La perte de l'autre

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Curtis Langford
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MessageSujet: La perte de l'autre Mar 12 Juil - 15:17

Un homme attendait sagement, dans une boite de nuit, se délectant d’un peu de détente avant de passer aux derniers points de son plan de vengeance. La musique hurlait dans tout l’établissement. Appuyé au bar, il s’allumait une cigarette, continuant de regarder la foule qui dansait. Il restait calme, sa bière bien fraîche qui attendait d’être dégustée derrière lui. Il ferma un instant les yeux, s’imprégnant des basses puissantes qui camouflait presque toute la mélodie de la musique. Avait-elle de l’importance dans ce genre d’endroit, quand on sait qu’on ne venait bouger que quand les « boum » vous entrainaient inlassablement, alors que souvent, la musique vous ne l’écouteriez pas dans votre voiture. Non, enfaite, on vient pour les conquêtes, comme le jeune Jayson. Ce dernier se trémoussait au milieu de ravissantes jeunes femmes sans s’imaginer qu’une seconde un immense homme aux yeux bleu acidulés, le teint blanc, fumait une cigarette et l’observait avec insistance. Il fallait juste attendre le bon moment.

Ce moment arriva enfin, quand le jeune frère Langford décida de se rafraichir un peu. Quelle idée de laisser les filles seules et de ramener leurs verres. Le jeune homme bouscula le plus vieux aux traits caractéristiques des pays de l’est, la Russie plus exactement. Jayson le regarda pour s’excuser, puis alors il lui répondit d’un clin d’œil. Juste après, ses iris se transformèrent en une feinte étroite, et il se demandait si c’était l’alcool ou non, mais il jurait avoir vu le bout d’une langue fourchue qui caressaient le bout de ses lèvres. Il n’eut pas le temps de réagir et surtout de se défendre que l’homme lui écrasa l’épaule de sa main. Il se pencha juste vers sa carotide et y enfonça un crochet digne d’un serpent. Les gens étaient toujours là, autour d’eux, mais on pensait simplement que Mischka, l’inconnu, lui chuchotait quelque chose à l’oreille. Jayson voulut se débattre quand il sentit une pointe s’enfoncer dans sa gorge. Il choisit très bien son artère, car le venin monta directement. Alors qu’il tenta de le repousser, il se sentit simplement partir vers le sol. Le russe l’attrapa par les hanches et passa un de ses bras amorphe autour de ses épaules. Il se redressa et Jayson touchait à peine le sol du bout des pieds. Le barman se pencha vers eux alors que Mischka avait repris sa forme humaine. Il avait l’air inquiet mais on le rassura en disant que le plus jeune avait trop bu et qu’il s’occupait de lui. Que les hommes étaient naïfs. Bientôt on quitta ce monde assourdissant et superficiel ou on faisait semblant de faire attention aux autres, alors que personne ne venait de remarquer que le benjamin Langford venait de se faire kidnapper.

Jayson sentait simplement son cœur battre la chamade et de plus en plus vite alors qu’il tentait de combattre le venin qui le paralysait entièrement. Il avait encore les yeux grands ouverts et se voyait transporter dans les rues, jusqu’à arriver aux plus sombres d’entre elles. Une portière de voiture s’ouvrit, un immense pick-up noir. Il eut mal, mais ne pouvait se plaindre ni frotter le haut de sa tête qui le lançait énormément. Puis ce fut pire, l’homme se pencha pour lui fermer les paupières. Il n’avait plus que ses six autres sens pour calmer sa panique.

Après un temps indéterminé, dirigé par l’appréhension, les minutes s’allongeant, son souffle qui marquait sa peur et le faisait presque suffoquer. On l’attrapa. S’il avait pu, il aurait grogné de peur. On le transporta à nouveau. Ses bras battant se cognaient dans l’étroit corridor d’un immeuble. Mischka le transportait, sur son épaule, sans prendre soin de lui, aucunement. Il crocheta la serrure et la vieille porte s’ouvrit d’un simple coup de pied. Il referma à clés derrière lui. Il le déposa sur une chaise, posant son immense main sur son torse pour pas qu’il tombe en avant. Il partit un instant. Jayson n’entendait que ses pas lourds sur le planché, puis soudain, ses bras et ses jambes se retrouvèrent prises dans une étreinte trop passionnée. Son cuir chevelu le brûla soudainement, l’agresseur l’attrapant par les cheveux et lui tirant la tête en arrière. Il lui ouvrit les yeux. Jayson le fixait. On pouvait lire toute l’inquiétude, l’angoisse dans son regard. L’homme sourit tel une vipère.

_Alors ? On me remets pas ? Ah non ? Tu n’en penses rien ? Pourtant on se ressemblait mon frère et moi. Un jeune adulte, 22 ans, un mutant. Tu l’as cherché avec tes potes et tu lui as tiré dessus… C’est moche, il ne t’avait rien fait à par être ce qu’il est. Il aurait du s’excuser d’être plus évolué que toi. On ne t’a jamais dit qu’il ne fallait pas s’attaquer aux Russes sinon, tu paies le prix. Ce n’était pas facile de te trouver dis moi. Puis de faire des recherches sur toi. Mais j’ai pu trouver que tu avais un grand frère. Il est bien hein. Un homme intelligent, professeur et archéologue à ses temps perdus… Il est en couple avec une ravissante, même magnifique femme, tout aussi intelligente et de bonne famille. Il a la belle vie… Alors au début, je ne te cache pas, j’ai juste voulu te tuer. Ce n’était pas assez et … Oh, bah alors…

Mischka s’accroupit devant la chaise et regarda le pauvre Jayson dans les yeux, puis il baissa la tête. Son visage changea encore, se rapprochant de près du serpent et tira la langue à plusieurs reprises. Oh oui, cela sentait fortement l’urine. Le pauvre gamin venait de tout lâcher par peur. Rien que l’idée de mourir le rendait si vulnérable ? Quelle idée. Il ne comptait pas lui donner cette chance. Il ne put s’empêcher de ricaner alors que son iris reprenait une forme ronde.

_Calme toi va, tu vas rester en vie. Crois moi, si tu meurs, c’est que tu auras décidé de te donner la mort. Pas d’ironie hein, je ne sais que tu ne peux pas bouger, alors cela n’arriverait pas me dirais-tu. M’en veux pas, je fais moi-même la discussion vu que tu ne peux même pas parler. Donc, je disais avant que tu ruines ton pantalon : Ce n’est pas assez. Ensuite, je me suis dis, œil pour œil, dent pour dent, alors je tuerai ton frère… Mais c’est un peu démodé. Tu pleuras son sort, etc. Puis tu referas ta vie. J’ai trouvé tellement mieux. Et si je m’en prenais à sa copine. C’est du sérieux entre eux non ? T’imagine ! Je vais dans le meilleur des cas rendre sa copine complètement folle, enfin dans l’idée où je ne la tue pas, ce qui m’étonnerait. Ton frère sera anéanti et en plus de ça, tout sera de ta faute… Jamais il ne pourra te le pardonner, car il est pour l’Afflictis Lentae, il défend les mutants. Quelle ironie, perdre son âme sœur à cause de son petit frère qui est pro-humain. C’est moche…

Il resta sur ses mots et s’en alla gagner le repos qu’il méritait. Jayson resta sur le siège et fatigué par tant d’émotion, finit par s’endormir. C’est alors qu’il remarqua après un long moment à chercher le sommeil, qu’il remarqua qu’il avait pu fermer ses paupières. Il se réveilla en sursaut et bientôt, il put bouger le bout de ses doigts, puis le temps passant, il retrouvait la maîtrise de son corps entier. C’est alors qu’il tenta en fin de bouger et de se libérer. Les liens étaient simplement trop parfaits et la chaise clouée au sol. Il avait tout prévu. Il finit par abandonner, attendant un espoir, en pleurant comme un enfant. Il regrettait tout, tout ce qu’il avait fait à ce jeune homme, mais ce n’était qu’une défense comme une autre. Puis, il se rendait compte qu’il aimait son frère qui qu’il soit, quoi qu’il soit. Il regrettait ce long silence après le grand discours de l’italien. Ils ne s’étaient pas reparlé depuis qu’il avait appris que Curtis était l’un des leurs.

Jayson était avec ses nouveaux amis qui avaient comme lui, une haine incontournable pour les mutants. Un jour, ils étaient tombé sur un jeune homme, qui part malheur avait laissé entrevoir sa polymorphie partielle. Dimitri Mikhaïlovitch, petit frère de Mischka Mikhaïlovitch, trouva la mort suite à cette altercation. On avait échauffé le caractère du jeune homme. Jayson ne faisait que mettre de temps en temps de l’huile sur le feu, mais restait spectateur avant tout. Puis alors, étant une cible potentielle, il s’acharna sur lui et commençait à chercher la bagarre. Il s’était jeté sur le dernier des Langford qui dégaina et tira par instinct de survie. Maintenant, il allait payé pour avoir trouvé marrant de malmené un pauvre mutant, un être du même groupe que son propre frère.

Curtis s’était levé de si bonne humeur. Oh oui. Il n’y avait pas d’autre mot. Ce matin, alors qu’il sortait en douce du lit, il regarda Solveig, allongé sur le dos, les draps qui étaient placé comme si on faisait des photos de charmes. Les cheveux bruns et soyeux étalé sur le grand oreiller, son air paisible sur le visage. Il aurait bien sorti l’appareil pour immortaliser ce moment. Oh, il lui arrivait souvent d’être belle le matin, même tous les matins, mais c’était un jour spécial alors tout était plus beau. Il regarda l’heure et sourit. Il passa une main dans cette cascade de cheveux et lui embrassa le front. Il l’entendit légèrement soupirer et chuchoter quelque chose. Il n’aurait su dire quoi. Il lui répondit simplement bon courage pour cette journée de travail. Il partit dans la salle de bain se préparer. Ses cheveux avaient bien poussé depuis la dernière coupe et il comptait bien les garder encore un peu long un petit moment. Il les tira sommairement en arrière, mais les mèches rebelles reviendraient toujours chatouiller son visage. Il s’était pris une journée de congé aujourd’hui ayant sortit qu’il avait des affaires à régler à l’administration, mais expliqua seulement à ses élèves qu’il allait faire sa demande à sa copine. Tout le monde, ou presque (sauf les étudiantes) le soutenait. Il sortit Vianney et ensuite, prit la voiture pour aller en ville, dans le quartier chic. Il entra dans une grande bijouterie et s’installa à une table. Le joaillier arriva avec son plateau en velours, la bague de sa grand-mère nettoyé et l’anneau rétrécit. C’était un très beau bijou. Il y avait un petit solitaire et trois petits saphirs de chaque côté, sertie sur l’anneau. Il prit la bague et admira son éclat sous la lumière au dessus de lui. Il sourit. Oui, c’était la bonne, et elle hériterait de cette magnifique bague.

Il est vrai qu’après l’incident qui a soulever la ville quelques semaines plus tôt, Curtis n’était pas au meilleur de sa forme. Il avait le cafard, et était à deux doigts de tout arrêter avec Solveig. Il avait cette horrible complexe d’infériorité. Il se sentait si inutile et incapable, faible, incapable de protéger sa propre âme sœur. Il s’en voulait tellement et il pensait qu’il ne méritait pas cette femme. Cela avait presque brisé le couple. Il s’enfermait, s’énervait pour un rien, ne supportait plus la moindre réflexion et ne parlons pas du rejet de son frère. Malgré tout, Solveig était patiente et avait réussit à lui redonner confiance en lui et à la force de leur couple. Elle était peut-être puissante avec son pouvoir, réussissait à se défendre, mais elle n’avait pas une force surhumaine. C’est au débout doucement et subtilement qu’elle lui demanda des services. L’aider à refaire la salle de bain par exemple, porter des choses lourdes, ouvrir des pots de confiture. C’était tout bête, mais au quotidien, ça aidait et elle lui montrait ainsi qu’elle avait besoin de lui. Puis un soir, le travail était trop stressant et elle avait tout simplement demandé sa présence, son écoute, ses étreintes. Elle lui expliqua par la suite que sans lui, elle serait simplement là, fatiguée, morose et personne pour être simplement là. Curtis retrouva vite le sourire et sans aucune pudeur avait pleuré une bonne heure en la serrant contre lui. Bien sûr qu’elle pouvait se défendre, mais au quotidien, le feu ne pouvait pas tout régler et c’était à lui d’être là pour elle. Cela marchait ainsi, chacun son tour, on venait aider l’autre. Juste après, Curtis l’amena chez ses parents pour qu’ils puissent la rencontrer. Cela se passa très bien. Bizarrement, Jayson n’était pas présent. Sa sœur était là et avait testé Solveig sur tous les points, jouant les grandes sœurs et être sûr qu’elle répondrait aux attentes de son frère cadet. Elle réussit toutes les épreuves. Sa mère la trouvait très douce, polie et attentionnée. Son père ne dit rien, à part qu’elle avait toutes les capacités pour rendre son fils meilleur et peut-être plus ambitieux. Il ajouta que ses parents devaient être fiers d’elle. Cela posa un froid à table, mais fut vite oublié. Soit, elle était adoptée par la famille Langford. Pour ce qui était des parents de Solveig, c’était plus compliqué. Ils attendaient le bon moment pour partir en Norvège. C’était déjà en projet, les billets achetés.

Il avait tout préparé pour cette journée. Oh il n’avait pas réservé dans un grand restaurant, ni même dépenser des milles et des cents pour un Opéra. Non, il pensait qu’il n’y avait rien mieux que la simplicité, tout comme ce qui était le ciment de leur couple. Sauf que, c’était un grand exploit : Curtis cuisinerait le repas de ce soir, de l’entrée au dessert avec un vrai livre de cuisine. Il ferait tout, rien de congelé ou de préparé. Il espérait qu’il y arriverait. Même si depuis le temps, il apprenait à faire de bon petit plat avec Solveig, sans elle, il gâchait tout. Il partit faire des courses après avoir mis la bague dans son écrin. Une fois à la maison, il posa le bijou sur les étagères de la cuisine, entre les pots de condiments, parfaitement rangé. Il sortit toutes ses courses pour se mettre au fourneau. Quel chantier il fit toute l’après-midi. Il ne s’osa pas aux macarons, mais à un simple cake aux carottes et aux noix. L’entrée : une salade marine, avec des crevettes, des noix de Saint-Jacques, du saumon fumée, de la batavia et un peu d’Annette dans la sauce pour relevé le gout. Le plat, vu le temps chaud, il opta pour quelque chose de léger : une poêlé de légume avec un peu de curry pour épicé le tout et du cabillaud en papillote. Le pauvre, il était resté devant le four tout le temps d’attente pour être sûr de ne rien brûler, que ce soit le gâteau ou le poisson. Malheureusement, Solveig arrivait plus tard que prévu et le poisson fut mis trop vite au four. Tant pis, il le réchauffera plus tard.

Elle l’avait appelé en lui disant qu’elle devait aller voir un dernier client qui était en liberté conditionnel alors il était difficile de l’avoir. Là, c’était l’occasion ou jamais. Il comprit et prit son mal en patience, lui disant de prendre tout son temps et qu’il l’attendait pour diner.

Il était à peu près 18h45 un peu avant, ou un peu après, on n’en savait trop rien. Aucune importance. Mishka était dans son pick-up, devant le bureau d’avocat de Solveig. Il l’avait surveillée et elle venait de finir sa journée. Ah qu’il était facile avec ses yeux mystérieux et sauvage de flirter avec la secrétaire, de coucher avec et d’obtenir l’emploi du temps de n’importe quel employé. Il sortit son téléphone portable et appela la jeune femme qui venait à peine de sortir.

_Oui, Madame Bjorn ? C’est Monsieur Mikhaïlovitch. J’ai trouvé un témoin pour le meurtre de mon frère. J’ai son témoignage. Par contre, est-ce que vous voulez que je passe au bureau ou … J’en ai pour une petite demi-heure à arriver. Car cette semaine, je dois partir à je ne sais plus quelle ville pour aller au tribunal, faire un rapport de ma liberté conditionnelle. Je ne peux reporter, je ne sais pas ce qu’il adviendra de moi. Ils ne me l’allongeront pas, j’en suis sûr. J’aimerai alors vraiment m’occuper de cette affaire de meurtre avant de finir au mitard. Oh… Vraiment ? Vous venez chez moi ? Merci beaucoup. Vous connaissez l’adresse. Mille mercis. J’ai vraiment foi en vous.

Oui, la mort de son frère, mutant lui avait donné la grande occasion au russe de s’approcher de la jeune femme. Quelle chance, il n’avait pas besoin d’ouvrir un autre plan en parallèle pour l’avoir sans mal. Il démarra presque au quart de tour et se rendit en vitesse chez lui.

Une demi-heure plus tard, la sonnerie tinta. Il se frotta les mains. Jayson leva un œil enflé vers l’homme. Il n’avait pas été très tendre avec lui toute la journée et le voilà parsemé de blessures et de bleus. Il n’en pouvait plus, il avait faim, soif. Il lui avait encore donné un coup de dent et il dut encaisser les coups sans même pouvoir bander ses muscles et amortir le choc. Il faisait si peine à voir. Il sourit. Il ne pouvait même pas crier. On pouvait lire dans ses yeux la peur lorsque le russe lui dit que la copine de Curtis venait d’arriver. Il rongea la distance à grands pas et l’accueillit. Il lui offrit un café, même un petit quelque chose à grignoter. Elle s’arrêta au café. Il resta poli, comme il avait été avec elle depuis le début. L’air morose, touché par la mort de son frère, faible. Elle était à l’écoute, attentionnée. Puis elle réclama la lettre du témoin. Il lui donna. Elle lisait, concentrée. Puis alors, s’affichait le nom de Langford Jayson sur la lettre. Il l’avait écrite lui-même, mais il était vicieux. Juste au moment où il sentit le corps de la jeune femme se crispé il muta et lui donna un coup de dent sur l’épaule. Rapidement, elle s’écroula dans ses bras. Tout son corps ne répondait plus, ni même ses glandes qui provoquaient les flammes de son corps. Une chance pour Mischka qui ne savait rien de son pouvoir. Par contre, elle ne pouvait rien faire pour l’instant, et il s’inquiétait peu de la jeune femme qu’il pensait faible. Gare à lui, débordé par son plan qui risquait d’oublier que son venin n’était pas éternel.

Il la porta telle une princesse jusqu’au fond de l’appartement et lui offrit une petit chaise qu’il lui avait préparé aussi. Elle n’était pas face à Jayson, mais légèrement sur le côté. On pouvait voir une troisième chaise, toutes formant un adorable petit cercle intime. Trop excité par le bon déroulement de son plan, il ne pensa pas à attacher la demoiselle en détresse. Il se pencha doucement sur elle, derrière, ses mains massant ses épaules et descendant sur sa gorge, effleurant le haut de sa poitrine.

_Si tu cries, je l’émancipe d’un membre… Ah oui, pardon. Tu ne peux pas crier ! rit-il.

Il descendit à l’étage. Jayson voyait Solveig en coin. S’il pouvait pleurer, il le ferait. L’odeur dans la salle était infecte, du sang séché, de l’urine, la transpiration, le renfermé. Une heure passa. Andrei mangeait tranquillement devant une photo de son petit frère. Puis enfin, il se décida à prendre le téléphone de Solveig qui ne cessait de sonner dans son sac. Il sourit et répondit.

_Solveig ? Tout va bien ? s’inquiéta Curtis à l’autre bout du fil.
_Bonjour, vous devez être son compagnon ? Ecoutez, votre amie à un problème de voiture et elle vient de ruiner sa seule chance de rentrer en se disputant avec le dépanneur. Elle ne veut pas laisser sa voiture ici. Là, elle est entrain de faire les cents pas pour chercher une solution. Elle a laissé son porte-feuille au travail et elle ne veut pas de mon argent pour un taxi.
_Hm, je vois. Celle-ci, ce n’est pas possible. Ecoutez, vous habitez où ? Je vais passer la chercher. J’imagine qu’elle ne voulait pas me prévenir non plus pour ne pas me déranger.
_Tout à fait. Ah, vous êtes fait l’un pour l’autre… Vous vous connaissez si bien. Je vous donne mon adresse…

Il le fit et malheureusement, Curtis ne prit pas la peine de demander à parler à sa bien aimé. C’était presque trop facile. Le sourire de Mischka traduisait sa jouissance derrière le combiné. Le grand frère du tueur de son frère allait tomber droit dans le panneau.

Curtis arriva une heure plus tard. Jayson en haut se mit à grogner et à avoir quelques spasmes dans la jambe. Il retrouvait tout doucement la liberté de ses membres. L’aîné des deux hommes des Langofrd s’approcha de la voiture de sa futur femme (enfin il l’espérait et y posa la main). Bizarrement, il n’y vit aucun incident avec la voiture. Il leva un sourcil. Il monta dans l’immeuble. Le couloir était sombre, une lumière qui clignotait, une autre, d’autres éteintes. Il marcha d’un pas hésitant, appréciant la décoration délabré. Il se demandait encore qu’elle était cette histoire. Elle était arrivée ici et rien d’autre dans sa vision. Devant la dite porte, il la caressa, encore et encore, s’en voulant de ne pouvoir voir dans les bâtiments. Puis alors, il se flagellait. Il sonnait où il ouvrait la porte.

Sans qu’il ne puisse s’en rendre compte, il sentit une présence derrière lui qui lui chuchota qu’il était désormais trop tard pour douter. Curtis dans un instinct primaire se retourna pour lui donner un poing, mais sa main se perdit dans un visage fait de roc. L’homme le dépassait presque d’une tête. Il vacilla à peine, juste son visage se dut se pointer de nouveau devant lui. Ils se battirent un très court instant. Curtis y avait mis tout son cœur et sa force, mais les poings de Mischka étaient puissants. Il perdit connaissance. Le russe ricana.

Dans la salle vidée de tout meuble à part les trois chaises, le corps de Jayson revenait peu à peu à lui. Il eut tout juste le temps de prévenir Solveig que la paralysie ne durait qu’un temps. On entendit un long bruit de frottement. L’agresseur était arrivé, trainant Curtis au sol, le tirant par le bras. Il le souleva avec un peu plus de mal qu’il n’avait soulevé Solveig ou Jayson. Il l’attacha sur la chaise et il passa derrière le plus jeune des trois qui feignait toujours d’être sous l’emprise du venin. Il attendit patiemment et Curtis émergea enfin après un bon moment. Pâteux et perdu, il se secoua sur sa chaise. Il expliqua enfin aux deux nouveaux venus ce qu’il avait en tête et pourquoi il le faisait. La rage en Curtis ne pouvait être vue, mais elle bouillonnait en lui. Encore une fois, le voilà faible, incapable de sauver ceux qu’il aimait.

_Tu me diras, pourquoi je ne t’ai donné de mon précieux venin cher Curtis, s’exclama l’agresseur en se plaçant derrière lui, la bouche près de son oreille. Car si tu l’étais. Tu pourrais te dire que ce n’était pas de ta faute, comme ta copine, car tu ne pouvais rien faire. Mais là, t’es juste trèèèès bien attaché et la vie de ton frère est en jeu. Alors tu as le choix et la possibilité de faire quelque chose, mais tu n’y arriveras pas. Cela te hantera toute ta vie. Et pour cette jolie vie que je vais t’offrir, gratuitement en plus, tu peux remercier ton adorable petit frère…
_Je t’assure que si j’arrive à m’en sortir, je t’explose et je te ruinerai ta vie ! J’irai te vendre et crois moi qu’on t’attrapera !
_Ha ! Ha ! La prison je connais et je n’ai plus rien à perdre… Envoie moi à la condamnation à mort… J’irai même leur dire en personne ce que j’ai fais si tu veux… Cela ne changera rien… Elle sera morte et point. Cela ne la ramènera pas…

Curtis sentait les liens lui scier les membres. Les larmes de colère et de peur coulaient le long de ses joues. Il ne put s’empêcher d’insulter Jayson qui se retenait de pleurer à son tour et trahir son état au russe. Ce dernier se plaça derrière Solveig. Il ne comptait pas la tuer tout de suite. Il s’amusa avec elle un peu avant. Un scalpel qu’il enfonça avec force dans sa cuisse, le poignet qu’il lui brisa. Puis alors, il n’en pouvait plus d’entendre le professeur hurler, le supplier d’arrêter, le menacer de mort. La chaise de Curtis avait basculé sur le sol, ayant décollé les clous du planché. Mischka jouissait de ce moment, qu’il en oubliait que la paralysie de Solveig s’était déjà atténué depuis plusieurs minutes. Armé d’un simple couteau de cuisine qu’il plaça sous la gorge de la jeune femme, il annonça qu’il fallait en finir. Curtis ferma les yeux.

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Sólveig K. Bjørn
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MessageSujet: Re: La perte de l'autre Mer 13 Juil - 12:59

     Une main qui passe dans ses cheveux, un baiser sur son front, la jeune femme soupira légèrement avant de murmurer un bonjour à son interlocuteur puisqu'il ne faisait aucun doute que c'était Curtis. Ses rêves persistaient à s'éterniser dans son esprit, la voix du jeune professeur se mêla à ce que son esprit avait inventé pour la divertir pendant son sommeil, elle esquissa un léger sourire avant de se retourner pour enfouir son visage dans l'oreiller en plumes d'oies. Il fallait se lever, mais elle n'en avait pas envie pour une fois et pourtant, ce n'était pas du tout son genre de traîner au lit. Alors qu'elle entendait les bruits familiers du lavabo et de l'agitation de Curtis qui s'affairait dans la salle d'eau, la brune essaya de se motiver à se redresser. Mais elle fut interrompue dans sa tentative par un miaulement ressemblant au roucoulement d'une colombe, Hamlet venait d'entrer dans la pièce en poussant la porte de son petit museau, sa queue dressée qui s'enroulait autour de tous les meubles alors qu'il les frottait à l'aide du côté de son visage. La jeune femme sourit, amusée et attendrie avant d'appeler l'animal chez elle puis elle passa quelques instants à le câliner avant de finalement se lever pour préparer ses habits du jour sous l'œil du chat qui l'observait, allongé sur les draps froissés et encore chauds. Le chaton était devenu grand désormais, mais il aimait toujours autant venir se coller contre sa maîtresse en raison de la chaleur qu'elle dégageait - et d'après Curtis juste pour l'agacer -. Le temps que le jeune homme sorte de la salle de bain, elle avait tout préparé et se rendit présentable en un temps record après une bonne douche qui acheva de la réveiller.

     Encore une journée de travail, ils avaient trouvé leur rythme tout doucement, vivre ensemble n'était pas toujours une chose aisée à faire et ils avaient eu quelques tensions, rien de bien méchant, mais simplement une difficulté à s'y faire. Sólveig avait craint pendant un instant que le jeune professeur ne lui annonce que c'était mieux pour eux deux qu'ils se séparent, ce qui avait été sur le bord d'arriver, elle était consciente que son attitude, son don, son succès dans son métier et son rôle dans l'Opération n'étaient pas faciles à supporter pour un homme. Ce n'était pas pour rien qu'elle avait été seule pendant si longtemps lorsqu'on y réfléchissait, les femmes de pouvoir et avec d'importantes responsabilités avaient le don de faire fuir les hommes. La non recensée avait toutefois été sincèrement surprise de constater que Curtis s'était senti inutile à diverses occasions, elle avait toujours été persuadée qu'il pouvait comprendre qu'elle ne faisait pas ça par choix, mais par obligation, seulement cela ne l'empêchait pas de constater que ses dons n'étaient pas aussi offensifs que ceux de la brune. Cette dernière aurait bien rigolé si le moment n'avait pas été tellement difficile, dire qu'elle trouvait le pouvoir de son compagnon bien plus intéressant que le sien, que pouvait-elle faire au final ? Lancer des boules de feu et contrôler les flammes, lui il pouvait deviner le passé d'un objet rien qu'en le touchant et parler toutes les langues du monde, peut-être même au-delà. Ils ne pouvaient pas être comparés, chacun possédait des particularités et des dons spécifiques et aussi importants les uns que les autres. Quoi qu'il en soit, désormais tout était réglé, elle avait rencontré les parents de Curtis ainsi que le reste de sa famille et avait été acceptée, ce qui était une très bonne chose de son avis, elle ne désirait pas jouer les indésirables. Il ne restait plus qu'à franchir le pas avec les parents de l'avocate, mais ce serait pour plus tard. En attendant, une dure journée s'étalait devant elle !

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     La journée avait été rude, toujours des affaires de racisme contre les mutants, les mêmes plaintes qui revenaient en boucle, des fois ça l'épuisait autant moralement que physiquement, mais lorsque son courage l'abandonnait, elle songeait à ce dont elle avait discuté avec Curtis alors qu'ils n'étaient qu'amis. Comment imaginer élever un enfant dans un monde pourri jusqu'à la moelle ? Il fallait améliorer les conditions de vie des mutants sous peine de vivre éternellement dans la peur et la crainte. Puis si cela ne suffisait pas, elle songeait à Shawn, Aileen, Jia Li, quelque fois à la sœur de Caleb, ces personnes ne pourraient vivre normalement que lorsque tout cela serait terminé. Épuisée, elle arriva finalement à sa fin de journée et ramassa ses affaires pour descendre dans la rue et prendre la direction du parking, mais son téléphone sonna et elle répondit en imaginant que c'était certainement Curtis qui s'inquiétait de son absence. Mais non, il s'agissait d'un client dont le frère avait été tué, il avait visiblement des informations supplémentaires, la belle consulta sa montre et décréta finalement elle passerait chez lui d'ici une trentaine de minutes. Ce n'était pas son genre habituellement, elle refusait formellement de mettre les pieds dans les appartements privés de ses clients, mais c'était un cas de force majeur et elle voulait rentrer chez elle pour y retrouver Curtis. Elle prévint d'ailleurs ce dernier de son retard, le joignant par téléphone pour déclarer qu'elle serait un peu en retard parce qu'elle devait passer chez un client entre-temps, il se montra compréhensif et Sólveig se retrouva donc à sonner à la porte du Russe une petite demi-heure après. Elle avait garé sa voiture dans la rue, persuadée de la reprendre d'ici quelques minutes, mais les choses n'allaient pas tourner aussi bien malheureusement.

     L'homme lui ouvrit la porte, puis toujours poli, lui offrit un café et un petit quelque chose à manger, mais elle se contenta de la boisson et en vint finalement au vif du sujet d'un ton toujours aussi posé. Ce n'était pas dans ses habitudes de prendre les gens de haut, même s'ils étaient en liberté conditionnelle comme c'était le cas de son interlocuteur. Lorsqu'elle attrapa la lettre et vit le nom du petit frère de Curtis se dessiner sous ses yeux, la Norvégienne se crispa légèrement, connaissant très bien l'aversion qu'il avait à l'égard des porteurs du gène. Le pire c'était qu'il était possible que ce soit lui le véritable responsable, seulement Sólveig n'eut guère le temps de s'attarder sur ces détails, l'homme se jeta sur elle et lui planta quelque chose dans l'épaule. Avec une surprise mêlée d'effroi, elle constata que c'était ses dents, un mutant, puis elle s'écroula sans parvenir à contrôler son corps alors que son esprit lui criait de prendre la fuite. Trop tard. Ce n'était pas pour rien qu'elle refusait de voir ces personnes à leur domicile et personne ne savait où elle était ! Elle vit qu'il la déplaçait avant de la placer sur une chaise qu'il semblait avoir préparée, elle aperçut Jayson au passage, craignant de comprendre ce qui se passait, puis vit une dernière chaise et son sang se glaça d'effroi, Curtis. Qui d'autre pouvait être attendu ? Son esprit s'activait alors qu'elle songea à son téléphone, il allait certainement téléphoner si elle tardait trop, est-ce que cet homme comptait l'attirer ici de la sorte ? Celui-ci la contourna, passant derrière elle pour la toucher sans qu'elle ne puisse rien faire, puis il se moqua d'elle avant de les laisser tous les deux pour descendre à l'étage du dessous. La jeune non recensée tenta de bouger en vain, elle voyait bien Jayson, mais ne pouvait rien faire. La pièce empestait et le temps sembla interminable, qu'est-ce qu'il attendait donc ?

     Un coup de sonnette, la brune sentit son sang se figer dans ses veines, voulant crier elle ne produisit qu'un malheureux gémissement à peine audible, c'était Curtis elle en était persuadée ! Jayson lui parla, déclarant que la paralysie s'atténuait petit-à-petit avant d'être interrompu par un bruit de frottement. Sólveig tenta de bouger sa main en y parvenant un peu plus qu'auparavant, puis l'homme arriva en tirant Curtis derrière lui, sur le sol. La jeune femme tenta de bouger sans trop y parvenir, son compagnon fut installé sur une chaise avant qu'un moment de silence ne se fasse jusqu'à ce qu'il ouvre les yeux pour reprendre contenance. Ce fut à ce moment qu'il leur déclara ce qu'il comptait faire, la brune ressentit une vive colère à l'égard de Jayson qui n'avait pourtant rien fait contre eux, mais était en grande partie responsable de tout cela. Il provoqua le Genesys avant que celui-ci ne se mette en colère, ce qui n'augmenta que l'amusement du fou - puisqu'il fallait l'être pour imaginer une telle mise en scène - ce qui ne fit qu'aggraver les inquiétudes de la Norvégienne. Elle sentit alors l'homme se placer derrière elle tandis que Curtis insultait copieusement son frère, le cœur de la jeune femme battait tellement rapidement qu'elle était persuadée qu'elle allait en mourir, mais ce serait trop beau, il voulait la faire souffrir avant. Elle serra les dents, mais rien ne l'avait préparée à ce qu'il pouvait lui faire, encore en partie paralysée, elle lâcha tout de même quelques gémissements douloureux qui ne rendaient absolument pas justice à la douleur qui l'élançait dans tout son corps. Un bruit indiqua à la jeune femme que la chaise sur laquelle son compagnon était installé venait de chuter, puis Mischka se plaça derrière elle tandis qu'elle ferma les yeux en sentant la lame contre sa gorge. Mais elle ne voulait pas mourir comme ça, qui lui disait qu'il ne ferait rien à Curtis après s'être occupé d'elle ?

     ▬ Vous ne valez pas mieux que lui. »

     Ton ton était pâteux, elle n'était même pas sûr qu'il ait compris ce qu'elle disait, mais peu importait, il la contourna pour la regarder dans les yeux avant d'approcher une nouvelle fois sa lame de la gorge de la brune qui sentit un picotement au même endroit. Ce fut le déclic, elle jeta sa jambe en avant, frappant l'homme de plein fouet au niveau de l'entre-jambe, mais la paralysie était encore un peu présente et son coup suffit simplement à le faire reculer et le déstabiliser pour qu'il chute au sol. La lame l'avait très légèrement entaillée, elle sentit un mince filet poisseux sur sa gorge, mais se jeta sur le côté pour essayer de sa rapprocher de Curtis qui était encore accroché à sa chaise. Ses liens étaient hors de portée et elle eut toutes les difficultés du monde à se rapprocher de son compagnon avant que Mischka ne se redresse. Lorsqu'elle fut proche du professeur, l'avocate forma une légère boule de feu dans le creux de sa main et l'envoya sur les liens qui l'entravaient. Il risquait d'être légèrement brûlé, mais si elle ne faisait rien ce serait bien pire. C'est à ce moment qu'elle sentit une main se poser sur sa cheville, elle lâcha un cri de surprise avant d'envoyer un coup de pied en arrière, mais une sensation de douleur lui remonta aussitôt jusqu'aux genoux, elle devait certainement avoir touché la lame. Mais cette douleur n'était rien face à la peur, la peur donnait des ailes et elle s'en rendit compte à ce moment précis. Faisant volte-face, à moitié allongée sur le sol à moitié redressée, la brune posa son regard sur Jayson qui semblait enfin désireux de manifester le fait qu'il n'était pas mort. Il n'avait peut-être pas vu la manière dont elle avait brisé les liens de Curtis, est-ce qu'elle pouvait lui faire confiance ? Les questions restèrent sans réponse, Mischka se redressa et Sólveig attrapa la chaise où elle avait été installée pour tirer dessus avec force afin de la décrocher.

     Celle-ci céda sous son poids et elle manqua de s'affaler sur le sol avant d'envoyer le meuble en direction du Russe pour essayer de l'empêcher d'avancer plus. Puis Sólveig avança vers Jayson, alternant entre rampements et marche rendue difficile par la douleur et les reste de poison, avant de s'affaler derrière son futur beau-frère – bien qu'elle l'ignorait totalement – et de tirer sur les liens sans parvenir à les faire céder. Elle lâcha un cri de colère – chose extrêmement rare chez elle – avant de se servir de son don pour les brûler tout simplement, puis elle poussa Jayson dans le dos avant de lui hurler dessus.

     ▬ Va aider Curtis, répare tes conneries ! »

     Elle s'appuya sur le mur pour ne pas perdre l'équilibre avant de lever les yeux vers son compagnon, son cœur manquant de sortir de sa poitrine tellement il battait rapidement. Une seule crainte : que le jeune professeur ne se soit fait toucher par la lame du Russe, si tel était le cas, elle ne se pardonnerait jamais d'avoir été assez stupide pour se faire avoir aussi facilement.


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Curtis Langford
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MessageSujet: Re: La perte de l'autre Jeu 14 Juil - 21:26

Curtis qui avait fermé les yeux, par peur, lâcheté, quel que soit le mot de l’émotion, il ne pouvait pas voir ça, mais il se promettait d’en faire payer le prix à Jayson. C’est alors, que soudain, il entendit un râle qui résonna dans toute la pièce. Il rouvrit les yeux et vit Mischka non loin de lui, la main entre les jambes. Un autre bruit brilla dans la pièce, celle du fer qui tinte. Le couteau était tombé. Solveig, un peu groggy, plongea jusqu’à lui. Une chaleur lui brûla les mains superficiellement, mais les liens se dénouèrent rapidement, laissant le sang circuler jusqu’aux bouts de ses doigts. Il essayait d’analyser la situation, mais c’était dur. L’angoisse le paralysait totalement. Il ne savait que faire, ni où regarder, ni quoi dire. Rien. Bêtement, il tenta de se relever pour se jeter sur l’agresseur, mais il rejoignit vite le sol, ses jambes encore attachées à la chaise. Complètement oppresser, il ne réussissait pas à se débarrasser de ses liens. Ce fut bien pire quand il entendit Solveig gémir et qu’il remarquait qu’il y avait bien trop de sang sur son corps.

Pendant ce temps, alors que la jeune femme tentait de ralentir le fou furieux, Jayson se secouait sur sa chaise sans résultat. Il fallait dire qu’il n’avait pas le même enjeu que Curtis dans l’histoire et surtout pas la même force du tout. Il était plus proche de la crevette, musclé certes, mais cela ne servait à rien. Solveig arriva derrière lui. Il la suivait d’un regard suppliant. Elle n’y arrivait pas, tout aussi énervée que Curtis. Il fallait dire que le Russe était doué en cordage. Ses mains le brulèrent aussi. Il ne comprenait pas ce qu’elle venait de faire, mais peu importait. Elle le poussa vers Curtis. Il s’y jeta et l’aida à se défaire de ses liens. Curtis attendait, ne disant rien, le regard noir. Quand son petit frère finit enfin à la défaire de tous ses liens, il lui donna un poing en plein visage et le menaça. Il n’avait pas intérêt à faire quoi que ce soit, ou alors prendre ses jambes pour s’enfuir très loin.

Le professeur s’élança sur le Russe. Celui-ci, assommé par la chaise, était tombé et se relevait avec peine. Elle en avait un peu de la force cette femme, il ne manquait plus que ça. Tel un joueur de handball qui s’élançait pour marquer le but de la victoire de la coupe du monde, il fit un bon majestueux, mais c’est son poing qui s’écrasa sur la tête de l’agresseur. On entendit un violent craquement. Son nez était couvert de sang et ne ressemblait qu’à un chou-fleur. On le sait déjà depuis un moment, Curtis était quelqu’un de calme, pacifiste et posé, mais quand ça allait trop loin, il devenait un monstre. On l’arrêtait difficilement et encore pire quand on s’en prenait à ce qui lui était cher. Il évitait toujours les conflits au mieux du possible, mais il n’a jamais peur de protéger ceux qu’il aime. Malheureusement, Curtis n’est ni un athlète, ni un culturiste, boxer où on ne sait,… Mischka était immense et c’était une boule de muscle. Ce dernier fonça sur l’américain, le souleva du sol et tel un rhinocéros qui chargeait, il ne s’arrêta que quand ils rencontrèrent un mur. Juste à côté de Solveig. On pouvait lire sur le visage de, peut-être, son futur époux, la douleur qu’il ressentit. Tout son corps s’était encastré dans le béton, écrasé par le poids important de son ennemi. Il posa un bras en travers de sa gorge. Curtis gigotait, tentant de se libérer de l’emprise du mastodonte. Il finit par appuyé à un simple endroit, entre les deux clavicules sur l’épaule. Ah, il remerciait les punitions de son père et ses quelques cours d’auto-défense. Il eut une faiblesse, magnifique ouverture que Curtis prit aussitôt. Il le repoussa d’un violent coup de pied.

Mischka roula au sol, près de son couteau. Curtis qui sentait sa tête tourné, et son cœur l’obligeant à voir si Solveig arriva, ne vit pas l’homme lui foncé dessus avec l’arme blanche. Jayson voulut réparer ses fautes et lui fonça dessus, arrivant sur le côté. Une nouvelle chute. Curtis sursauta. Les deux corps ne bougeaient plus. Mischka était étalé sur le côté, immobile et son frère sur le côté, dans le même état. Le plus vieux des Langford, sentit son cœur s’arrêter. Il tendit sa main, cherchant celle de sa compagne. C’était quand même son frère. Il lui en voulait, mais jamais il n’aurait souhaité sa mort. Dans un temps qui lui parut interminable, Jayson se mit enfin à bouger, roulant sur le côté, essoufflé. Curtis ferma les yeux un instant, approchant d’un pas hésitant. Son frère restait un moment à fixer le sol. C’est alors que le grand frère retira sa veste, mais pas assez rapidement. Le petit frère apperçu le couteau enfoncé en bas de son ventre. L’aîné voulait éviter l’état de panique que provoquait le cerveau face à la vision de la blessure. Il se pencha sur Mischka et le boucha doucement, le poing armé. C’est alors, que sa tête se décolla en deux temps, un mince filet de sang qui tombait le long de sa tempe. Il était tombé sur un clou.

_Appelles la police et les secours s’il te plait, dit-il d’une voix éteinte à Solveig.

Il posa un genoux à terre et voyait son frère s’agiter et retirer le manteau dans l’idée de retirer le couteau. Il attrapa ses mains et l’empêcha de faire des conneries. D’une voix douce, il lui demanda de se calmer. Quand il ne sentit plus aucune résistance dans les bras de son frère, il lui maintint le visage et caressait doucement ses joues.

_Chut, tout va bien se passer… chuchota le professeur.
_Je suis désolé ! Je vais mourir, hein ! Dis le ! Mais avant, je veux te le dire, je ne voulais pas te faire du mal ! J’ai bien réfléchis à tout ça tu sais ! Surtout ces deux derniers jours. Mais écoute ! Son frère, je ne l’ai pas tué de sang froid ! On, on ! On… On le chamaillait c’est tout et il a essayé … Il… Je…
_Tais toi, garde ton énergie…. Calme toi, on s’en fou, t’as fais ce que t’as fais et puis c’est tout…
_Non, mais… Ecoute… Aaah mon dieu, ça fait mal…

Il pleurait comme quand ils faisaient les idiots et qu’il tombait, se brisant la jambe, se faisant un gros bobo. Curtis l’écoutait à peine. Il avait simplement tout gâché. Il repensait à toute cette soirée qu’il avait imaginée en long et en large. Il caressait d’un air absent la chevelure de son frère. On entendit enfin, les sirènes au loin qui arrivèrent. A ce moment, il sentit la main de son frère lui attraper le bras.

_Pardonne moi, je t’en prie… Ne me déteste pas … S’il te plait… gémit-il, le visage inondé.
_Je ne te détesterai jamais, enfin, il en faut beaucoup pour que ça arrive. Te pardonner, laisse moi du temps, alors reste en vie pour que tu vois ce jour…

Puis c’est alors que son frère le lâcha, le regard fuyant et la chaleur de la main de Solveig se posa sur son épaule. Il se releva, la serrant fort dans ses bras. Il lui massait la nuque et l’embrassait. Il avait presque risqué de la perdre et le stress laissait place au relâchement à et la fatigue. La police débarqua en trombe avec les ambulanciers. On emmena tout le monde. On écarta Solveig de Curtis qui eut du mal à la lâcher, mais elle avait besoin de soin. On l’isola dans une autre pièce. On leur demanda bien sûr, au couple d’expliquer ce qui c’était passé. Ce fut bref, surtout de la part de Curtis qui finit par envoyé balader tout le monde. Il ne voulait qu’une chose, rentrée et s’occuper de sa moitié. Solveig, connaissait pas mal le protocole et réussit à être précise et expédié tout ça. Jayson était en route pour l’hôpital alors que Mischka était emballé dans un grand sac noir.

Curtis s’approcha de Solveig, encore avec une policière. Elle avait des pansements partout. Curtis n’avait qu’un peu de pommade, de ci, de là. Il poussa un peu le monde avoisinant et attendit qu’elle finisse de parler. Il ne lui laissa pas le temps de se lever de sa chaise qu’il la porta doucement comme si elle était la plus fragile des princesses. Même si la situation ne s’y prêtait pas, on pouvait lire de l’envie de la part des femmes présentes. On voyait dans le regard de Curtis que rien n’importait à part cette belle norvégienne. Il la transporta ainsi jusqu’à la voiture de la demoiselle, bien plus spacieuse et confortable que l’épave de Curtis. Il viendrait récupérer la sienne un autre jour. Il la posa délicatement sur le siège et ils rentrèrent.

Une fois arrivée, il la porta encore, elle n’allait pas toucher le sol une seule fois. Le regard perdu, on sentait quand même toute la tendresse et l’amour qu’il avait pour elle dans ses gestes. Il était encore en état de choc, ressassant la scène encore et encore. Dans l’ascenseur, il l’appuya contre le mur et lui fit passer ses bras atour de ses épaules pour la sentir contre lui. La tête dans son cou, il chuchota.

_T’as fais semblant d’être en détresse hein… T’aurais pu en faire un méchoui…

On entendait un léger rire fatigué. Il arriva à l’appartement. Il fit quelques acrobaties pour déverrouiller la porte et éviter Vianney qui venait leur faire la fête. Il l’assit sur le bar de la cuisine et s’appuya en face, regardant le sol. Il se frotta la nuque et ressentait tout les hématomes sur son corps qui le lançaient. Il soupira et regardait les casseroles qui attendaient d’être chauffé.

_Je n’ai plus très faim… On verra ça demain…

Il se tourna et attrapa l’écrin avant de jongler avec. Il avait perdu tout ce qui faisait son charme, mais il ne le faisait pas exprès. Si tout se serait bien passé, sûrement aurait-il brulé un plat, ou alors, pire encore, aurait fait tombé l’écrin dans l’assiette se Solveig au moment de lui faire la demande. Il planta simplement des yeux humides vers elle et posa la bague sur sa cuisse. Il effleura le pansement qui l’entourait et sourit avec amertume.

_J’en peux plus… J’en ai juste marre… Je voulais t’offrir une bague avec tout ce qui va avec, mais enfaite ça sers juste à rien. Ca t’aiderai pas à te garder près de moi. J’aurai aimé t’offrir l’assurance de vivre longtemps, de pouvoir te protéger, de t’offrir une vie sereine, mais pour ça il faut changer le monde ou découvrir une autre dimension. On n’y arrivera jamais… On sera mort si un jour cela arriverait, soupira t-il avant de s’agenouiller devant elle, les mains sur le côté de ses cuisses, son visage se perdant contre une de ses jambes. Je veux un enfant avec toi, je ne veux pas d’une autre femme. Je veux aller à l’église, sans me dire que je mens à mon père sur nos gênes… J’aimerai que tout soit parfait, mais je ne peux pas. Prendrais-tu simplement le risque, avec moi ?

Il descendit doucement une main sur sa jambe avec de la serrer légèrement.

_J’ai cru qu’on allait tout m’arracher rien qu’à l’idée qu’on prenne ta vie ma puce… J’aurais aimé t’éviter ça. Je ferai de mon mieux, je te le promet.

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Sólveig K. Bjørn
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MessageSujet: Re: La perte de l'autre Sam 16 Juil - 12:37

     Sólveig avait beau être une femme d'action, elle l'était dans un tribunal et face à un témoin récalcitrant, elle n'était nullement entraînée à se battre au corps-à-corps et face au Russe, la Norvégienne n'aurait pas fait le poids bien longtemps. Jayson avait donc été libéré par la brune qui s'était rattrapée au mur à ses côtés avant de tourner la tête en direction de son compagnon qui se battait avec Michka, craignait de le voir affalé sur le sol après un coup de côté. Mais heureusement le professeur savait se défendre et elle n'eut pas la vision d'effroi qu'elle craignait de voir depuis de - trop - longues minutes. La jeune avocate bougea alors pour se diriger vers les deux hommes, mais elle n'eut le temps de rien faire : le Russe s'était redressé et alors que le regard céruléen de la brune croisait celui de Curtis, celui-ci ne vit pas le danger arriver derrière lui. Lâchant un cri d'effroi, elle ne parvint pas à l'avertir à temps, un comble en y songeant, elle qui se disait si calme et si posée devant le danger, qui avait la réputation de toujours tout maîtriser, voilà qu'elle se retrouvait à ne plus savoir quoi faire alors que la vie de son amour en dépendait. Mais heureusement Jayson, se trouva être plus éveillé que sa - peut-être - future belle-sœur et il se jeta entre son aîné et le Russe qui tentait de le tuer. Une chute, la brune se pétrifia un instant alors qu'elle ne voyait plus aucun des deux hommes bouger, puis elle s'approcha du trio en oubliant provisoirement la douleur qui l'élançait à la jambe où elle avait été touchée par le couteau. La main de Curtis chercha la sienne et Sólveig l'attrapa avec douceur avant de la serrer légèrement pour lui faire comprendre qu'elle était là, puis Jayson bougea et la brun sentit son cœur s'alléger.

     Même si son aversion pour le cadet de son compagnon avait été augmentée en apprenant ce qu'il avait fait, elle ne souhaitait pas sa mort pour autant, après tout il restait le frère de Curtis, même si des sentiments plutôt mitigés les liaient. On oubliait rarement les liens familiaux, il restait toujours un petit quelque chose qui permettait de repartir du bon pied. C'était du moins ce qu'elle voulait croire. Leurs mains se séparèrent et un frisson traversa le corps de la jeune femme lorsqu'elle distingua le couteau qui se trouvait planté dans le flanc du jeune homme, Curtis tenta de le dissimuler, mais trop tard, Jayson l'avait déjà vu. Cela ne signifiait pas qu'il allait mourir bien évidemment, des gens survivaient à bien pire. Le Russe était mort et à son grand étonnement, la jeune femme ne ressentit qu'une pointe de satisfaction et un léger regret qu'il n'ait pas moisi des années dans une prison où l'on se serait amusé avec lui. Un sentiment plutôt inhabituel pour elle qui refusait d'avoir recours à la violence, seulement là il avait tenté de s'en prendre à Curtis et elle ne pouvait le pardonner. La vie de ce dernier la tira de ses pensées alors qu'il lui demanda d'aller chercher la police, elle hocha la tête et s'éloigna rapidement le temps de descendre à l'étage du dessous pour ramasser son sac qui traînait sur la table poussiéreuse. Elle sortit son téléphone avant de composer le 911 et ferma les yeux en priant pour qu'on réponde rapidement. Une sonnerie, une autre, un déclic, une voix qui lui demande ce qu'elle souhaite.

     ▬ Allô, nous avons un blessé grave au 31 Jumper Street, il a été poignardé au ventre par un homme en conditionnel, il a tenté de me tuer ainsi que mon compagnon, nous avons besoin d'aide d'urgence, il a été neutralisé mais le blessé est dans un état grave je crois. »
     ▬ Très bien mademoiselle, patientez quelques minutes nous avons une unité proche de là où vous vous trouvez, retournez auprès du blessé et assurez-vous qu'il reste éveillé. »

     La voix rassurante de la jeune femme apaisa un peu les craintes de Sólveig qui referma son téléphone avant de le reposer sur la table, puis elle remonta les escaliers en sentant sa jambe l'élancer douloureusement, avant de se retrouver à côté de Curtis qui caressait les cheveux de Jayson en silence. Quelques instants après, les sirènes se firent entendre au grand soulagement de l'avocate qui resta à distance des deux frères qui parlaient doucement. Puis Curtis détourna les yeux et elle s'approcha pour poser sa main sur son épaule avant qu'il ne se redresse pour la serrer dans ses bras. Elle soupira légèrement en passant ses bras autour de sa taille et se laissa aller quelques instants jusqu'à ce que la police accompagnée des secours débarquent dans la pièce. On la tira pour s'occuper d'elle alors que Curtis était amené d'un autre côté, on posa des questions auxquelles l'avocate était habituée et répondit clairement et simplement tandis que le Genesys s'énervait de son côté. Pendant l'interrogatoire, une infirmière s'occupa de panser et nettoyer ses blessures en déclarant que ce n'était rien de très dangereux, mis à part éventuellement son poignet qui risquait d'avoir besoin d'un plâtre, mais elle préférait attendre de voir si la bande ne serait pas suffisante. Sólveig ne pouvait pas prendre le risque d'être hospitalisée sans tout maîtriser. Finalement, Curtis s'approcha d'elle alors qu'elle terminait sa déposition et s'occupa d'elle comme d'une princesse en la soulevant pour l'installer dans sa voiture avec délicatesse. Arrivés à la maison, le Genesys réitéra l'exploit avant de se retrouver dans l'ascenseur avec elle en lâchant quelques mots d'humour qui la firent sourire, puis ils entrèrent dans leur appartement avant que Curtis ne l'installe sur le bar de leur cuisine. Elle soupira doucement, posant son regard calmé sur le visage de son compagnon qui observait le sol. Il avait aussi été marqué par cette bagarre et ça la désolait de ne pas avoir été capable de l'empêcher.

     Elle hocha la tête en silence lorsqu'il remit leur repas au lendemain, l'avocate était bien trop fatiguée pour avoir envie de manger, ça lui avait coupé l'appétit de risquer de se faire tuer. Curtis se retourna pour attraper quelque chose avant de jongler avec puis de poser ce qui se trouvait être un écrin, sur sa cuisse bandée. Le cœur de la jeune femme rata un battement, visiblement les émotions fortes n'étaient pas terminées pour la journée. Elle observa la petite boite dans vraiment comprendre alors que la voix du jeune professeur s'élevait pour lui faire une belle déclaration qui lui étreignit le cœur. Le regard saphir de la brune ne quittait pas le visage de son ami et âme sœur alors qu'il s'agenouillait pour lui serrer légèrement la jambe et conclure sa demande. Elle afficha un sourire radieux qui contrastait plutôt avec ses cheveux décoiffés et les quelques hématomes qu'elle avait récoltés en essayant de s'enfuir, heureusement qu'ils n'étaient pas trop visibles et disparaîtraient rapidement. La Norvégienne attrapa l'écrin poser sur ses cuisses avant de l'ouvrir avec un léger bruit, observant la bague qui y trônait sans parvenir à imaginer qu'elle n'était pas en train de rêver. Oui, Sólveig était une fleur bleue, elle avait toujours caressé l'idée qu'elle serait ravie qu'un jour Curtis la demande en mariage, mais sans vraiment y croire, après tout n'avait-il pas dit qu'il n'oserait pas avoir d'enfant ou de famille dans un monde qui ne serait pas parfait ? Son regard se troubla d'humidité alors qu'elle orientait son regard vers celui du professeur.

     ▬ Si le monde était vraiment parfait, nous ne nous serions peut-être jamais rencontrés, qui sait, je ne veux pas d'une existence parfaite, après tout c'est justement le fait de pouvoir perdre quelque chose qui nous fait autant l'aimer tu ne crois pas ? Elle glissa sa main libre vers celle de Curtis pour l'attraper avec douceur et la serrer doucement. Ce soir, je me suis rendu compte que j'avais peur de te perdre plus que je n'avais peur de mourir, je n'ai jamais été aussi terrifiée que lorsque j'ai vu ce fou avec son couteau sauter sur toi, je ne veux pas que tu prennes des risques pour moi, je m'en voudrais trop s'il devait t'arriver quelque chose pas ma faute. »

     Elle cherchait à lui faire comprendre que seule sa sécurité lui importait pour le moment, s'il devait jouer les Rambo pour la protéger et lui prouver qu'il était capable de jouer le rôle que la société avait donné au mari. La jeune femme tira doucement sur la main de Curtis pour lui demander de se relever puis elle tendit ses mains pour l'attraper et l'attirer vers elle avant de l'enlacer en posant sa tête sur son torse. Elle inspira longuement comme si la proximité du jeune homme lui donnait de l'air, puis elle sourit légèrement avant de murmurer quelques mots comme si quelqu'un d'autre qu'eux pouvait écouter leur conversation.

     ▬ Je me moque pas mal que la société veuille que l'homme doive protéger son épouse de tous les dangers, c'est dépassé, moi j'aime le Curtis maladroit qui se prend la porte du placard ou qui fait tomber tout ce que je viens de ranger. Tu trouves peut-être ça dévalorisant Curtis, mais sache que je t'aime tel que tu es, si j'avais voulu que tu sois un super-héros capable de me protéger de tout, j'aurais perdu beaucoup au change/ Elle se recula légèrement et leva les yeux vers lui. Avant notre voyage en Italie, je t'avais dit que je ne pouvais pas imaginer avoir une famille dans un monde comme celui-ci, mais avec toi je me rends compte que finalement, la vie n'est pas si compliquée et si triste que je le pensais. Ça va faire très fleur bleue je sais, mais si tu veux rester à mes côtés, je crois que je pourrais supporter tout ce qui semble te tracasser. »

     C'était la première fois qu'elle lui disait clairement les mots « magiques », le fameux « je t'aime » que tout le monde attendait. Habituellement c'était par des gestes ou des attentions qu'elle le lui faisait comprendre, peut-être que ce n'était pas suffisant pour qu'il comprenne qu'elle était vraiment sérieuse en disant qu'elle l'aimait tel qu'il était. Sólveig avait une admiration et un amour teintés de respect pour lui, il aurait été stupide de ne pas en profiter et d'en vouloir plus. Il fallait apprendre à aimer et à profiter de ce que l'on avait à portée, à force de vouloir toujours plus, on finissait par se brûler les ailes et retomber plus bas. Elle avait failli le perdre aujourd'hui et ne tenait plus à réitérer l'exploit. La Norvégienne recul encore un peu, laissant glisser ses mains sur ses cuisses pour lever l'écrin qu'elle tenait encore en main, vers son visage. C'était une très belle bague, elle avait l'air d'avoir une histoire derrière elle et pour un professeur d'archéologie, il aurait été plutôt étrange d'envisager qu'il achète une toute nouvelle bague pour sa compagne. Un sourire presque enfantin se dessina sur ses lèvres alors qu'elle leva les yeux vers Curtis pour reprendre la parole.

     ▬ Sache que pour ma part, j'ai toujours espéré au fond de moi que tu me dirais ça un jour, si c'est ce que tu souhaites, je le désire d'autant plus, mais je ne veux pas que tu te sentes obligé de le faire sur un coup de tête, je veux que tu sois sûr de ton choix, même si pour moi c'est déjà fait depuis longtemps. »

     Elle s'en rendait compte à présent en réalité, après avoir été en danger, avoir vu Curtis en danger, ce n'était qu'une certitude qui existait déjà depuis longtemps, sauf qu'elle n'avait pas été capable de s'en rendre compte avant ce jour. La jeune femme ne parvenait plus à se départir de son sourire, cet épisode lui faisait presque oublier toutes les émotions fortes de la journée. L'amour rend aveugle comme le disait l'adage, il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas vu aussi clairement ce qu'elle souhaitait pour son avenir pourtant.

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Dernière édition par Sólveig K. Bjørn le Sam 6 Aoû - 22:29, édité 1 fois
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Curtis Langford
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MessageSujet: Re: La perte de l'autre Mer 20 Juil - 0:09

Curtis serrait la jambe de Solveig bien plus fort quand elle lui offrit un discours qui le toucha en plein cœur. Toujours aussi sensible, les larmes qui commençaient déjà à couler, elles inondaient désormais son visage. Il se recula un peu pour s’essuyer les yeux mais ne ratait pas un mot qui sortait de la magnifique bouche de la jeune femme qu’il voulait épouser. Puis à un moment, elle lui quémanda de se relever avec des gestes tendres et délicat. Il le fit sans se faire désirer. Il s’approcha d’elle. Elle pouvait sentir son cœur battre la chamade, pas encore calmé de la situation horrible qu’ils avaient vécu, puis aussi l’excitation qu’offrait sa réponse aussi sincère qu’argumentée. Il passa ses bras autour de ses hanches, la tête dans son cou et elle continua de lui murmurer quelques majestueuses paroles. Il finit par reculer la tête, lui caresser les cheveux et lui donna un long et langoureux baisers. Il retrouva le sourire.

_Tu espérais ? Tu le savais très bien que j’en aurais envie un jour ou l’autre avec toi. J’aurais pu y mettre toute la force du monde pour me retenir, mais avec toi, c’est seulement impossible… Mais bon, continue de dire des choses qui me redonnent confiance en moi, car confiance en nous, cela fait un moment que c’est fait… Tu me connais, j’irai pas aussi loin sinon. J’ai déjà donné.

Il la quitta quelques instant pour trainer des pieds jusqu’au réfrigérateur et sortit une bière toute fraîche. Il en proposa une à la jeune femme. Il ouvrit, la ou les bouteilles selon l’envie de sa compagne. Il en but une grande goulée, appréciant toute la fraîcheur et la revitalisant de la boisson. Puis, il ne put s’en empêcher malgré leur état. Le gâteau lui souriait dans le frigo. Il posa doucement la bouteille à côté de la jeune femme et sortit son œuvre de l’appareil. Il le posa sur le bar, non loin de Solveig et lui fit un sourire tout fier. Il prit un couteau sur l’étui en bois et en coupa une fine part. Il la déposa dans une assiette et attrapa une cuillère au vol dans un tiroir. Depuis le temps, cet appartement, il le connaissait comme sa poche. Il en prit un petit morceau. C’était un simple moelleux au chocolat. Il tendit le tout vers la bouche de la jeune femme.

_Dis moi juste s’il est réussit. Le reste c’est un peu fade et raté, mais celui là, j’ai bien fait attention…

Il laissa tout le temps à la jeune femme de gouter alors qu’il s’en prit un bout. Il était assez fier, cela avait du goût. Il aimait bien. Les gâteaux qu’il avait fait dans sa vie, il les comptait sur les doigts de la main. Puis alors, il réccupéra sa bière et avec le goulot encore frais où l’eau condensait, il caressa doucement le cou de la jeune femme, lui volant un baiser aux coins des lèvres.

_J’ai hâte de me lier à toi tu sais… c’est qu’un bout de papier, mais c’est symbolique. Tu sais, c’est l’image même d’un amour accomplie et qu’on sent qu’il peut durer, c’est une coutume comme une autre qu’on voit presque dans toutes les civilisations. Par contre, j’aimerai qu’avant ne serai-ce que poser une date où s’imaginer à quoi pourrait ressembler ta robe ou le gâteau, en parler avant avec tes parents. Les miens sont au courant, car j’ai pris la bague de ma grand-mère. Ma mère est très heureuse pour nous deux et m’a dis que tu étais faite pour moi. Si je te perdais, c’est que je suis un idiot. En gros, tu la mérite cette bague qui a fait quatre générations. Puis…

Il attrapa l’écrin, et comme la coutume, toujours les mœurs, il passa la bague au doigt de la jeune femme. Il avait bien fait de lui voler un bijoux pour l’ajuster, elle lui allait parfaitement. Il lui caressa un instant la main avant de l’embrasser encore et encore. Il sourit et tiqua légèrement.

_Je sais que j’aurais pu attendre un moment plus propice pour te faire la demande, mais bon, on l’a vu tout les deux ce soir. Qui nous dis qu’on ne risque pas de mourir demain ? Je ne voulais pas perdre de temps. Bon maintenant, repos ! Je vais aller voir Jayson à l’hôpital tôt demain… Et j’aimerai que tu prennes un congé. Prépare tes dossiers à la maison, s’il te plait. Je te connais, demain première heure, tu es à ton bureau. J’irai te chercher tes papiers s’il le faut.

Il attrapa sa bouteille, la tendit à la jeune femme et la porta encore en princesse, l’amenant jusqu’à la chambre. En la déposant sur le lit, il poussa un râle. Il s’était fait très mal au dos quelques temps plus tôt en se battant avec le russe. Il se laissa tomber dans le lit, rattrapant son elixir qu’il vida en deux gorgées pour le peu qu’il restait et posa le cadavre sur la table de nuit. Il rassura la jeune femme en lui disant qu’il la jetterai demain au réveil. Il aida Solveig à se déshabiller avant de tirer de sous l’oreiller sa nuisette. Lui, il retira simplement ses habits, les jetant sur la chaise non loin et se glissa sous les draps, juste en boxer. Il s’allongea tout près de la jeune femme pour l’enlacer tendrement avant qu’il sente Hamlet venir ronronner et passa sa tête sous son bras. Il se retrouvait ainsi, près de sa maîtresse adorée, tout en étant quelques peu écraser par la présence de Curtis. Là, il était juste bien.

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La perte de l'autre

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