Mauvaise nouvelle

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Cinderella Tennessee
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MessageSujet: Mauvaise nouvelle Sam 21 Mai - 21:48

Theo se pensait sûrement tranquille après la bonne humeur dont lui avait fait par Ilona après sa réplique. Elle y croyait dur comme fer, elle avait bêtement confiance en lui, mais elle était vicieuse. La soupçonnait-elle une seconde de ce qu’elle allait faire dès qu’il avait quitté le pas de sa porte ? Elle était douce et tranquille, le couvrant de baisers après l’effort et lui avait même proposé de dormir chez elle pour lui éviter de conduire dans cet état d’ébriété. Il refusa poliment disant qu’il avait des projets à finir. Elle ne pensa pas une seconde qu’il allait rejoindre Cinderella. Elle le raccompagna à la porte, un petit sourire aux lèvres et avant qu’il ne rentre dans sa voiture, elle se claqua la fesse. Elle n’était pas ce genre de femme qui vous envoyait un baiser ou vous faisait un adorable signe de main. Elle referma la porte et son esprit encombré, qui jamais n’imaginait que Theo allait voir celle qui l’avait demandé, malgré qu’elle pensait fortement à cette femme. Elle n’était rien pour lui qu’une belle conquête ? Vraiment. Alors il n’y verrait aucun inconvénient à ce que tout s’arrête, sans préliminaires. Ilona parlait beaucoup avec Cinderella et elles se confiaient étrangement, alors qu’elles ne s’appréciaient guère toutes les deux.

Elle s’appuya contre la porte et regarda le vide un moment. Elle sortit son téléphone portable et hésita un long moment. Oui, nous avions dit qu’elle avait confiance en Theo, il est vrai. Elle ne remettait pas en doute sa parole, mais elle sentait qu’il ne s’arrêterait pas tant qu’elle écartait les jambes pour lui. Elle s’en moquait, mais elle était fière et ne voulait pas que cette femme ait la main sur l’homme qu’elle appréciait le plus, chose pas très difficile vu les énergumènes qu’elle fréquentait, et en plus choyait son petit frère. Elle aurait pu la manipulé et la jouer fine, mais elle savait que de commencer le message par dire « je pensais à vous, vous avez assez souffert… » , semblerait louche. Cinderella était une femme qui avait de l’expérience et elle était maline. Elle ne prit pas de pincette et coupa, ne prenant que des raccourcis. De but en blanc, elle lui envoya « Theo Paradise fait parti de l’Apocalypto, comme votre mari. Pire encore, c’est mon plus proche collègue. Pas besoin de vous rappeler ce que je fais… »

Pendant ce temps, la jeune future mère se préparait à se rendre chez Theo. Elle avait reçu un message bien avant de son chevalier servant. Il lui disait qu’il était disponible et qu’ils n’avaient qu’à se retrouver devant chez le jeune homme. Elle accepta volontiers, voulant échapper à sa maison. Malgré qu’elle fut enceinte et qu’on commençait à réellement le voir, elle prit le temps de se faire belle. Bien coiffée de ses crans digne d’une pin-up, le teint pâle, poudré, les lèvres rouge, son grain de beauté dessiné au coin de l’œil. Un petit trait d’eye liner, un mascara chargé. C’était parfait. La robe était sobre, mais chic. Cintrée sous la poitrine, elle était en mousseline, légère et couleur rouge bordeaux. Cela se mariait parfaitement avec son teint blafard, ses cheveux noirs et faisait ressortir ses yeux clairs. Elle en était à son cinquième mois. On ne voyait pas tellement la prépondérance importante de son ventre, il était juste bombé et le corset était désormais interdit. Des chaussures à talons bien sûr, mais moins haut que ses aiguilles. Elle se fit conduire par Kyung. Il s’arrêta devant un immeuble bien tenu dans un quartier riche. Elle descendit lentement avec l’aide de son garde du corps.

Il attendait patiemment dans la voiture et toute la nuit s’il le fallait, alors que la jeune femme grimpait au dernier étage, vers le loft magnifique de Theo. Elle eut mainte occasion de le voir depuis le temps, et elle s’y sentait si bien. Il ressemblait tellement à Theo. Elle sonna. Pas de réponse. Elle espérait qu’il ne tarderait pas. Elle vérifia son téléphone et ce fut à cet instant qu’elle apperçut le message d’Ilona. Elle le lut encore et encore comme si elle souhaitait qu’il disparaisse. Elle avait prit appui contre le mur du couloir, la main sur le cœur. Des larmes lui montaient aux yeux. Elle lutait pour les retenir. Pourquoi se chagriner d’une telle nouvelle ? Elle était résolument bien plus attaché à Theo qu’elle ne le pensait et cette nouvelle était comme un coup de poignard dans le dos. Elle se sentit quelque peu trahi. Il le savait, avec le temps, ce qu’elle reprochait à son mari et il ne lui avait rien dit. Certes, il ne lui avait pas mentit mais omis la vérité. C’était pardonnable, mais un détail si important. Pourquoi ? Oui, il aimait être avec elle. Elle se rassurait en se disant que ses raisons devaient être honorables.

Puis enfin du bruit, l’ascenseur qui marchait et qui s’ouvrit sur la silhouette reconnaissable du jeune chasseur de l’Apocalypto. Cinderella ne le fusilla pas du regard, pas encore. Elle ne s’extasia pas non plus. Elle restait de marbre. Elle lui fit simplement signe qu’il avait prit du temps en tapant sur sa montre bijoux et qu’il devait se presser à ouvrir la porte. Ce soir, Theo avait la chance de n’avoir que des femmes exigeantes. Enfin, Ilona était capricieuse, Cinderella était une femme avec un « F ». La clés crocheta la serrure avec une éternité avant que la porte ne cède. Elle le poussa presque pour entrer et fit vite le tour. Elle connaissait le loft par cœur et gagna le canapé. Elle se massa les tempes. C’en était trop pour faire semblant. Elle avait tellement envie de le voir, il lui manquait tant. Mais, cette polonaise venait de tout gâcher. Depuis que son mari, Johnson le savait enceinte, il passait plus de temps avec elle, quitte à travailler à la maison. Elle n’avait plus autant d’occasion de le voir. Puis alors, elle planta enfin son regard de femme fatale dans ceux vitreux du jeune homme. Elle lança le téléphone sur la table basse.

_Je ne savais pas que tu connaissais mademoiselle Meyers. En tout cas, elle a l’air très amoureuse de toi. Je n’aurais jamais imaginer que l’homme dont elle parle avec la rancœur d’une gamine qui dénie son petit amoureux serait toi… Quoi qu’il en soit, elle ne veut pas te partager. Elle a presque gagné. Dis lui juste que ce ne sont pas des choses à dire à une femme enceinte…

Elle avait baissé les yeux, pour les relever plus enflammé que la seconde précédente. Elle ne pouvait plus tenir. Les larmes coulaient le long de ses joues, en silence. Elle baissa la tête et essuyait le maquillage qui risquait de dégouliner. Elle respirait doucement, quelques sanglots qui lui obstruait la gorge.

_Je… Je suis déçu. Je … Mince !!! Pourquoi tu ne me l’as pas dis ?! Tu fais partie de ces petit cons ! Désolée d’être si vulgaire, mais il n’y a pas d’autre mot. Tu savais que ça me tenait à cœur, ça a juste faillit détruire mon mariage ! Enfin… Je… Il ne manquerait plus que mon fils soit un mutant….

Elle avait quitté la colère pour la perte. Elle était complètement égarée, ne sachant plus quoi penser ni faire. Elle serrait les pans de sa jupe, déboussolée. Quelle déception ! Ce charmant jeune homme qui lui avait redonner le sourire n’était qu’un de ces monstres. Elle ferma les yeux, libérant les dernières larmes de son corps.

_Je t’en veux, mais je n’ai pas le droit. Que suis-je pour te dire ça ? Je n’ai aucunement la vanité de te demander des comptes. Je suis mariée et enceinte, je n’ai pas le droit de te dire que tu n’es pas fais pour moi. Je suis tout aussi condamnable. Je joue avec toi, autant que tu joues avec moi, se confia t-elle avant de laisser planer un silence. Mais qu'ai-je fais pour la vie s'amuse à l'ironie avec moi...

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Theo Paradise
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MessageSujet: Re: Mauvaise nouvelle Jeu 26 Mai - 23:03

Quand il referma la porte de chez Ilona, Theo souriait de toutes ses dents. Il n'avait certainement plus la prestance qu'il avait en arrivant, mais sa soirée avait été suffisamment agréable pour qu'il n'en tienne pas compte. Les cheveux en bataille, les vêtements défaits, froissés, et la démarche incertaine, il parcourut la courte distance qui le séparait de sa voiture en se chantant des louanges. Il avait tout réussi. Naïve, Ilona avait cru à son piètre mensonge et s'était finalement donné à lui, malgré ses promesses de ne jamais recommencer cette bêtise. Parfaitement conscient de la portée de son acte, Theo ne semblait même pas remarquer qu'il y avait de quoi se sentir un peu coupable. Il était très fier de lui, en vérité ; bouffi d'orgueil déplacé et de la tragique placidité de l'homme qui vient d'assouvir ses pulsions, il songeait seulement à la vengeance, et à sa terrible violence. Ilona venait d'appendre qui des deux dirigeait l'autre, qui commandait, et d'un claquement de doigt pouvait soumettre son partenaire. Assis sur son siège confortable, ignorant l'alcool qui pourtant troublait encore sa vision, Theo se félicita sans discontinuer, un grand rire aux lèvres tandis qu'il s'allumait une cigarette très significative. Sa coéquipière avait voulu jouer avec lui, mais il avait remporté cette bataille... Et allait maintenant rejoindre la belle Cinderella qu'il venait de recontacter, et qui devait déjà l'attendre chez lui. Theo - 1, Ilona -0. En s'éloignant enfin de la maison de la blonde, à qui il jeta un distrait regard, Theo s'amusa en songeant à quel formidable salaud il pouvait être. Pour lui, c'était plutôt une qualité.

Il avala la distance à une vitesse pas forcément très raisonnable, dans son état. Aux rares feux rouges qu'il ne grillait pas, Theo arrangeait ce qu'il pouvait sur ses vêtements et sa coiffure, lissant ses traits tirés et s'aspergeant de son entêtant parfum. Il était très heureux de voir Cinderella, même s'il revenait de chez sa pire détractrice couvert de son odeur ; s'il avait du être réellement franc avec sa partenaire, il était certain qu'il serait reparti plutôt. Bien que l'envie soit toujours là, dans un coin de son esprit, Theo évitait désormais l'idée de relations sexuelles avec la brune. Enceinte, cela relevait d'un adultère aggravée, non... ? De toutes façons, il n'était pas certain de retrouver la conviction nécessaire à remettre le couvert ce soir ; il se sentait à raison un peu fatigué. Se contenter d'une entrevue chaudement agréable était plus dans ses intentions.

Garant sa voiture sur sa place attitrée, Theo soupira d'aise. Il venait de remarquer ce charmant Kyung, posté seul dans sa voiture comme un bon chien de garde. Une main dans la poche, le jeune homme en passant lui fit un petit signe amical, un sourire d'hypocrite étirant ses lèvres. Rapidement, il disparut dans le hall et les étages, et se retrouva bientôt face à Cinderella dans le couloir qui le menait à son loft.

Sa première réaction fut de sourire avec chaleur, mais sa belle resta froide à cette marque. Tempéré, Theo se contenta d'un petit salut murmuré du bout des lèvres, avant de fouiller dans sa poche à la recherche de sa clé. Une sorte de mauvais pressentiment planait dans l'air, mais il se força à le chasser en se disant que ce n'était qu'une illusion, que Cinderella serait plus vive à l'intérieur. L'esprit encore un peu embrouillé, il mit un temps qui lui sembla long également à ouvrir sa porte, et à pénétrer dans son espace, bientôt doublé par son invitée qui avait l'air très pressé d'entrer. Theo ferma sa porte et ôta sa veste, qu'il pendit à son porte-manteau chromé, cette sensation de malaise enflant désagréablement.

C'est vrai que son appartement lui ressemblait. Spacieux, lumineux et foutrement bien placé, il était décoré avec un style tapageur et moderne. Sa grande télé, écran plat HD - bien évidemment - trônait au milieu de la grande pièce à vivre, en face d'un long canapé beige, immaculé mais sans housse. La baie vitrée du salon donnait sur un grand balcon, où l'on apercevait d'ici quelques sièges d'extérieur stylisés, et, comble du mauvais goût qui collait à sa peau comme un uniforme taillé sur mesure, un jacuzzi arrondi, bien entendu éteint, protégé par une plaque coulissante. La table où il mangeait était entourée de quelques chaises, mais l'on voyait bien qu'il s'en servait rarement ; à contrario de son bar lustré, sur lequel la fenêtre jetait une lumière crue en journée, casé non loin de la télévision. La cuisine était petite et fonctionnelle, impressionnante simplement par l'énorme frigo américain et les appareils couverts d'inox, mais là encore, ce n'était pas le domaine de Theo. En face de l'entrée se trouvait également un autre couloir qui menait aux toilettes et à la salle de bain, et un escalier à sa chambre, qui occupait tout l'étage et n'était fermé par aucune porte. En levant la tête, on pouvait apercevoir cette mezzanine, les murs lisses peints en gris anthracite, et un bout de la tête de son lit. Heureusement que sa femme de ménage était passé au matin ; le loft resplendissait. Theo couva un regard amoureux à son intérieur, où il se sentait si bien, laissant la belle Cinderella s'installer sur son sofa tandis qu'il prenait immédiatement la direction de son frigo.

Avec un sourire, et tandis qu'il se servait un grand verre de soda, il laissa ses yeux couler vers la belle. Son joli ventre bombait à peine le tissu soyeux de sa robe, et elle portait même des chaussures à talon. Ses cheveux crantés, noirs comme l'ébène, enjolivait son visage comme une couronne et il se prit à sourire en la regardant, siphonnant rapidement son verre. Il commençait à lui tendre la bouteille pour lui en proposer un, quand Cinderella jeta son téléphone sur la table et son regard bouillonnant sur lui.

Il resta immobile, incrédule, sur des charbons ardents. Une enclume sembla lui tomber dans les entrailles pendant qu'il écoutait, béat et stupéfait, son pressentiment devenir une triste réalité. Ilona. Cette peste hargneuse avait contacté Cinderella. Est-ce qu'elle avait compris son mensonge ? Est-ce que c'était sa propre vengeance dans leur jeu de dupes ? Theo serra le poing, appuyé au comptoir de sa cuisine. Les yeux dans ceux de la brune, il supportait sans geindre l'accusation qu'elle paraissait lui destiner, attendant plus de détails sur ce qui avait pu être dit entre ces femmes. Ilona, amoureuse, hein ? Il ne masqua pas son rictus dédaigneux et moqueur à cette idée saugrenue, mais qui avait un goût de revanche métallique, qui lui servirait peut-être un jour prochain.

Cinderella baissa les yeux un instants. Après un soupir exténué, Theo la relança :

- " Et qu'est-ce que cette grue jalouse a bien pu te dire... ?"" demanda-t-il froidement en haussant légèrement les sourcils.

Il fut déstabilisé de voir des larmes dans les yeux clairs de Cinderella, assez pour que son image glaciale et indifférente se fissure un peu. Il était déroutant de constater le flot d'émotions toutes très différentes qu'il pouvait provoquer chez Ilona et Cinderella. Plus cette étrange soirée avançait, plus il comprenait la difficulté qu'il y aurait à "garder" les deux, en tout cas à continuer de les fréquenter. Si la brune disait vrai, Ilona n'était pas prête à l'abandonner à la main-mise grandissante de Cinderella. Encore une fois, il était l'épicentre des problèmes, et un fardeau - non, un fléau - pour ces dames, quoiqu'il arrive. Umpf.

Le reste de la plaidoirie de la belle l'acheva. Les rouages engraissées de son cerveau mirent certes un certain temps à faire le point, et à assimiler ce que tout cela voulait dire. Theo avait la sensation de vivre une chute colossale, brutale et vexante ; humiliante. Le revers d'Ilona, comme une gifle, l'avait clairement fait remettre les pieds sur terre. Il sentit presque sa température corporelle chuter au fil des mots de Cinderella, ses poings se crispant violemment sur le comptoir.

Salope d'Ilona. Putain de salope. Jamais elle - ni personne, bordel !! - n'avait osé lui faire un saloperie pareille. Il songea avec une honte furieuse au parfait coup de maître qu'elle venait d'exécuter, transformant sa fracassante victoire, son terrain conquis, en une cuisante défaite. Les mâchoires serrées, il ne voyait même plus Cinderella ; focalisant toutes ses pensées sur sa trop belle polonaise, sur sa soumission qu'il avait cru arracher de sa simple volonté, et qui ne voulait plus rien dire désormais ; sur les nombreuses possibilités qui montaient à son cerveau rendu ivre de rage par l'affront causé, pour perpétuer une nouvelle fois ce cycle de la vengeance. Jamais aucun des deux ne s'arrêterait, c'était écrit d'avance, et il connaissait suffisamment sa collègue pour savoir qu'elle réagirait de plus belle la prochaine fois. Il sortit de ses sombres réflexions pour se focaliser sur Cinderella - la seule vraie victime de l'histoire, semblait-il - qui venait de reprendre la parole. Il se rendit compte alors qu'il n'avait pas dit un mot depuis qu'il était entré dans son appartement, bercé par le silence oppressant et froid de la cuisine.

- " Cinderella..." - sa langue joua avec les élégantes syllabes, presque à regret - "Pourquoi est-ce que je ne te l'ai pas dit ? C'est une question piège ?"

Il prit sans réfléchir la direction de son bar, en contourna la façade d'un pas lourd en se passant lentement la main sur le visage. Il était tellement déçu que Cinderella soit au courant de son réel métier. Elle ne méritait pas tout ça, d'être tombée au milieu du règlement de comptes de deux pauvres désaxés, tout cela enceinte de 5 mois et marié à un homme vouant lui-même une haine féroce aux Mutants, qui allait jusqu'à l'infanticide... Il soupira longuement en se servant un verre de whisky, n'ayant pas l'indélicatesse de proposer de l'alcool à la brune. Oui, vraiment, il était déçu, compatissant, et tellement agacé. Sans comprendre pourquoi, il n'aimait pas du tout l'idée d'avoir chuté si lourdement dans l'estime de Cinderella.

- " Je ne sais pas quoi te dire. Si ce n'est que je ne ferais jamais aucun mal à ton enfant." - ce fut sa seule défense.

Il se noya un instant dans son verre, soudain très las. Il comprenait bien tout ce que cette découverte impliquait, les dangers que cela pouvait représenter, en plus des évidents inconvénients relationnels. Sa couverture venait de sauter devant une civile, une amante, un remède au vague à l'âme. Accoudé à son bar, il sembla s'animer à l'entente des derniers mots de Cinderella :

- " Je joue avec toi ? Parce que je te cache la seule petite information qui nous empêcherait de se fréquenter ? Bordel, qu'est-ce que tu voulais que je fasse ?! Je ne fais pas ça par vocation, figure toi !"

Theo chercha ses cigarettes, appelé par la nicotine. Il s'en alluma une en soupirant, se promettant de ne plus dire ce genre de choses et de contourner vite fait le sujet. Apaisé, il s'approcha du canapé et s'accroupit pour être à la hauteur de Cinderella. Ses yeux cherchaient dans son visage encore un peu de sa colère, si désagréablement novatrice, avant qu'il passa ses doigts sur ses joues :

- " Je voulais pas que tu l'apprennes comme ça. Tu sais bien que je ne te ferais aucun mal. Je... J'ai mes raisons, mais... Pffou, redis moi déjà pourquoi tu fréquentes cette fille ?"

Il finit par se redresser. Il avait l'air gêné, mal à l'aise, quand il mit les mains dans ses poches, n'en sachant quoi faire.

- " Ecoute, je vais juste aller me changer. Tu pourras me poser toutes les questions que tu veux quand je reviendrais, d'accord ?"

Parce qu'il était tellement insupportable d'avoir encore sur lui le parfum d'Ilona...

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MessageSujet: Re: Mauvaise nouvelle Ven 3 Juin - 13:27

Cinderella se sentit moins lourde, moins dans le rôle de la méchante lorsque Theo se mit enfin à pousser sa belle et suave voix dans son loft. Elle resta silencieuse, l’écoutant avec attention, les larmes qui séchaient sur ses joues. Elle était sensible vu les mois poussées dans les grands océans d’hormones. Elle se détendit tout doucement mais sûrement. Il avait toujours le don de la calmer ne serai-ce que par son attitude désinvolte et la douceur au fond de son âme qui fracassait sa réputation d’homme confiant. Elle l’adorait que mille fois plus à cet instant. Puis alors, il parlait, se rattrapant à chaque phrase, mais en bien. Bien sûr, son enfant était à cet instant son obsession et qu’il lui promette qu’il ne lui ferait rien, elle avait presque envie de lui sauter dessus pour le couvrir de baiser. Vraiment, les hormones vous rendaient bien idiote des fois. Elle eut un léger sourire. Ce qu’il venait de dire la touchait et lui faisait chaud au cœur.

Elle caressa le doux cuir du canapé du bout des doigts. Elle hésitait à lui dire la vraie raison de sa relation avec la jeune femme. Elle avait envie de lui faire mal comme elle avait tenté de lui faire. Mais la grande différence avec la blonde, ce qu’elle n’était pas comme ça et surtout quand elle n’avait pas le droit. Encore une fois, elle ne pouvait se battre avec une femme plus jeune, de l’âge de Theo, qui était seule, totalement disponible pour lui. Elle posa ses yeux verts sur lui et lui fit un doux sourire, posant sa main sur la sienne.

_Non reste… Ecoute… Je disais jouer, dans le sens nos petits jeux à nous… Je… Excuse moi pour la scène, encore une fois, je n’ai aucunement le droit de te dire ce qui me déplait chez toi, tu ne m’appartiens pas. Malheureusement, je tiens à toi, et j’ai pas envie de partir pour une connerie, couper les ponts quoi. Ilona a été très brève dans son message en me disant que tu étais de l’Apocalypto. C’est tout. Mais ça fait un moment qu’elle me titille sur le fait qu’elle sait quelque chose sur toi que tu me cachais et qui ne risquait pas de me plaire. Enfaite, je m’en fou. L’Apocalypto ne fait pas l’homme. Je regarde Ilona, je te regarde toi, mon mari. Il est toujours celui que j’ai aimé, sauf qu’il est allé trop loin. Ca ne te change pas à mes yeux non plus. Tu es toujours Theo, et comme tu me dis : TOI, tu ne le fais pas par plaisir…. Je te vois là, t’es toujours le doux jeune homme enfermé dans un corps de Casanova, chuchota t-elle avec un grand sourire. Pour information, je la connais, car elle a un frère… Vu ta réaction, je ne dirais pas pourquoi je le connais, ni dans quelle situation ils sont… Tu vas l’utiliser et je ne veux pas en être l’auteur. Fais juste des recherche et tu sauras… Soit, elle me connait bien, disons qu’elle se sert de moi pour subvenir aux besoins de son petit frère. C’est bon. Va retenir son parfum de bas étages. Même moi, il me prend le nez…

Son regard s’était assombri. Elle le libéra juste après lui avoir volé un baiser du bout des lèvres. C’était une femme et elle reconnaissait bien le parfum d’une autre, même si l’alcool trônait sur les vêtements de Theo. Elle n’aimait pas trop l’idée de passer derrière des petits ébats avec une autre femme, mais peu importait. Il serait bien étonnant que le jeune homme la trouve attirante à cet instant. Le bébé était trop présent entre eux deux et puis qu’elle était fatiguée. Elle se retrouva seule dans le salon à un moment. Elle regarda autour d’elle et finit par bondir, avec douceur, vers la veste de Theo. Elle fouilla ses poches avec ferveur et insistance. Elle sentait presque son cœur flanché quand elle pensait ne rien trouver dans cette veste de beau garçon ! Puis enfin, voilà qu’entre ses mains, une paquet de cigarette lui souriait. Elle poussa un long soupir et en sortit une lentement. Elle la glissa entre ses mains et l’alluma avec le briquet qui se trouvait non loin. Elle pensait bien que le brun ne lui en voudrait pas pour une rare cigarette. Elle n’avait pas tellement l’envie ni le besoin de fumer depuis qu’elle portait l’enfant, mais là… Il lui en fallait une ! Elle prit sa première bouffée comme si cela n’était qu’un élixir.

Quand Theo revint, elle était devant la grande fenêtre qui donnait une magnifique vue. La fumée embaumait la pièce. Elle écrasait son mégot avec cette grâce qui lui était naturelle. Elle se tourna vers Theo, le sourire pincé. Elle se tourna face à lui et se crispa un petit instant la main sur son ventre. Le petit commençait à bouger un petit peu. Elle eut un petit rire discret.

_T’imagine pas le bonheur que je vis… Il n’a pas le gène, du moins on n’en a aucun signe. Je suis tellement heureuse. Il fallait bien que ça finisse. On irait nulle part. Tu vas grandir, te lasser de moi. Faut pas se faire d’illusion. Elle va me pourrir la vie. Tu sais, on dirait pas aux premiers abords, mais cette fille n’a rien de compliqué. Elle m’en voudra à mort si on continue. Je ne te cache pas que je n’ai plus la force de jouer à ça, surtout que je ne gagnerai rien à part te fatiguer. Je veux pas que tu ai le mauvais rôle, je suis sûr que tu l’as eu bien trop de fois. C’est donc moi qui vais demander à ce qu’on arrête tout. Tu sais, son frère m’aime plus qu’il ne l’aime et en plus, je lui accapare l’homme de son cœur. Il y a de quoi devenir folle. Elle a juste besoin d’attention. Elle a perdu son père jeune, et elle n’a pas eu l’amour d’une mère, juste le regard et les attentes d’un homme. Elle ne marche qu’à ça. Elle veut la jouer indépendante, mais elle a besoin des hommes pour vivre et n’est pas habituée à avoir des femmes autour d’elle. C’est simple, tu vois ? Tu fais ce que tu veux avec elle, c’est ta vie. Mais on évitera quelques désagréments…

Elle marcha jusqu’à lui et l’enlaça. Il pouvait sentir les tremblements qui parcourrait son cœur et son ventre qui enfermait un être vivant. Elle était aux bords des larmes. On l’avait amplement entendu à sa voix tremblante lors de la fin de son discours. Elle tenait vraiment trop à lui, mais elle ne devait pas être égoïste, elle n’avait plus l’âge. Elle se recula doucement, caressant sa joue, et l’embrassait, toujours du bout des lèvres.

_Tu es trop séduisant, attirant, envoutant. Fais attention, un jour ça risque de se retourner contre toi. Tu te mets en danger avec tant de qualité.

Elle approcha sa bouche près de son oreille et chuchota.

_Fais moi confiance, si tu veux calmer les ardeurs d’une femme comme elle, tu dois être ferme, sans être violent. Il faut la punir comme une petite fille. Il faut la maintenir, même si elle se défend, la tenir et attendre qu’elle se calme, mais sans jamais lui faire mal physiquement. Je dis ça pour toi. Si tu te laisses trop faire et que tu entre dans ses jeux, elle va te pourrir, VOUS allez vous pourrir…

Elle se recula doucement, le sourire sincère et les yeux humides. Elle lui vola d’autre baiser. Une dernière caresse sur sa joue avant de baisser lentement la tête et reculé, comme pour faire simplement parti du décor du loft. Elle comptait devenir qu’un vieux souvenir de Theo, ceux du genre qui décorait le reflet de son caractère, un bibelot, là, rangé dans un endroit que Theo seul connaissait et pouvait apprécier. Peut-être l’aurait-il mit fièrement à la vue de tous ou pas, elle ne serait plus qu’un élément qui meuble sa vie. Elle ne faisait pas cela avec plaisir, au contraire. Elle avait le cœur brisée. C’était trop dur pour elle. Elle restait fleur bleue. Elle releva une dernière fois les yeux vers lui.

_Tu sais, malgré mon âge, tu as réussi à me faire découvrir des choses… Je regrette rien. Je suis juste désolée pour toi, tu ne risque pas de trouver jeune femme aussi douée et jolie que moi…

Elle se pinça la lèvre avec sa canine, le regard taquin.

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MessageSujet: Re: Mauvaise nouvelle Mar 28 Juin - 22:20

Il n'avait pas envie de faire pleurer Cinderella. Pas envie de lui faire du mal. C'était étonnant, si étonnant quand on comparait sa relation avec elle et toutes les autres filles qui étaient passées dans ses bras, dont il avait oublié les noms et les visages. Pourquoi le captivait-elle à ce point ? Qu'avait-elle de plus pour réussir à le faire flancher, et parvenir à exacerber ses qualités plutôt que ses défauts ? Il ne pensait pas que l'amour rentrait en jeu. Bien sûr, il avait fini par se poser la question après ces longs mois à ne penser positivement qu'à elle, et pas une autre. Les autres, il les traitait comme elles le méritaient sans doute, mais pas Cinderella. Certains... sentiments - Dieu, que ce mot était difficile à sortir - prenaient définitivement leur place dans cette histoire si compliquée, mais l'amour, ha... Theo soupira en évitant un peu son regard.

Il l'avait écouté attentivement. Dans ses veines coulait encore une rage incroyable qu'il réservait à Ilona, même si l'état de Cinderella l'avait suffisamment affaibli. Il nota scrupuleusement les détails qui concernaient la blonde, et fut à deux doigts de lui demander de plus amples détails. Elle n'avait pas l'air très emballée, cependant. Il fut pris d'une compassion peu coutumière en songeant une nouvelle fois que cette pauvre Cinderella avait l'air prise dans la guerre puérile, violente et insensée qui unissait inlassablement Theo et Ilona. Mais elle n'avait rien choisi, elle. Ce n'était pas de sa faute.

Il lui fit un petit sourire quand elle parla de Casanova. Sa colère, bien moins destructrice que celle de la Polonaise, semblait s'être apaisée, mais cela ne voulait pas dire qu'il ne s'expliquerait pas. Qu'il ne s'excuserait pas, même un minimum. Et bien qu'il engrangeait les informations utiles sur Ilona - ah ? un frère, mademoiselle Meyers ? très intéressant ! - il gardait pour sa belle un regard doux et confiant.

Une fois qu'il put prendre congé quelques instants, Theo murmura à Cinderella qu'il n'en avait pas pour longtemps, et se dirigea d'un pas vif vers sa salle de bain. Une grande pièce, carrelée du sol aux murs, et dont la baignoire d'angle faisait la fierté du jeune homme. C'est pourtant vers la douche qu'il se dirigea, retirant ses affaires à toute vitesse et les jetant dans un panier prévu à cet effet, là où sa chère femme de ménage pourrait les récupérer et les laver à sa place. Nu comme un ver, il s'accorda un petit sourire dans le miroir au-dessus de l'évier, et plongea sous le jet bouillonnant de la douche.

Il sortit un petit quart d'heure plus tard, et ne mit que quelques instants de plus à se sécher et à enfiler un pantalon lâche, qu'il ne mettait, bien sûr, que pour rester chez lui. Cinderella ne lui en voudrait sans doute pas d'être torse nu, il n'avait pas le courage d'enfiler une chemise. Après une nouvelle vérification dans le miroir, qui lui servit surtout à arranger ses cheveux mouillés, Theo sortit de la salle de bain, la porte qui s'ouvrit laissant s'échapper un grand nuage de vapeur. Il aimait les douches brûlantes, de celles qui réussissaient vraiment à le détendre, et il était parvenu à ce résultat. Il sentait les muscles de son dos allégés, n'avait plus sur la peau l'odeur d'Ilona, et en règle générale, se sentait propre et beau. Comme d'habitude, uhmm ?

Ce fut donc pieds et torse nus que le jeune homme revint dans le salon, trouvant la belle qui écrasait une cigarette devant son balcon. Mimétisme sans doute, il eut automatiquement envie de s'en allumer une, ce qu'il fit dès qu'il eut mis la main sur son paquet dans lequel, même s'il ne s'en doutait absolument pas, s'était servi Cinderella.

- " Tu ne devrais pas fumer, non ?" marmonna-t-il avec un sourire - parce qu'après tout, elle faisait ce qu'elle voulait.

La première bouffée de son tube de nicotine acheva de le relaxer. Il savait pourtant que la plus dure partie de sa conversation avec Cinderella allait se dérouler maintenant, mais il ne pouvait s'empêcher de savourer ces quelques secondes de calme absolu. Son torse nu, révélant un corps plutôt svelte mais suffisamment pourvu de muscles pour que ce ne soit pas ridicule (tout de même), on voyait bien son tatouage absurde au niveau du bas-ventre. "Welcome to Paradise", n'était-ce pas d'un goût affreux ?

La clope coincée entre les doigts, Theo s'apprêtait à entamer le sujet piquant quand Cinderella le prit de court, une nouvelle fois. Il la vit crisper la main sur son ventre, et ne mit pas longtemps à comprendre pourquoi. Ce geste le rendit mal à l'aise. Il ne faisait que lui rappeler que quelque chose grandissait en elle, un petit être chauve et chétif, qui ne lui appartenait pas, et ne lui appartiendrait jamais. Quelque chose pour laquelle Cinderella serait sûrement prête à le lâcher, l'abandonner, et ne plus jamais penser à lui. Foutu mari !

Theo sourit tout de même en l'entendant dire qu'elle était comblée. C'était le principal, non ? Bien qu'il ne parvienne pas - et ne parviendrait sans doute jamais - à saisir où était le plaisir en ayant un môme qui deviendrait inexorablement un sale petit ingrat, après des années passées à lui torcher le cul et à arranger ses conneries, il concevait facilement le bonheur que pouvait ressentir Cinderella. Surtout quand elle ajouta qu'il ne portait pas en lui le gêne détestable qui faisait de Theo un chasseur de l'Apocalypto.

- " Je suis ravi pour toi, ma belle..." souffla-t-il en même temps qu'un écran de fumée.

Il s'adossa ensuite sur son canapé. Pas qu'il était complètement fatiguée, mais le discours de Cinderella, par la suite, sembla lui couper les jambes. Il ne comprenait pas ce qu'elle lui disait. Etait-elle en train... de rompre ? Le terme lui donna envie de s'esclaffer, bien qu'au final, son visage s'était figé dans une incompréhension douloureuse.

Il aurait eu envie de se mettre à crier, à piailler, à envoyer des verres contre les murs. Il avait envie de lui dire qu'Ilona ne comptait pas, qu'il se moquait bien de son avis sur la question de leur relation ; de ne plus penser à elle, surtout pas en ces termes. Elle ne représentait rien, pas une menace, pas une rivale. Pourtant elle avait réussi, cette peste polonaise, à tout gâcher, à écraser ce qui restait de leur duo, à subtiliser la dernière miette de volonté de Cinderella. Elle ne voulait plus continuer, voilà. Elle n'estimait pas suffisants les bons côtés qu'il y avait à leur relation, ou peut-être qu'elle avait peur d'Ilona et de ce qu'elle pourrait lui faire. Mais Theo pouvait la faire taire, l'empêcher de lui faire du mal, il le savait ! Il s'en sentait capable, mû par une force incompréhensible. Ses bras se tendirent, ses muscles se contractèrent, mais il se laissa enlacer sans mot dire par la brune. Le contact ne l'apaisa pas, il baissa la tête sans oser poser ses mains sur elle pour l'étreindre à son tour. Il sentait la bosse de son ventre pousser contre lui, pleine de mouvements.

Cinderella s'éloigna en lui laissant le goût d'un baiser volé au bord des lèvres. Elle semblait au bord des larmes, comme si ce qu'elle lui disait lui faisait du mal à elle aussi. Il ne leva pas les yeux vers elle, encore abruti par sa révélation, cassé et soudain las. Un peu vexé aussi, sous le coup de la frustration douloureuse de l'homme qui vient de se faire quitter. Il ne trouvait pas le courage de parler, pas encore, les entrailles tordues dans son ventre. Devait-il vraiment accepter tout cela ? Quand ce genre d'arguments n'effleuraient même pas son esprit ?

Cette caresse sur sa joue, tandis qu'elle vantait son charme... Il trouva la force de sourire, de façon bancale et pas très convaincante. Puis ce couplet détestable sur Ilona, qu'il n'écouta même pas ; les yeux détournés. Il ne voulait pas la regarder, pas pendant qu'il se faisait larguer comme ça. Ses mâchoires contractées ne se déridèrent pas quand elle aposa sur sa bouche d'autres clairs baisers. Elle finit par s'éloigner de lui.

Theo resta un instant dans cette position, avachi sur le canapé, ses bras prenant appui sur le dossier. Et la tête basse. La tête basse devant cette femme, qui ne remplissait pas les critères de ses conquête-type, et qui pourtant lui avait offert beaucoup plus que les autres ; cette femme, qui n'avait pas son âge, pas ses priorités, qui était si belle, si élégante... Qui n'était pas pour lui.

Il s'éloigna du canapé et fit quelques pas dans son salon, lorgnant sur son bar. Passant des mains lasses sur son visage qui l'était tout autant, il soupira avec dépit. Il n'en revenait toujours pas de l'influence qu'avait pu avoir Ilona, tout ce qu'elle avait su commander dans l'ombre, tirant les ficelles. Sentant revenir sa divine colère, il continua de faire les cent pas, ressassant tout ce que lui avait dit sa trop belle Cinderella. Il détestait tout cela, il se sentait pris au piège, sans avoir eu son mot à dire. Et pourquoi, hein ? Pourquoi se séparer ? Tout était très bien comme ça, il ne formait pas un vrai couple au sens traditionnel du terme, mais ils s'y retrouvaient, non ? Alors pourquoi ce désistement ? Par la seule faute de sa collègue ? Il ne le voulait pas. Il ne méritait pas ce traitement, il n'avait rien demandé.

Theo se tourna vers la brune quand celle-ci lui offrit le coup de grâce. Elle avait raison, il ne trouverait personne d'autre comme elle. Peut-être que c'est ce qui le décida, ou peut-être que la rage contenue contre la Polonaise avait fini par grignoter toute sa retenue.

- " Non." dit le jeune homme.

Non. C'était suffisamment clair.

Il s'approcha vivement de Cinderella, osant enfin lever les yeux sur elle, comme s'il refusait tout net qu'elle s'éloigne vers le fond de son appartement, tel un souvenir déjà oublié, selon ses pensées.

- " Je me fous d'Ilona, d'accord ? Je me fous de ce qu'elle a pu te dire pour te convaincre, et de ce qu'elle tentera de faire. J'ai pas envie que ça s'arrête, et surtout pas à cause d'elle. Je te comprends pas ! Je n'ai décidément pas beaucoup d'importance pour toi, c'est ça ?"

Il n'avait pu retenir le mélodrame dans sa façon d'exprimer les choses, mais après tout, il s'en moquait. Il souffla quelque peu, avant de prendre les mains de Cinderella dans les siennes. Theo ne s'expliquait pas ce geste, mais il mit quelques instants à caresser la peau douce et blanche de sa conquête.

- " On dirait que son avis compte plus que le mien..." grogna-t-il froidement. "Je la calmerai, je lui dirais tout ce qu'il faut pour qu'elle te laisse tranquille... Ce n'est pas elle que je veux, Cinderella. Ca ne m'apportera rien. Ecoute, je sais que... que ça durera pas l'éternité, nous deux. J'en suis conscient, vraiment. Mais il n'y a aucune raison à ce que ça s'arrête maintenant. Pas pour Ilona. Je ne me lasserai pas de toi."

Theo baissa la tête de nouveau. Il était presque sur le point de rougir de ce qu'il était en train de faire. Bien sûr, il avait déjà eu à subir l'affront d'un abandon sentimental, mais jamais il n'avait eu l'envie ou la motivation de se traîner aux pieds de quelqu'un pour retarder l'inévitable séparation. Trop de fierté et pas assez de sentiments pour jouer à l'amoureux transi. Il lâcha les mains de Cinderella, mal à l'aise. Que devait-il faire, maintenant ? Que pouvait-il faire ?

Il recula de quelques pas. Leva légèrement le menton et fourra les mains dans ses poches. Quoique que Cinderella décide, il était simplement certain d'une chose : il ferait payer tout ça à Ilona, sans tenir compte des indications de la brune quand il s'agissait de la calmer. Il agirait avec dureté, avec violence, car c'est tout ce qu'elle méritait.

- " Si tu me laisses... J'irais trouver son frère. Je le tuerai, je le vendrai à Apocalypto. Je me chargerai moi-même de sa capture, tu m'entends ? Je la ferais souffrir, je lui ferais tout le mal que je peux. C'est de sa faute si tu me lâches, comme ça, et elle le paiera. Je préfère que tu sois bien au courant de ça."

Il fouilla rapidement dans son paquet et s'alluma une nouvelle cigarette. Il ne quittait plus Cinderella des yeux, et son regard avait quelque chose de... suppliant. C'était une première, et Theo avait honte de tout ça. Quand il serait seul, il se mordrait sans doute les doigts de tout ce qu'il avait dit ou fait au nom de Cinderella.

- " S'il-te-plaît ma belle, ne fais pas ça. J'ai encore besoin de toi. C'est toi qui me fais envie." - il s'approcha d'elle et captura son visage dans la coupe douce, aimante de ses mains - "Ne me laisse pas tomber."

Doucement, il approcha son visage, comme s'il avait peur de se faire repousser. Et lui offrit un baiser, un vrai baiser, non pas du bout des lèvres.

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MessageSujet: Re: Mauvaise nouvelle Mer 6 Juil - 14:11

Cinderella qui se sentait plus que meurtrie à la suite de ses événements sursauta quand Theo lui grogna un « non » catégorique. Il ne lui laissait pas le choix ou presque, il n’en avait pas envie. Cela lui réchauffa le cœur et la toucha profondément. Elle ne cacha pas sur son visage l’émoi qu’il créa mais aussi la crainte quand il se mit à faire les cents pas dans le grand salon. Elle qui cotoyait un homme de temps à autres violent, il s’imaginait toujours le pire quand un homme devenait comme un lion en cage, tournant sans cesse devant les barreaux, regardant la liberté qu’on lui retirait juste sous ses yeux. Elle resta à sa place, le cœur serré. Elle était si partagée, ressentant presque ce qu’elle ressentait en temps normal pour son mari : une affection légèrement gâtée par la peur. Elle ne l’avait jamais vu ainsi, et pour la suite pas du tout non plus. C’était un tout autre visage qu’elle voyait de lui. Elle savait bien qu’il était un minimum attaché à sa personne, mais qu’il était tombé à ce point sous ses charmes, non, elle ne l’imaginait pas. Cela la rassura au plus profond de son être et alors qu’elle avait fait un effort sur elle-même pour essayer de tout arrêter, elle n’en avait plus la force. Elle baissa la tête et il se mit à parler.

Elle l’écouta attentivement et à un moment, elle fronça les sourcils. Elle n’aima pas les phrases à propos du petit Drew. Son visage n’avait pas réellement changé d’expression, mais la lueur de ses yeux s’était légèrement teintée. Puis alors, elle ne put répliquer qu’il continua de parler. Elle n’avait pas le cœur à le casser dans un si joli discours qui transperçait son corps de magnifiques transports. Ses mots étaient simples, mais leur côté épuré et sincère ne faisait que les rendre plus vrais. Elle se laissa tendrement embrassé. Ses mains remontèrent le long de ses bras finements musclés avant de les serrer avec ferveur. Ses lèvres contre les siennes ne firent que soulever les sentiments qu’elle gardait en elle. Elle n’en montrait qu’un simple échantillon depuis trop longtemps et ne voulant pas être égoïste, elle le gardait pour elle.

Elle ne put les retenir plus longtemps et au risque de tout gâcher, elle lui dit, par la même simplicité ce qu’elle avait sur le cœur. Tant pis s’il avait peur ou si ses chevilles allaient complètement enfler. Elle recula lentement sa tête de la siennes, les yeux encore légèrement humides. Elle se noyait dans ceux de Theo. Elle caressa sa joue et rapprocha sa bouche de son oreille, sur la pointe des pieds.

_Je t’aime… murmura t-elle à mis voix.

Sa main diaphane glissa le long de son torse et elle lui pinça la hanche.

_Par contre, quoi qu’il arrive, je t’interdis de toucher ne serai-ce qu’un seul cheveu au petit frère d’Ilona. Il est comme un fils pour moi, j’y tiens profondément. Tu me ferais autant de mal à elle, qu’à moi. Et… Ecoute, tu ne me facilite vraiment pas la tâche, puis…

Elle s’arrêta, posant une main sur son ventre, se penchant légèrement en avant. Là, c’était désormais son dos qui tiraillait. Elle gagna le canapé, lui attrapant la main pour qu’il vienne la rejoindre. Elle posa ensuite ses mains sur les siennes.

_Je ne faisais pas ça pour te faire du mal Theo, au contraire. Je te l’ai dis, où est-ce que cela va nous mener ? Tu le sais toi ? Tu es jeune, je le suis de moins en moins. Je n’ai pas envie de m’inverstir, et qu’on s’accroche trop alors que notre relation est condamnée à s’arrêter d’ici sous peu. Je ne sais pas si tu le vois, mais quand même, je vais être mère… Mais là, vraiment, avec tout ce que tu m’as dis, je n’ai plus envie. Je veux en profiter jusqu’à la dernière seconde, même si je vais énormément en souffrir, toi, je ne sais pas. Mais moi, c’est sûr. Tant pis, la vie est trop courte. Je tiens trop à toi aussi, et j’ai besoin de toi. Je n’imaginais même pas jusqu’à ce soir que tu me tiendrais ce genre de discours alors que je ne suis plus qu’une présence que tu ne touches plus. Je n’arrive pas à me faire à l’idée que je puisse être un tout petit peu plus qu’un divertissement pour toi. Alors, rien que pour te remercier de la valeur que tu me donnes, je serai toujours là pour toi, jusqu’à ce que tu te lasse…

Elle l’attrapa par la nuque et le pencha sur elle, ne pouvant faire le contraire avec son futur fils qui s’immisçait entre eux. Elle lui vola un autre baiser, gourmande, en manque d’affection de la part du jeune chasseur. Ils se voyaient si peu ces temps-ci, surtout que son mari restait plus souvent à la maison pour s’occuper d’elle. Elle le lâcha ensuite doucement et s’étendit un peu dans le canapé. Elle était fatiguée. Ses mains avaient quitté Theo pour se masser le ventre et sentir la vie en elle. La tête sur l’accoudoir et ses jambes toujours aussi fuselés sur ses cuisses, elle fixait un point inexistant. Elle se mit à sourire mutine.

_Tu sais ce que tu devrais faire pour Ilona. Pas besoin d’imaginer un super plan de vengeance ou rien. Enfin, je dis ça, je dis rien. Dis lui simplement par message qu’elle a perdue. Ainsi elle risque de s’énerver toute seule et si elle vient te voir, tu sauras te défendre, puis moi… J’ai Kyung, mon mari et toi. Je suis bien protégée, non ? Qu’elle fasse un écart de toute façon, ou qu’elle me touche, mon mari s’occupera d’elle, il lui ruinera sa carrière chez vous.

Elle avait cet air de femme fatale et sûr d’elle qui lui allait si bien. La naîve et gentille Cinderella s’était échappé quelque temps pour laisser son caractère s’emparer d’elle. Quand on la cherchait trop ou qu’on essayait de gâté son bonheur. La lionne en elle se réveillait et là, elle rugissait.

_Non, mieux encore ! Je vais rentrer de toute façon. Je crois que de rester là sans que tu oses me toucher car j’ai la lune à la place de mon ventre, va me frustrer. Tu retournes la voir, penaud, en disant que je t’ai envoyé un message, que je te damné d’être ce que tu es…. Elle se laissera faire, heureuse de pouvoir te consoler et quand elle aura bien craqué, tu lui dis qu’elle a perdu et qu’elle s’est elle-même ruinée la vie. On récolte ce qu’on sème et elle comprendra un peu ce que j’ai ressenti… Enfin, je ne la connais pas bien, ne le fais pas si cela est trop dangereux. J’aimerai que tu me reviennes quand même. Elle est instable on ne sait jamais comment elle va réagir.

Elle se mit en position assise et lui tapota la cuisse puis lui tendit la main. Elle n’était pas contre un peu d’aide pour sortir de ce délicieux canapé où elle aurait aimé perdre son temps à sentir le doux parfum de Theo. Une fois debout, elle lui vola à nouveau un baiser et se dirigea vers la porte.

_Enfin fais ce que tu veux Theo. En tout cas, tu as raison, ce n’est pas une gamine qui va me dicter ma façon de vivre et même si la raison me dis d’arrêter, c’est trop précieux pour que cela se finisse si vite…

Elle attendit, appuyée contre un la porte, encore un dernier baiser avant de le quitter.

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MessageSujet: Re: Mauvaise nouvelle Jeu 7 Juil - 23:40

Il n'allait pas mentir : bien que la réaction de Cinderella pouvait prendre au coeur - ses larmes muettes, son air éperdu - il en était plutôt content. Il n'aurait pas pu imaginer réussir à la retenir comme ça, avec sa colère et sa passion comme seules alliées, et pourtant il avait l'impression de l'avoir touché à sa manière. Il comptait aussi pour elle visiblement, et peut-être que son attitude auparavant n'avait pas été de gaieté de coeur... ? Un sourire flotta sur ses lèvres tandis qu'il sentait la prise de la brune sur lui, sur ses bras qui l'entouraient. Etonnant comme ce simple geste pouvait réconforter et faire du bien.

Cinderella se haussa aussi haut qu'elle le put pour atteindre son oreille, et lui murmurer alors... Hé bien, quelqu'un chose qu'on ne lui avait jamais dit.

Surprenant. Des simples mots, qu'on utilisait parfois sans aucune parcimonie, qu'on distribuait au hasard des rencontres du moment, qu'on collait à la figure de ses amis au moindre état émotionnel. Ils étaient pourtant lourds de sens, ces mots, et dans la bouche de Cinderella, murmuré si bas à son oreille, c'était... Vraiment étrange. Il ne savait pas vraiment comment prendre cela, mais sa première réaction, instinctive, presque viscérale, fut une joie violente et irraisonnée. Il se laissa pincer en pouffant, s'imaginant Cinderella prononcer cette phrase encore et encore, pour voir s'il continuerait à trouver cela aussi plaisant. A part sa mère, sans doute, aucune fille ne lui avait dit cela avec sincérité. Aucune. Malgré toutes ces conquêtes (on ne cessera jamais de le rappeler) aucune de ses relations n'était arrivé à ce stade fatidique. Par volonté, ou parce qu'il était impossible de l'aimer, il s'en foutait pas mal. L'idée était tentante.

Et Theo ignora donc la petite voix dans sa tête, celle qui n'entendait que rarement, qui n'avait pas donné signe de vie depuis très longtemps ; celle qui lui chuchotait "Egoïste" en boucle et en canon, comme s'il n'en était pas déjà conscient. Egoïste et lâche, poussant cette femme mariée à s'accrocher à lui pour son simple caprice, quand elle aurait voulu s'évincer, prudente et raisonnable, intègre. Il ne l'était pas lui, définitivement pas. Et de voir l'émerveillement - il exagérait sans doute - dans les yeux de Cinderella effaçait sa pauvre mauvaise conscience. Comme tout ce qui le faisait un tant soit peu douter, Theo enfermait cela dans un coin de son cerveau pour avoir le loisir de le disséquer plus tard, sans compagnie.

- " Je ne toucherais pas à son frère." promit-il immédiatement, comme si ses menaces précédentes n'avaient été que du vent.

Perdu dans sa contemplation, il se laissa guider jusqu'au canapé et dévora des yeux Cinderella qui s'expliquait un peu plus. Voilà un discours qui plaisait déjà bien mieux, même s'il avait dorénavant du mal à faire taire cette saleté de petite voix. Il parla peu de temps après elle pour apporter sa pierre à l'édifice.

- " Ce n'est pas mon intention de te faire souffrir..." laissa-t-il échapper, presque en plaisantant. "Je sais qu'il y a des inconvénients... Mais je peux pas me faire à l'idée de me passer de toi. Pas encore. Ca vaut ce que ça vaut, mais j'ai l'impression que tu es la seule à m'apporter ce dont j'ai besoin. Je ferais ce qu'il faut pour que tu n'aies jamais mal à cause de moi." - encore une note d'amusement dans la voix ; il se sentait bête de dire toutes ces choses - "Mais je serai là pour toi aussi. Même si je n'ai plus jamais l'occasion de te toucher. J'aime ta présence, Cinderella."

Il laissa légèrement glisser sa tête en arrière sur le canapé, fermant les yeux quelques secondes. C'était fou. Cette situation était iréelle, trop inhabituelle pour lui. Il n'en revenait pas de l'acceptation de Cinderella, ayant plutôt l'habitude de patauger dans ce genre de conversations, et de se borner à des relations prématurément interrompues pour toutes sortes de raisons. Il avait la sensation coupable de s'en sortir très bien, même avec ses faux remords cachés, et le soulagement suivant sa divine colère avait drainé son corps de toute énergie. Il soupira longuement en souriant sans s'en rendre compte. You don't know how lucky you are, boy.

Il prêta bien évidemment ses lèvres avec toute la bonne volonté du monde, et laissa Cinderella s'installer plus à son aise, se coulant lui-même dans le canapé. D'une main distraite, rêveuse, il caressait ses jambes, étendues devant lui, sans même rouvrir les yeux. Aucun désir physique. Pas maintenant. Est-ce que c'était ça la clé ? Haha.

Le plan qu'avait rapidement mis en place Cinderella lui paraissait simplement parfait. Bien sûr que non, il n'avait pas oublié Ilona et sa promesse de lui faire payer toute cette perte de temps, ces soucis, et l'idée proposée par sa brune était tout à fait convaincante. Il partagea quelques détails avec elle en riant, pressé de la voir débarquer chez lui si vraiment telle serait son intention.

- " Je crois que c'est ce que je vais faire, oui..." conclut-il en minaudant presque.

Un peu plus tard, Cinderella confia qu'elle allait plutôt rentrer, s'attirant une moue boudeuse de Theo. Mais peut-être n'avait-elle pas tort, car enceinte ou non, il était terriblement tentant de songer à un rapprochement avec elle, aussi... Il la libéra de l'étreinte tiède de son corps, sans la quitter des yeux, tandis qu'elle parlait de son nouveau stratagème. Que de clés il avait à présent pour torturer l'esprit de la Polonaise... Il aimait bien cette idée, et cette autre façon de faire. Presque méditatif, il tendit le bras sans rechigner pour aider Cinderella à s'extraire du confortable sofa.

- " T'as raison. Je vais plutôt la jouer comme ça... Tu sais que tu peux être machiavélique, des fois ? En tout cas, t'en fais pas pour moi. J'ai pas peur d'elle, elle ne sera jamais plus forte que moi."

Il raccompagna sa belle à la porte, méditant à tous ces projets de vengeance qui couvaient. Devant la sortie, il l'embrassa encore et poussa le vice à lui murmurer "A bientôt", car il ne tiendrait pas longtemps sans elle. Une fois qu'elle eut disparu au bout du couloir, et qu'il eut souri tout son comptant comme un idiot, il referma la porte derrière elle et se dirigea immédiatement vers le canapé. Ce qu'il cherchait ? Son téléphone, évidemment, qu'il dénicha entre les coussins beiges. Il se jeta sur le sofa, tendit vaguement la main vers la télécommande de ses enceintes pour que se déverse dans le loft une musique qui passait généralement en boîte de nuit. Chacun ses goûts, n'est-ce pas.

Il tritura l'écran tactile jusqu'à afficher un nouveau message destiné à la Polonaise, qu'il écrivit avec un délice malsain incroyable.

Citation :

Bravo à toi, Mme Tennessee m'a fait comprendre que je n'étais plus considéré comme un ami. T'es fière de toi ? Je sais que t'as fait ça parce que t'es folle de moi. On peut se voir demain ?

Il reverrouilla son téléphone en souriant. C'était court et concis, mais cela suffirait. Il le savait.

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Mauvaise nouvelle

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