Quand l'Acadienne rencontre le Vancouverois [Shawn]

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Angeline Ontario
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MessageSujet: Quand l'Acadienne rencontre le Vancouverois [Shawn] Lun 4 Juil - 14:28


Angeline Ontario - Shawn Sciuto



Aujourd'hui c'est décidé, je franchis le pas : je vais essayer de passer un journée complète sans cacher mes ailes !

Cela m'avait demandé énormément de réflexion pour peser le pour et le contre, savoir ce que je pouvais en tirer et ce que je risquais : il faudrait bien un jour que j'arrête de les cacher, et de toute façon, je n'avais pas vraiment le choix si mes ailes continuaient à grandir. De plus, être continuellement contrainte à les maintenir plaquée contre moi me mettait grandement mal à l'aise et me gâchait vraiment mes journées. C'était comme... non, c'est comme porter tout la journée une camisole de force, et souvent, le soir, je souffrais de mes ailes ankylosées, douloureuses, et parfois tremblante après une journée sous un tel traitement. Et puis, plus matériellement, ce serait beaucoup plus facile pour enfiler mes vêtements et tout ce qui s'ensuit : au moins, en ces belles journées chaudes et ensoleillée du début de l'été, je pouvais porter de petites robes laissant le haut du dos nu, pour garantir à mes ailes leur liberté en toutes circonstances ! Ça, c'était pour les points positifs, mais ce qui me faisait réfléchir, c'était ce qu'impliquait de révéler à tous ma mutation : si jamais je croisais un de mes professeurs, ou une connaissance de l'université, la nouvelle risquait de se répandre comme une traînée de poudre et je risquais d'être dépassée par les évènements, et ce que je voulais éviter par dessus tout, c'était bien d'être isolée. Ce qui me consolait un peu, c'était que je pensais que les personnes de mon âge étaient... peut être un peu plus tolérantes, même si c'était un grand cliché sur les jeunes. Par contre, ce qui me faisait vraiment peur, c'était la possibilité d'être prise pour cible par des extrémistes anti-mutant et tout simplement d'être agressée.

J'avais donc choisi de tenter l'expérience en cette belle journée de début juillet et cela pour une raison toute simple : en cette période, encore beaucoup de personnes travaillaient et ceux qui étaient déjà en vacances, beaucoup étaient déjà partis loin de la ville. Ainsi, les rues étaient loin d'être noires de monde, pareil pour tout ce qui était parcs ou squares. Pour ma part, j'avais la chance de ne plus avoir cours pour la dernière semaine. J'avais donc décidé d'aller me prélasser un peu au soleil au parc du coin, et de passer la journée à l'extérieur pour profiter de ce temps magnifique. M'étant levée déjà assez tard, vers 10h, je filais prendre une douche fraîche, avant de prendre soin de mes cheveux et de mon plumage. Puis, je m'habillais en choisissant un robe d'été très légère et assez courte, très légèrement transparente, que j'enfilais au dessus de mon bikini blanc. Allant finalement dans la cuisine, je me préparais deux petits sandwichs que j'emballais avec des cookies que j'avais préparé la veille avant de les mettre dans ma petite besace. J'étais prête et devant la porte, mais je me permis une dernière minute de réflexion avant de sortir. Me mordillant la lèvre inférieur, je décidais finalement de ne plus réfléchir et d'agir.

Sortant sur le pallier, je fermais mon appartement à clef avant d'emprunter l'escalier. Sortant dans la rue, les premières personnes que je croisais me jetèrent plutôt des regard surpris qu'autre chose, et rassurée, je ralentis le pas. Approchant d'un croisement assez fréquenté, j'aperçu la vieille madame Jackson, une voisine de 85 ans que j'aidais souvent pour monter les escalier ou déplacer de lourds objets. M'approchant d'elle, je la saluais et lui proposais :


« Bonjour madame Jackson ! Vous voulez que je vous aide à traverser ? »


Surprise,elle me fit de grands yeux en voyant mes deux ailes. Elle me répondis :


« Oh ! Ma petite Angeline ! Je ne t'avais pas reconnue. Oui merci, tu serais un ange de me faire traverser. »


Je ne pus m'empêcher de rigoler à ce qu'elle venait de dire et la prenant par le bras, je lui fis franchir la rue, essuyant par la même occasion des coups de klaxons auxquels je répondis par un regard noir. Arrivées de l'autre côté, Madame Jackson me tira par le bras pour me dire :


« Tu sais Angeline, mon petit fils aussi est un mutant. Ne te laisse pas abattre par ces gens, tu es toute mignonne comme ça et bien plus gentille que la plupart de ces personnes. »

« Merci madame Jackson ! Je tâcherais de m'en souvenir. Passez une bonne journée ! »


Prenant congés, je repartis en direction du parc. Arrivée là haut, j'appréciais la tranquillité du lieu et l'absence de foule. Mis à part quelques couples d'amoureux, les employés entretenant les jardins et quelques groupes par-ci par-là, le lieu était désert. Me baladant alors un peu dans les allées à l'ombre des arbres, j’appréciais les légers courant d'air qui rendait la chaleur supportable, tout en apportant de délicieuses odeurs de fleurs. Je fis une fois le tour du parc avant de repérer un coin tranquille dans l'herbe, un peu à l'écart, entre ombre et soleil sous un immense cerisier japonnais en fleur, très odorant que je m'enivrais de ses senteurs. Effectuant un grand battement d'ailes, je fis s'envoler les fleurs tombées au sol, avant de m'allonger au soleil, sur le ventre. Sortant de mon petit sac mon smartphone, j'enfilais des écouteurs pour écouter les coups de coeur du moment. Je restais ainsi deux bonnes heures jusqu'à ce que l'appel du ventre se fit sentir. Déballant alors mes casse-croûte, je les picorais, distraite, appréciant surtout l'environnement, véritable havre de paix et de nature au milieu de la jungle urbaine. Une fois cet en-cas terminé, je sortis un roman que j'avais acheté pour ces vacances. C'était un polar qui se déroulait à la toute fin du vingtième siècle dans la ville de Paris. La quatrième de couverture annonçait une série de morts ressemblant étrangement à un début d’épidémie de peste. J'avais choisi ce bouquin pour travailler mon français, langue que je parlais depuis toute petite mais que je ne pratiquais pas vraiment mais qui m’intéressait , car beaucoup de choses en biologie provenait du français et du latin. Captivée par l'intrigue, et enfermée dans ma bulle de musique, j'étais totalement déconnectée du monde environnant, pour mon plus grand plaisir, battant légèrement des ailes comme certains taperaient du pied. Je lu au moins un bon quart du livre avant de l'abandonner pour venir fermer les yeux et profiter de l'instant présent. Ah ! Carpe Diem quelle douce philosophie ! Je devais avouer que de tels moments étaient assez rare pour moi et je comptais bien en profiter un maximum et ne pas me laisser gâcher ces instants, par personne. Finalement, je retirais ma robe pour mieux bronzer et je m'abandonnais aux caresses du vent et du soleil. Je quittais également mes écouteurs pour profiter du silence apparent, bien que les bruits de la ville soient toujours bien présent quoique distant et étouffés par toute la verdure environnante. Ah ! les vacances, quel bonheur ! Il fallait que je m'organise un minimum, que je planifie quelques visites par ci par là, peut être un voyage chez la famille au Canada et bien entendu, faire des petites fêtes avec mes amis. Mais pour l'instant, un peu de solitude ne me faisait pas de mal, même si je n'étais pas contre de nouvelles rencontres.

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Shawn Sciuto
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MessageSujet: Re: Quand l'Acadienne rencontre le Vancouverois [Shawn] Sam 9 Juil - 17:51

Il y avait des jours où la poisse semblait particulièrement désireuse de me tenir compagnie. Disons que je n'avais pas prévu grand-chose d'intéressant en cette journée plutôt chaude, mais l'idée de me retrouver à jouer les promeneurs de chien ne me branchait pas du tout (j'aurais largement préféré promener des demoiselles). Le matin même, la jolie occupante de la chambre 404 qui semblait se démarquer de la clientèle habituelle, autant par ses jupes aussi courtes que ses connaissances qui devaient tenir sur un disque de Eminem. Le genre de blondasses que les autres filles regardaient avec un air dédaigneux qui suintait la jalousie, typiquement le type de fille qui me divertissait en général. Aussi imperméable aux sous-entendus et à l'ironie qu'un moine devant un magasine de Play-boy, elle ricanait bêtement chaque fois que je lui lâchais quelques mots. Les nanas avaient un don naturel pour faire passer les choses qu'elles ne comprenaient pas en rigolant sans raison et en papillonnant des yeux comme si elles avaient quelque chose dans l'œil. Moi ça me faisait plutôt rire, les tentatives de drague des filles n'étaient pas très probantes (je n'avais pas besoin qu'elle me regarde en clignant des paupières pour que je daigne m'intéresser à elle en réalité), mais ça faisait passer le temps et ça ne faisait de mal à personne ! Au final, alors qu'elle était censée s'en-aller pour je-ne-sais trop quoi, une histoire qu'elle m'avait rabâchée (mais que je n'avais pas écouté puisque j'étais plus concentré sur son 90C), la jolie poupée blonde m'avait demandé si je pouvais m'occuper de « Kiki ». Kiki était bien entendu un clébard à l'allure peu engageante, mais qui heureusement n'était pas un chien de pouf (à comprendre les modèles réduits qui tenaient dans le sac avec le collier à strass et tout le tralala, le modèle viril en somme). Je n'avais jamais eu d'affection particulière pour les bestioles à poils (excepté si ça pouvait attirer l'attention des filles), mais puisque miss 404 le demandait, je pouvais bien lui rendre ce service non ?

C'était comme ça que je me retrouvais avec un chien qui avait la dégaine de scoubidou en version réduite, à devoir le sortir pour qu'il aille profiter du beau temps, des papillons à chasser, des chats à pourchasser, des bornes incendies sur lesquelles pisser et autres joies de la vie d'un canidé. La jolie blonde s'était donc enfuit en rapidité après m'avoir laissé avec son clébard et la sale impression de m'être fait rouler dans la farine (sans être blanc heureusement), mais ce n'était pas dramatique, il n'y avait pas mort d'homme et au moins ça me permettrait de mettre le nez dehors. Bien sûr, il ne fallait pas jouer les malins et aller se balader dans le quartier où le poste de police était, mais je pouvais sans trop de peines me pointer dans des endroits qui ne craignaient pas trop (je doutais de voir des agents de l'Opération profiter d'un bain de soleil dans le parc par exemple). J'avais gardé ma veste habituelle, mon don me permettait très facilement de ne pas souffrir de la chaleur et je n'avais aucune envie de me balader en tee-shirt dans la rue avec ce que je devais dissimuler. La laisse à la main, le chien qui tirait comme un dératé en pédalant sur le macadam, je sortis de l'hôtel Nevada avant de prendre la direction du parc en priant pour ne pas rencontrer de chienne sur le chemin (je parlais du modèle à quatre pattes avec une queue bien évidemment), mais tout se passa pour le mieux. Après deux ou trois arrêts pour que le clebs puisse renifler tout son saoul les poteaux à côté desquels on passait (et occasionnellement sous les jupes des filles qui protestaient jusqu'à voir que ce n'était qu'un chien, je savais que j'aurais dû naître animal), on finit par débarquer dans la zone entourant le parc. Visiblement ce chien ne devait pas savoir à quoi ça servait, certainement trop habitué aux hôtels de luxe et à ne pas mettre la patte dans un lieu public et bien tant pis mon coco, cette fois-ci tu faisais avec !

Après être entré dans l'enceinte du parc, le chien traîna un peu partout autour alors que je relâchais considérablement la laisse, jusqu'à ce qu'il se mette à se redresser pour tenter de partir en courant. Je bloquais la laisse, provoquant un couinement de protestation de la part du malheureux canidé qui fut légèrement étranglé sous le coup (il devait être aussi blond que sa maîtresse en réalité), puis je me félicitai de ne pas avoir de laisse qui s'enroulait automatiquement, je n'avais pas trop envie de voir le clebs passer dans l'appareil comme dans les dessins animés pour gamin. La pauvre bête lâcha un gémissant pitoyable avant que je ne décide de lui ôter son collier et bien évidemment il ne trouva rien de mieux que de se lancer à fond les manettes dans l'allée sur laquelle nous marchions. Saloperie, comme sa maîtresse sans aucun doute, certainement une chienne plutôt qu'un chien, Kiki c'était masculin ou féminin (j'avais bien entendu ce terme chez les hommes, mais je doutais que ça ait un quelconque rapport). Je l'appelai une première fois en étant superbement ignoré par la bestiole qui avait visiblement repéré quelque chose de plus intéressant qu'un emmerdeur qui venait de l'étrangler. Le temps de le retrouver (en suivant les traces de dérapages de pattes sur le sol gravillonné), je finis par localiser la bête qui émettait un léger grognement, puis lorsque j'arrivai à côté de lui, je constatai qu'il s'était arrêté à côté d'une fille passablement dévêtue, tout en montrant les dents avec des petites bulles de bave aux lèvres (le chien, pas la fille sans quoi ça n'aurait pas été franchement sexy et même plutôt inquiétant). La pauvre ne devait pas comprendre ce qui lui arrivait, il me fallut quelques secondes pour remarquer que les deux machins blancs posés sur ses épaules n'étaient pas la dernière tenue loufoque à la mode, mais une véritable paire d'ailes (avec les filles il fallait s'attendre à tout lorsqu'on voyait certaines tenue de « haute couture »).

« Tais-toi donc idiot. »

Comme si c'était utile de le justifier, je regardai la jeune femme avant d'ajouter quelques mots.

« Je parle au chien évidemment. »

Logiquement elle devait s'en douter, mais bon, elle était blonde donc je préférais prendre les devants plutôt que de risquer de me prendre une gifle parce qu'elle n'aurait pas compris ce que je disais. Je devais avouer qu'insulter (même gentiment) un chien devant une nana ce n'était pas la meilleure technique d'approche, si ça se trouvait elle était de la SPA et adorait les chiens. Peut-être même qu'elle s'était fait greffer des ailes pour prouver son amour pour la nature ? Une écolo inquiétante, tout à fait possible, elle se baladait à moitié à poil pour être en communion avec la nature voilà tout ! Alors que tout un tas d'idées plus saugrenues (qui a dit stupides ?) les unes que les autres, je me rendis compte que je n'avais toujours pas réussi à calmer le clébard et à me présenter convenablement. Je me penchai pour enfiler le collier au chien et le tirer en arrière, coupant court à son grognement pour provoquer un glapissement digne d'un jouer en plastique, puis je reportai mon attention sur la blonde.

« Désolé, ce n'est pas mon chien sinon il serait mieux élevé ! Je crois qu'il a dû vous prendre pour un oiseau avec vos ailes, pas que vous y ressembliez, mais bon, l'intelligence ne semble pas être sa qualité principale. »

J'aurais pu lui sortir les trucs de drague habituels du genre que c'était un ange, surtout que là ça aurait été une raison valable de le dire, mais je n'avais pas envie de tomber dans le cliché, puis avec un chien qui avait failli lui bouffer les ailes mieux valait ne pas fanfaronner. Ce n'était pas tous les jours que je rencontrais des mutants qui exposaient clairement leur appartenance, après il fallait avouer qu'avec des ailes aussi voyantes ce n'était pas franchement une partie de plaisir de les dissimuler. Le chien s'était assit docilement sur ses fesses avant de commencer à gratter le sol comme s'il avait entendu quelque chose. Bah, si ça l'occupait, au moins c'était déjà ça ! Je relâchai mon attention avant qu'il ne se lance en avant pour commencer à fouiller dans les affaires de la blonde, certainement à la recherche d'un truc à manger.

« Ah, mais bordel, je suis vraiment désolé, les animaux ce n'est pas mon truc. »

Pas très futé de dire ça, bien sûr la fille en question était humaine, mais elle avait des ailes dans le dos et l'on pouvait envisager que ce n'était pas le meilleur moyen de taper la discute en abordant le sujet de la sorte. Je haussai les épaules d'impuissance avant de tirer sur la laisse, provoquant à chaque fois un couinement sans autre réaction. Ce que ça pouvait être con le chien d'une blonde.

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Angeline Ontario
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MessageSujet: Re: Quand l'Acadienne rencontre le Vancouverois [Shawn] Ven 22 Juil - 14:33

A moitié somnolente, j'étais complètement déconnectée de la réalité, à mille lieux du parc dans lequel je me trouvais, sur mon petit nuage à moi, dans mon cocon. Cependant, cette quiétude apaisante et reposante fut perturbée par un bruit dans les feuilles autour de moi me tira de mes pensées. Tournant la tête sur le coté, je tombais nez à nez, enfin je devrais plutôt dire, nez à truffe avec un chien. Surprise, je crapahutais de quelques mètres en arrière alors qu'un échange de regard intense commença entre l'animal et moi. Ce dernier, de taille respectable, bavait négligemment de tout le long de ses babines, en grognant de manière quelque peu menaçante. Ce n'est pas tellement que j'avais peur des bêtes dans ce genre, mais prise au dépourvue, arrachée de mes pensées, et face à un molosse de cette envergure et à l'air très très peu avenant, j'avoue être un peu plus craintive. Ceci étant dit, ce chien devait bien avoir un maître non ? Ou bien, par malchance, j'étais tombé sur un improbable chien errant ? Et puis pourquoi il s'acharnait sur moi celui là ? Il avait pas d'autres personnes ou animaux à pourchasser ? Des oiseaux par exemple, comme tous les chiens après tout ! A moins que... je soupirais : si ça se trouve, le matou me prenait pour un piaf ? Pour en être sure, je bougeais à peine les ailes et la réaction ne se fit pas attendre : il grogna de plus belle, libérant une fois de plus un magnifique filet de bave. Je ne savais pas comment me sortir de cette situation car le moindre de mes gestes était épié par la bête et je redoutais qu'il ne décide de se jeter sur moi si j'entreprenais de me relever. Heureusement pour moi, mon sauveur arriva.

Un jeune homme plutôt charmant, se présenta, une laisse à la main. Ses premiers mots furent pour le chien qu'il somma de se taire, avant de préciser qu'il s'adressait à la bête et non pas à moi... comme s'il me prenait pour une attardée ! Enfin, je ne relevais pas, attendant qu'il attache son chien avant de me remettre sur mes jambes, me frottant les mains et le bas de la robe. Je lâchais quand même un juron en français qui aurais pus ressemblé à :


« Criss ! Maudit cabot que v'la ! »


Puis, me raclant légèrement la gorge, j'observais un peu mieux celui qui me faisait face. Un peu plus vieux que moi, et me mettant bien une tête et demi, il était plutôt bien foutu : musclé et à l'allure sportive. Mais ce qui attira surtout mon regard était ses yeux d'un vert profond, qui me rappelait un peu les miens. Mon sauveur prit la parole et essaya de trouver une excuse en prétextant que ce n'était pas son chien, blablabla... mais finit par aboutir à la même conclusion que moi : à savoir que la bête devait me prendre pour un oiseau. Par contre, une autre chose m'intriguait chez mon interlocuteur : son absence de réaction à la vue de mes ailes. Qu'il s'agisse d'un humain particulièrement tolérant ou d'un mutant, j'avais toujours le droit à un regard surpris, parfois dégoûté, quelque fois (mais très rarement) émerveillé, cependant, l'homme qui me faisait face m'abordait comme s'il me connaissait déjà. Bien sur, je préférais ça à autre chose : mutations et banalité ne devraient être qu'un, mais ça me paraissait... étrange.

Revenant au visage de l'inconnu, je me fis la remarque qu'en fait, je l'avais peut être déjà vu quelque part. A la fac ? Non, j'y allais tous les jours et même si j'étais loin de connaitre de vue tous les étudiants, il n'avait pas l'air d'en être vraiment un. A la télé peut-être ? Mouai possible, mais le rencontrer alors qu'il balade son chien ou apparemment le chien de quelqu'un d'autre, ça me paraissait tout aussi bizarre. En tout cas, je le soupçonnais d'être un mutant au vue de ses réactions. Pourrait-il s'agir d'un de ces malades qui utilise ses pouvoirs pour s'opposer au gouvernement ? La encore j'écartais cette hypothèse : je voyais mal un de ces terroristes se montrer au grand jour pour simplement sortir leur chien. En fait, ce n'était vraiment pas de toutes aises de "se montrer au grand jour" car tout le monde connaissait votre identité ce qui n'était pas le cas en retour. C'était vraiment ma plus grande peur de tomber nez à nez avec un anti-mutant des plus hostiles, enfin, ça n'avait pas l'air d'être le cas ici. Baissant les yeux vers le chien, je remarquais qu'il était en train de gratter dans mes affaires, la truffe dans mon sac, tirant tout son contenue dehors, avec sa patte. Je poussais un petit "hey" de protestation, tandis que l'inconnu tira sur la laisse de l'animal pour l'empêcher de continuer. Me baissant pour rassembler mes affaires éparpillées, je remis tout en ordre avant de sortir le reste de mon sandwich pour le jeter au molosse qui s'empressa de venir le dévorer avec toute la délicatesse que l'on pouvait attendre d'un animal de son envergure. Au moins, il me lâcherait quelques minutes, le temps de dire à celui qui le tient en laisse de faire plus attention. D'ailleurs il s'excusait encore, me disant que les animaux ça n'était pas trop son domaine de compétence. Alors pourquoi il se trimbalait avec un chien dans ce cas ? Il y a des gens comme ça qui sont bizarre des fois...

Me relevant finalement, et passant mon sac en bandoulière, je répondis à l'inconnu :


« C'est pas grave, on peut pas être doué en tout... »


Et poussée par ma légendaire curiosité, je lui demandais :


« Excusez moi, mais je crois vous avoir déjà vu quelque part, à la télé peut être ? Sur internet ? »


En oubliant presque les bonnes manières, je m'empressais de rajouter, souriante :


« Pardon, je m'appelle Angeline. Qui est donc ce mystérieux personnage qui balade le chien des autres alors qu'il n'en a visiblement pas l'habitude ? »


Me creusant les méninges pour retrouver ou j'avais bien pu l'avoir déjà aperçu, mais ce n'était pas facile de se concentrer tout en gardant un oeil vigilant au chien qui se pourléchait
les babines après avoir engloutit mon en-cas visiblement à son gout.

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Shawn Sciuto
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MessageSujet: Re: Quand l'Acadienne rencontre le Vancouverois [Shawn] Sam 23 Juil - 17:32

La nana aux ailes plutôt peu commune entreprit de me dévisager, sur le coup je fus tenté de lui demander si elle voulait ma photo, pure plaisanterie, mais je n'étais pas sûr qu'elle y goûtait (et vu comme elle avait rembarré le chien j'en déduisais que non) puis je risquais de tomber sur une nana qui prenait tout au pied de la lettre (elle était blonde quand même). Un photographe aimait être derrière l'objectif, pas devant, puis de toute manière je ne distribuais pas des photos comme ça non mais ! Mon pote à quatre pattes fut récompensé de son comportement de barbare (qui a dit que les femmes aimaient les hommes civilisés ?) et dévora le sandwich de la blondinette en un temps record, s'il y avait des cornichons dedans, je plaignais sincèrement sa propriétaire qui m'avait signalé que ça avait tendance à lui donner des gaz (la vengeance est un plat qui se mange froid, puis qui sera odorant pour le coup !). Je tirai une nouvelle fois sur la laisse du chien pour tenter de le ramener vers moi, mais il se trouva qu'il préférait largement respirer comme un asthmatique en tirant sur sa laisse pour essayer de se rapprocher de la jeune femme, restait à espérer que s'il y arrivait, il ne décide pas de marquer son territoire. Avec les chiens on ne savait jamais à quoi s'attendre (puis avec les blondes non plus). Elle me sortit alors une phrase digne de figurer dans le recueil des phrase philosophiques de l'année (aux côtés de Jean-Claude Van Damme je vous prie !) avant de me demander où est-ce qu'elle pouvait m'avoir croisé. Peut-être bien à la télévision y'a quelques mois en effet, avec la belle mention « terroriste » qui se dandinait juste sous mon visage (très télégénique d'ailleurs).

Elle avait un sacré débit parce qu'elle ne me laissa même pas le temps de répondre en enchaînant sur une autre phrase pour se présenter avec un nom qui lui était tout destiné. Est-ce qu'elle plaisantait ? Angeline pour une nana avec des ailes, à moins qu'elle ne tourne une publicité pour le déodorant Axe allez savoir, en tous les cas si un bébé naissait avec des ailes de ce genre, ça ne devait pas vraiment se rater c'est sûr ! (D'un autre côté comme je l'ai dit, avec les blondes, il fallait s'attendre à tout...). Léger sourire tout à fait naturel, je lui réponds aussitôt.

« Quelqu'un de sacrément stupide pour tout dire, si j'avais su que cette bête féroce était aussi chiante, je n'aurais jamais accepté. »

Histoire d'appuyer les dires, la « bête féroce » se laissa tomber sur le côté pour haleter, la langue hors de la bouche, un magnifique filet de bave lui dégoulinant des babines. De quoi faire tomber toutes les nanas décidément, il avait compris le truc le gis !

« Plus sérieusement, je m'appelle Ryan, je ne vais pas vous sortir le « enchanté » habituel ça ne ferait pas très original pour le coup, puis avec une telle entrée en matière ce serait con de tout ruiner. »

C'est sûr qu'elle ne devait pas se faire aborder par un mec avec son chien (enfin le chien d'une blonde pas si conne), alors autant rester dans l'original. Je n'étais pas sûr de pouvoir faire aussi bien tout le long de la discussion, mais avec sa paire d'ailes elle faisait déjà pas mal ! Ça changeait des petites bimbos qui venaient se trémousser à l'hôtel Gambino, mais ça restait une blonde (elles me poursuivaient décidément), il ne manquait plus qu'elle soit Belge et ça serait le combo fatal.

« Et sinon, je ne crois pas qu'on se soit déjà rencontrés, le vieux truc du « on se connait » habituellement c'est au mec de le servir, vous avez décidé d'inverser les rôles ? Je peux toujours vous demander si vous êtes tombée du ciel avec vos ailes, mais je n'étais pas sûr que ça passe, c'est un peu démodé comme technique quand même. »

Le vieux truc de drague, bien évidemment je me doutais bien qu'elle ne me demandais pas ça pour avoir le plaisir de le demander, mais certainement parce qu'elle m'avait bien vu passer à la télévision. Enfin, ce n'était pas ça le plus important, pour berner une blonde en général il suffisait de la complimenter un peu et de détourner son attention (sauf les blondes évoluées, mais là c'est une autre histoire). Finalement les nanas étaient assez comparables aux chiens, il suffisait d'agiter une autre baballe pour qu'elles regardent ailleurs, puis si en prime vous pouvez glisser quelques compliments et agrémenter le tout d'un sourire, hop, le tour est joué ! Quelques bruits lointains me rappellent que nous ne sommes pas seuls, je jette un coup d'œil aux environs avant de reporter mon attention sur la blondinette.

« Et ça vous arrive souvent de vous balader avec les ailes à l'air ? Visiblement ça n'a pas l'air de plaire aux chiens, faites gaffe de ne pas tomber sur un minet enragé, ça peut être sacrément agressif lorsque ça repère un oiseau. Pas que je vous compare à un piaf évidemment. »

Dans son propre intérêt, j'espérais pour elle qu'elle n'avait pas la cervelle d'un moineau, déjà qu'être blonde ça ne devait pas être très facile à vivre, mais alors si en plus n'avait pas hérité que des plumes, je la plaignais sincèrement. Le chien attira une nouvelle fois mon attention, tirant sur la laisse certainement pour me faire comprendre qu'il avait autre chose à faire que de me regarder discuter avec un piaf taille humaine, il ne tenait pas deux minutes en place celui-là, dommage que ça ne soit pas le cas de sa maîtresse. Je reporte mon attention sur la jeune femme avant de me pencher pour démêler la laisse qui s'était emmêlée autour des pattes du clébard (qui allait bien me faire chier vu comme il était parti, tel maîtresse tel chien !), puis je lâche quelques mots (à l'attention de la blonde évidemment, je n'allais pas taper la discute à mon chien !).

« Et ça vous arrive souvent de vous faire agresser par des chiens comme ça ? Vous faisiez quoi au juste, je ne vous ai pas dérangée au moins ? »

Bien sûr que si, elle ne devait certainement pas attendre qu'on lui saute dessus au sens littéral du terme, enfin, c'était le risque du métier, ou plutôt le risque de se prélasser au soleil un jour de congé ! Peut-être bien qu'elle était croisée avec un lézard par la même occasion ? Mais ou est-ce qu'elle cachait ses écailles ? Vu le peu de tissu qu'elle avait sur elle, je préférais ne rien imaginer à ce niveau ! Autant pour ma santé mentale que par respect, enfin, plus pour le premier tout de même.

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Dernière édition par Shawn Sciuto le Lun 1 Aoû - 12:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand l'Acadienne rencontre le Vancouverois [Shawn] Dim 31 Juil - 15:21

Je pus enfin mettre un nom sur le visage de l'inconnu : Ryan. Décidément très drôle et peu conventionnel. Son léger clin d'oeil à mes ailes et la comparaison à un ange me fit sourire; bien évidemment qu'on me l'avait déjà faite, mais j’appréciais toujours. Cependant, ce nom, Ryan, me semblait étrange, je ne lui aurait pas donner ce nom, mais enfin bon ! Si c'était véritablement son prénom, je n'allais pas lui en blâmer. Je laissais couler mais cherchais toujours de mon coté ou j'avais bien pu le voir et il avait encore plus éveillé ma curiosité en me disant ne pas nous connaître : il fallait que je cherche du coté des personne vues à la télé dans ce cas. Il me demanda enfin si j'avais l'habitude de me montrer les ailes à l'air, et toujours avec une pointe d'humour en parlant de chat pouvant me confondre à un oiseau. Effectivement, plus petite, j'avais déjà eu une mauvaise expérience avec le "Tigrou" de ma tante au Canada, mais plus rien de bien méchant depuis. Je répondis à sa question :


« A vrai dire, c'est une des premières fois que je n'essaye pas de les cacher. Enfin, en dehors de ma famille tout au moins, et c'est plutôt agréable de ne pas les avoir plaquées dans le dos et de se sentir libre. »


Le chien de ce "Ryan" commença à tournoyer dans tous les sens, s'empêtrant dans un casse tête chinois de noeuds, laissant à celui qui le tenait en laisse le loisir de le défaire. Au moins, je me sentais un peu plus en "sécurité" car il avait visiblement compris que son animal pouvait à tout moment me sauter dessus, et par conséquent, il le tenait bien. Il finit par me demander si ces attaques canines étaient fréquentes et s'il ne m'avait pas dérangé. Avant de répondre, je jetais tout de même un regard prudent à l'animal.


« Et bien, disons que tous les chiens n'ont pas la même "perception"... Je préfère me méfier de ceux que je ne connais pas pour éviter ce genre de rencontre, mais la plupart du temps, j'ai un très bon feeling avec les animaux. Sinon, ne vous inquiètez pas, vous ne m'avez pas dérangé, enfin pas vous mais le chien oui. »


Après tout, le cabot m'avait quand même coûté mon sandwich et faillit me ruiner mon sac et ma robe ! Et puis encore, si le chien avait été un peu mignon, j'aurais peut être pardonnée, mais là, il n'avait même pas ça pour lui. Heureusement que le maître était beaucoup plus plaisant ! Toujours intriguée par la manière dont il réagissait, je lui demandais :


« Excusez moi si la question vous parait déplacée, mais vous êtes un mutant aussi non ? Vous ne semblez pas repoussé ou dérangé, vous n'êtes pas désobligeant comme la plupart des personnes. »


D'ailleurs, je tiltais intérieurement : un mutant, passant à la télé... la plupart du temps, les médias ne faisaient que véhiculer une image dégradée des nôtres : rebelles, anticonformistes, asociales, délinquants et même pire : terroristes ! Ce pourrait il que ce Ryan soit un de ces porteurs du gène, considéré comme "Extrêmement dangereux, prévenir les autorités immédiatement", mention portée par de nombreuses personnes dont les visages étaient diffusés avant le journal télévisé. Je ne savais pas trop car comme la plupart des mutants, je cherchais mes informations par des moyens alternatifs, sur internet, des sites moins virulents dont je pensais qu'ils reflétaient plus la réalité. Mais maintenant que j'avais pu mettre le doigts là dessus, je croyais bien l'avoir déjà vu aux infos il y a quelques semaines peut être. Après, de la à me souvenir de ce qu'il avait prétendument fait et me rappeler de son véritablement nom (je savais maintenant pourquoi Ryan me paraissait bizarre)...

Je ne savais pas vraiment comment réagir. Non je n'avais pas peur, j'avais bien plus peur des anti-mutants que des mutants, même véritablement terroristes, car eux faisaient la guerre contre les humains pour offrir à leurs "frères de gène" un monde plus "acceptable". Prévenir la police, le dénoncer ? Non, bien loin de moi cette idée, ça n'apporterait rien, à personne. De là à l'aider, il ne fallait pas non plus pousser : déjà, il n'avait pas l'air d'avoir besoin d'aide (se balader avec un chien alors qu'on est recherché, ça c'est la classe mais vu le personnage, ça ne m'étonnait guère), et puis bon, aider une personne considérée comme terroriste était un crime très sévèrement réprimé. Après, ça ne voulait pas dire que j'allais fuir ou refuser d'aider un mourant ! Tout cela ne m'avançait pas dans le cas présent : si je lui demandais sa véritable identité, il risquerait de mal le prendre, et peut être me considérer comme une menace ! D'un autre coté, je n'avais pas non plus besoin de le connaître véritablement, c'était juste cette pointe d'excitation et d'adrénaline de vivre quelque chose d'un peu hors du commun. Tant pis, je me lançais quand même :


« Finalement, je crois savoir ou je vous ai déjà vu... aux informations je crois. Peut être un soit-disant "meurtrier" ou autre chose, je ne sais plus. Mais peut être que je me trompe ? »


Et j'ajoutais de suite, pour essayer d'anticiper sa réaction :


« Si jamais c'est le cas, ne vous inquiétez pas, je ne suis pas du genre cafteuse... Mais c'est bizarre quand même que vous vous baladez comme ça... vous n'avez pas peur que quelqu'un vous reconnaisse ? »


A y repenser, je n'aurais peut être pas du lui demander ? Peut être qu'il nierait tout simplement, et je ne préférais pas imaginer quelque chose de pire : après tout, nous étions plutôt isolés...

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Shawn Sciuto
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MessageSujet: Re: Quand l'Acadienne rencontre le Vancouverois [Shawn] Lun 1 Aoû - 12:34

Pas étonnant qu'elle essaye de se cacher, avec des ailes comme ça, rien que niveau pratique ça ne devait pas être trop ça, filer un coup d'ailes à son voisin dans le métro ce n'était pas le meilleur moyen de faire connaissance vous en conviendrez certainement. Quelle drôle d'idée de lui coller des ailes quand même, surtout que j'avais entendu dire que les oiseaux avaient souvent des puces, je l'imaginais bien devoir se traiter avec les produits pour animaux, peut-être bien qu'elle devait passer chez le vétérinaire pour ça. Tandis que des pensées toujours aussi « bizarres » me passaient dans l'esprit (pour une fois que ce n'était pas un autre genre de pensées avec une fille), le chien tira une nouvelle fois sur la laisse, certainement agacé de constater que je semblais avoir décidé de rester planté ici au lieu de lui faire faire sa promenade tant attendue. Et bien qu'il n'avait pas eu l'idée stupide de me conduire ici, il pourrait être en train de gambader dans le parc et d'arroser tous les arbres qu'il voudrait pendant que je pourrais discuter avec les baby-sitter qui passaient leur après-midi à proximité des terrains de jeu ! Soupir légèrement rêveur, décidément ce chien m'attirait toute la poisse du monde et avec mon bol la nana qui se tenait face à moi allait très certainement se mettre à parler écologie et j'en passe les meilleures. Mais non, visiblement je m'étais planté, ce n'était pas une écologiste, mais une amatrice des chiens vu comme elle en parlait, moi je n'avais aucun feeling avec les animaux (en était-il de même pour les nanas avec des ailes ?) et ça ne semblait pas près de changer vu comme il était en train de m'emmerder. Léger coup sur la laisse pour tirer la féroce bête en arrière, visiblement l'animal abandonna puisqu'il s'assit sur son popotin avant de se gratter en produisant de bruits de respiration peur ragoûtant. Décidément, je ne comprendrais jamais ce que les nanas pouvaient bien aimer chez les chiens, ils n'avaient rien pour eux (et celui-ci encore moins que les autres).

C'est alors qu'elle décida de me prouver que les femmes ne connaissaient pas le tact contrairement à ce qu'elles pouvaient prétendre, elle me demanda clairement si j'étais un mutant ou non. Et bien, on ne pouvait pas dire que le doigté faisait partie de ses talents (ou alors un autre genre de doigté à la rigueur), à moins qu'elle ne soit du genre peace and love, un peu hippie sur les bords à imaginer que j'allais lui confier le fond de ma pensée et me mouiller devant une nana que je ne connaissais ni d'Ève ni d'Adam ! Je n'avais donc pas tort, elle devait avoir fumé la moitié de la moquette de son appartement et très certainement une bonne partie de l'herbe présente ici (ce qui pouvait aussi expliquer qu'elle soit aussi bien coupée, l'herbe pas la fille évidemment !). Après un petit moment de silence elle avança l'idée que je sois un meurtrier, pas totalement faux si l'on considérait le fait que j'avais tué mon père, mais ça ce n'était jamais passé aux informations et elle ne pouvait certainement pas être au curant. Peut-être bien que dans un langage de blonde elle voulait parler des prétendues révélations qui étaient passées à la télévision il y a de cela quelques mois (et presque années) lorsque j'avais été arrêté par l'Opération. Léger haussement de sourcils alors qu'elle essaye de me rassurer certainement persuadé que je suis bien celui qu'elle imagine, mais c'est faute de me connaître sans quoi elle saurait que je mentirais même devant le fait accomplit. J'arbore un sourire quelques peu moqueur.

« Vous croyez franchement que si j'étais passé aux informations et que j'étais un meurtrier recherché je m'amuserais à promener le chien d'un amie en plein milieu d'un parc ? Vous me prenez pour un blond... Euh … Enfin.... »

Elle était blonde, ma fois avec un peu de chances elle l'aurait oublié ou ne comprendrait pas ce que je voulais dire par là. D'un autre côté, quelle idée de poser une question comme ça, elle croyait franchement que j'allais avouer ça au premier plouc venu (même si elle n'avait rien d'un plouc entendons-nous) ? C'est qu'elle devait croire au père noël, elle n'était pas prête d'entendre une telle révélation alors que miss poulpe alias Ella, venait tout juste d'apprendre la vérité après plusieurs années « d'amitié » (que j'espérais devenir un jour améliorée) et après avoir vécu avec elle pendant plusieurs mois. Non, il lui manqua des arguments convaincants comme le même pare-choc avant que la top-modèle. Je rigole légèrement devant l'idée plutôt stupide que je puisse être une personne traquée (après tout quelqu'un de normal n'allait pas se pointer là il fallait l'avouer).

« Et non, je ne suis pas mutant, mais je ne suis pas noir non plus et je ne suis pas raciste pour autant. Heureusement qu'il ne faut pas avoir les mêmes gènes que les gens que l'on considère comme ses égaux sinon je serais un sacré patchwork ! »

Désolé poulette (et pas à cause des ailes et des plumes), tu n'en saurais pas plus à ce niveau, peut-être bien que si l'on devenait amis et qu'on pouvait mieux se connaître j'envisagerais éventuellement de lui confier quelques vérités, mais vu comme c'était parti je doutais que ce soit le cas. Elle était bien gentille avec une belle bouille de jeune première de la classe, mais sa manière de poser les questions de but-en-blanc m'avait quelque peu... Refroidi. C'était visiblement le genre de fille qui parlait en voulait bien faire et enchaînait les boulettes, je ne voulais (et ne pouvais) pas prendre le risque de confier quoi que ce soit à quelqu'un qui parlait avec autant de libertés. Histoire de ne pas la remballer totalement quand même (je ne voulais pas la vexer même si j'agissais quelques peu comme un butor il fallait l'avouer), je lui adressai un bref sourire (pas moqueur pour cette fois).

« Vous savez, je ne veux pas vous vexer, mais ce n'est pas étonnant que les gens partent en courant si vous leur demander aussi brusquement s'ils sont mutants ou des meurtriers en fuite. » Je rigole légèrement. « Heureusement que je ne me vexe pas rapidement sinon j'aurais peut-être bien réagis pareil ! »

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Angeline Ontario
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MessageSujet: Re: Quand l'Acadienne rencontre le Vancouverois [Shawn] Dim 21 Aoû - 10:01

La réaction de Ryan ne se fit pas attendre : prenant un petit rire moqueur, il me fit remarquer qu'il n'y aurait que les ânes et les imbéciles qui oserait se balader au grand jour tout en étant estampé "Ennemi publique Numéro 1". Tout d'un coup, je me sentais vraiment bête, et je virais au rouge, toute gênée. Un blanc assez pesant suivi sa remarque, blanc durant lequel je n'osais pas croiser son regard. Qu'est ce que je pouvais être gourde des fois ! Je passais pour qui là maintenant ? Une gamine paranoïaque qui se faisait des films dès qu'elle rencontrait un inconnu ? Je me serais bien confondue en excuses mais de ma propre expérience, je savais que je n'allais que bafouiller un ramassis de phrases sans queue ni tête avant de me taire et me sentir encore plus cruche. D'un autre côté, je n'allais pas non plus rebondir en faisant la fille complètement détachée et répondre un truc du genre "Ah bon ? Vous n'êtes pas recherché ? J'aurais crue...", bref, j'étais coincée...

Heureusement, le jeune homme reprit la parole brisant la chape de plomb qui m'écrasait, m'apprenant qu'il n'était pas porteur du gène mais qu'il n'avait rien contre les mutants. Cela me détendit un peu, contente de savoir que je n'étais pas tombée nez à nez avec un psychopathe, et qu'il prenait tout ça plutôt à la légère quoique très moqueur. Mais ça faisait toujours plaisir de tomber sur un humains pas forcement favorable aux mutants, mais qui n'avait rien contre eux, les considérant tout simplement comme des gens presque normaux. Malheureusement, la plupart des humains ne réagissaient pas comme ça, soit par conviction profonde, soit étant totalement manipulé par les médias rabâchant encore et encore les méfaits accomplis par les mutants, prônant la délation et exhortant à la prudence avec toutes les personnes de cette "population à risque". Ce n'était vraiment pas chose facile que de prouver à cette masse que les mutants peuvent apporter bien des choses à l'humanité et que ceux qui font le plus parler d'eux n'était qu'une infime minorité... En même temps, les Etats-Unis, pays ou plus des trois quarts des habitants avait pour seul hobby la télévision, il était aisé de contrôler ce troupeau et de calmer ses ardeurs en lui fournissant un bouc-émissaire. Cela avait toujours était le cas : les soviétiques, puis le proche-orient et maintenant quoi ? Les mutants.

Malgré le cheminement de ma pensée, je restais toujours extrêmement gênée et toujours aussi rouge qu'une pivoine. Je me risquais à relever les yeux vers Ryan qui semblait avoir perçu ma "détresse" et qui, d'un sourire apaisant, essaya tant bien que mal de me réconforter. Le pire dans l'histoire, c'est qu'il n'avait pas tout à fait tord : ma propension à vouloir prouver au monde que mutants et humains peuvent largement vivre en paix m'avait plus d'une fois joué des tours en me faisant passer soit pour une petite indiscrète soit pour une dérangée du ciboulot. C'est pour ça que la plupart du temps, j'évitais de m'emballer et me contenter de répondre aux questions des étrangers, quitte à passer pour quelqu'un de timide, au moins, cela m'éviter de me retrouver dans l'embarras comme à l'instant... Je me décidais tout de même à présenter un minimum des excuses, histoire de rester un tant soit peu polie :


« Je... heu... excusez moi, vous avez raison, je suis... désolée »


Et alors qu'un nouveau blanc menaçait de s'installer, je repris :


« Vous savez, c'est assez dure d'essayer de prouver aux gens que les mutants ne sont pas une menace... surtout avec ce que les infos montrent. C'est juste que... c'est bête mais je me sens peut être un peu plus en sécurité avec un mutant parce que la plupart des humains se sentent menacés et peuvent réagir violemment, et puis, c'est pas comme si je pouvais facilement me cacher... la preuve : même les chiens me voient différemment. »


Bon, je n'allais pas me lancer dans un discours, enfin plutôt un monologue, préchant la tolérance et le respect, surtout que mon interlocuteur semblait ne pas en avoir besoin. Mais bon, mieux valait passer pour une adepte du « Peace and Love » que pour un de ces mutants anti-humains.


«  Encore désolée de vous avoir pris pour une personne recherchée... enfin, quoi qu'on en dise, je suis persuadée que certains n'ont rien fait de mal et qu'ils sont traqués uniquement à cause de leur pouvoir que le gouvernement jugerait trop dangereux. Moi, pour le coup, j'ai encore de la chance : je doute représenter une grande menace avec mes ailes... »


L'avantage de ma mutation, et qui est aussi son inconvénient majeur, c'était sa visibilité : les humains étaient beaucoup plus méfiant envers quelqu'un qui pouvait cacher son pouvoir et l'utiliser presque à leur insu, alors que c'était plus rassurant d'un certain coté de voir. Mais le revers de la médaille c'est que j'étais beaucoup plus facile à stigmatiser, mais c'est un risque que j'étais prête à prendre pour pouvoir vivre normalement et non plus cachée, quitte à se faire sauter dessus par des animaux à l'occasion...


« Et vous, ça vous arrive parfois de vous sentir menacé par des mutants ? »

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Shawn Sciuto
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MessageSujet: Re: Quand l'Acadienne rencontre le Vancouverois [Shawn] Mer 24 Aoû - 13:05

Visiblement je l'avais calmée en niant être un mutant recherché, ce n'était pas vraiment le but (en général je préférais exciter les filles je vous l'avoue), mais disons que je ne pouvais pas prendre le risque de raconter à chaque fille que je croisais que j'étais un vrai bad boy (en plus si elle était Québécoise elle me transformerait ce titre en truc très craignos). Enfin bref, je me promis de rattraper le coup en la mettant un peu plus à l'aise plus tard, mais il semblait que les filles avaient toujours le don de cibler LE mauvais sujet de discussion. Déjà que la blonde amatrice de poulpes, alias Ella, était du genre à toujours demander les choses que je n'avais aucune envie de dire, voilà qu'en plus les inconnues ailées s'y mettaient ! Peut-être bien que c'était le gène blond (en plus du gène mutant), allez savoir, pour être franc la seule chose qui m'importait c'était de ne pas griller ma couverture (autant au sens propre qu'au sens figuré) avec cette jolie blondinette.

« Bah, ce n'est pas grave ! »

Après tout on s'en fichait pas mal, elle ne m'avait pas traité de vieux pervers qui venait reluquer les blondes ailées, j'aurais plus mal pris cette insulte que d'être taxé de terroriste (ce qui était à moitié vrai vu que j'aimais assez les bombes). Lorsqu'elle aborda le fait de préférer être avec un mutant, je ne pus m'empêcher de sourire, à ce niveau je la comprenais tout à fait, après tout c'était la même chose pour moi, en général je me sentais bien plus à l'aise avec un mutant (ou une mutant que préférence à qu'avec un humain (encore que les humains ça allait lorsqu'elles étaient amatrices de mini-jupe). Seulement je me voyais assez mal lui déclarer de but en blanc que finalement si, j'étais bien mutant, j'avais menti alors j'allais me démerder pour continuer dans cet axe, après tout je n'étais plus à un mensonge près et puis ça m'entraînait pour plus tard !
Avant que je ne puisse enchaîner, elle changea de sujet en s'excusant une fois de plus et en parlant d'une manière qui me fit douter, on avait presque l'impression qu'elle essayait de faire passer un message dans ses paroles, tiens ! Mais bon, ça restait une blonde, il ne fallait pas trop en demander ! Je plaisantais évidemment, les blondes pouvaient aussi être intelligentes (il suffisait de regarder le nombre d'avocates blondes à la télé !) et celle-ci n'avait pas l'air d'être du genre à avoir le QI d'une poupée en plastique (je vous parle de Barbie bien sûr). Léger haussement d'épaules, ça faisait pas mal de temps que des rumeurs circulaient en parlant des mutants qui seraient capturés par les autorités, mais malheureusement ce n'était encore que des rumeurs pour le public alors que ça faisait un sacré bail que c'était véridique pour beaucoup de mutants. Lorsqu'elle me donna une possibilité de changer de sujet (je l'adorais rien que pour ça, je sautai sur l'occasion (et pas sur la blonde malheureusement) en lui répondant d'un ton enjoué.

« Menacé ? Bah, pas vraiment, enfin pas plus que par les humains, je veux dire que je ne vais pas baliser parce que le gars à côté de moi allume sa clope avec son pouce, après tout un humain peut aussi bien être complètement taré et se balader avec un couteau dans la poche, au final ça représentera le même risque vous ne pensez pas ? » Les blondes pensaient ? Elle oui visiblement, peut-être bien un modèle évolué ! « De toute manière, je me fiche pas mal de savoir si l'autre est humain, mutant, gay, hétéro, croyant ou pas, au final chacun fait ce qu'il veut, moi du moment qu'on me laisse en paix, je m'en moque pas mal ! »

Le chien ne semblait pas trop apprécier de se faire immobiliser de la sorte, il se mit une fois de plus à tirer sur la laisse (à défaut de pouvoir tirer autre chose), comme pour s'approcher de la jeune femme. Visiblement ça l'emmerdait pas mal de voir cette paire de jambes devant les yeux et de ne pas pouvoir sauter dessus. Quel crétin, vu que sa maîtresse était blonde, elle devait certainement l'avoir entraîné à attaquer les autres blondinettes ! Ce que les femmes pouvaient être jalouses entre elles quand même ! Affichant une expression légèrement agacé en tirant une fois de plus sur la laisse (provoquant un passage des « Skouick » dignes d'un jouet couineur), je repris la parole en regardant la jolie blonde (qui était quand même un bien meilleur spectacle qu'un chiant en train de baser vous en conviendrez).

« Y'a pas de mal je vous ai dit, terroriste, évadé de l'asile, on m'a déjà donné tous les noms je vous avouerai, au moins c'est la surprise à chaque fois que je discute avec quelqu'un ! » Je regardai les ailes de la blonde. « Cela dit, je confirme, sans vouloir vous vexer, je n'aurais pas trop peur de vous avec vos ailes, enfin sauf si je venais de regarder un Hitchcock éventuellement ! » Référence pourrie au films « les oiseaux » bien sûr. « M'enfin, ce chien ne vous déteste pas, il est juste particulièrement crétin on va dire, je vous rassure, je ne compte rien vous faire donc vous n'avez pas à avoir peur de moi ! Même si je pense qu'on doit souvent vous dire ça. »

Je ne faisais rien aux filles, ça ne m'enchantait pas toujours je dois avouer, y'en a avec qui je n'aurais pas été contre faire quelque chose, mais bon, ça faisait parti du petit plaisir d'être un fugitif, les lignes inscrites en petits caractères que vous ne voyiez qu'après avoir signé en général. Finalement, après quelques instants, je regardai rapidement autour, il n'y avait aucune personne louche dans les parages (enfin si on enlevait notre trio bien sûr), puis je repris la parole tout en tirant une fois de plus sur la laisse du chien.

« D'ailleurs, ça ne vous dirait pas qu'on se tutoie ? Ouais je sais, c'est rapide, mais j'ai l'impression d'avoir 50 balais à parler comme ça, bientôt on va parler en rimes si ça continue. » Je regardai le chien. « Si vous voulez continuer de bavarder, ça vous dérangerait si on le faisait en marchant avant que le chien ne crève d'avoir trop tiré sur sa laisse ? »

« Le faire », je parlais de discuter bien évidemment. Au moins je laissais la possibilité à la blondinette de s'enfuir si jamais elle en avait assez du gars bizarre qui venait de l'arborer (enfin logiquement c'était le chien qui l'avait abordée, mais ne chipotons pas !).

HP : Je te laisse voir, je crois que le sujet ne te motive pas des masses donc si tu veux aller faire un sujet avec quelqu'un d'autre tu peux clore je ne serais pas vexé x) sinon on peut continuer !

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MessageSujet: Re: Quand l'Acadienne rencontre le Vancouverois [Shawn] Dim 28 Aoû - 22:41

Le dénommé Ryan finit par me rassurer à grand renfort de sourires charmeurs et me convaincre qu'il n'avait pas trop mal prit le fait que je le soupçonne d'actes de terrorisme, le tout sur un ton qui se voulait léger. C'était un sacré personnage tout de même et j'étais en train de me faire la réflexion que j'avais de la chance d'être tombé sur lui plutôt que sur un autre, qui soit ce serait enfuit, soit m'aurait tout bonnement insulté soit encore pire... ce qui me faisait le plus peur : me faire presque agresser. Bon, pour la dernière possibilité, j'avouais que mon imagination avait la fâcheuse tendance à me créer des peurs irrationnelles et improbables, ou tout simplement de me faire croire que je pouvais attirer sur moi tous les extrêmes, les choses horribles que l'on pouvait entendre comme des mutants lynchés en pleine rue ou ce genre de comportement. Enfin bref, j'avais l'intime conviction que ce Ryan ne me ferait pas de mal, intuition féminine peut être ? D'ailleurs, j'étais heureuse de l'entendre parler de tolérance, me disant aussi qu'il était à peu près sur la même longueur d'onde que moi, quoique lui préférait qu'on le laisse tranquille alors que j'étais plutôt partisane d'un véritable échange entre les humains et les mutants, mais le point de vue de Ryan était tout aussi louable : au moins si plus de personnes pensaient comme lui, le pays et la planète entière ne s'en porteraient que mieux. C'était un peu le principe de la liberté en société : ma liberté s'arrête la ou celle des autres commence, malheureusement beaucoup trop de gens voulaient empiéter sur l'espace vital d'autrui et c'est ce qui créait les tensions. J'étais persuadée que le conflits humains contre mutants n'était qu'un prétexte (encore un) pour justifier violence, répression et vengeance, une excuse pour que chacun puisse y déverser sa haine et sa rage de l'autre tout en espérant pouvoir éliminer suffisamment d'opposant pour grappiller quelques parcelles de libertés supplémentaires... c'était pitoyable.

Ryan considérait donc qu'un humain était tout aussi dangereux qu'un mutant, point de vue que je partageais amplement, même si je préférais dire qu'un mutant ne représentait pas plus de menace qu'un humain. C'était vrai après tout : l'Histoire nous a bien montré que l'Homme n'avait pas besoin de pouvoirs hors du commun pour massacrer ses semblables, que ce soit la guerre ou les serial-killers, les humains n'avaient en rien à envier aux mutants sur leur capacité à massacrer et prouvaient largement être aussi dangereux que ceux qui portent le gène.
Après avoir rappelé son animal à l'ordre, Ryan confirma mon inaptitude à être un tant soit peu menaçante, toujours à sa manière très particulière. En effet, je ne représentais pas la moindre menace et je n'en avais pas du tout l'intention mais j'étais persuadée qu'un jour, cela me jouerait des tours... C'était peut être aussi la faute à mon père : de vouloir trop me protéger, il en résultait que dès que je sortais de mon cocon je me sentais presque en territoire hostile. Il fallait dire que malgré mon tempérament qui me poussait à aller vers les autres, je n'en restais pas moins assez méfiante.

Ryan me tira de mes pensées en me demandant si l'on pouvait se tutoyer car il commençait à se sentir vieux et, pour éviter que le chien ne s'impatiente trop (car depuis le début de notre conversation, il était vrai que le cabot n'avait cessé de s'agiter, de tirer sur sa laisse et de manifester son mécontentement) de bouger un peu. Je ramassais mes affaires pour les remettre dans mon sac avant de lui répondre :


« Oui, tu as raison, j'ai pas tellement envie que le chien me ressaute dessus... j'ai rien contre lui mais disons que ce n'est pas vraiment le type que je préfère. »


Et par type, j'entendais race de chien bien sur ! Je n'avais rien contre le bonhomme, au contraire ! Jetant rapidement un coup d'oeil à mon téléphone, je remarquais que l'après-midi était déjà bien avancée. Je lissais rapidement quelques unes de mes plumes avant de prendre mon sac et commençais à avancer, sur le pas de la promenade, aux cotés de Ryan. Déjà, le chien visiblement heureux de pouvoir de nouveau gambader, tirait comme un fou sur sa laisse en courant devant nous. Du moment qu'il n'essayait plus de me renifler et me sauter dessus, je m'estimais contente. Son maitre par contre (maitre ou maitre d'une journée, enfin bref) semblait bien plus à l'aise avec les êtres humains (ou tout au moins les femmes) qu'avec les animaux. Les allées du parc commençait à voir leur fréquentation augmenter un peu, le plus chaud de la journée étant déjà passé mais cela restait acceptable pour que je puisse me balader sans trop craindre une réaction hostile à mon égard, même si beaucoup de regard se tournaient vers moi à notre passage. J'y étais habituée, mais je me sentais un peu désolée pour Ryan qui lui ne l'était pas forcement et ne voulait pas être l'objet de curiosité ou d'animosité des gens, même si c'était essentiellement moi qui attirait les regards. Ce qui me faisait le plus peur, c'était que dans peu de temps, je n'aurais plus la possibilité de dissimuler mes ailes : en effet, bien que ma croissance soit finie ou en passe de l'être, mes ailes semblent grandir encore. Déjà qu'il était très difficile de les cacher actuellement, cette option ne me serait bientôt plus offerte, c'était d'ailleurs pour ça que je multipliais ces sorties « à l'air libre », histoire de tâter un peu le terrain et prévoir la réaction des gens. En revenant à Ryan, je lui demandais :


« Donc pour toi, humains et mutants sont les même, pourvu qu'ils te fichent la paix ? Comment réagis tu alors à tout ce qu'on voit aux info, sur internet et autre ? Regarde toutes ces personnes : elles me dévisagent parce que je suis mutante ! Je ne les connais pas, ils ne me connaissent pas, je ne leur ai rien fait et pourtant ils me regardent comme quelqu'un de louche, et tout juste s'ils me considèrent comme un être à part entière ! Tout ce qui focalise leur attention c'est ma mutation et rien d'autre, pas la personne, juste mes ailes. Tu comprends pourquoi j'étais un peu surprise lorsque tu m'as abordé, sans à priori. Les humains favorables aux mutants sont rares, je ne dis pas qu'ils n'existent pas, la preuve : vous n'avez rien contre nous, mais ils sont trop peu nombreux à mon goût. Pour nous blesser, certains n'hésitent pas à nous rabâcher que nous sommes détestés par trois-quart de la population mondiale, le dernier quart étant les mutants eux même. »


Je pensais à mon agent de contrôle de puce du mois dernier, très désagréable, qui m'avait sortit cette remarque presque mot pour mot alors que je lui avais souhaité bon courage pour espérer éliminer toute trace des mutants. En fait, des personnes comme cella là, ça ne me dérangeait pas tellement à vrai dire : il y aura toujours des moins que rien qui vous insulteront pour vos idées, vos croyance ou votre apparence. C'était encore aisé de s'en débarrasser : soit par la méthode facile en les ignorant, soit en leur rabattant le caquet une fois pour toute. Ceux qui me faisaient plus peur, c'était ceux qui pouvaient agir, et faire du mal. Pour espérer être tranquille et m'offrir une vie à peu près normale, mes parents avaient choisis de me pucer et me faire recensée par les autorités. Si c'était une bonne chose pour tout ce qui était en rapport avec la paperasse et l'administration, cela impliquait également que mon nom, ma photo et la description de mon pouvoir étaient accessible à tous dans n'importe quel poste de police ou mairie de quartier et si quelqu'un était vraiment déterminé à vouloir faire mal, il le pouvait aisément. Quelque part, c'était quand même ironique que ce qui était garant de ma tranquillité au quotidien pouvait se révéler être une grosse source potentielle d'ennui.


« Je me répète peut être, mais en tout cas, ça me fait plaisir de voir que nous ne sommes pas si détestés que ça. Heureusement, j'ai déjà ma famille qui est d'un grand soutient mais... »

« Hey Miss Piaf ! Tu t'es cassé la gueule du nid ?! »



Des rires gras et ecoeurant suivirent. Deux hommes dans la trentaine et visiblement imbibés d'alcool, légèrement titubant, étaient en train de se bidonner en pointant leur doigt en direction de mes ailes. Me tournant vers Ryan je soupirais.


« Voilà l'illustration parfaite du genre de remarque que je peux recevoir quotidiennement... »

Me tournant vers les deux énergumènes, je leur répondis d'un ton tout à fait détaché, neutre et désintéressé :


« Quand à vous, être bourré et minable à cinq heure de l'après-midi révèle un problème d'alcoolisme aiguë et récurrent, et, à l'odeur pestilentielle que vous dégagez, ce n'est pas à la bière que vous y êtes allés. D'autant plus qu'être en état d'ébriété sur la voie publique est considéré comme un délit passible d'une amende ainsi qu'un séjour en cellule de dégrisement jusqu'à élimination complète de l'alcool dans le corps. Alors je vous conseille fortement de rentrer cuver votre vin chez vous, merci, au revoir. »


Apparemment surpris de la réponse, ils restèrent sans voix, à cligner des yeux comme deux abrutis alors que Ryan et moi passons devant eux. L'un d'eux finit par reprendre un peu ses esprits et, dans un râle rauque beugla :


« Heee ! Pas si vite l'oisillon ! Tu m'prendrais pas pour un pigeon là ? Ce qu’est embêtant dans les oiseaux, c'est les becs ! Tu crois qu'tu peux nous envoyer des pics comme ça ?! J'estime qu'tu dois à mon pote et à moi des excuses ! La sale mutante ici c'est toi alors tu viens t'écraser d'vant nous et si t'es assez gentille, on s'ra p't'être sympa pour rien t'faire ! »


Ils étaient repartis dans leur rire malsain. Ils étaient toujours aussi ingrats et cons, mais ils avaient réussis à commencer à me faire peur : les insultes n'avaient plus grand effet sur moi, pour continuer dans leur fantasme ornicole, je dirais que la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe, par contre, les menaces, c'était une autre histoire. L'état des deux larrons n'arrangeait en rien la chose, au contraire ! S'il y avait seulement une once de retenue chez les deux lascars, l'alcool l'avait fait s'envoler. Si je pouvais faire face seule à les agressions verbales, j'étais totalement impuissante si ça dépassait ce stade. Comme je ne répondais rien, quelque peu pétrifiée par la peur, l'autre reprit :


« T'as pas entendu la dinde ?! Si tu viens pas nous lécher les baskets, j'te conseille de t'envoler vite fait avant qu'on décide de v'nir te chercher ! »


Un peu en panique, je me tournais vers la seule personne capable de me fournir un peu d'aide : Ryan. Le pauvre, il n'y était pour rien, il n'avait rien demandé, et le voilà prit dans une altercation entre mutant et humains. Je lui jetais un regard emplit de détresse pour lui demander de l'aide. Je ne savais pas comment il pouvait réagir, peut être qu'il utiliserait le chien comme moyen de dissuasion ! Les deux abrutis étaient vraiment imbibés d'alcool et leur équilibre était plus que douteux, peut être qu'ils auraient un éclair de lucidité et éviteraient de se prendre pour des sur-hommes ? Pour l'instant, je n'avais qu'une envie, c'était de faire comme les dessins-animés et me cacher derrière Ryan. J'espérais de tout mon coeur qu'il soit vraiment un gentleman et qui me sorte de ce mauvais pas, même si après tout il ne me connaissait pas et que depuis le début je ne lui avais attiré que des emmerdes. Il pouvait tout simplement me planter là et s'en aller l'air de rien : il était humain lui, ils n'avaient rien contre un type qui baladait son chien, juste contre la mutante qui l'accompagnait. Je ne voulais pas non plus que par ma faute il s'attire des ennuis, mais en ce moment, je n'avais pas des masses de possibilités.


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Quand l'Acadienne rencontre le Vancouverois [Shawn]

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