Pour sceller une nouvelle amitié rien ne vaut un irish coffee

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Elizabeth D'Arcy Kennard
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MessageSujet: Pour sceller une nouvelle amitié rien ne vaut un irish coffee Dim 24 Juil - 17:16

La journée avait été bonne. En cours, ses élèves se mettaient sérieusement au travail, posait des questions, réagissaient quand une information les interpellaient. Cela faisait plaisir à leur professeur qui s'efforçait de rendre ses cours agréables et non pas magistraux. L'image de l'ancêtre sur son estrade était dépassé maintenant. Il ne lui restait plus que quelques copies à corriger, toutes se révélaient être relativement bonnes. Encore un coup de collier et les résultats s'envoleraient. En sortant de sa salle, elle réalisa qu'elle était en retard pour son cours de guitare. Professeur bénévole cette fois-ci, elle se rendait régulièrement dans une petite école de musique et y enseignait pour le plaisir. Pas de partitions ni autres paperasses ennuyantes. Ses cinq élèves apprenaient à faire confiance à leur oreille. Pour ce qui était d'accorder l'instrument, il y avait encore un peu de travail. Elle fila chez elle pour récupérer sa guitare et un autre sac pour son cours de claquettes qui allait suivre et marcha le plus vite possible pour rejoindre l'établissement. La jeune femme sauta les marches plus qu'elle ne les monta et entra dans la pièce avec un large sourire.

Elizabeth : - Bonjour tout le monde, désolée pour le retard !

Ses élèves la saluèrent en cœur, près à jouer. Elizabeth sortit sa guitare de son étui doublé de velours bleu nuit et effleura les cordes. Les notes s'élevèrent en harmonie. Pour éveiller leur intérêt, elle avait renoncer pour l'instant à leur enseigner des morceaux de guitare classique favorisant la musique d'un film ou d'une chanson de leur choix. Chacun travaillait le morceau puis ils le reprenaient ensemble en suivant les conseils de leur prof. Son regard tomba sur le petit « J » gravé sur le corps de la guitare.

Elizabeth : - Alors Gabriel, tu nous as apporté quel morceau ?
Gabriel : - Pirates des Caraïbes, le thème principale !
Elizabeth : - Eh bien... Montres nous un peu ce que ça donne.


L'adolescent déglutit un peu nerveux et se lança sous le regard encourageant d'Elizabeth. Il jouait lentement pour ne pas se tromper dans le doigté, qu'il avait pourtant très fin et précis. Ses hésitations ralentissaient un peu le rythme du morceau. La jeune femme se mit en place, posa doucement ses doigts sur les cordes et attendit qu'il termine.

Elizabeth : - C'est pas mal du tout, on va retravailler un peu tout cela.


Le temps passe à une vitesse affolante. Deux heures plus tard, elle quittait la salle fort satisfaite et filait à toute allure pour ne pas être en retard à son cours de danse. A peine arrivée, elle posa sa guitare, attacha ses cheveux et changea de chaussures. Leur professeur, un excellent danseur, avait demandé à un de ses amis de venir jouer du violon pour que une atmosphère plus agréable. Quelques mouvements pour s'échauffer un peu et tout le plaisir de la danse électrisa la pièce.

Elizabeth sortit de son cours de danse avec un grand sourire aux lèvres. La danse irlandaise était une véritable passion qui l'animait dès les premières notes de musique. Elle possédait un certain talent, ses longues jambes se soumettaient sans peine aux rythmes soutenues. Cette fois-ci, elle avait travaillé avec un homme de son âge ou peut être un peu plus jeune sur une sorte de duo qui s'intégrait ensuite à tout le groupe. Se synchroniser à la perfection était sans nul doute l'étape la plus difficile, mais celle-ci surmontée, il ne restait que le plaisir pur de danser. Ils répétaient pour une petite tournée avec le meilleur, des sortes de confrontations entre les différents danseurs et ce à travers toute l'Irlande, dans une semaine. La jeune femme était impatiente, ses yeux brillaient de joie. L'après-midi touchait à sa fin mais Elizabeth n'avait pas très envie de retourner corriger des copies après avoir ressenti ces émotions particulières attachées à la musique et à la danse. Elle se rendu dans un bar assez fréquenté, sautillant plus que marchant. Ses jambes reproduisaient des petits pas malgré elle, ses boucles dorés par quelques mèches blondes virevoltaient autour de son visage. La musique résonnait encore dans sa tête, légère et enjouée. Chaque seconde s'était étirée pendant ce cours, elle attendrait le suivant avec la même impatience fébrile comme à chaque fois.

Elle poussa la porte du bar, évitant d'un habile jeu de jambes un serveur qui passa juste à cet instant. Quelques connaissances la saluèrent d'un sourire ou d'un signe de la main. Il y avait déjà un grand nombre de clients, les conversations fusaient de partout.  Elizabeth réussit à trouver un petit coin tranquille au comptoir. Il y avait quelques mutants dans la salle, cela se sentait dans l'air. Une présence différente de celle des hommes. Un esprit différent. Mais elle aurait été incapable de les désigner. D'ailleurs, quelle importance ? Un humain et un mutant pouvaient parfaitement se parler, presque rien ne les séparait. La distance était si petite, pourquoi mobilisait-on tant d'effort pour la rendre infranchissable ? De quels droits, au nom de quelles lois, des hommes ou des mutants affirmaient-ils qu'il fallait qu'un l'un d'entre eux disparaissent ? C'était tellement stupide... Pas assez cependant pour ternir sa bonne humeur. Elle s'installa et commanda un irish coffee, sa boisson favorite. Crème, café et whisky...

Le bonheur tient à tellement peu de choses !


Sa commande arriva rapidement. Elle sortit un livre de son sac où étaient rangées ses chaussures de danse et cala l'étui de sa guitare contre le comptoir. Les talons commençaient sérieusement à s'user, elle irait en acheter de nouvelles avant son départ pour l'Irlande. Elle eut un petit rire en y repensant, excitée comme une gamine. Son regard tomba sur la couverture, un recueil de contes et de légendes irlandaises. La jeune femme se souvenait vaguement que son père ne supportait pas son amour pour un pays ennemi à la sainte Angleterre. Que lui importait ? Personne ne l'empêcherait d'aller là où son esprit la poussait. Elle tourna les pages, encore trop rêveuse pour commencer sa lecture.

Le barman posa son verre devant elle avec un sourire commerçant et sympathique.

Barman : - Et voilà pour la p'tite dame.
Elizabeth : - Merci beaucoup. Vous faites le meilleur irish coffee de la ville !
Barman : - C'est vrai ça ?
Elizabeth : - Mais oui !

Avec un clin d'œil, elle termina de le charmer, sans avoir eu recours à sa singulière capacité de persuasion bien entendu. Son regard expert se perdit dans les nuances du breuvage, suivant les dessins du café et de l'alcool mélangé. Portant le verre à ses lèvres, elle but une petite gorgée et savoura longuement. Il était parfaitement équilibré. Le whisky ne dominait pas le café et inversement. La crème ajoutait une petite touche de légèreté. La seconde gorgée fut plus gourmande. Balançant ses jambes dans le vide, elle attirait quelques regards mais n'y prêtait pas attention. Cela faisait bien longtemps que les conquêtes ne l'intéressaient plus.

Elle buvant lentement très heureuse de cet avant goût de son futur voyage. Le bar se remplissait encore un peu, la place venait à manquer. Les nouveaux arrivants devaient s'asseoir à côté d'autres personnes qu'ils ne connaissaient absolument pas. Dans l'ambiance détendue et joviale, les rires démarraient vite entre les inconnues. Ces instants étaient rares. Elizabeth en profitait, rechargeant ses batteries pour les jours à venir.

Le marque-page se trouvait juste au début de la légende Children of Lir. L'histoire de jeunes enfants transformés en cygnes par leur belle-mère. Il y a tant de contes que la jeune femme aurait aimé raconter à son enfant. Elle secoua la tête, s'interdisant de penser à cela pour ne pas provoquer la masse sombre qui la menaçait ou pire encore, la tristesse qui ternirait ces si beaux jours. Elle lisait donc tranquillement, se sentant aussi d'humeur bavarde.

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