Viens voir papa...

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MessageSujet: Viens voir papa... Mer 20 Juil - 4:34

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Une porte qui claque à la volée. La limousine aux vitres teintées fonce immédiatement à toute allure. Ils ne resteront pas longtemps dans cette voiture, juste le temps de s'éloigner du pénitencier. D'ici à ce que les matons parviennent à calmer tout ce petit monde, d'ici à ce que les renforts arrivent, ils auraient le temps de changer de véhicule et d'éviter ainsi un signalement trop aisé.
    Les vêtements que vous avez demandé sont sous votre siège, Monsieur. Je n'ai rien pour vos amis par contre, ce n'était pas prévu.
    On leur trouvera autre chose... En attendant... foutez-vous à poil vous deux !
Les deux détenus qui avaient grimpé avec Boris et donc accepté d'être les premiers membres de sa nouvelle organisation se regardèrent bêtement un instant, ne semblant pas vouloir réagir. Le Zakharine lui ne perdait pas de temps pour se dévêtir avant d'enfiler des habits plus communs.
    Faut vous faire un dessin ? Si on nous tombe dessus, mieux vaut qu'on voit vos poils de cul plutôt qu'des fringues de taulards. 'Faites c'que j'vous dis, ou bien vous descendez d'la bagnole, là, maintenant, tout d'suite !
S'ils voulaient marcher avec le mutant, il faudrait qu'ils se plient à ses règles... Et il était d'un naturel plutôt direct et expéditif ! Son ton était plutôt pressant, et ce léger accent russe que l'on pouvait toujours déceler ne donnait vraiment pas envie de lui tenir tête. Un vieux jeans troué, un débardeur blanc, une chemise à carreaux mêlant rouge, blanc et noir, un veste en cuir brune tout à fait classique, sa panoplie se terminant par de simples mocassins et un chapeau de feutre anthracite. Ah, ce que ça faisait du bien de changer de look, enfin, après toutes ces années.
    Il fonctionne ce téléphone ?
    Oui Monsieur. Vos amis, mes employeurs, m'ont d'ailleurs exprimé le souhait de vous faire savoir que les appels ne seraient pas traçables, le nécessaire ayant été fait.
Exactement ce qu'il voulait entendre ! Il faisait confiance à ces relations, ils ne le livreraient pas... De riches trafiquants qui préféreraient se couper une couille plutôt que de travailler pour le gouvernement en livrant un mutant qui par ailleurs leur avait déjà rendu service par le passé. Ils savaient qu'il valait mieux rester dans les bons papiers du Russe qui plus est. Il compose le numéro de mémoire. Un répondeur, comme prévu, mais rien que d'entendre la voix de sa Stasie chérie, il souriait.
    Mon petit sucre d'orge ? Héhé... C'est papaaaa ! Ma sentence s'achève aujourd'hui, tu sais... Et ça me plairait beaucoup que tu viennes te recueillir sur ma tombe, vraiment... Minuit me semble être une heure parfaite pour cela, au changement de jour peut-être que tu pourras même sentir mon âme, ah ! Efface ce message dès que tu l'entends et fais attention à toi ma puce... Papa t'aime !
C'est alors qu'il raccroche, portant toujours son sourire. Ses deux hommes de main, nus comme des vers, le regardent d'un air étrange. Ce n'est pas comme s'ils avaient souvent eu l'occasion de le voir "gâteux" en prison, que du contraire.
    M'regardez pas comme ça les rigolos ! La prochaine fois que j'perçois dans vot' regard que vous m'jugez, j'vous fais sauter illico, compris ?
    Roh, ça va Boris, tu vas p-
    Naaan ! Plus de Boris qui tienne ! Désormais, pour vous, ce sera "Boss" et uniquement "Boss". Que ce soit clair ! D'ailleurs... Faut qu'j'vous trouve un nouveau nom aussi... J'veux pas me faire choper à cause des noms d'mes porte-flingues... Hmm... Ça y est, j'ai une idée ! Pipo et Mario ! Toi Pipo, et toi Mario ! J'espère que ça vous plait, parce que vous aurez pas le choix...
Et dans son regard, c'est évident qu'il ne plaisante pas. Ces hommes regrettent-ils de s'être engagé auprès de Boris à présent ? Peut-être... Peu importe. C'était trop tard maintenant de toute façon. Le chauffeur lui ne bronchait pas, et s'en tint à sa conduite. Il devait avoir l'habitude d'entendre ce genre de magouilles, compte-tenu des gens pour qui il travaillait...

* * *

Ils avaient changé de véhicule entre temps. Une berline sombre, toujours les vitres teintées, bien entendu. Le chauffeur de la limousine avait pour consigne de faire disparaître les anciennes tenues ainsi que d'acheter des costumes bon marché pour Pipo et Mario. Les deux hommes n'avaient d'ailleurs pas embarqué avec Boris et le rejoindraient plus tard, lorsqu'ils auraient quelque chose sur le dos... Le plan ? Tourner... Semer les pistes. On les rechercherait... On LE rechercherait... Mais l'on devrait sans doute estimer qu'il avait tout fait pour quitter la ville le plus rapidement possible. La radio allumée, il attendait qu'on parle de lui... Jusqu'à ce qu'enfin un flash spécial survienne et l'informe des mesures prises. Des barrages, quoi de plus normal ? Boris Zakharine n'était pas d'Achaea, et c'était surtout pour ses activités à Vegas qu'on le connaissait. Précisément ce pourquoi il resterait ici. Un appartement dans les quartiers pauvres l'attendait déjà. Cela ferait parfaitement l'affaire, le temps qu'on l'oublie un peu et qu'il puisse se retourner...

Là, en cet instant, allongé sur la banquette arrière un verre de vin à la main et un cigare dans l'autre, le Russe profitait... La liberté ! Même s'il ne pouvait pas encore la saisir à pleines mains, même s'il ne pouvait encore se permettre de parader, c'était une nouvelle vie qu'il pouvait fleurer. Jusqu'au troisième et dernier changement de véhicule. La limousine dans les beaux quartiers, la berline ensuite et la carcasse résolument old-school pour terminer dans le quartier pauvre... Les changements se faisaient rapidement, sans aucune perte de temps et de telle manière à ce que Boris, se planquant la main sur le chapeau, ne puisse pas être reconnu. Sa nouvelle demeure... là-bas, il retrouverait ses hommes nouvellement recrutés ainsi qu'un peu de tranquilité, là-bas il pourrait réactiver quelques contacts... Il en aurait bien besoin !

* * *

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Aujourd'hui, il avait pu boire à nouveau un peu d'alcool. Aujourd'hui, il avait pu fumer enfin un cigare de bonne qualité. Mais surtout, aujourd'hui, ses doigts avaient pu de nouveau se balader sur les touches d'un piano... L'ameublement de son modeste appartement était bien simple : un lit, une table et des chaises, ainsi que cet instrument duquel il avait bien souvent rêvé dans sa cellule, laissant souvent ses ongles tapoter le vide créant des notes que lui seul pouvait entendre. Que c'était bon de renouer avec tout ça ! Avant que la nuit tombe, ses bons amis avaient trouvé un logis pour Pipo et Mario, pas question qu'il vive avec eux, et s'il voulait les garder il fallait bien qu'il leur procure une planque. En ce jour il pourrait les tolérer, mais pas plus.

Vingt-trois heures trente tapantes, et la sonnerie de son nouveau cellulaire se fait entendre. Pas la peine de décrocher, le phénomène ne s'attarde pas. Juste de quoi le prévenir que son "carrosse est avancé". La berline de tout à l'heure. Parfaite pour l'emmener jusqu'au lieu de rendez-vous où il pourrait revoir sa très chère fille. Le lieu, comme il l'avait laissé entendre dans son message, serait le cimetière. Ce n'était pas très réjouissant comme endroit pour des retrouvailles, mais cela avait le mérite d'offrir une certaine discrétion à cette heure tardive.

Leur véhicule se gare devant la grille, phares allumés. Trois portières s'ouvrent, en laissant sortir Boris ainsi que ses hommes de main, à présent parfaitement présentables dans leur costume noir. Le Zakharine quant à lui portait la même tenue qu'il avait enfilé plus tôt dans la journée, dans sa limousine filant à vive-allure - mais non sans respecter le code de la route, ou tout du moins en l'enfreignant un minimum. Pipo et Mario se postèrent de chaque côté de la grille, adoptant un parfait air de gardes du corps, pendant que Boris, au centre, s'accroupissant en scrutant le ciel étoilé. Même à cette heure, il faisait toujours chaud, bien que la température se trouvait bien moins étouffante qu'en cet après-midi. Peu importe. Tant que le ciel était dégagé, lui permettant de profiter de la vue.

Ses doigts eux ne restaient pas inactifs, une pièce de monnaie dans chacune de ses mains courant entre phalanges dans des mouvements habiles et rapides. Les vieilles habitudes revenaient vite... Qui pourrait imaginer en le regardant ainsi que c'étaient là de véritables armes entre ses mains ? Personne sans doute, sinon ses deux gorilles qui avaient pu le voir à l’œuvre ainsi que sa Stasie chérie qui bien sûr n'ignorait pas les capacités de son père, même si elle n'en avait jamais rien vu. Si jamais ils avaient malgré tout été pistés, ceux qui essayeraient de leur tomber dessus en feraient les frais. Espérons que cela ne doive pas arriver, il valait mieux... Assez d'adrénaline pour aujourd'hui !

Et puis, finalement... Son plus précieux trésor se présenta comme convenu ! Boris s'en redressa de suite, replaçant ses pièces dans ses poches, là où elles s'entrechoqueraient un court instant avec bien d'autres voisines. Sa dextre alla se saisir de son chapeau qu'il ôta avant de s'avancer à la hâte vers sa très chère fille qu'il se permit de prendre dans ses bras, après toutes ces années sans avoir pu la frôler... Un pieux baiser de père sur sa joue avant de s'écarter pour mieux la regarder, ses mains entourant les bras de sa progéniture.
    Que tu es belle ! Aaah, c'est ma petite fille ça, aussi magnifique que ta mère voir plus encore... Tu vas bien ? Tu ne t'es pas fait trop de mouron j'espère...
Il la couvait du regard, paraissant réellement attentionné. Et c'était sans doute le cas, même s'il pouvait être bon acteur son affection pour sa Stasie était parfaitement sincère. Ils auraient de quoi parler plus sérieusement, assez vite. Les affaires devaient reprendre... Mais pour le moment, tout ce qu'il semblait vouloir, c'était de s'assurer qu'elle aille bien et n'aie aucun problème à signaler...

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Nastasya H. Zakharine
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MessageSujet: Re: Viens voir papa... Mar 2 Aoû - 23:40

Aujourd’hui c’était le grand jour. Le majestueux Boris Zakharine venait de s’enfuir de prison. Rien de bien étonnant. Un mutant de son envergure rester un an de plus dans cette prison ? Impossible. Cela faisait déjà dix neuf ans qu’il était enfermé dans une petite prison minable (presque tout autant minable que sa sécurité et ses gardes), une vingtième année consécutive était improbable. Les radios, les chaînes télévisions, les sites web ; tous en parlaient. Un grand criminel venait de fuir aujourd’hui et il y avait de quoi faire la une des journaux du lendemain. Les chaînes télé affichaient la tête d’un homme qu’elle reconnaissait à peine (un Boris pas très propre, en soit), ainsi qu’un numéro si on le repérait quelque part. On pouvait aussi y voir certaines vidéos de courses contre bandits. Des voitures qui filaient à toute allure, des barrages. Il n’y avait rien qui ne pouvait faire rire davantage Nastasya. Pensaient-ils réellement que cela serait suffisant pour arrêter son père ? Les gens étaient bien trop naïf de nos jours ; surtout les humains. Le cher père de la blondinette était déjà un grand homme, ajoutez à cela ses pouvoirs de mutants ; les humains ne faisaient pas taille. Ils se retrouvaient à n’être que de simples petites fourmis que Monsieur. Zakharine pourrait écraser d’un simple piétinement.

Alors bien évidemment, voir les autorités faire leur maximum pour attraper un homme qu’il n’attraperait jamais paraissait ridicule et Nastasya ne se retenait pas un seul moment de se moquer devant sa télévision. Enfin, « sa » télévision…. Plutôt celle du « coup de la nuit dernière ». Mais ce n’était que des détails. Il dormait bien profondément, d’autant plus qu’il était bien loin de se douter qu’elle était la fille d’un criminel. En fait, il ne savait même pas le réel nom de la demoiselle. En effet, la russe avait à maintes reprises, utiliser différents noms. D’ailleurs, elle ne se rappelait même plus celui qu’elle avait donné à cet individu. Natascha, peut-être ? Peut-être Nicola… Ou alors c’était Natalia ?! Elle était certaine que ce faux nom contenait un ‘n’ et un ‘a’ ; elle se foulait très rarement, alors un nom proche de Nastasya était souvent plus facile à trouver. Et puis, ce n’était pas elle la fugitive, elle n’avait point besoin de s’inventer de tels faux noms. Mais passons ces futilités.

La demoiselle se leva doucement de son lit, laissant les draps sur l’homme à ses côtés, et se balada lentement vers la salle de bain, nue. Il lui fallu quelques secondes avant de comprendre comment la douche fonctionnait chez ce garçon qu’elle connaissait à peine. Une fois que le tout fut compris par la blondinette (heum heum), elle comprit entra sur la pointe des pieds. En bonne et vraie femme qu’elle était, elle y resta une bonne heure. Shampoing, après-shampoing, savon parfumée à la pêche – ce qui ne lui déplaisait pas du tout, au moins ce garçon avait du goût – et bien sur autres hygiènes dont on se passera les détails.

Une fois sortie de la douche, entourée de sa serviette blanche très courte, ainsi qu’une autre dont elle tenait dans ses deux mains et dans laquelle elle essorait ses cheveux mouillés. Il ne fallut pas beaucoup de temps avant qu’elle finisse d’étancher l’eau sur son corps. Elle continua à marcher droit devant elle, le regard penché vers le bas. Toutefois, au bout de quelques secondes, elle fut interpellée par une voix masculine.

« Hé, ma jolie. Ton portable a sonné, je crois que tu as reçu un message… »
Naturellement, elle leva le regard et fut tout de suite choquée : « … Ah d’accord, merci… Et sinon, t’es qui toi ? »
Ce à quoi répondit son interlocuteur, d’une voix très peu rassuré et un peu perdu – ce qu’on comprenait, avouons-le - : « Euh, je m’appelle James…On a passé la nuit ensemble ? »
Elle le regarda alors de la tête au pied, avec une légère moue de dégoût lorsqu’elle arriva à sa tête ; « Ah oui, James… » Dit-elle comme si elle se rappelait de lui ou de son nom. Elle ajouta alors d’une voix légèrement ‘garce’ : « Saoule, tu me paraissais moins moche. »

Elle n’avait pas pris la peine de le regarder ce matin, et elle avait carrément oublié à quoi son visage pourrait ressembler (dans ce cas-ci ; une horreur). Elle l’avait certainement choisi pour ses muscles, parce qu’elle ne voyait pas ce qui pouvait lui plaire dans ce visage. Il ne lui plaisait pas du tout, et dieu sait comment les standards de la demoiselle étaient assez élevés. Elle soupira, et s’approcha doucement de ce pauvre garçon dont le visage exprimait un étrange chagrin. Nastasya pria intérieurement pour que la situation ne vire pas morose et chiante. La mi-russe, mi-américaine, plaça alors ses mains sur les joues du jeune homme comme une mamie le faisait généralement sur ses petits-enfants, et prit alors une voix faussement touchée :

« Écoutes, je suis désolée mon chéri… Mais je vais prendre mes affaires, et je vais partir pour le boulot. » Dit-elle, en affichant un gros sourire qui contrasta avec l’hypocrite ton désolé qu’elle avait adopté peu avant. « D’ailleurs, je ne voudrais pas te vexer une deuxième fois, mais, l’haleine, le matin ce n’est pas ton fort hein. Aller, salut. » dit-elle en lâchant rapidement ses joues. Elle en avait marre de renifler cette odeur nauséabonde.

Elle attrapa rapidement son portable déposé sur la table à côté du lit, prit les vêtements qui se trouvaient au sol, et les transforma rapidement en une tenue acceptable pour le boulot. Et elle sourit une dernière fois à James qui devait être à deux doigts du suicide à présent. Nastasya claqua la porte et prit son portable entre ses deux mains. À l’aide de ses ongles (manucure française, noté bien ! Nan mais c’est important !) et de ses doigts, elle appuya sur l’écran tactile et quelques touches de son téléphone afin d’accéder à sa boite vocale. Un numéro privé, donc elle ne savait pas trop de qui elle devait recevoir ce message. Elle écouta donc attentivement ; et elle comprit tout de suite que c’était son père lorsque la voix de celui-ci résonna dans son oreille. Et puis qui d’autre pouvait l’appeler « mon petit sucre d’orge » ? Personne d’autre que son cher père bien évidemment. Il déclara alors qu’il aimerait beaucoup qu’elle vienne se recueillir sur sa tombe, ce soir à minuit, puisque sa sentence venait d’être levée aujourd’hui même. Il mentionna bien évidemment le fait qu’elle devait effacer ce message lorsqu’elle aurait entendu et qu’il aimait.

Elle roula des yeux tout en souriant. Son ‘pôpa’ avait souvent tendance à démontrer son amour de façon un peu … excessive ? Il en mettait souvent trop. Mais c’est ce qu’il faisait qu’ils s’entendaient bien et qu’ils s’aimaient beaucoup.

Elle descendit alors les marches de l’immeuble dans lequel elle se trouvait, et s’apprêtait à présent à se rendre à son boulot. Les célébrités ne pouvaient s’occuper d’elles-mêmes toutes seules, après tout !

* * *

La nuit était tombée, une journée difficile en soit. Les caprices de stars, rien de plus chiant. Mais Nastasya savait gérer le tout. Elle n’était pas la fille de n’importe qui après tout. Elle était la plus grande publicistes/publicitaire d’Achaea. Certes, aux yeux du public, elle était loin d’être connue, mais dans le milieu, elle avait de quoi se vanter. Les plus grandes stars étaient à ses pieds, et elle s’occupait de leur profil médiatique. Ainsi donc, elle n’avait pas à avoir honte.

Le ciel était sombre et elle avait pouvait apercevoir quelques étoiles par le biais d’une des fenêtres de son appartement. Elle ne devait pas trop tarder. Elle avait beau être la fille chérie de son cher père, il n’appréciait pas spécialement attendre et patienter. Ce qui était quand même compréhensible selon les circonstances du moment. Le cimetière était un endroit calme et peu fréquenté, mais ils pouvaient toujours tomber sur des gens qui pourraient reconnaître le criminel qu’était Boris. Bien évidemment, à moins que ces gens aient réellement de la chance ou qu’ils aient eux aussi des capacités de mutants, ils ne sortiraient pas vivants du cimetière, mais cela n’en restait pas moins un embêtement de taille. C’était la rencontre fille-père, après tout ; quelle fille et quel père souhaiterait que des idiots interrompre ce beau moment ?

Voilà pourquoi elle se pressa de se revêtir. Une robe noir, courte, décolleté, mais à la fois classe et élégante. Elle allait se recueillir quand même ! Il ne fallait pas trop en mettre. Et puis, elle allait voir son cher père. Un habit de trainée n’était pas réellement approprié, toutefois, montrer qu’il avait de quoi être fier de sa progéniture, ça, c’était adéquat.

Elle quitta les lieux faisant claquer les escarpins noirs qu’elle avait choisis, et prit un taxi qui la mena dans un court laps de temps vers une rue proche du cimetière. Elle ne souhaitait pas vraiment dévoiler où elle allait trainer, alors elle avait indiqué un quartier tout proche. Elle balança quelques billets et sortit sans remerciements. Elle marcha alors doucement vers le cimetière, balançant ses bras. Elle n’était pas pressée, non plus, juste le bon milieu, dirons-nous.

Il ne fallu très peu de temps avant qu’elle ne retrouve son père dans ce vaste cimetière. Un sourire au visage, un drôle de frottement au cœur. Elle était bien heureuse de retrouver cet individu qu’elle n’avait pas pu toucher depuis des années. Ils s’étaient parler à de nombreuses reprises, bien évidemment, mais ils n’avaient jamais vraiment été proche l’un de l’autre autant qu’aujourd’hui. Plus aucune vitrine de merde pour les séparer, pas de comptoir pour les ‘membres de la famille du prisonnier’. Elle en était presqu’heureuse. Son père l’enlaça et déposa un pieux baiser sur son joli front. Il la complimenta alors sur son physique avantageux (bah oui, bien évidemment) et insista sur le fait que c’était bien « sa » fille. Il demanda alors si tout allait bien et espérait qu’elle ne s’était pas fait trop de soucis.

« Me faire du soucis ? Pour toi ? C’est une question piège, c’est ça ? » Dit-elle, un petit sourire en coin, légèrement taquin. « Bien sur que non, voyons, mon petit papa ! Je me doutais bien qu’il ne t’attraperait jamais. » Dit-elle en penchant la tête et lui souriant.

C’était bien la seule personne avec qui Nastasya était capable d’éprouver un tant soit peu de gentillesse… Bien évidemment, d’une gentillesse sincère, pas hypocrite comme elle le faisait généralement avec ce qu’elle appelait ses « amies ». On pouvait expliquer cela par le fait qu’il était sa seule famille. Bien évidemment, elle avait été adoptée par des amis de Boris, mais il restait pas moins son vrai père. Il y avait de quoi éprouver de sentiments très forts à son égard. C’était quelque chose qu’elle ne ressentait pas – par exemple – pour ses deux demi-frères. Machinkita et Biduliotr. Quels idiots, ces mecs.

Elle regarda donc de haut en bas son vieux père, et elle fût étonnée par une telle tenue. Il portait une chemise à carreaux aux couleurs rouge, blanche et noire. Il portait de plus, par-dessus cette chemise une veste en cuir brune tout à fait classique, sans oublier les mocassins et son chapeau de feutre anthracite. Cela faisait si longtemps qu’elle ne l’avait pas vu son père aussi bien fringué. Bien évidemment, les jeans troués qu’il avait choisit n’était pas de son goût (une vieille mode dépassée), mais elle allait se priver de ce commentaire. La jeune fille s’adressa alors à lui de nouveau, d’un ton complimenteur, quoiqu’un peu dégouté sur certaines tournures.

« Ça fait changement de te voir habillé comme ça. D’ailleurs ça te va plutôt bien… Je ne peux pas en dire autant de la tenue orange que tu portais tous les jours en prison. » Elle marqua une pause, plaça sa main droite sur la joue de son cher père et tapota celle-ci deux ou trois fois avant de reprendre : « Orange ? Plus jamais. » Elle secoua la tête comme pour accentuer le léger dégoût que cette image lui donnait ; son père dans un habit de couleur orange ; quelle attaque à la mode.

Nastasya se détourna alors, brisant l’étreinte que son père avait sur elle. Puis, à sa surprise, elle remarqua deux grands hommes. Ils n’étaient pas réellement à leur côté, mais ils étaient assez proche et devait certainement avoir écouté ou tout du moins entendu la conversation que la blondinette avait eu avec son père. Étrangement, elle ne les avait même pas remarqués. La nuit était sombre, et l’ombre que créaient les feuilles des arbres des environs cachait les visages des deux individus. Par instinct, elle en conclut que c’était certainement des hommes à Boris. Il ne perdait pas de temps ; il s’était déjà trouvé des bras droits (ou un bras droit, et un bras gauche. Va savoir). Elle s’approcha d’eux, et d’une voix enjouée et légèrement enfantine, elle commença à s’exprimer un peu plus à chaque pas qu’elle faisait :

« Oh, papa ! Tu n’étais pas obligé de me ramener des jouets ! Que c’est gentil de ta part… Et … » Elle posa alors son regard sur le premier homme… Il ne fallu que trois secondes avant qu’elle ne décide de porter son regard sur l’autre individu, et ensuite que deux pour qu’elle se retourne rapidement et s’éloigne tout en affichant une mine de répulsion. « ... Et tu peux les retourner à la boutique ; ils sont défectueux ! »

Un peu d’humour ? Peut-être, mais ils n’étaient pas bien beau non plus. Peut-être que son père ne tenait pas réellement à ce qu’elle s’envoi en l’air avec ces hommes ; c’était une hypothèse valable. Mais il fallait bien qu’elle s’amuse un peu de temps en temps, non ? À moins que, bien évidemment, cette rencontre avait un tout autre dessein. Peut-être souhaitait-il aborder des sujets beaucoup plus intéressant ? Il était enfin libre à présent, et vous vous en doutez, mais Boris n’était pas du tout le genre de criminel à devenir un bon homme après une vingtaine d’années en prison. Il restait un criminel dans l’âme. Ce qui menait Nastasya à la conclusion qu’il avait certainement des plans pour elle. Et cette idée provoquait une certaine excitation chez la russe. Elle se sentait drôlement stimulée par le fait que sa vie allait peut-être devenir un peu plus intéressante à présent que son père allait pouvoir en faire pleinement parti. Un peu d’adrénaline ne lui ferait que du bien après tout. Voilà pourquoi elle s’adressa une dernière fois à son chère papounet afin d’en savoir davantage sur ses intentions.

« Je me doute bien que tu ne m’ais pas demandé de te rejoindre ici seulement pour me prendre dans tes bras, papa. Aller, dis-moi, quels sont tes plans ? Tu as une idée derrière la tête ? »

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MessageSujet: Re: Viens voir papa... Ven 26 Aoû - 18:39

C'était bien sa fille ça... Pas tracassée pour le moins du monde, c'était comme si elle ne s'était même pas interrogée sur l'état de santé de son père, pas posée la moindre question sur de possibles blessures qu'il aurait pu recevoir. À croire que comme elle le disait, Nastasya avait vraiment pleine et entière confiance en son père en l'estimant capable sans le moindre doute de s'échapper d'une prison d'État sans en récolter le moindre heurt. Certes, tout s'était plutôt bien déroulé, sans réel accrochage. Mais c'était le fruit d'un plan bien préparé et d'un peu de chance. Les balles perdues, ça arrive même aux meilleurs... Que penser donc de cette confiance aveugle ? Stasie semblait idéaliser un peu trop son père, mais cela n'avait bien sûr rien pour lui déplaire. Aussi n'y a-t-il ici pas de raison de relever, et juste apprécier ce qu'il prend comme un compliment...
    Plus d'orange, juré ! Sans considération pour la mode, j'dois avouer que j'peux plus encadrer c'te couleur, de toute manière...
Vrai que Boris se moquait éperdument de la mode, de ce qu'il convient de porter ou non. Lui, ce qu'il aime, c'est être à l'aise dans ses vêtements, et tant qu'ils n'étaient pas criards, ça pouvait lui plaire. Bien entendu, une tenue plus luxueuse que ce qu'il portait là n'aurait rien pour lui déplaire, mais ce n'était pas comme si ce luxe était vraiment indispensable pour le moment. Après avoir connu de si nombreuses années dans la pauvreté d'une cellule, on peut facilement s’accommoder de beaucoup de choses. Mais ce qui était certain, c'est qu'il n'y avait pas à le prier pour qu'il fuie cette couleur maudite qui avait été sa tenue et celle de la majorité des gens l'entourant au cours des deux dernières décennies, à l'exception de ceux qui portaient une plaque... Furtivement il se demanda combien de vies de ces gardiens de prison, de ces foutus matons il avait bien pu prendre. Combien d'explosions mortelles avait-il produit ? Enfin, ce n'est qu'une pensée passagère, car au final cela n'a aucune importance. Il était dehors, à l'air libre, en présence de sa fille chérie et adorée. Il n'y avait rien d'autre de réellement important dans l'immédiat !

Mais c'est là que la belle blonde eut un comportement qui gêna, voir agaça légèrement le Zakharine. À scruter ses hommes de main, taulards évadés tout comme lui, comme s'ils étaient des bouts de viande qu'elle pourrait éventualiser de goûter. Elle valait mieux que ça. Elle valait mieux que ces déchets, ces simples humains... Heureusement, elle affirma que Pipo et Mario ne lui plaisaient pas, paraissant de toute manière prendre cela plus comme un jeu qu'autre chose. Mais en tant que père, Boris ne pouvait pas laisser passer ça...
    Mon ange... Tu vaux mieux que ça de toute manière ! Rien que d'imaginer que des humains puissent se retrouver dans le même lit que ma fille... Rha, ça m'en donne des nausées ! Heureux qu'ils ne te conviennent pas cependant, mais tu devrais revoir encore tes standards de consommation à la hausse, je pense, ça t'éviterait de devoir jauger ainsi le petit personnel...
Peu soucieux de choquer les deux hommes... Ils en avaient vu d'autres de toute manière. Enfin, tout ce sujet n'est au final qu'une parenthèse. Stasie replace justement la conversation dans le bon rail, où les Zakharine pourront finalement aller à l'essentiel.
    Parce que te prendre dans mes bras n'est pas une raison suffisante, tu penses ? Moi je trouve ça largement valable comme raison... C'est ce qu'on appelle l'amour, mon petit ange, et ça suffit amplement !
    Cependant... pour le coup, effectiv'ment, il n'y a pas que ça !
Il sort de sa poche un morceau de papier, préparé à l'avance, et qu'il tend alors à sa magnifique progéniture. C'est la propre écriture de Boris qui y apparaît, et se résumant simplement en une adresse ainsi qu'un numéro de cellulaire.
    Je voulais te fournir au plus tôt de quoi me joindre à n'importe quel moment ! Si jamais tu as le moindre souci... Et même si tu n'en as pas d'ailleurs, il me fera toujours plaisir de te voir, de t'entendre et d'avoir de tes nouvelles, n'importe quand à n'importe quelle heure...
L'amour pour sa fille est sincère, ça ne peut que transparaître dans sa manière de lui parler. Sans doute la seule et unique personne en ce monde à qui il pouvait montrer autant de gentillesse gratuite, sans strictement rien attendre en retour. S'il y avait bien une personne qu'il souhaitait protéger coûte que coûte, c'était elle, cette belle jeune femme qu'il n'avait plus pu serrer dans ses bras depuis l'époque où elle n'était qu'une enfant, avant qu'il ne soit envoyé en prison pour un long moment. Elle lui rappelait sa mère, la seule femme qu'il avait réellement aimé, et cela devait indéniablement jouer dans cette relation... Car il ne vouait pas un pareil attachement à ses autres enfants, ses deux fils issus de son premier mariage, pas de doute possible à ce sujet. D'ailleurs...
    J'y pense... Tu te souviens que je t'avais d'mandé d'enquêter un peu sur tes frères ? Tu en as eu le temps, ma belle ?
Nikita ne devrait pas être trop dur à retrouver et à contacter. Piotr par contre... Il aurait besoin de toutes les informations disponibles pour son cas !
    Mon plan, dans un premier temps, est de rassembler la famille. Il m'est donc important de pouvoir discuter avec chacun d'eux... Personne ne pourra inquiéter les Zakharine au grand complet, j'en suis sûr. Mais bon, ce ne sera qu'un début... J'ai bien l'intention de reprendre "mes petites affaires", comme tu t'en doutes... Et je n'aurais de cesse de lutter tant que les mutants n'occuperont pas la place qui leur est due... Je n'ai pas beaucoup plus à t'en dire pour le moment ma princesse, mais sois assurée que je te tiendrai au courant de l'avancée de mes projets et que j'y tiendrai une place de choix pour toi...

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Viens voir papa...

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