dans une moue gênée « Comment te dire ça .. sans te vexer je trouve que c’est .. » Son visage retrouva son éclat et elle posa sa main sur son épaule, ravalant un éclat de rire « C’est parfait, je te taquine, je sais je devais arrêter les blagues. Ecoute, je trouve ton idée fabuleuse, très bien expliquée et j’ai hâte de t’aider à préparer tout ça. Les enfants vont vraiment s’amuser grâce à toi ! » Elle aimait jouer avec ses nerfs, et au-delà de la mission, elle appréciait vraiment sa compagnie. Coupée dans ses pensées, elle releva les yeux sur le jeune homme qui se reprochait d’avoir oublié son appareil photo, par chance elle avait toujours le sien dans son sac à main, toujours à la recherche du moment parfait. Triomphante, elle sortit l’engin avant de le déposer sur une table bien en évidence, ajoutant avec malice « Le cobaye est plutôt bon pour l’instant non ? » Un clin d’œil charmant compléta l’ensemble, avant qu’elle ne s’installe près d’une payasse, légèrement accoudée. Elle écouta les idées du scientifique avec attention, et une multitudes de concept s’imposa à elle, son inspiration battant à ses tempes. Elle n’avait jamais pensée, ni même prévue qu’elle s’amuserait vraiment. Glissant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle s’autorisa à se laisser aller.

Nikita proposa de monter un concept seulement pour elle, et elle savait parfaitement laquelle elle voulait expérimenter. Un volcan miniature, cela représentait parfaitement ce qu’elle ressentait. Elle bouillonnait intérieurement. Ainsi elle alla proposa son idée, lorsque le jeune homme blond comme les blés parut une nouvelle fois hésitant, décidément il était craquant pour ce fait. Le rassurant une nouvelle fois, elle se rapprocha de lui, ses cheveux volant derrière elle avec allure. Arrivée à quelques centimètres de lui, elle lui dit prononçant bien chaque syllabe pour qu’il comprenne et ne pose plus de question à ce sujet « - Tu es passionné par ce que tu fais et tu me transmet cette euphorie. Tu ne me forces pas, c’est moi qui suis venue et je serais enchantée de rester avec toi maintenant pour faire toutes ces expériences formidables. Tu es un génie Nikita et je n’ai aucunement envie de te quitter. » Elle tourna les talons, son parfum envahissant la pièce, et elle s’installa à la payasse vide, saisissant un stylo et une feuille, rédigeant quelques idées avant de tendre la feuille à son maître tout en expliquant « - Pour les enfants, ils existent pleins d’expériences amusantes, tu en a déjà cité pas mal mais je pense que tu devrais faire celle de la fabrication du coca ou de limonade, comme ça il pourront rapporter une bouteille chez eux et les gosses adorent les souvenirs. Il y aussi la réaction du sodium dans l’eau qui rappel un feu d’artifice et moi j’aimerais beaucoup tenter le volcan miniature. » Heureuse, comme une gamine ayant rendu un devoir, elle attendit la réaction de Nikita, se plaisant à être ici, avec lui, seule à seule. Elle s’autorisa donc à dire, plus belle que jamais « Je suis heureuse d’être ici. »

Douter de tout. Oui, c’était effectivement son cas. Douter de l’amour. Douter du passé. Du présent du futur. Mais elle avait tord. Les mots mentent, parfois. Quelques lettres ne peuvent pas être emplis en permanence de véracité…Sinon, comment expliquer que l’honnêteté ne soit pas une vertu courante? Les phrases prennent, certes, le sens qu’on veut bien leurs donner. Avec leurs défauts, leurs qualités et parfois, leurs cruautés. Et si l’annonciateur est hypocrite, la signification de ce qui sera dit, aussi beau cela peut-il être, contiendra un message caché, dérouté par des mots sans logiques qui s’aligneront simplement pour faire partie du paysage. Quant la source sera dévoilée et qu’on comprendra ce fameux sens caché, la douleur peut être alors atroce et on prend alors conscience du pouvoir fatidique des mots. Inutiles, dans leur utilités. Terribles, dans leurs immensités. Les actions blessent, les gestes tues, et les paroles persécutent. Bella ferma temporairement les yeux. Prenait-elle conscience de ce qu’elle disait et surtout, le pensait-elle réellement, allait-elle aller jusqu’au bout ? Car se mentir à soi-même est une chose terrible, elle le savait personnellement.

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