I Will Follow You Into The Dark (Bella & Boris)

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۞ Mutante Hostile ۞


Bella Cartwright
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MessageSujet: I Will Follow You Into The Dark (Bella & Boris) Ven 29 Juil - 3:25

« L’ironie de la situation en est presque risible. »



«Les chrysanthème se fanent, dépérissent, perdant leurs couleurs d’originaire si vives. L’âme demeure mais le corps meurt. Un nouveau monde s’ouvre violemment, indéniablement. Aucun retour en arrière n’est envisageable, désormais il nous faut nous enfoncer vers le mal. Cette chute sans fin nous propulse dans une vie malsaine et lugubre, sans raison, sans justice, sans rêve. Ici bas, seul les ténèbres règnent en maître. Il n’y a pas de place pour les faibles. Mais si seulement .. il existait une trêve ?»



Qui peut définir le mal ? Qui aurait la prétention de posséder une définition exacte et authentique ? Et pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ? Penser, c’est savoir. Raisonner, c’est faire preuve de sagesse. Non pas que l’érudit soit réellement honorable. Car les connaissances dégradent l’homme, l’enfonce dans un monde complexe où les études trop poussées l’étouffent. Ce n’est plus l’ignorance, mais l’orgueil. Non pas l’idiotie, mais une supériorité poussant le philosophe à se croire meilleur que son prochain. Le mal existe-t-il seulement ? est-il palpable ? Condamnable ? Il nous faut des réponses, il nous faut une raison, une conviction, un motif justifiant nos actes afin de ne pas s’inhaler. Bella n’avait jamais vraiment désigné son clan, elle avait rejoint son père à ses dix-sept ans et ne l’avait plus quitté. Elle avait du accepter chaque parcelle de lui, ainsi que son hostilité envers les humains. Hostilité qu’elle a adopté afin de rester aux côtés de son paternel, le seul qui l’a vraiment aimé et protégé contre ce monde délabré. Hostilité qu’elle n’avait jamais envisagé mais qui s’était imposée à elle comme un compromis, une concession nécessaire pour un amour, une tendresse, une affection. Le temps a filé et son destin c’est peu à peu tracé, forgeant la jeune femme puissante et déterminée d’aujourd’hui. Mais est-elle dans le clan du Mal ? En toute franchise, Bella évitait de méditer sur ce sujet, ses spéculations étant beaucoup trop dérangeante et la conclusion très irritante. On avance tous tête baissée, sans prendre conscience des risques et des conséquences, on avance sans réfléchir à rien, on avance tant que nos jambes dévalent sous nos pas. On se laisse entraîner par les événements qui souvent nous dépassent. On rêve toujours d'une vie meilleure quelque part on ne sait où. Car l’inconnu fait frémir, il nous donne l’impression d’être invincible. L’inconnu illustre nos espoirs et étoffe chacune de nos aspirations. La réalité est plus acerbe, plus abrupt. Elle ne fait que nous décevoir, nous frustre et nous enferme dans un cercle de haine et de rancœur. On ne prend que rarement les bonnes décisions et lorsque l'on en prend conscience il est souvent trop tard. En fait, je pense qu’on a constamment cette envie de rendre l'impossible possible. La nature humaine est parfois si étrange, j’irais même jusqu’à autodestructrice. Exagéré ? Pas tellement si on analyse bien tout les faits, on prend plaisir à s’attacher aux personnes qui nous repoussent, on tente le diable en sachant pertinemment que cela est vouée à l’échec, on se prend à espérer ce qui nous est décemment interdit, on lutte pour une cause irrationnel ou déjà proscrit. Bella ne voulait pas être dit Hostile mais pourtant elle avait fait ce choix, pour son père, l’alibi est honorable mais les conséquences ne s’effaceront pas. Elle aurait tant voulue que tout soit différent, continuer de croire en la bonté du monde. Hélas, peut-on réellement préserver ses principes quand notre père lui même prône une doctrine aussi scandaleuse ? Renier les humains, tuer sans compter. Nul mansuétude ni magnanimité, seulement l’aversion dans sa virulence et son iniquité. Il proclamait l’intolérance, l’insensibilité et la colère. Car la haine nourrit la haine. Ce sentiment qui vous éprend, qui vous étrangle, qui vous assèche, qui vous abolit. Et la haine pousse à la perfidie, à l’animosité. Le doute n’avait pas sa place dans l’esprit de Bella, non, seule la confiance envers son père devait y résider et la violence. Et intérieurement, elle se fanait.

Un sommeil agité, une réalité qui s’évapore, des mots qui perdrent leurs sens et un plaisir qui n’est que temporaire. Le rêve qui prend forme, purement charnel et sans équivoque, chassant des pensées transgressant les règles d’un cœur tourmenté. Un corps qui s’éveille, essuyant avec lassitude quelques gouttes perlant sur son front. Eau d’intempérance, de regret et d’indécision, suintant de sa peau , purifiant ainsi l’organisme de sentiments contradictoires et infondés. Réaction en chaîne, simple contrecoup d’une chair ayant depuis longtemps obtempérée contre le maître, se révoltant seulement lorsque l’esprit est assoupi. Quelques mèches brunâtres furent relevés et glissés derrière l’oreille, tandis qu’un pied se posait sur le sol. Point de légèreté ni lourdeur, nul aisance ni maladresse, que d’invisibles mouvements dans l’air ambiant d’une nuit qui s’achève. Le ciel se couvrait d’or et déjà de luminescences, sordide fond aux décors inaccessibles. Poids étouffant qui écrase l’âme si la contemplation se fait trop longue, élémentaire paysage n’ayant sa place qu’à cette heure à la fois tardive et précoce. Bella s’abandonna quelques instants sous la douche et l’eau déambula le long de la courbure de ses hanches. Aujourd’hui elle devait faire quelque chose d’important, aujourd’hui, comme toujours, elle devrait assouvir la volonté de son père. La journée passa très vite et déjà l’horloge sonna six heures de l’après midi.

La jeune femme déposa la coupe de vin blanc qu’elle venait d’écouler et se leva avec grâce, attrapant au passage son manteau d’un blanc cassé. Prenant une grande inspiration, elle claqua la porte et dévala l’escalier. Puis elle commença à marcher, ses talons résonnant dans l’allée, pas après pas, pensée après pensée. L’esprit vagabondant, elle se souvint d’une conversation mouvementée et au fur et à mesure qu’elle avançait, des images lui revinrent en mémoire. Son père, vêtu d’une longue veste en cuir, trop large pour sa corpulence, trop sombre aussi. Il était dans l’encadrement de la porte, légèrement accoudé. Son visage était fermé, ce qui signifiait qu’il allait étaler un fait important, généralement, il optait pour ce rictus lorsqu’il voulait épancher un sujet sérieux, et il était très rarement consciencieux. De ce fait, Bella s’était assise sur la chaise de l’entrée, celle qui vacille légèrement mais qui est plus confortable qu’elle ne parait. Il s’était raclé la gorge et il avait tout déballé d’un trait, comme pour s’en débarrasser, une information, suivit d’un service, avant de se rapprocher de sa fille et de s’agenouiller près d’elle. Bella avait hochée la tête, ne sachant qu’elle attitude adopter, elle avait dit « oui » sans véritable expression. Lui, il l’enlaça, lui murmurant un « pardon » sincère à l’oreille. Il venait de lui révéler que le criminel Boris Zakharine était son ami d’enfance. Il avait étalé des preuves de leur attachement mutuelle, ils avaient travaillé ensemble apparemment. Récemment échappé de prison, il l’avait aidé à trouvé un logement et à survivre en lui apportant régulièrement nourritures et cigarettes. Devant repartir en Russie pour une mission, il lui avait demandé –sûrement pour être polie car cela sonnait plutôt comme un ordre- de s’occuper de ce truand durant son absence en lui apportant des vivres une fois par semaine, ainsi que sa dose de nicotine. La jeune Cartwright arriva devant le supermarché et la réalité la rattrapa avec force. Nonchalante, elle saisit un panier et parcourut les rayons, emprisonnant quelques produits. Elle acheta également des cigarettes, autant pour elle que pour ce Boris. Armée de sacs, elle prit alors la direction de l’appartement du vieil ami de son père, suivant le plan qu’il lui avait confectionné. La détermination de Bella devenait de plus en plus irréfutable, dénué d’une quelconque faille. La première hésitation que la jeune femme avait éprouvée c’était évaporée au profit d’une douce folie. Psychose ingénue qui l’attire dans la demeure du loup, du terrible prédateur, du sournois investigateur. Nous avons tous une certaine intimité avec nous même, cette voix intérieur nous dictant les actions à assouvir et celle qu’il vaut mieux dissimuler. Cependant cette conscience innocente reste fragile et peut très vite être ignoré, voir complètement bafoué. C’est ce qui c’était déroulé lorsque la douce Bella avait obstrué toute raison en prenant cette décision officiellement : elle avait dit « oui » à son père, un oui timide certes, mais un oui responsable. La peur devient si vite excessive, si omniprésente. La taire semble le meilleur moyen de survivre et de ne pas sombrer dans la névrose ou pire, la neurasthénie. La mélancolie s’installe si facilement et la tristesse devient indécollable de notre peau, s’y incrustant avec violence et se diluant dans notre propre sang. La meilleure solution est donc de foncer sans penser aux conséquences, ignorer la peur et oser faire un pas en avant. Le bien est si souvent synonyme de tristesse. Le mal est plus simple, moins délicat, moins douloureux. Un mal rythmé par des déchirements, des afflictions sans concessions, vide de sens, animé par la rage démesuré de mutants avides de chair humaine. Bella s’était adapté à cette réalité nouvelle, et l’hésitation et la timidité n’était pas envisageable dans cette nouvelle vie. Ainsi, elle se montrerait puissante et sur d’elle devant ce Boris, elle se montrerait la digne fille de son père.

Dans un coin malfamé de la ville, la jeune femme s’engouffra dans une ruelle avant de bifurquer sur la gauche. Lorsqu’elle poussa la porte d’entrée, elle eu l’impression que celle ci allait s’écrouler. L’immeuble était délabré, il semblait tomber en ruine, les escaliers grinçaient, la peinture blanchâtre s’effritait sur les murs. La poussière envahissait le hall d’entrée et le plafond craquait. Tout était si pitoyable que le stéréotype apparaissait comme trop parfait. Personne ne le trouverait ici, personne n’aurait l’idée, ni la volonté de s’aventurer dans cette battisse où la détérioration atteignait ici son paroxysme. Au troisième étage lui avait répété son père, montant les marches avec fougue, Bella arriva enfin devant la porte d’entrée du criminel. Un zeste. Une pointe de peur lui tordit l’estomac mais elle ne reculerait pas. Pas maintenant. Pas comme ça. Passant une main dans ses long cheveux bruns qui retombèrent en cascades dans son dos, elle cligna les paupières et frappa deux coups secs. Ses yeux émeraudes brillaient dans l’obscurité du couloir, mais elle ne cillait pas. Elle devenait même impatiente, ce danger l’excita, et pour la première fois depuis longtemps, elle se sentit vivante. Vivante de ce risque à quelques pas seulement d’elle. La lampe se mit à vibrer et elle se concentra un instant pour bloquer son pouvoir. Le temps lui paraissant trop long, elle se risqua -Boris ? Boris Zakharine ?Prenant de l’assurance, elle éleva la voix –Je suis Bella Cartwright, mon père m’envoie. Elle esquissa un léger sourire à peine perceptible.

L’Innocence ne dure jamais, car la culpabilité empiète sur l’ingénuité.


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MessageSujet: Re: I Will Follow You Into The Dark (Bella & Boris) Dim 31 Juil - 14:36

Sa rencontre avec son fils Piotr ne s'était pas merveilleusement bien passée. Si son plan pour attirer son attention et provoquer une rencontre avait très bien fonctionné, la suite n'avait pas été à la hauteur des attentes de Boris. Est-ce que ce n'était pas rattrapable, est-ce qu'il n'y avait aucun moyen de récupérer l'estime de ce fils ? Une bonne question à laquelle il n'avait pas encore de réponse. Toujours est-il que depuis, ça le travaillait. Il était rentré à l'appartement directement après la rencontre de la veille, et n'était plus ressorti depuis, broyant un peu de noir... Oh, ce n'était pas la fragilité des liens familiaux entre les Zakharine qui le chagrinait, après tout, il n'avait pas hésité à abandonner sa première femme et ses deux fils, alors que le second était encore à naître. Et les années n'avaient pas changé grand chose à cela, quoi qu'il puisse leur en dire pour les faire rallier son camp. Boris n'aimait pas l'échec, et le fait qu'il ne parvienne pas à rallier ceux de son sang en était un. C'est ce fait plus particulièrement qui l'agaçait.

Ainsi, renfermé dans son appartement miteux, il avait passé la matinée ainsi qu'une partie de la journée à rester affaler dans son lit qui lui servait également de canapé faute de place, ou à observer la rue de sa fenêtre, grillant clope sur clope non sans se rincer la bouche de temps à autre d'une bonne gorgée de vin rouge. Si bien qu'il en était à sa deuxième bouteille désormais, et qu'il n'était plus capable d'écraser ses cigarettes dans son cendrier sans se salir les doigts de cendre tant il était rempli. C'était un souci... avec qui s'allier ? Il avait bien son adorable fille qui lui était dévouée, mais ce n'était pas à deux qu'ils retourneraient la société afin que les mutants prennent la place qui leur était due, tout en haut de la pyramide sociale, à dominer ces humains inutiles. Sans ses fils, que lui restait-il comme possibilité ? Chow était injoignable, aussi fallait-il penser qu'une association n'était pas possible, du moins pour le moment. Et il ne comptait pas attendre que le Japonais daigne finalement se montrer non plus. Que lui restait-il comme possibilité ?

Il y avait bien cette fille, celle qu'il avait croisé ce soir là où il s'était plu à lancer quelques bombes du haut d'un immeuble, et dont il avait pénétré l'appartement durant sa fuite. Elle partageait les mêmes idéaux, aussi était-elle ralliable. Mais ça restait encore bien maigre... Le Zakharine voyait bien encore une solution, plus difficile mais qui à moyen terme pouvait porter ses fruits. Il fallait dénicher les nouveaux talents... Rechercher les paumés de l'existence, ces mutants qui se laissaient aller sans buts, sans savoir où se diriger. Se faire leur phare, leur montrer la lumière et les diriger vers son "noble idéal". Mais le problème était toujours le même : par où commencer à chercher ? Plutôt difficile lorsque votre tête est passée à la télévision et dans la presse il y a moins d'une semaine, vous désignant comme un dangereux évadé de prison... Mais bon, il faudrait faire avec !

Sombrant dans ses pensées, il s'en était presque endormi au moment où finalement l'on vint frapper à sa porte. Deux coups secs qui le firent se redresser en position assise sur le bord de son lit. Ses doigts déjà s'emparent d'une pièce de monnaie qu'il charge d'énergie, au cas où. Qu'est-ce qu'on pouvait bien lui vouloir ? Qui aurait pu s'aventurer ici ? Il attend sans plus bouger... Quel jour était-on ? Vendredi ? C'était aujourd'hui qu'on devait lui apporter ses vivres, mais ce n'était pas normal que cela ne soit pas annoncé plus clairement... Et puis, finalement, une voix féminine se fait entendre. Une jeune femme qui prononçait son nom. Cela aurait pu lui paraître comme une excellente nouvelle en d'autres circonstances, s'il n'avait pas été en planque par exemple. Cette voix, il ne la connaissait pas... La question revient encore plus forte : qui était-elle, et qu'est-ce qu'elle lui voulait ? La réponse tombe sans qu'il n'ait à demander. Bella Cartwright. Boris se lève lentement, s'approchant de la porte en déclarant un "j'arrive" vaseux. Cartwright, envoyée par son père. Sa parano s'apaise un peu sans s'éteindre totalement toutefois.

Tout d'abord, il entr'ouvre simplement la porte afin de jeter un oeil sur la personne qui est venue troubler sa "sieste". Une belle jeune femme, tenant dans ses mains un paquet venant d'un supermarché. Manifestement, c'est à elle qu'avait été confié cette fois-ci la charge que de venir nourrir le "dangereux mutant". Boris n'en avait pas été prévenu, et ça aurait pu l'énerver si cette apparition n'avait pas été si angélique. Il relâche sa garde et ouvre la porte plus grand, l'invitant d'un geste à entrer.
    Entre. Je suis au regret que ni ma modeste demeure ni moi-même ne soyons plus présentables. Si j'avais su...
Il laissa sa phrase en suspend. Qu'est-ce qu'il aurait bien pu faire de plus, s'il avait su ? Il était simplement vêtu d'un jeans délavé et d'un débardeur blanc, et sa garde-robe ne comptait pas grand chose d'autre que des tenues identiques en plus de chemises à carreaux aux couleurs diverses. Quant à l'endroit, et bien... même un petit peu de ménage n'aurait pu rendre l'endroit plus agréable. En vérité, même s'il avait été prévenu d'une pareille visite, rien n'aurait réellement pu être grandement plus présentable... Refermant la porte à double tour derrière elle, il va ensuite se resservir du vin, ainsi que verser un verre pour "son invitée", non sans avoir au préalable déposé sa pièce désormais bien dangereuse sur la table de manière délicate afin de ne pas déclencher d'incident.
    Alors, c'est toi qui a été envoyée pour me nourrir cette fois ? Qu'est-ce que tu m'apportes de bon ?
On peut discerner un très léger accent russe dans sa voix traînante. Il lui offre même un fin sourire avant d'ouvrir son paquet de tabac, se munir d'une feuille du même matériel et de s'en rouler une cigarette qu'il allumera ensuite de son briquet à essence d'un geste souple et rapide avant d'aller se poser devant son piano. Pas un modèle dans un parfait état en apparence, mais il avait le mérite d'être bien accordé, au moins ! Clope au bec, ses doigts lentement se mettent à jouer alors qu'il continue à faire la discussion...
Spoiler:
 
    Ton père m'avait caché qu'il avait une fille si ravissante. À raison sans doute, je comprend qu'il ne veuille pas de moi comme gendre !
Le Zakharine émet un petit ricanement. Le père de cette petite serait pourtant prêt à beaucoup pour lui, sa fidélité n'était pas à remettre en cause. Pour preuve l'aide qu'il lui apportait depuis son évasion. Les deux hommes avaient travaillé ensemble par le passé, lorsque Boris développait ses activités à Las Vegas, ce avant d'être si longtemps enfermé. Et c'était justement pour cela qu'il était bien placé pour savoir que Boris n'était pas le genre d'homme que l'on aimerait voir flirter avec une proche. Surtout pas sa propre fille, avec un pareil écart d'âge. Mais ce n'est pas réellement au programme du jour, juste une boutade, rien de plus.
    Parle moi un peu de toi, Bella... Tu fais quoi dans la vie, à part rendre service à ton père en livrant de vils malfrats ?
Il s'arrête soudainement de jouer, ses doigts allant délivrer sa clope de ses lèvres non sans avoir tout d'abord tiré une dernière bonne bouffée. Il se tourne vers elle et lui décoche un regard intense, inquisiteur, haussant un sourcil tout comme il attendait réponse à sa question.

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MessageSujet: Re: I Will Follow You Into The Dark (Bella & Boris) Jeu 4 Aoû - 16:57

« Rien n'est impossible, seules les limites de nos esprits définissent certaines choses comme inconcevables. »






Ceux qui se croient supérieurs et intangibles sont à la fois idiots et inconscients. Qu’ils sont nombreux, ceux qui dans leurs orgueils démesurés, enivrés dans des désirs incontrôlés, ont succombés dans des gestes passionnées, satisfaisant ainsi leurs faiblesses d’instincts purement basales. La prudence devrait pourtant être de mise, dans cette société où l’accent se fait non pas sur la charité et la valeur de la privation, mais sur le plaisir et l’importance d’apaiser nos pulsions. Monde sans contenances, marionnette se laissant diriger par la perfidie de cette forme qui maintient l’âme sur Terre. Comment lutter, lorsqu’on ne comprend pas l’importance d’une telle action? Les efforts ne sont qu’un mot parmi tant d’autres, syllabes pourtant terribles aux paresseux, aux lâches et aux mécréants. Levez-vous donc, peuple sans volonté ! Méritons-nous vraiment la vie, lorsque l’existence se compose non pas de la présence des autres mais de l’auto-satisfaction? Égoïsme, impureté , traîtrise…Les pires crimes ne sont-ils pas commis au nom de celui qui a succombé depuis longtemps à ses vices? Il n’était qu’un homme, misérable poussière emplissant de son indigence ses congénères. Un mutant, toujours une misérable poussière dans ce monde, mais seulement une poussière capable de tuer. De capturer l’innocence d’une vie, de la torturer et de la faire sienne. Pauvres humaines, voluptueuses poupées qui ne sont, en somme, que des objets. Changer? Non, ce verbe n’était pas intégré dans le vocabulaire de notre cher Boris. Quel avantage en aurait-il tiré, sinon un reclus profond de sa véritable nature ? Il incarnait le mal et en été fière, assumant sa position, revendiquant ses convictions. Faut-il davantage pour effrayer les pures oreilles, l’honnêteté elle-même en est-elle devenue effrayante, tant sa véracité est monstrueuse? Dans ce cas-ci, le mensonge devient une félicitée, un jardin de lys qui par sa blancheur, trompe l’âme qui ne cherche qu’à plaire à la perfection auquel elle aspire. Bella était cette lys, elle se mentait à elle même pour que sa vie devienne plus fluide, plus stable, plus acceptable. Le mal l’enlaçait par une corde invisible, mais elle ne se débattait plus. Elle savait qu’un jour ou l’autre, le destin inverserait la balance, un jour elle serait prête, un jour.

Personne ne peut pendant très longtemps
se montrer un visage à lui même
Et en présenter un autre au reste du monde
sans finir par s'y perdre et se demander
Lequel des deux est le vrai.

La porte coulissa dans un grincement sourd et la silhouette du vieil ami de son père apparut dans ce décor sinistre. L’appartement était d’une médiocrité palpable, véritable déchéance reflétant la mentalité douteuse de l’homme. Minuscule, poussiéreux, renfermé. Il sentait le tabac froid et sa barbe de plusieurs jours était bien garnis mais soigné. En réalité, l’apparence de Boris était beaucoup plus propre et gracieuse qu’elle ne l’aurait imaginé. Il semblait en bonne santé, élégant même. Son jean et simple débardeur ne valait pas un costume Armani mais il possédait une véritable prestance, une présence hors du commun. Il imposait le respect malgré son passé de prisonnier et cela en était encore davantage déconcertant, voir irritant. Il avait des cheveux en bataille dépourvu d’une quelconque coiffure, des yeux d’un bruns profond et une musculature très visible. Il ne faisait pas son âge, il semblait plus jeune, plus intrépide qu’un quarantenaire. Il l’invita à entrer avec politesse, s’excusant même de sa tenue et de son logis qui avouons le frôlait la catastrophe. Bella entra sans la moindre hésitation, lançant d’une voix qu’elle aurait voulue moins froide.

– Merci.

L’homme referma la porte, tournant la clef deux fois avant de s’affaler à nouveau sur son lit. La prudence se fondait en lui, il craignait d’être découvert, de voir ses projets en perditions. Avait-il seulement des rêves ? Des espérances ? Une multitude de questions s’entremêlaient dans l’esprit de la belle jeune femme. Les intentions d’un criminel sont-elles forcement synonyme de parjures ? La violence est-elle innée ou la résultante d’un choix ? Le vice se transmet-il ou est-ce l’aboutissement de blessures intérieures ? Bella avait cette infime conviction, celle qu’il existe en chacun une part de bien, une âme pure préservé. Hélas, la vie est beaucoup plus malsaine et les déceptions filent sous ses expectatives. Répondant à la question de son interlocuteur dans un premier temps, elle s’adressa à Boris en évitant soigneusement son regard – Oui, c’est toujours pour moi les plans foireux . Jouant la carte de l’humour afin de se détendre intérieurement et d’ajouter une certaine dérision à la situation, elle lui accorda un léger clin d’œil, ses yeux émeraudes brillant avec éclat. Elle déposa ensuite les sacs sur la table basse qui s’offrait à elle et elle commença à déballer ce qu’elle avait acheté, citant un à un les aliments. – Alors, j’ai pris des choses simples. Pattes, riz, pizza, et j’ai trouvé des pielmiénis aussi, je me suis dis que ça vous rappellerai la Russie . Elle marqua un temps, prise d’une légère nostalgie. Son pays d’origine lui manquait. Ces paysages mystérieux emplit d’une beauté envoûtante. L’omniprésence de la teinte azuré, qui unit avec une parfaite harmonie le bleu du ciel avec celui de la rivière. Rajoutons à cela des herbes jaunes, chaudes, voyantes, piquantes. La prééminence des ponts et des bacs, symbolisant un passage, une traversé. Mais vers où ? Vers qui ? Laissons ces interrogations et avançons de plus près. Gros plan sur la hauteur des arbres reflétant d’ancienne légende du peuple russe. Zoom sur ses immenses forets renfermant une multitude de secrets profondément enfouit. Peu importe votre âge, votre métier ou vos convictions, vous serez instinctivement propulsé dans une ambiance mystique, cabalistique même. C'est tout un monde qui s'ouvre à vous. Un pays, un contexte, une histoire. Tout cela concentré dans un instant. Un périple plus subtil que vous ne vous y attendiez. Ou bien plus acide, et la déception se lit peut être sur votre visage. Mais sa petite attention à l’égard de ce criminel était bien réelle, elle n’avait pas vraiment réfléchis quand elle avait aperçut les raviolis russes dans le magasin, elle avait craquée, puisant dans sa gentillesse naturelle. Son père lui répétait sans cesse de s’endurcir, de ne pas être aussi généreuse et avenante avec les autres, même sans les connaître. Pour lui, on devait la mériter et il n’avait peut être pas tord au fond. Voyant le papier à rouler et le tabac au fond du sac, elle lui posa sur la table dans un soupire, avant d’ajouter, sincère.– Et bien évidement votre dose de nicotine, mon père m’a dit combien c’était important pour vous. Etait-elle trop gentille ? Elle offrait une confiance aveugle à son père, confiance qu’elle reportait dé lors sur ce Boris dont elle ignorait pratiquement tout. Se relevant avec allure, elle s’empara du verre de vin et ses lèvres aspirèrent ce nectar rougeoyant.

L’homme se consacra à la musique, ses doigts dévalant sur les touches de l’imposant piano. Quelques notes fendirent le silence, des arpèges aigus et lente créant une atmosphère intime, beaucoup moins froide que lorsque Bella était arrivée. Elle resta debout, légèrement cambrée, ses longs cheveux se perdant dans son dos, caressant ses hanches, latente. Elle sortit une cigarette et l’alluma à l’aide de son zippo argenté. Une volute de fumée l’entoura et elle aspira la fumée avec une élégance ravissante. Boris eu recourt au second degré en reprochant à son père de lui avoir caché son existence. Elle comprit immédiatement qu’il n’était pas sérieux, à sa façon d’être. Bella cernait facilement les gens, elle analysait les gestes, les rictus, les moues, les tics, les membres qui tremblent, les regards fuyants, la façon de parler, de se montrer. Analyse affin de tirer une conclusion aussi précise que possible. Aussi, elle enchaîna au tac au tac – Il ne nous a pas présenté car il sait que vous n’êtes absolument pas mon genre d’homme. Esquissant un rire cristallin, montrant qu’elle rigolait également, elle se rapprocha de quelques pas, et prit une nouvelle inspiration, soufflant une bouffée de fumée compact qui s’évapora dans ses secondes paroles. – En réalité, il a souvent tendance à se montrer très protecteur envers moi, oubliant parfois que je ne suis plus une enfant et que je suis parfaitement capable de me défendre par moi même. Et c’était vrai, elle contrôlait avec de plus en plus d’audace son pouvoir et même si son corps ressemblait davantage à celui d’un mannequin que d’une guerrière, elle savait se montrer dangereuse quand la situation l’exigeait.

Boris lui posa une question soudainement très précise, plongeant son regard dans le sien, elle resta silencieuse quelques secondes, déconcertée par cet intérêt immédiat. Tentant de garder le contrôle, elle entrouvrit ses lèvres rosées et avoua sans ciller – Il y a tant et si peu à dire. Je suis étudiante en médecine, j’ai vingt-deux ans, je fais des photos de mode de temps à autre, j’aime beaucoup la littérature, ainsi que le cinéma . Livrant des informations dans un ordre pas forcément chronologique, elle continua à parler, sans trop savoir pourquoi elle se confiait à un complet inconnue, malfrat qui plus est. – Je suis une mutante, mais vous devez vous en douter non ? Je suis très proche de mon père, à vrai dire ma mère nous a abandonné, enfin c’est l’inverse mais c’est tout comme Arquant un sourcil, elle aboutit dans un - C’est compliqué. Elle offrit un sourire timide à Boris, avant de le questionner à son tour – J’ai une confiance sans faille envers mon père mais je me dois de vous demander .. ce que vous avez fait ? Pourquoi avez-vous fait de la prison ? Une légère tension fit son apparition dans la pièce, la mélodie du piano semblait lointaine et elle demanda de sa voix joliment cassée – Je devrais avoir peur ? Se posant la question à elle même, elle prit une profonde inspiration, tentant de dissimuler sa peur fleurissante.










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MessageSujet: Re: I Will Follow You Into The Dark (Bella & Boris) Ven 5 Aoû - 6:01

La ravissante jeune femme n'avait pas parue particulièrement impressionnée lorsqu'elle avait été invitée à pénétrer l'appartement. Manifestement pas de craintes, se montrant assez sûre d'elle. C'était un point qu'il avait tout de suite apprécié, les gens trop hésitants s'avéraient bien souvent sévèrement ennuyeux. Et quitte à avoir un peu de compagnie pour une fois, autant qu'elle soit un minimum intéressante, n'est-ce pas ? Enfin, il ne fallait pas non plus tirer de conclusion trop hâtive et attendre de voir si derrière ce joli minois il y avait également une femme capable d'une conversation distrayante. Ce qui avait de bonnes chances d'être le cas, à en considérer sa première réplique accompagné d'un petit clin d'oeil qu'il n'avait pas manqué.

À la demande du Russe concernant ce qu'elle lui avait apporté, elle lui détailla les marchandises tout en les sortant de leur sac sur la table, sans qu'il n'y prête finalement grande attention. Jusqu'à la mention du souvenir de son pays natal du moins, qui le fit tiquer mentalement l'espace d'une demi seconde. Boris n'avait jamais porté grand amour à la "Mère Patrie", et en était parti dès qu'il en avait eu une bonne occasion. Grandir en pleine Sibérie, cela n'a rien de particulièrement drôle. Ce que la Russie lui évoquait à présent ? Le froid. Ses jeunes années difficiles, le manque de nourriture. Les années dissolues jusqu'à ce qu'il se décide enfin d'aller voir ailleurs si l'herbe n'était pas plus verte, ce qui était clairement le cas ! Le Zakharine n'aimait pas son pays natal et n'avait strictement rien d'un patriote. Mais cela, elle ne pouvait pas le savoir. Intérieurement il reconnut que le geste partait d'un bon sentiment, que l'attention était notable et louable, aussi ne lui en tenu-t-il pas rigueur et se contenta d'hocher la tête avec un petit sourire mystérieux... Après tout, après tant d'années en prison, cela faisait du bien de voir une bonne âme, même pour quelqu'un comme lui...

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Et en plus, elle avait de la répartie, sans compter le rire charmant dont elle faisait étalage. Oser répondre au Zakharine qu'il n'était pas son genre d'homme, voilà qui était peu commun, l'homme n'ayant généralement aucun mal à plaire. Enfin, c'était il y a une petite vingtaine d'années, et même s'il considérait que les années n'avaient pas tant émoussé son charme, peut-être qu'il se trompait... De quoi il devait avoir l'air devant une jeune femme ravissante comme elle ? D'un vieux malfrat mal fringué, vivant dans un taudis. Ce n'est pas vraiment ce qu'on appelle un bon parti à première vue, effectivement... Ce rire toutefois pouvait prouver que son affirmation pouvait ne pas être tout à fait véridique. Il sourit alors pleinement, pendant que ses doigts composaient de mémoire une mélodie qu'il aurait pu penser oubliée. Il n'avait pas mal pris la réplique, quoi qu'un peu piqué tout de même. Rien à faire, cet homme était de ceux qui aimaient plaire, toujours. Quoi qu'il en soit, il n'avait sur le moment rien à répondre à cela...

Puis, Boris s'était arrêté et avait posé sa question, ses yeux plantés dans ceux, turquoises, de la fille de son ancien associé. Voilà qui parut la troubler, provoquant un fin sourire chez le mutant qui n'avait pas manqué cette seconde, cet instant de flottement. Elle lui présenta alors sa vie en quelques mots, comme s'il s'agissait d'un CV déclamé devant un possible employeur. Ses activités, ses hobbys, et ce d'une manière très brève et concise. Elle alla même jusqu'à lui avouer l'abandon de sa mère, ce dont il avait forcément connaissance compte-tenu du lien noué entre Boris et la paternel de Bella. Petit à petit, un nuage bleu de fumée s'est mis à nager entre eux. À deux fumeurs dans un petit espace comme celui-ci, cela n'avait rien d'étonnant. Heureusement que la fenêtre était ouverte et laissait s'en échapper une partie, sinon l'atmosphère aurait rapidement été irrespirable. Mais ce n'était donc pas le cas, et le voile fut rapidement brisé d'un mouvement de la main portée vers le cendrier pour en écraser sa cigarette. Au passage, Boris saisit son verre de vin et l'apporte à ses lèvres afin de le vider d'une traite, comme si jouer lui avait donné grand soif.
    Si tu devrais avoir peur de moi ? Et bien...
Cette question l'avait particulièrement surpris. Elle qui avait paru jusque là assez à l'aise, pas très impressionnée d'être seule avec un criminel tel que Boris Zakharine, la voilà qui posait cette question subitement non sans s'être au préalable interrogée sur les raisons l'ayant mené derrière les barreaux. Le mutant se lève alors pour se rapprocher d'elle, à une trentaine de centimètres tout au plus. Il avait procédé lentement, ne voulant pas lui faire craindre quoi que ce soit, et dans son déplacement mesuré avait affiché un visage amène.
    Proche comme tu l'es, tes yeux dans les miens, penses-tu avoir quelque chose à craindre de moi ? Mes dents ne sont pas si longues que j'en pourrais te manger... Enfin, sauf si tu me le demandes gentiment, bien sûr...
Un sourire charmeur et un petit sourire amusé avant de s'écarter. Tout en se dirigeant vers la table inspecter enfin les victuailles, il n'omit pas de répondre à son autre question.
    J'ai pris une vie. Humaine et insignifiante. Boris signifie "le guerrier", et tout comme toi je porte très bien mon prénom. J'ai agi comme tel, voilà tout. Et j'ai assez payé pour cela...
Et ce serait tout ce qu'il en dirait pour l'instant. De tous ses actes, nombreux avaient été répréhensibles, mais il s'était finalement fait coincer pour une bêtise... Pour un acte colérique injustifié, sous l'emprise des drogues qu'il avait consommé en ce jour lointain...
    Tu n'as pas à t'en faire. Je n'ai encore jamais fait de mal à un mutant. Encore moins à un allié. Et j'ai un faible tout particulier pour les jolies filles... Ne t'inquiète donc pas ! Rien de mal ne pourra t'arriver ici, je te le promet ! Et puis, comme tu l'as dit... tu sais parfaitement te défendre seule, non ? Voilà donc un souci de réglé !
Un rire bref mais paraissant sincère. Puis il se tourna à nouveau vers elle, le paquet de raviolis à la main.
    D'ailleurs... Pour te le prouver, si je t'invitais à dîner ? Enfin... Je dois t'avouer que je ne suis pas très doué aux fourneaux, je suppose que quelques conseils ne me feraient pas de mal... Mais c'est surtout que je n'aurais pas à coeur d'avaler ces pielmiénis si je devais les déguster seul... Oh, ne t'en fais pas, même si c'est un tête à tête je ne m'imagine rien, même s'il en aurait été tout autre si j'avais vingt ans de moins... Un simple repas en toute amitié, seulement si tu en as le temps et l'envie...
Boris inclina légèrement la tête tout en écartant les mains, de manière à marquer toute la simplicité et la modestie de sa proposition. C'était plus une manière de la retenir et de pouvoir converser plus longtemps avec elle qu'autre chose. Enfin, ce n'était pas faux qu'il n'avait pas de don de cuisinier, bien qu'il était tout de même capable de se confectionner de quoi ne pas dépérir sans que cela soit infâme à avaler. La scrutant sans détourner le regard de son joli visage, il essayait de faire ses yeux suppliants sans que cela ne soit trop marqué, juste ce qu'il fallait pour essayer de faire pencher la balance si elle venait à hésiter. Ainsi montre-t-il son visage d'ange, alors que sans doute dans son esprit ses intentions ne sont pas aussi pures qu'il peut le laisser paraître... Le diable enrobé de sucre...

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MessageSujet: Re: I Will Follow You Into The Dark (Bella & Boris) Sam 6 Aoû - 21:21




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A BEAUTIFUL NIGHTMARE.




Nulle peur réelle, aucune terreur incontrôlable ou effroi inépuisable. Bella ne ressentait rien. Ni hantise, ni frayeur, toutes ses craintes semblaient s’être évaporées dans les pupilles ténébreuses et mystérieuses de ce criminel. Lorsqu’elle avait franchit le seuil de cet appartement minable, elle n’avait pas réalisé que la situation pouvait s’avérer dangereuse. Le doute surgit à la vue du physique imposant de Boris, il pouvait la contrôler si l’envie le lui prenait, prendre possession d’elle, cette simple idée avait fait frémir la demoiselle qui s’était recroquevillée légèrement. Elle avait ressentit le besoin de poser la question, afin de récupérer sa détermination, et sa force. Ses interrogations avaient donc dévalé le long de ses lèvres de façon spontanée, la franchise étant une des nombreuses caractéristique de sa personnalité complexe. Avoir confiance en soi était primordial et la jeune Cartwright avait toujours su puiser en sa force intérieur. La puissance découle de l’assurance, tout comme la diplomatie étouffe la violence. L’équation est simple, limpide et opaque.

Boris brisa la distance entre eux d’un pas, il était désormais à trente centimètres de son visage et Bella retint sa respiration. Elle pouvait percevoir son odeur, sentir son souffle sur ses épaules dénudés. Il s’expliqua, ses mots paraissaient sincères. Rassurée, la jeune femme hocha avec douceur la tête, lui faisant comprendre qu’elle lui faisait confiance, que ses actes n’avaient pas d’importance. Il ne fallait pas qu’elle y accorde son attention du moins. Son père lui avait appris à ne jamais hésiter, à être persuadée de ses actions, de ses choix. Même si blesser un humain ne lui semblait pas insignifiant, il était indispensable qu’elle pense que ça l’était, et peu importe qu’en continuant à faite semblant, un jour elle y croirait vraiment. Bella se sentit mieux à cette idée idéaliste, l’utopie avait le don de l’émouvoir, de l’apaiser. Posant son regard charbonneux sur l’homme, son visage s’éclaira dans un sourire qui se voulait splendide, et elle détendit l’atmosphère, bafouant sa légère peur saugrenue. – Je suis désolé d’avoir douté. C’est sans doute l’endroit qui vous fait défaut. L’habit ne fait pas le moine certes mais je ne peux m’empêcher d’émettre quelques préjugés. Abordant une moue gênée, elle s’excusa par son attitude soudainement très docile, restant immobile, toujours très proche de lui. Bella posa ensuite une main sur l’épaule du mutant, geste qu’elle fit sans vraiment prendre la peine de réfléchir, afin de le remercier de la rassurer, car au fond il n’en était vraiment pas obligé, avant de la retirer avec douceur, et d’entrouvrir les lèvres dans une voix posée. – Je ne m’en fais pas. J’ai tendance à oublier que je peux me servir de mon pouvoir, disons qu’il se montre parfois capricieux et que je ne compte pas vraiment sur lui. La conversation était donc close. Elle pencha avec tendresse la tête sur le côté, une adorable fossette venant troubler son visage, avant de s’emparer à nouveau de l’humour. – Vous êtes un flatteur .. je vous remercie pour ces compliments. Mais je vais le répéter, vous n’êtes vraiment pas mon genre d’homme. Elle pétillait, un certain jeu de taquinerie s’était instinctivement établis entre eux et Bella s’amusait de prétendre cela, sachant que cela piquerait l’ego de l’homme. La vie sans prise de risque n’est pas terriblement ennuyante ?

Le crépitement de la cigarette fit détourner le regard de la jeune femme. Percevant la cendre accumulée, elle détruisit l’objet, l’écrasant avec grâce dans le cendrier. Elle avait accomplit sa mission, déposer nourriture et nicotine à Boris, elle avait même pu profiter d’un vin satisfaisant, à présent, elle n’avait plus qu’à repartir et retrouver sa vie d’étudiante. Elle devait finir un dossier sur les tissus nerveux, ainsi qu’une étude sur le lobe frontale. Puis, elle déterminerait les photos à envoyer pour son changement d’agence de mannequinât. Sans oublier le coup de téléphone qu’elle devait passer à une de ses meilleures ami, Pixxie, afin d’organiser une soirée entre elles. Et puis, elle devait s’entraîner, afin d’affiner son pouvoir et de prendre le contrôle sur lui. Dans un geste mécanique, elle resserra son manteau et tourna les talons, se dirigeant vers la sortie, mais sa démarche fut interrompu par la demande inattendu de Boris. Une invitation à dîner. Devait-elle accepter ? Son père ne lui avait pas mentionner ce changement de plan en lui expliquant les taches qu’elle devrait accomplir durant son absence. Devait-elle vraiment rester ? Pivotant avec une certaine désinvolture, elle observa fixement le russe afin de percer ses intentions. Il rajouta qu’il n’était pas doué pour cuisiner et elle voulait bien le croire. Cette invitation paraissait finalement totalement désintéressé. Elle esquissa un sourire et il était vrai que cela faisait longtemps qu’elle l’avait pas autant sourit en si peu de temps mais c’était inévitable, Boris l’amusait, il avait une certaine innocence qu’elle percevait. Bien sur, il était un criminel condamnable et elle ne l’oubliait pas, mais il possédait une légèreté qui se rapprochait de la sienne et qui laissait place à une complicité très agréable. Il avait une très belle façon de s’exprimer, et un repas en tête à tête, dénué d’une quelconque ambiguïté, pouvait se montrer plaisant. Aussi, elle se hâta d’accepter, son ton devenant euphorique. – En effet, ce serait un gâchis de faire brûler ces raviolis. Je pourrais peut être les faire cuire tandis que vous essayerais de dresser une table convenable ? La jeune femme ôta sa veste, laissant transparaître sa robe dans les tons bordeaux, avant de la déposer dans un coin de la pièce. Elle saisit un élastique entourant son poigner afin de nouer ses cheveux dans une coiffure haute, plus pratique pour faire la cuisine. Se rapprochant de la plaque électrique qui semblait dérailler sérieusement, elle tenta de l’allumer plusieurs fois avant d’y arriver. L’eau dans la casserole, la casserole sur la plaque, elle ouvrit la boite en plastique, attendant que l’eau boue, elle se tourna à nouveau vers l’homme. – Je n’en ai pas forcément le temps, mais l’envie est présente et je pense que c’est le plus important. Alors dites moi, vous avez des projets ? Je suppose que cet endroit est une simple transition .. qu’allez vous faire de votre vie désormais ? La curiosité l’étouffait, défaut ou qualité ? Croyez moi, de nombreux philosophes ont planchés sur cette question, alors nous allons reposer cette interrogation et avancer de plus près. – Et aussi, quel pouvoir possédez-vous ? Je sais je suis curieuse, mais j’ai tendance à poser cette question à tous les mutants que je rencontre, je trouve ça passionnant. Et vous m’intriguez davantage .. Elle aurait voulue qu’il lui dévoile absolument tout de sa vie, de son pouvoir, de ses expériences personnelles. Il avait tant et si peu à lui apprendre, à lui transmettre, en vérité elle le trouvait fascinant, intéressant. Elle sentait qu’il pouvait la faire avancer. L’eau la ramena à la réalité culinaire et elle versa les raviolis, rajoutant du sel et commençant à constituer la sauce d’accompagnement avec les ingrédients présents. En deux minutes, le plat était prêt, et elle se tourna vers Boris, rayonnante, et triomphante.

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I Will Follow You Into The Dark (Bella & Boris)

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