Luk' tu es son père

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Cinderella Tennessee
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MessageSujet: Luk' tu es son père Sam 13 Aoû - 16:36

Cinderella était dans un salon de thé réputé pour son calme, sa bonne clientèle, le service irréprochable et bien sûr des produits de qualité, cuisiné avec raffinement. Elle avait prit un simple thé avec une rondelle de citron dans de la porcelaine anglaise et quelques macarons presque comparables à Ladurée. Assise en terrasse, son mari l’y avait déposé après leur repas dans un restaurant. Il repartait au travail, mais la jeune femme n’avait aucune envie de se prélasser à la maison. Elle s’y sentait comme un lion en cage et le stress de l’enfant qui arrivait la rendait folle. Elle n’en pouvait plus de rester allongé dans le canapé devant ses films que continuait de lui conseiller ou lui procurer Arthur. Le bébé tirait, mais elle s’en moquait. Elle alluma une cigarette après avoir finit un macaron au café et but une gorgée de thé. Elle déplia un journal et lu les dernières nouvelles. Il n’y avait pas grand-chose, encore ce débat sur les mutans.

Elle se plongea dans un article, bercé par les bruits de la rue, un peu bruyante à côté de l’ambiance du salon, et se caressait le ventre quand le petit garçon déjà bien formé donnait quelques coups. Il se calmait aussitôt en sentant la patience de sa mère. Hayden, voilà son prénom. Elle leva un peu les yeux, pour apprécier la vue et se laisser encore envelopper dans son petit nuage. Elle allait très bien ces jours-ci, alors que quelques mois plus tôt, à l’annonce de son futur enfant, elle cru sincèrement faire une dépression et se couper du monde. Elle ne put que s’émerveiller dans un enfant qui réclamait de la mousse au chocolat à sa maman qui se précipitait pour lui en donner à la petite cuillère. Elle s’y voyait déjà.

Elle s’entendait beaucoup mieux avec son mari. La flamme de leur mariage s’était de nouveau allumé, un petit peu, mais la lumière était là. Elle avait fait ses propres choix vis-à-vis de Theo, ne laissant pas une puérile polonaise lui imposer ses caprices de femmes possessive et amoureuse. Ne parlons pas du jeune homme, qui avec sa maternité, leur avait fait subir une relation plus tendre, plus spirituel. Certes, elle s’accrochait fortement à lui alors qu’elle tenait bien plus à son mari au jour d’aujourd’hui, mais qui était le prétentieux qui disait qu’on ne pouvait aimer qu’une seule personne. Hayden était en bonne santé, pas de trace du gêne et même si Johnson devinait pertinemment qu’il n’était pas de lui, l’avait accepté en excuse à ce qu’il avait fait à Jody. Elle souriait, radieuse et presque épanouie.

Puis alors, qu’elle observait les passants, jaugeant leur attitude et leur tenue vestimentaire, un minois l’interpella. Elle retira ses lunettes de soleil qu’elle portait pour ne pas s’éblouir du fort soleil de cette belle journée. Elle fronça un sourcil sceptique. Elle n’y croyait pas. Il n’avait pas changé en si peu de temps, mais elle ne pensait pas que le monde serait assez petit pour qu’elle risque de le croiser à nouveau… Le vrai père de son enfant. Elle cligna des yeux plusieurs fois, pensant à une hallucination dû à la grossesse.

Elle finit par tenter de l’interpeller, mais rien n’y fit. Plus grand monde ne se retourner à « S’il vous plait, jeune homme ! ». Elle ne connaissait pas non plus son nom, ce qui la handicapait beaucoup et qu’elle trouvait navrant, sachant qu’elle portait son fils. Comment était-elle sûr que c’était lui et pas un autre homme qu’elle avait rencontrée entre Lukaz et Theo ? On tombe enceinte plus facilement quand le plaisir est à son apogée pardi !

Elle souffla et plaça deux doigts dans sa bouche avant de siffler tel un supporter de football américain. Là, ce fut tout le salon de thé et la moitié des passants qui se retournèrent. Cela était bien étonnant de voir que ce sont si fort et sans finesse venait d’une femme si propre sur elle et gracieuse. Elle fixait Lukaz qui s’était enfin tourné face à elle. Il ne la reconnu pas de suite, mais quand ses yeux restèrent un petit instant à rechercher son identité, elle accentua ses sourcils de façon pesante. Ils traduisaient dans l’esprit du français que oui, c’était bien elle et personne d’autre. D’un simple regard, elle l’invita à venir s’asseoir à sa table. Elle n’aurait pu savoir ce qui traversait l’esprit de Lukaz à cet instant, ni même avec l’expression étrange qu’il avait. Il était étonné pour sûr, mais peut-être que cette étincelle dans ses yeux était le témoin d’une agréable surprise.

Il s’approcha lentement, comme voulant se faire désirer. La vie autour avait repris son cours : les gens buvaient leur thé ou café en parlant des derniers événements, les passants continuaient leur chemin, se rendant à du shopping, un rendez-vous ou autre chose encore. Elle touilla doucement sa cuillère dans sa tasse sans toucher la paroi comme la famille Tennessee lui avait appris ou encore l’orphelinat. Ses yeux verts étaient planté dans ceux encore presque innocent du français. Elle ne savait comment aborder la chose. Elle ne lui laissa pas vraiment le temps de parler, ni même de sourire.

_Je suis bien content de te revoir gamin… La lumière du jour te va mieux. Je suis sûr désormais, que e que j’ai là, sera ravissant aussi alors… dit-elle en articulant bien le passage de l’enfant et montrant son ventre rond.

Elle le soupesait du regard pour voir s’il comprenait ce qu’elle venait de dire. C’était une façon subtile de lui dire que oui, elle allait être maman de son fils. Elle but une gorgée et lui proposa quelque chose à boire, puis continua avant même qu’il encaisse.

_Tu sais que quand j’accoucherai, cela fera neuf mois qu’on a … Enfin tu vois. Je suis vraiment ravie de tomber sur toi. Je… Je pense que mon fils va grandir et je veux que tu sois responsable de tes actes. J’aurais aimé te prévenir plus tôt, mais ce n’est pas facile de trouver quelqu’un dont on ne connait rien à part son habit d’adam, sourit-elle. Je ne te demande pas de me devoir quelque chose, soyons clair. Je voulais juste, te mettre au courant…

Elle posa un coude sur la table en métal digne d’un film pour jeune fille ou d’un monde elfique, romantique et raffiné à la française. Elle posa son doux visage sur sa main et ne pouvait se lasser de dévisager les jolis traits du jeune homme.

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Lukaz Le Guen
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MessageSujet: Re: Luk' tu es son père Ven 23 Sep - 21:00

Une fois n’est pas coutume, Lukaz était parti déambuler dans les rues, histoire d’occuper un peu ses journées. Véritable oiseau de nuit, il travaillait pendant les heures les plus sombres, cambriolant des maisons, des bureaux voir même des boutiques. Parfois, c’était simplement dans le but de se créer un petit butin qu’il revendrait ensuite à des receleurs et des prêteurs sur gages, histoire de se faire un petit salaire. A d’autres moments, c’était dans le but de récupérer un objet particulier, qu’il s’agisse d’une œuvre d’art, d’un disque dur d’ordinateur ou d’une pellicule photo. Cela faisait des mois que les choses se déroulaient ainsi, pour ne pas dire des années, et Lukaz n’était pas prêt de les changer. Bien entendu, il avait déjà eu quelques incidents isolés, mais ça ne l’avait pas refroidi pour autant. Ses rencontres avec la police s’étaient toujours soldées par les échecs des forces de l’ordre et elles avaient pour bon côté de l’avoir mis au courant de leurs intentions, le préparant donc pour de futurs face à face.

Lorsqu’il avait fini ses contrats et qu’il ne partait pas courir sur les toits, Lukaz avait un peu de temps libre qu’il mettait au profit de ses sorties. Il fréquentait donc les bars, les boites de nuit et autres soirées parfois chaudes et débridées. Il se moquait de la bienséance comme de ses premières paires de chaussettes et il cherchait donc le plaisir où il se trouvait. S’il était loin d’être un canon de beauté, il savait comment la jouer sexy et surtout, il parvenait toujours à allumer les filles comme les garçons. C’était une étape qu’il ne pouvait pas rater, tant il avait horreur de repartir seul d’une soirée. Accompagné d’une personne, ça passait, mais le mieux restait d’être quand même plusieurs. Encore que parfois, ça lui semblait bien fade. Du moins, avant, ce n’était pas le cas, mais depuis une certaine nuit du mois de décembre… Il n’avait rien oublié de cette expérience, même s’il avait été conduit sur des sentiers qu’il n’avait encore jamais expérimentés avant. Lukaz se demandait souvent qui était vraiment cette femme… Elle avait été la seule à réussir à le dominer ainsi et contre toute attente, il avait adoré ça. C’était bien pour ça que ça lui manquait. Horriblement.

Reposant le magasine pornographique qu’il feuilletait, Lukaz afficha un joyeux sourire sur son visage. Quand on menait une vie comme la sienne, ce genre de revue prêtait à rire. Ca pouvait sans doute faire de l’effet à des gamins boutonneux de quinze ans mais lui restait de marbre devant ces images. Il avait connu tellement plus qu’il était incapable de trouver du plaisir avec ce type de produit. Saluant le boutiquier, le jeune homme quitta le bureau de tabac et remontant tranquillement la rue, comme un touriste en vacances. Il regardait dans les vitrines, certaines l’attirant plus que d’autres et il s’attarda tout particulièrement sur celle d’un magasin de vêtements pour hommes. Il n’eut toutefois pas l’occasion de s’y intéresser plus que cela que son attention fut détournée pour le sifflement d’une personne. Sans doute quelqu’un qui hélait un taxi ? Quoi qu’il en soit, le son était tel qu’il attira l’attention de tous les passants, Lukaz compris.

Se retournant, le jeune Français découvrit un salon de thé et sa terrasse. Visiblement, c’était là que devait se trouver ladite personne puisque tous les regards convergeaient vers ce point. Un point très précis, d’ailleurs. Celui d’une femme. Elle ne lui semblait pas inconnue mais il n’arrivait pourtant pas à la remettre. Ils se connaissaient ? Ou est-ce qu’elle voulait autre chose ? Puis, ce fut le flash. Cette femme… C’était Elle ! La femme de ses rêves, celle qui était la source de tous ses fantasmes érotiques. Il avait découvert son nom dans des magazines mais ne s’en souvenait plus correctement. Quelque chose comme Cindra… Ou peut-être Cinderella ? Ca rappelait les contes de fées, mais ce n’était pas le plus important. Affichant un sourire sur ses douces lèvres, Lukaz s’approcha de la table à l’invitation de la belle femme. Il ne s’était vraiment pas attendu à la revoir un jour, mais c’était tant mieux. D’autant plus qu’il n’avait pas encore prévu quoi que ce soit pour la nuit à venir…

Prenant le temps de s’avancer, il n’eut pas le moindre répit en arrivant enfin chez elle, comme si elle ne souhaitait pas qu’il se présente ou qu’il prenne la parole. Allait-elle l’insulter ? Le traiter de tous les noms ? Le punir pour ce qu’il avait fait, cette nuit-là ? Il n’en savait rien, mais il était curieux de le découvrir. Et en parallèle, il avait un peu peur… Après tout, elle connaissait son secret et son mari n’était pas particulièrement un bon samaritain. Si c’était un piège ? Dans ce cas, ça serait trop tard, il s’y était jeté les deux pieds en avant. Quoi qu’il en soit, il put être rassuré assez rapidement puisqu’elle commença par lui faire des compliments sans pour autant manquer de lui rappeler sa jeunesse par rapport à elle. Jeune, oui… De là à le traiter de gamin… Mais peut-être qu’il l’était puisqu’après tout, il ne comprenait pas vraiment ce qu’elle essayait de lui dire… Ce qu’elle a là sera ravissant ? La regardant d’un œil nouveau, Lukaz remarqua enfin que quelque chose avait changé. Elle était différente… Est-ce que c’était parce qu’elle attendait un enfant ? Visiblement oui, ou alors, elle avait sacrément pris du poids. Mais quel rapport avec lui ?

Perplexe, Lukaz cherchait à comprendre, la regardant droit dans les yeux. Il ne répondit toutefois pas et attendit de voir si elle allait préciser ses pensées. Elle prit son temps, mais elle finit enfin par le faire. Et c’était toujours plus étrange… Neuf mois qu’ils avaient… ? Ils ne s’étaient vu qu’une seule fois, donc il ne pouvait s’agir que de ça. Mais quel rapport ?! Neuf mois… C’était quand même pas… Et si. Vu ce qu’elle disait, c’était inévitable…
« Ton… fils ? Tu ne veux quand même pas dire que… Mais comment ? On ne s’est vu qu’une fois ! C’est pas possible ?! » Alors là, c’était vraiment la blague du siècle. Il était parti pour voler des documents et à la place, il lui avait laissé un enfant ! En plus, il n’avait pas vraiment couché avec elle… Elle l’avait pour ainsi dire violé ! Certes, il avait aimé mais il n’avait pas eu trop le choix de sa participation ! Elle s’était servie à la source et maintenant, elle portait son enfant… Mais depuis décembre, ça faisait longtemps. Pourquoi est-ce qu’elle l’avait donc gardé ! En plus, elle était mariée… Son fou furieux d’époux le remarquerait bien ! « Pourquoi ? Pourquoi l’avoir gardé ? C’est de la folie ! Tu connais pourtant mon secret… Tu n’as pas peur ?! Et ton mari ? »

Il devait bien l’avouer, Lukaz était sur le cul, comme on dit. S’appuyant sur la table, il tira la chaise pour s’asseoir le temps d’encaisser le coup. Il n’avait jamais imaginé que ce genre de trucs pourrait arriver et là, ben il y était directement confronté. Il allait être à l’origine de la naissance d’un enfant… Regardant autour de lui, il reprit conscience de la réalité des faits. « Je n’ai rien contre parler de ça… Mais tu penses vraiment que c’est le lieu ? C’est un peu public… Et bon, tu ne m’avais pas donné une bonne image de Monsieur… C’est que je tiens à ma vie moi. Et à ma virilité aussi, au passage. » Oui, ça, elle lui avait clairement dit que si son époux lui mettait la main dessus, il le tuerait. Alors s’il découvrait qu’il l’avait mise enceinte… Ce n’était pas une si bonne idée que ça de clamer sa paternité au beau milieu de la rue. Il y avait quand même des endroits plus calmes et moins fréquentés, non ? « Ca te gêne si on bouge ? Et… Tu veux quoi, en fait ? Tu dis que tu veux juste m’informer mais tu parles aussi de vouloir que je sois responsable… Ca veut dire quoi ? Tu attends quelque chose de moi ? J’ai pas grand-chose, tu dois t’en douter… Cela dit, ça demande réflexion… » Lukaz, la fibre paternelle ? Non, pas vraiment. Mais cette nouvelle ne pouvait pas être ignorée.

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Cinderella Tennessee
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MessageSujet: Re: Luk' tu es son père Dim 25 Sep - 12:14

Le pauvre, elle avait été si maladroite dans sa façon de le dire. Mais comment faire ? Elle était un peu perdue, tout aussi inquiètes et perturbée. Elle se demandait même quand est venue l'idée de vouloir lui en parler. Elle y avait pensé quelques fois, de revoir Lukaz, même sans parler de l'enfant, et le connaitre un peu mieux. Il n'allait pas être qu'un malheureux souvenir qui lui laissa plus qu'une marque dans sa mémoire. Elle le verrait toute sa vie, grandir dans les traits de son enfant. Elle était orpheline, elle n'avait que peu de souvenir de ses parents et regrettait de ne pas les avoir connu. Elle cherchait à recoller les morceaux d'une certaine façon. Puis là, quand elle l'avait vu traverser la rue, sentit son enfant gigoter au choc qui la traversa, elle ne put s'empêcher de l'interpeller. Elle fallait qu'elle lui en parle.

Et la voilà, devant lui, lâchant la nouvelle comme une bombe atomique sur le jeune français. Il était tout aussi perdu qu'elle, presque paniqué. Elle restait stoïque, presque coupable de l'avoir mis dans cet état. Enfin, comparé dans quel état il l'avait mise, c'était pas cher payé. Elle se mordait la lèvre, paumée. Que devait-elle dire, que faire pour le calmer. Il ne lui laissait pas réellement le temps de réagir. Il ne s'était même pas arrêter pour commander si bien que Cindy dut envoyer ailleurs le pauvre serveur qui attendait. Il laissa enfin un silence trainer. Les gens autour d'eux avaient arrêté de les regarder et les bruits alentours et quotidien d'un salon de thé reprirent leur cours. Elle n'osait plus rien dire, de peur de créer une nouvelle vague d'angoisse et peut-être un infarctus à Lukaz. Elle essayait de paraître femme, forte qui rien ne faite sombré, mais non. Elle but une gorgée de son thé et se frottait le ventre, comme si en rassurant son futur petit garçon, elle se rassurerait elle même.

Un billet se coinça sous la tasse et la serviette disparue de celle-ci pour atteindre la bouche de Cinderella. Elle se tapota les lèvres et se leva. Il avait raison. Elle parlerait plus franchement et plus clairement avec lui ailleurs. Elle lui demanda de le suivre. Sur ses petits talons, car elle ne pouvait vraiment pas les quitter, elle avança dans la rue. Elle slalomait entre les passants, une main dans le dos. C'est qu'il allait arriver dans un petit mois le bébé. Elle n'était pas apte à faire autant d'effort. Elle pensait que sa journée s'arrêterait à son thé, son macaron et elle rentrerait chez elle. Elle finit par quémander au jeune homme d'arrêter un taxi. Lukaz le fit sans attendre et elle donna l'adresse d'un motel un peu en dehors de la ville. Bien sûr qu'elle connaissait parfaitement ce genre d'adresse et cela ne devait pas étonné le jeune blond. Elle s'adossa contre les fauteuils et ferma les yeux. Les véhicules lui donnait la nausée. Enfaite non, elle avait la nausée si souvent. Mais là, l'odeur des gens, leur transpiration, les sandwichs dévoré dedans et la cigarette lui provoquait des hauts le cœur. Elle eut un étrange angoisse, alors que le taxi tanguait sur le macadam, serrait ses virages, se coinçait à des feus interminables. Et s'il en profitait pour se débarrasser d'elle ? Après ce qu'elle lui avait fait, et cet enfant dans le ventre qui pouvait lui donner trop de risque. Il n'oserait pas ? Elle se consolait en se disant qu'il avait surement trop peur de son mari.

Le conducteur s'arrêta en bordure de ville, près d'un motel miteux où l'on pouvait louer la chambre à l'heure et où les gens ni trop pauvres, ni assez riches, y vivaient. Il y avait des drogués, des gens qui venaient d'arriver en ville, des prostituées. Soit un monde que Cindy connaissait bien aussi car elle les soutenait et parce qu'elle fréquentait quelques fois ce genre d'endroit lors de nouvelle rencontre. Elle donna la monnaie au conducteur de taxi et sortit. Elle s'extirpa tant bien que mal de sa boite de conserve.

Elle se traina, toujours suivie de Lukaz. Elle restait gracieuse malgré tout, son ventre qui lui ruinait les reins, ses jambes qui ne voulaient plus lui répondre, sa fatigue. La tête toujours haute, elle déchira la honte d’un tel endroit en pénétrant dans le hall. Elle demanda une chambre, à l’heure. Elle versa un premier règlement et on lui donna les clés. L’hôte la regardait d’un œil oblique et fixait Lukaz. Oh, il n’était pas du genre à ne se poser aucune question, au contraire et à s’imaginer tout et n’importe quoi. Cela n’atteignit même pas Cinderella qui déjà cherchait le numéro sur le plan. Elle revint, claqua la main sur la tablette.

_Vous êtes vraiment ingrat. Troisième étage et pas d’ascenseur ! Vous pouvez faire mieux que ça non ?
_Oui, madame, dit timidement l’homme en cherchant une autre chambre au Rez-de-Chaussée. Voici madame.
_Au plaisir, siffla la jeune femme au tempérament en dent de scie.

Elle fit signe à Lukaz de venir. Le jeune blond était jaugé lors de toute sa présence par le standardiste, toujours curieux de l’étrange couple. Il se disait que les femmes riches ne savaient vraiment plus quoi inventer. Ou alors, une crise de maternité, une femme délaissé par son mari. Toutes les excuses étaient bonnes. Elle passa par l’extérieur et une fois devant la porte, elle l’ouvrit en forçant un peu dessus. La peinture sur le bois gonflait avec les changements de température et les saisons qu’elle subissait. Le bois frottait contre le sol. Il y avait un arc parfait sur le sol en lino, un frottement légèrement blanc. La décoration était absente, tout comme les meubles. Les couleurs étaient lourdes et rappelait celle d’une maison de retraite. Du saumon, du vert pâle, du blanc qui avait jauni. Les draps étaient rêches et troués. Elle s’y était assise et les avait passés sous la paume de sa main. Ah, rien ne remplacerait les grands hôtels luxueux. Quoi qu’elle avait une vague de nostalgie. Elle n’oubliait pas qu’elle avait vécu longuement dans ce type de motel à Las Vegas. Elle retira ses chaussures, replia une jambe et se la massait, avec un grand soulagement.

_Ecoute... Je vais reprendre depuis le début hein ? Je pense que ce sera plus simple, dit-elle en lissant les plis de sa jupe. Cet enfant, ne peut-être que de toi, sinon crois moi que je l'aurais fait croire à mon mari qu'il était de lui. Je ne couchais plus avec lui et avant et après toi, c'était le vide. Il ne peut être que de toi. Je soupçonnerai bien quelqu'un d'autre, mais je l'étais déjà, enceinte. Ensuite, il n'est pas mutant, on la déjà dépisté. Il a eu cette chance, d'un point de vu où Johnson n'eut pas besoin de l'éliminer. Il sait qu'il n'est pas de lui, mais il ne sait pas que c'est toi. Il n'est même pas au courant de ton existence. Je ne lui dirai rien, j'ai fais une promesse l'autre soir. Il n'a aucun moyen de le savoir, à part faire un test de paternité, mais sans toi, cela risque d'être difficile.

Elle se caressait le ventre, souriant. Pourquoi l'avait-elle gardé ? Quelle question ? Qui aurait envie d'avorter d'un enfant surtout dans un pays où c'était presque un crime, et ça l'était pour elle.

_Je l'ai gardé car... Je rêve d'en avoir un. Je n'ai plus ta jeunesse, et je suis une femme accomplie. J'en ai perdu un et... Celui-ci a été dur à accepter, mais maintenant, c'est mon miracle à moi, ma lumière dans la pénombre. Je ne te demande rien enfaite. Je parlais responsabilité, mais le mot n'est pas approprié. Je voulais juste que mentalement tu assumes tes actes, que tu saches qu'il faut faire attention, moi j'en paie le prix aussi. J'aurais aimé avoir un petit garçon qui ne vienne pas d'un parfait inconnu. Puis, que je suis sûrement trop assise sur ce genre de chose, mais cela reste ton fils. Si tu as envie de le voir grandir, de savoir ce qu'il devient et qui sait, passer du temps avec lui, tu le pourras. Je suis ce genre de personne qui ne peut admettre qu'on abandonne un enfant dans la nature sans jamais se demander ce qu'il devient. Je ne te demande surtout pas d'argent et qu'on soit clair, je ne te force pas d'endurer ton rôle de père. Juste au cas où, tu aimerais savoir, une fois de temps en temps, comment il va, ce qu'il fait. Je te l'ai dit, je suis comme ça, c'est tout. A ta place, j'aurais aimé le savoir. Fais ce que tu veux de tout ça. J'aimerai juste savoir... Qui tu es, un minimum. Mettre un nom sur ton visage. Tu me vois lui dire "ooh, ton père était un petit voleur dont j'ai abusé une nuit, car c'était pas gentil ce qu'il a fait ..." rit-elle légèrement.

Elle se posa une main sur le haut de sa poitrine quand elle crut devoir courir au toilette pour vomir son repas de midi et ce minuscule macaron. Elle respira profondément et cela passa.

_Je compte l'appeler Kyle... Je vais prendre soin de lui, comme si c'était ma propre vie. Je te l'assure. Puis, tu me disais, on l'a fait qu'une fois. Une femme tombe plus facilement enceinte quand elle prend du plaisir. Sur le coup, je crois que c'est une des rares fois où j'ai pris autant mon pied avec quelqu'un...

Elle se mordit la lèvre et baissa la tête. Elle devait avoir honte. Déjà le guichetier qui les regardait mal, la pauvre enceinte jusqu'aux yeux, en plus avec un petit jeune. Mais c'était plus fort qu'elle, elle était ainsi. Taquine, mutine et une femme, en plein explosion d'hormone. Puis ce n'était qu'une attaque comme une autre, rien de méchant.

_C'est dingue comme t'es jeune. Je m'en voudrais presque... Dans le noir, tu paraissais plus vieux... Tu es majeur hein ? demanda t-elle en serrant les dents, retenant un sourire, s'amusant à le provoquer.

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Lukaz Le Guen
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MessageSujet: Re: Luk' tu es son père Lun 26 Sep - 22:50

Lukaz était tout simplement soufflé par ce qu’il venait d’apprendre. Il avait mis une femme enceinte… Et pas n’importe quelle femme, en plus, mais l’épouse d’un anti-mutant acharné. C’était bien sa veine ça… Comme quoi, il les attirait, les ennuis. Et visiblement, ce n’était pas fini. Que ferait-il si cet enfant avait ses gènes ? Il deviendrait une cible de choix et il doutait de faire long feu dans la ville. Quoi qu’il en soit, il avait dit ce qu’il avait à dire et il attendait maintenant les réponses à ses questions. Il espérait aussi pouvoir parler de ça ailleurs. N’importe où, mais pas ici, en plein milieu de la rue. Il tenait un petit peu à sa vie donc bon, discuter d’adultère comme on discuterait du temps qu’il faisait, ça ne le tentait pas plus que ça.

Malheureusement, il ne pouvait qu’attendre. En effet, la jeune femme qui l’avait sifflé comme on siffle un domestique ou pire, un chien, gardait le silence. Elle ne donnait pas la moindre impression qu’elle allait répondre et en plus, elle buvait tranquillement son thé. Bon, comme elle avait l’air vraiment enceinte, on ne pouvait pas spécialement nier cet état de fait. Mais la paternité du Français était beaucoup moins sûre, elle. Se pouvait-il qu’elle se trompe ? Ou pire, est-ce qu’elle pouvait lui faire une farce de mauvais goût ? Ca expliquerait au moins son silence. Elle voulait peut-être juste le faire mariner, pour se venger de leur rencontre précédente. Allez savoir…

Le tintement de la tasse ramena Lukaz à lui et ce dernier put constater que la jeune femme réglait sa note avant de lui demander de la suivre. Pourquoi donc ? Elle voulait bien aller ailleurs ? Qu’à cela ne tienne, le jeune Français se leva et partit à la suite, constatant qu’elle avait un peu de mal à marcher avec ses chaussures à talons hauts. Ne dit-on pas que c’est mauvais, en général ? Il se souvenait avoir entendu ça à la télévision, une fois, mais il n’en était plus certain. Ils marchèrent ensemble un moment, en silence, puis Cinderella, puisque tel était son nom, demanda qu’il appelle un taxi. Ben tiens, comme ça, il aurait vraiment l’impression de devenir un serviteur… Comprenant toutefois que c’était du à son état physique et qu’il était en grande partie responsable de ça, Lukaz fit ce qu’on lui demandait et il héla un taxi dans lequel ils montèrent.

Le Français ne savait pas vraiment où cela allait les mener, mais il laissa la jeune femme diriger les opérations. Il avait l’esprit un peu ailleurs et il avait confiance en elle, d’une certaine manière. Elle l’avait déjà menotté à son lit et pourtant, elle l’avait laissé repartir. Cela voulait donc dire qu’il ne craignait pas grand-chose et qu’il pouvait profiter du voyage pour remettre ses pensées en ordres. Lukaz n’avait jamais pensé devenir père, tout simplement parce que la vie qu’il menait ne le permettait pas. Mais, en avait-il envie ? Telle était la question et la réponse, moins évidente. Dans un sens, il se disait qu’un petit Lukaz, ça pourrait être marrant. Mais un bébé… Absolument pas. S’occuper des couches, des biberons, de tout ça, c’était vraiment pas son truc. Cela dit, un petit gamin à éduquer – même si c’était un bien grand mot –, c’était une autre histoire.

Le véhicule s’arrêta devant un petit bâtiment situé dans la banlieue d’Achaea. En sortant, Lukaz put constater qu’il s’agissait d’un motel miteux, le même genre que l’on voyait dans les films. Souvent, c’est là que les prostituées se rendaient avec leurs clients parce qu’on pouvait y louer des chambres à l’heure, et la majorité des gérants de bouges semblables se faisaient leur fortune comme ça. En soit, c’était vraiment immonde, quand on y pensait bien, mais il était vrai que pour discuter tranquillement, c’était l’endroit rêvé. Suivant la femme enceinte, Lukaz la laissait gérer les choses. Après tout, pourquoi s’en mêler ? Il se doutait aussi de ce que les gens pourraient penser et il s’en foutait. Mieux, ça pouvait même être amusant. Souriant comme à son habitude, il laissa Cinderella prendre une chambre et la suivit une fois de plus. Il la regarda forcer la porte, prenant soudain conscience qu’avec elle, les apparences étaient peut-être plus trompeuses qu’on ne l’aurait dit au premier abord. La jeune femme s’installa sur le lit et Lukaz la suivit, se laissant tomber à côté d’elle, à plat, sur le dos, le regard porté vers le plafond auréolé d’humidité. Il n’y avait pas d’autres meubles et vu la propreté des lieux, il n’allait pas non plus s’installer sur le sol…

Etant donné qu’une longue pause avait eu lieu depuis leurs retrouvailles, Cinderella eut la bonté de reprendre toute l’histoire à son début. Elle expliqua tout d’abord avoir la certitude absolue que cet enfant était de lui. Comme ça, Lukaz ne pouvait plus en douter non plus. Elle le rassura ensuite en signalant que l’enfant n’était pas mutant et qu’ils avaient déjà faits les tests de dépistage à ce niveau. Elle précisa aussi que son époux connaissait la vérité sur l’enfant et qu’il l’acceptait mais que par contre, il ne savait rien de l’existence du Français. C’était tant mieux, d’autant que cela n’était visiblement pas près d’arriver. Elle continua par expliquer qu’elle avait gardé l’enfant par rêve et parce que son premier enfant était mort et indiqua qu’elle voulait un peu connaitre le père de son enfant… Ce qui était normal, dans un sens. Bloquant un haut-le-cœur, Cinderella donna ensuite le nom de ce futur fils, Kyle.


« Tu t’en voudrais presque ? Personnellement, je ne regrette rien. Même maintenant. Cela dit, j’ai vraiment l’impression d’être un gamin à tes yeux… Et oui, je suis majeur. J’ai 23 ans et je suis au top de ma forme. » Lukaz savait qu’elle essayait sans doute de le provoquer, mais ce n’était pas pour autant qu’il aimait passer pour un petit ado sans expérience. « Par contre, je dois dire que je te trouve marrante. Tu veux que j’assume mes actes ? Mais quels actes ? Si je me souviens bien, tu m’as ligoté à ton lit, tu as sorti un de tes jouets vibrants que tu as glissé en moi et pour finir, tu as goûté à mon membre après l’avoir arrosé de champagne… Franchement, à ce niveau, je vois pas trop comment j’aurais pu faire quoi que ce soit… Et par la suite, vu ce que tu m’avais déjà offert, j’avais plus vraiment la tête à penser à mettre une capote. Donc niveau responsabilités… » Toujours allongé sur le lit, Lukaz la regardait en souriant. A ses yeux, il était certes responsable, mais il y avait quand même été vachement forcé. « Après, je prends mes précautions en général. Sinon, y aurait déjà plein de petits moi dans toute la ville. » Ou, comment se vanter tel un petit jeune – ou un gamin – qu’il était.

Se redressant en position assise, Lukaz soupira et laissa planer un silence avant de poser son regard sur la jeune femme à ses côtés, prenant un air sérieux.
« Me présenter comme le petit voleur dont tu as abusé, c’est pas vraiment reluisant pour moi… Tu pourrais peut-être plutôt dire que je suis le plus merveilleux voleur que tu as connu et que je suis reparti avec ton cœur. Non ? C’est pas mieux ? » Souriant un instant, le Français reprit vite la même expression. « Plus sérieusement… Il est peut-être temps de le faire. Je m’appelle Lukaz et comme je te l’ai dit, j’ai 23 ans. Je suis né en France, orphelin. J’ai été élevé par des forains, tous des mutants. Quand j’ai commencé à mal tourner, ils m’ont chassé et j’ai trouvé refuge ici, aux USA. Je me suis servi de mes capacités et j’ai volé, mais ça, tu le sais déjà. Bref, je suis pas sûr qu’en apprendre plus sur moi soit utile pour le petit, plus tard. Je suis pas vraiment un modèle. Je pense que s’il devient aussi sexy que moi, je lui aurais déjà fait un sacré cadeau ! » Se permettant de rire, Lukaz se laissa retomber sur le dos, scrutant le plafond. « J’ai jamais imaginé que ce genre de pouvait arriver. Mais je dois avouer qu’en apprendre plus sur lui, ça me plairait bien. Je suis pas spécialement attiré par les enfants… Mais je sais pas, là, c’est différent. J’aimerais bien. Kyle, tu dis ? C’est joli comme nom. Ca lui ira bien, ça. Kyle. »

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Cinderella Tennessee
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MessageSujet: Re: Luk' tu es son père Mer 28 Sep - 20:04

Cinderella observait le jeune homme qui s’était à nouveau allongé dans le lit. Elle avait un petit sourire, doux et perdu. Elle n’avait plus du tout la même expression que l’autre soir, il y a neuf mois. Elle réfléchissait. Il était si jeune, mais il avait tellement raison. Enfaite c’était de sa faute. Elle l’avait forcé, il était vrai. Elle aurait pu même y penser. Puis qui sait, si sans ça, il aurait voulu la toucher. Elle se mordait toujours la lèvre, comme une petite enfant, cette horrible impression d’être rajeunie. Il fallait dire qu’elle avait des vagues, non un tsunami d’hormones, qu’elle n’était pas en position dominante pour une fois et que la maternité la rendait plus douce. Même si elle l’était de nature. Elle souriait en coin et finit par s’allonger à côté de lui. Sur le côté, une main sous sa joue, l’autre marchait sur le matelas.

_Tu ne regrettes pas tu dis ? Mais ne regrette pas ? D’avoir un petit toi qui va arriver dans ce monde où … Le pauvre sort que je t’ai infligé. Ce qui veut dire que oui, finalement, je te demande de te rendre compte de tes actes, mais le gamin était quelque peu forcé aussi. Il faut me comprendre…

Ses doigts arrivait vite jusqu’à lui et montait sur son torse, remontant le long, jusqu’à son menton, effleurant sa bouche, puis sauta directement sur sa tignasse blonde qu’elle caressait avec tendresse.

_J’étais face à un vilain garçon qui voulait perdre sa vie en s’en prenant aux affaires de mon mari. Il était si charmant, si mignon, vulnérable. Un jeune adolescent perdu… Je ne pouvais pas m’en empêcher, ce n’était que trop tentant. Je n’avais jamais pris le dessus sur un homme et tu n’étais pas du genre rebelle. C’était merveilleux, je te l’avoue. Je pense des fois à toi, quand je m’ennuie avec d’autre homme.

Elle se redressa à moitié, appuyée sur son coude pour mieux le voir. Elle le regarda longuement, le fixant de ses yeux toujours parfaitement dessinés d’un trait d’eye-liner. Elle finit par attraper sa main et la posa sur son cœur, enfin plus exactement sur sa poitrine, tant elle était bien plus imposante qu’à l’accoutumer. Il venait de changer son regard sur lui.

_Un orphelin ? Vraiment ? J’ai une meilleure histoire à lui raconter, plutôt que de mentir sur le fait qu’il m’ait volé mon cœur. Disons qu’il m’a volé tout espoir de retrouver meilleur partenaire de chevauchée fantastique dans le monde entier. Deux orphelins, qui se retrouve, une nuit, et qui se sont promis de ne jamais le laisser seul trop jeune, quoi qu’il arrive…

Son cœur battait la chamade et ses yeux s’humidifiaient à peine. Oui, elle était aussi une orpheline qui rêvait d’une grande vie de danseuses, mais qu’elle perdit vite avec ses parents. Oh, elle ne leur en voulait pas d’être parti trop vite, du moins maintenant qu’elle était une femme. Juste qu’elle aurait aimé que la vie soit bien moins injuste.

_Je ne pense pas que j’ai besoin de me présenter. Tu devais savoir où tu mettais les pieds, non ? Mais, je vais te donner mon numéro. Que tu puisses toujours savoir où se trouvera le petit Kyle. Enfin, il s’appellera en tout et pour tout : Kyle Hayden Johnson Tennessee. Kyle et Hayden, car j’ai trop longuement hésité sur les deux noms, et Johnson car c’est le nom de mon mari, mais ça tu dois le savoir aussi.

Elle se rallongea et lui fit signe d’approcher un petit peu. Lukaz le fit, se tournant face à elle. Juste son index sous le menton, elle l’attira à elle pour lui arracher un baiser du bout des lèvres.

_Je sais, je ne dois pas être très… Attirante à ce moment. Etrange, mais ce genre d’événement dans une vie, enlève à la plus part des hommes toutes envies gourmandes de me dévorer toute cru. Qu’est-ce que je donnerai pour un peu d’attention, mon dieu, soupira t-elle en roulant les yeux. Mais… J’aimerai beaucoup qu’on se revoit tu sais. T’es jeune, mais je m’en fou. Le pire est fait, et il s’impose entre nous deux. Mais, après mon accouchement et beaucoup de repos… On pourrait…

Sa voix se fit plus sensuelle. Elle laissa ses ongles effleurer le cou du jeune français qu’elle admirait, puis finissait par regarder dans les yeux. Elle se mordit la lèvre avant de caresser celle du jeune blond.

_Remettre ça. Non ? Tu pourrais prendre ta revanche en quelque sorte, ou alors, tu me laisserais encore faire de toi mon petit objet… Ce n’est pas parce que je deviens une mère que… Je serai tout aussi sage. Je pourrai être celle que tu souhaites. Je m’adapte et j’ai plein de tour dans mon sac. Je suis une bonne comédienne en petite tenue. Tu n’as encore rien vu, si tu savais ce que je cache dans ma garde de robe, susurra-t-elle. La gentille femme innocente qui se conserve pour le mariage, la femme dévouée, celle mystérieuse, la féline, la dominatrice, la victime… Tout, vraiment tout.

Sa main était venu retrouver la sienne. Elle entrelaça ses doigts aux siens. Son pouce venait la câliner, d’un geste délicat et léger.

_Je t’ai fait une promesse, même si c’était du chantage, ose dire que tu en as souffert… Si c’était vraiment le cas, tu ne serais pas là, n’est-ce pas ? Alors à ton tour, fais-moi une promesse… Promets-moi une nuit de rêve, sans aucune trêves…

Elle quitta sa main, plus grande que la sienne, malgré son jeune âge à côté d’elle et elle vint la glisser doucement, le long de son torse finement musclé et sentait le petit piercing qui se cachait sous le tissus, son ventre sensuellement dessiné et s’arrêta sur son jean. Fine, blanche, petite, parfaitement manucuré d’un vernis rouge vif, elle était douée. Elle serra un peu ses doigts tout autour de son entre jambe et frottait lentement. Son visage s’approchait toujours juste assez du sien. Elle réclamait un baiser qu’elle tardait sans cesse à lui donner. Il fallait se faire désirer.

_Tu ne peux pas me le refuser, si ? Vraiment ? Tu refuserai ça en mille ? Impossible. Tu serais si insensible.

Elle était devenue capricieuse avec son mari, mais elle l’était déjà avec les hommes et la luxure. Elle alla toujours plus loin. Il l’aidait à débrailler son pantalon, voyant la difficulté qu’elle avait qu’une seule main. Il était déjà bien excité et il lui fut facile de tout prendre en main. Elle ne cessait de chercher à lui donner du plaisir. Oh, elle allait être machiavélique.

_Je ne t’entends pas chéri… Promets le moi… Dis le bien distinctement… J’attends voyons. Tu oserais me faire attendre, si c’est ainsi, autant que je m’en aille tout de suite, tu ne crois pas ?

Elle leva juste sa main, le sourire taquin, attendant sa réaction. Elle continuerait, mais pas trop, juste ce qu’il faut…

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MessageSujet: Re: Luk' tu es son père


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Luk' tu es son père

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