C'est en forgeant qu'on devient forgeron [Rose]

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Svetlana Iorichenko
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MessageSujet: C'est en forgeant qu'on devient forgeron [Rose] Mer 16 Mar - 17:22

Nouvelle semaine et premier jour de stage. Svetlana s'était réveillée à son heure habituelle et avait vaqué à sa routine matinale quotidienne. Elle était parvenue à décrocher un stage d'une semaine auprès du procureur, qui lui permettrait de se faire une idée du travail effectué par ce dernier et ses assistants, ainsi que leurs fonctions et attributions. Un excellent moyen de confirmer sa vocation à travailler pour la justice. La jeune étudiante était parvenue à s'arranger avec Nikita concernant la bibliothèque, aménageant ses horaires et ceux du stage. Elle lui revaudrait cela s'il avait besoin un jour prochain. Ce matin-là, vu que sa mère avait été appelée en intervention au cours de la nuit et que son père partait tôt au boulot, Svet s'occupa de déposer son frère au collège avant de se présenter à son stage. Avant de descendre de voiture, elle vérifia une dernière fois que son sac contenait bien le nécessaire pour noter toutes les informations et explications qu'on allait lui fournir pendant ces cinq jours

Elle observa quelques instants le bâtiment accueillant les bureaux du procureur puis pénétra à l'intérieur. Il y avait des personnels d'accueil, mais elle se fia au panneau indiquant les divers bureaux et étages. Une fois arrivée à destination, Svetlana s'adressa à la première personne qu'elle croisa expliquant qu'elle avait rendez-vous avec Mlle Bouquet. Lors de sa démarche pour la recherche de stage, on lui avait expliqué que ce serait cette dame qui l'encadrerait étant assistante du procureur. Elle s'était fait la remarque que c'était un nom de consonance européenne, certainement français... On lui indiqua un bureau où siégeait une belle jeune femme rousse. L'étudiante s'approcha sans faire beaucoup de bruit, elle était légèrement stressée mais cela ne se voyait pas vraiment. C'était toujours ainsi quand elle se présentait dans un nouveau lieu et devant des personnes inconnues.

- Bonjour, je suis Mlle Iorichenko, la stagiaire. M. Sanders a du prendre contact avec vous à ce sujet.

M. Sanders était celui qui gérait les demandes de stage au niveau de la fac de droit, même si c'était aux étudiants de faire les démarches adéquates pour obtenir une proposition de stage. Il conseillait les jeunes dans la manière d'opérer et, au cas où un étudiant ne parvenait pas à trouver son bonheur, il l'aiguillait dans ses recherches. Et ce fut par son biais que Svetlana eut connaissance de l'identité de la personne qui la prendrait en charge. La demoiselle serra la main de son interlocutrice après s'être présentée. Elle observa quelques instants l'assistante avant de suivre cette dernière pour un petit tour d'horizon du bureau.

La matinée fut consacrée aux généralités du travail de procureur. La jeune russe fut très attentive aux explications de Rose et posa bon nombre de question sur les compétences de chaque personnel, ainsi que sur le type de dossiers gérés par ces services, les liens avec les autres administrations telle la police et sur les suites au niveau du tribunal. Ayant déjà des connaissances dans le domaine judiciaire, Svety n'était pas dépaysée par les termes techniques. En tout cas, il lui serait certainement possible de suivre le déroulement d'un dossier aux côtés de Rose. Quand une accalmie se profila dans les informations que lui donnait l'assistante, Svetlana en profita pour s'enquérir plus précisément sur la carrière de Mlle Bouquet.

- Depuis combien de temps êtes-vous assistante du procureur? C'est le passage obligatoire pour prétendre au poste de procureur?

Question somme toute importante, car avant de s'engager dans un métier autant savoir quelles étaient les perspectives de carrière.

- Est-ce que vous gérez un type particulier de dossier ou touchez-vous à tous les genres? En quelles circonstances fait-on appel au procureur?

Rose lui avait parlé des types de cas traités par le bureau du procureur, mais l'étudiante s'informait du travail effectué par Rose et en profitait pour confirmer ou infirmer des éléments qu'elle avait glané durant ses recherches personnelles. Elle s'exprimait d'une voix posée et ne se montrait pas trop intrusive dans ses questions, ajoutant parfois un léger sourire.

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MessageSujet: Re: C'est en forgeant qu'on devient forgeron [Rose] Dim 20 Mar - 11:36

Comme tous les jours, Rose Bouquet s'était levée à six heures du matin. Réveillée par le son de la radio programmée quotidiennement les cinq jours de la semaine où elle travaillait, elle suivait son train-train quotidien en commençant par se rafraîchir le visage. Elle observa son visage un long moment, obsédée par chacun de ses défauts, à commencé par sa pâleur extrême à la lumière du spot fixé au dessus de la glace. Elle inspecta ensuite sa peau pour y détecter la moindre imperfection, puis elle passa un doigt sur les cernes qui creusaient son visage. Elle paraissait bien plus âgée avec toute cette fatigue qui s'était accumulée. Depuis quand n'avait-elle pas pris de vacances? Elle n'y pensait pas. Elle aimait beaucoup son travail, beaucoup trop sans doute.

Dans la cuisine, elle prit sa tasse habituelle et se versa du café et du lait chaud avec deux sucres, rien d'inédit. Sur un long bâillement, elle pensait à sa journée. Elle lâcha une prière silencieuse et habituelle pour que tout se passa de la meilleure façon qui soit et qu'elle soit tranquille avant de s'interroger sur les affaires qu'elle avait en cours. A priori, beaucoup de travail comme toujours pour aujourd'hui, un déjeuner avec ses associés pour programmer et coordonner le travail des prochaines semaines qui allaient être compliquées et l'arrivée d'une stagiaire. Jake Sanders, celui qui s'occupait de ce genre de chose avait contacté le procureur et en avait parlé avec Rose la semaine précédente. En tâchant de se concentrer sur la première affaire qu'elle devait traiter, l'esprit de la jeune femme dévia et tomba sous le coup d'une angoisse récurrente et chronique celle de se faire démasquer. Et si ce jour était aujourd'hui? Le jour de la vérité, sa vérité, celle de son sang, ses gènes, son ADN. S'ils découvraient ce qu'elle était? Si ce n'était pas elle, alors Chloé, Ian, Jeanne ou Lucas, de toute façon, ça revenait au même si l'un tombe les autres tombent aussi. Elle déglutit avec difficulté et tenta de se recentrer sur ses problèmes actuels. La lucidité reprenait le dessus sur l'appréhension absurde, elle se raisonna et se dit qu'en vingt cinq années d'existence, personne n'avait jamais rien su de sa nature alors ce n'était pas aujourd'hui qu'on le découvrirait par le plus grand des hasards. Elle posa sa tasse dans l'évier avant d'aller se préparer.

Après s'être habillée de façon sobre et élégante, fidèle au code vestimentaire tacite propre aux avocats et travailleurs du barreau, elle alla à la salle de bain se maquiller. Un légère couche de fond de teint pour masquer la blancheur de son visage qui ne collait pas avec la couleur du reste de sa peau. Un peu de rose sur les pommettes, un geste de mascara allongeant, un trait d'eye-liner, et un rouge à lèvre nu. Coiffée, elle observa à nouveau son allure et jugea un net contraste avec celle qu'elle avait une heure auparavant. Elle attrapa son sac et son trench, serra son écharpe autour de son cou et son sortit en refermant la porte à clé derrière elle.
Elle avait beaucoup de chance d'habiter une maison individuelle en plein cœur du quartier upé de la ville et de posséder son propre garage pour ranger sa superbe Alfa Romeo. Oui, parce que bien-entendu, assistante du procureur, ça payait relativement bien.

Après une demi-heure de route, elle arriva au Palais de Justice. Elle se gara sur sa place de parking et gagna son bureau. Au passage, elle salua des subordonnés, des adversaires et autres collègues au fur et à mesure qu'elle avançait dans les couloirs. Elle se laissa tomber sur son fauteuil dès qu'elle fut entrée dans son bureau, morte de chaud. Après un bref répit, elle ôta son manteau et son écharpe avant de prendre tour à tour chacun des dossiers qui s'entassaient dans un coin de son bureau. Un subalterne passa lui donner un rapport d'autopsie et quelques autres dossiers concernant des affaires en cours en lui apportant un autre café crème. Elle le remercia et se plongea dans ses dossiers. Triple meurtre avec préméditation, double meurtre, viol... La matinée s'annonçait follement gaie. Pendant qu'elle commençait à s'égarer dans les rapports d'autopsies et autres conclusions d'enquête quelqu'un frappa puis entra.

C'était une jeune femme. Blonde, grande, svelte et visiblement pas très assurée. Ce devait être la stagiaire. Elle paraissait mal à l'aise dans son tailleur et passablement impressionnée par les lieux. Rose leva les yeux pour les poser sur elle. Elle se leva avec sa posture habituelle, celle d'une femme importante, impassible, indépendante et pleine de pouvoir pour lu serrer la main.

Bonjour, je suis Mlle Iorichenko, la stagiaire. M. Sanders a du prendre contact avec vous à ce sujet
En effet, bienvenue. Je suis Rose Bouquet, assistante du Procureur.

La stature et l'apparence de Rose donnait l'impression qu'elle avait sans doute, déjà trente ans passé, alors que la jeune stagiaire elle, paraissait en avoir à peine vingt. Rose invita la jeune femme à faire le tour des bureaux qui assistaient le procureur et qui travaillaient en amont avec elle afin de mieux cerner la bureaucratie locale. Elle lui présenta tout ses collègues, les secrétaires et les avocats avoisinants, d'ailleurs, elle nota que la stagiaire remportait un franc succès auprès de la gente masculine. Non pas que Rose en fût jalouse, non, parce qu'à ses débuts elle aussi avait eut droit aux regards obliques, aux commentaires, aux intrusions intempestives non-justifiées dans son bureau. Mais les prétendants ayant tous essuyé des dizaines de refus, et ayant été intelligemment utilisé à des fins personnels et professionnels, avait renoncé à Rose Bouquet au risque de perdre leur job et leur fierté. C'est ainsi que la jeune femme se félicita de la popularité naissante de sa jeune stagiaire qu'elle pourrait sans doute utiliser dans les mois à venir. Puis, elle passa la matinée à lui expliquer les attributs de son métier en notant le profond intérêt que portait la stagiaire.

Depuis combien de temps êtes-vous assistante du procureur? C'est le passage obligatoire pour prétendre au poste de procureur?
Cela fait un an et demi que j'occupe ce poste et oui, c'est le parcours standard pour devenir procureur. Cela étant, la quantité de travail au départ était effrayante, il faut quelques temps pour s'organiser et surtout gérer ça. Après quoi, on s'y fait et on y prend goût surtout. C'est ce qui nous motive pour continuer, sachant que être procureur réclame le double. Ce qu'il faut, en somme, c'est de l'ambition et du courage.
Est-ce que vous gérez un type particulier de dossier ou touchez-vous à tous les genres? En quelles circonstances fait-on appel au procureur?
Non, je m'occupe des affaires criminelles je suis assisté de la brigade criminelle de la police et je suis quelques fois aidés par mes associés. Nous nous réunissons avec le Procureur deux fois par semaines environ pour faire le point sur nos affaires, lorsque c'est un cas particulier ou plutôt délicat, nous demandons son intervention ou son avis. Quoi qu'il se passe, il est en droit d'omettre des objections à nos requêtes et il a toujours le dernier mot.

Après avoir répondu à quelques autres questions, Rose pria la jeune fille de rester un instant dans son bureau pendant qu'elle prévenait la secrétaire pour sa pause déjeuner pour qu'elle avertisse ses collègues qu'elle ne viendrait sans doute pas seule. Ils annulèrent le déjeuner et lui proposa une réunion dans l'après-midi qu'elle accepta. De retour à son bureau, elle dit à la stagiaire de prendre ses affaires.

Venez, Mademoiselle Iorichenko, nous allons déjeuner.

La jeune femme accepta poliment et la suivi. Rose l'emmena non loin du Palais de Justice dans un restaurant raffiné de cuisine française, fréquenté par les cols blancs et autres cadres environnant. Les avocats du Palais de Justice et des environs eux préféraient déjeuner un peu plus loin dans un restaurant américain pittoresque mais tout aussi cher. Rose étant une habituée, elle avait tous les midis une table ou quelques fois une table à son nom et ne réservait jamais.
Alors que la carte avait été apportée, elle entama la conversation comme une femme se devait de faire lorsqu'elle était accompagnée, c'était la moindre des politesses.

Vous vous appelez Svetlana, n'est-ce pas? J'ai cru comprendre que vous étudiez la criminologie et la psychologie, c'est Sanders qui m'en a parlé. Il m'a dit que vous étiez assez douée. Je trouve qu'il est très pertinent de choisir ces deux options.

Elles commandèrent toute deux. Rose préféra un filet mignon en s'abstenant du vin que le serveur lui recommandait sachant qu'elle ne buvait pas d'alcool du tout.

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Svetlana Iorichenko
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MessageSujet: Re: C'est en forgeant qu'on devient forgeron [Rose] Dim 27 Mar - 10:14

Svetlana remarqua l'attention particulière de certains hommes lors de sa visite des locaux, mais elle ne fit aucun geste d'encouragement, répondant d'un simple sourire à tous ses interlocuteurs qu'elle allait côtoyer pendant son stage. Ce type de comportement ne l'étonnait guère, étant généralement présent dans le monde du travail bien que sa mère l'ait toujours mise en garde contre les relations amoureuses au boulot. Lier amour et travail n'était pas des plus recommandés car cela pouvait créer des problèmes relationnels et conflictuels quand on venait à se séparer. En tout cas, les explications de cette matinée avaient remplies plusieurs pages du carnet de notes de l'étudiante. Les réponses fournies par l'assistante du procureur contentèrent Svety. Ainsi le parcours de la rousse relevait du normal, et préciser qu'il fallait de l'ambition et du courage montrait l'importance de ce travail. Traiter de dossiers dont dépend la vie de personnes devait être difficile au début néanmoins on devait acquérir une certaine habitude par la suite. Quant aux dossiers gérés par Rose, cela rappelait ceux suivis par sa mère, toutes deux travaillaient dans la branche criminelle, d'ailleurs il se pouvait qu'elles aient déjà collaborés ensemble, voilà une question qu'elle pourrait poser à Mlle Bouquet. D'une écriture fluide, elle ajouta à ses notes que le procureur avait tout pouvoir de décision.

Vint l'heure du déjeuner. Après avoir patienté quelques minutes que Rose prenne ses dispositions envers ses collègues, Svetlana suivit l'assistante jusqu'à un restaurant français se trouvant non loin des bureaux du procureur. Laissant son regard balayer la salle, l'étudiante constata que c'était un établissement fréquenté par les cols blancs et elle se sentait un peu décalée n'étant pas du même monde professionnel que le reste des clients. En tout cas, le choix du restaurant ne parut pas innocent, Svety ayant noté la consonance française du nom de son interlocutrice. Cependant, elle n'avait jamais goûté à la cuisine française, que certains qualifiaient de gastronomique, jusqu'à ce jour. Un serveur vint à leur rencontre, saluant Rose comme s'il la connaissait, avant de nous désigner une table de libre. Svet en conclut que l'assistante devait être une habituée des lieux. Puis elle s'intéressa à la carte, lisant les noms des plats qui lui étaient inconnus pour la plupart, niveau dégustation bien entendu. La jeune femme choisit un assortiment de filets de poisson aux petits légumes. Une fois les commandes passées et l'offre de vin déclinée par les deux femmes, Rose engagea la conversation.

- Oui c'est bien mon prénom, c'est russe mais je ne suis pas née là-bas, précisa Svetlana avec un sourire. D'ailleurs de quelle origine êtes-vous? Française? Votre nom n'a pas du tout la consonance américaine. Sans vouloir me montrer indiscrète...

Bouquet et le choix du resto ne faisaient que confirmer cette hypothèse et comme à son habitude, elle laissa toute latitude à son interlocutrice pour répondre ou non. Elle ne voyait aucun problème à ce que Rose utilisa son prénom, mais Svety préférait continuer à utiliser le nom de son interlocutrice tant que cette dernière ne lui aurait pas donné l'autorisation de faire autrement.

- Quant aux options, je les trouve utiles pour cerner correctement un dossier, tant niveau judiciaire que policier. Et comme je n'ai pas encore décidé si je voulais devenir avocat ou travailler dans les forces de l'ordre, je préfère mettre le plus d'atouts de mon côté.

Autant prévoir large et puis toutes ces matières s'imbriquaient les unes aux autres. Il y avait aussi le métier de profiler qui intéressait la jeune russe, et là elle avait la possibilité via sa mère d'en rencontrer un.

- En parlant de police, vous avez peut-être déjà travaillé avec ma mère, l'inspecteur Iorichenko? Puisque vous suivez les affaires criminelles...

La curiosité, un trait de caractère de la jeune femme qui conversait d'une voix posée. En tout cas, cela ne l'étonnerait pas d'obtenir une réponse positive, sachant que les collaborations étaient nécessaires pour aboutir au jugement des criminels. Laissant son regard faire un tour d'horizon, Svet vit leurs plats arrivés, délivrés par le serveur qui les avait accueillies. Une délicieuse odeur imprégna l'atmosphère et mit l'eau à la bouche de la stagiaire. Après avoir remercié le serveur et souhaité un bon appétit à Rose, elle entama son poisson qui se révéla délicieux. L'ambiance de l'établissement était bonne, les conversations restaient d'un niveau sonore correct et n'abrutissaient pas les convives. Sera-t-elle amenée à fréquenter ce genre de lieu dans son travail?

- Sera-t-il possible d'assister au déroulé d'un dossier? A moins que cela ne relève du confidentiel interne... Et peut-être qu'une semaine c'est trop court... Car je présume que suivant le dossier la durée du traitement diffère...

Svetlana se renseignait sachant pertinemment qu'étant civile elle ne pourrait pas voir l'ensemble des prérogatives des collaborateurs du procureur, certains dossiers étant compliqués et risqués. Déjà que sa mère ne lui parlait que rarement et vaguement des affaires en cours pour éviter tout problèmes, il devait en être de même pour les métiers de la justice...




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MessageSujet: Re: C'est en forgeant qu'on devient forgeron [Rose] Mar 5 Avr - 17:44

Elle hocha la tête avant de prendre un certain temps pour répondre à la question de Svetlana au sujet de ses origines françaises. Elle dégagea la mèche qui s'était détachée de son chignon-banane, la rangea derrière son oreille et écouta poliment avec un grand intérêt les projets d'avenirs envisagés par la jeune femme. Elle la trouvait d'ors et déjà concentrée et intéressée, qualité indispensable pour travailler dans la branche de la justice. Plus encore, elle jaugea rapidement à sa façon de s'exprimer intelligemment combien elle était perspicace, mais elle ignorait encore à quel point jusqu'à cette instant.

Rose reposa son verre au moment précis où la jeune femme prononça son nom: l'inspecteur Iorichenko. Elle savait qu'elle avait déjà entendu ce nom quelque part. Oui...Iorichenko, Jane Iorichenko. La légiste. Rose l'avait côtoyée à ses débuts. Un sentiment d'appréhension la gagna lorsqu'elle se remémora son souvenir. C'était une femme qu'elle n'avait pas beaucoup apprécié, non pas pour sa compagnie, mais plutôt pour l'indiscrétion dont elle faisait preuve à son égard. Comme si elle cherchait quelque chose...

C'est possible, oui, à mes débuts. Une femme charmante, mais je ne l'ai pas beaucoup côtoyée.

Si Rose n'aimait pas beaucoup celle qui se révélait comme la mère de Svetlana, c'est parce qu'elle avait songé que cette femme pouvait en savoir beaucoup sur elle, et que du moins elle la soupçonnait déjà "du grand mal". C'est pourquoi elle avait toujours cherché à éviter son contact. Rien sur son visage ne laissa paraître son mal aise et sa voix restait calme et austère comme à son habitude mais elle avait le pressentiment déjà quelque chose de mauvais. Le serveur posa sur la table leur plat respectif avec une odeur gourmande. Après les "bon appétit" de rigueur et les remerciements, elles entamèrent l'une et l'autre leur assiette. La tête de Rose n'était guère à la nourriture et son esprit se tortillait déjà à imaginer tous les scénarios plausibles et imaginables au sujet de sa jeune stagiaire et de sa mère. Qui étaient-elles après tout? Le mieux serait de garder un œil sur Svetlana, ensuite, elle pourrait se forger un jugement plus solide sans se perdre dans le cercle vicieux de la paranoïa. Perdue dans ses pensées, elle fut ramenée à la réalité par la voix de son invitée.

Sera-t-il possible d'assister au déroulé d'un dossier? A moins que cela ne relève du confidentiel interne... Et peut-être qu'une semaine c'est trop court... Car je présume que suivant le dossier la durée du traitement diffère...
Nous en avons déjà discuté avec le Procureur. Il m'a laissé carte blanche à ce sujet, je pense qu'il vous serait tout à fait bénéfique de suivre une investigation. La plupart traînent en longueur, je vous l'admet. Mais pas avec moi, je résout plus vite mes enquêtes que mes collègues, notez bien cela. Par contre la comparution et le jugement n'est pas de mon ressors , il arrive que certains cas soient jugés des mois après. C'est le défaut de notre système, je n'y peux rien mais je tâche le plus souvent possible de raccourcir un maximum les délais d'attente. La déontologie m'autorise bien entendu à me suivre sur quelques affaires mais pas toutes. Je suis un cas particulier de triple meurtres en ce moment, ça fera très bien l'affaire. Qu'en dites-vous?

La jeune stagiaire consentit poliment et le procureur en devenir la briefa sur l'affaire. Comme toutes les cas particuliers auxquels avait affaire Rose, c'était un meurtre louche perpétré de façon étrange. En effet, les trois victimes avait été tuées par explosion interne leurs organes vitaux: le cœur bien entendu, les poumons et l'estomac. Aucune hypothèse d'origine biologique n'avait réussi à expliquer leurs morts. On s'était plutôt orienté vers une thèse un peu moins naturel...et tout le monde voyait de quoi on parlait. De toute manière, aujourd’hui, comment éviter les affaires de ce genre? Comment trouver une mort tout à fait explicable, claire comme l'eau avec des armes, des mobiles et des coupables? Non, la vérité était qu'aujourd'hui la pression apposée par les forces de l'ordre et les gouvernements faisait que les mutants se manifestaient généralement de la manière la plus brutale qui soit: la destruction de ses congénères. Et à chaque fois pour Rose, c'était le même rituel, le sang qui ne faisait plus qu'un tour et les interrogations interminables, la paranoïa, parfois la peur et la méfiance. Non, sa vie n'était pas des plus agréable quelques fois, mais elle se rassurait bien souvent en se disant que tout était sous contrôle. Du moins pour l'instant.

Vous suivez les actualités, n'est-ce pas? Que pensez-vous du monde actuel et surtout de Achaea aujourd'hui. Pour ma part j'ai l'impression de vivre une époque de grands changements.

Question tout sauf innocente. C'était évident. La jeune fille le remarquerait. Le plus intéressant serait de savoir ce qu'elle allait répondre à cette vaste question. Sur quoi son choix se porterait révèlerait sans doute ses centres d'intérêts et Rose pourrait en d'une part en savoir plus sur elle mais aussi se bâtir une opinion plus solide à son sujet.

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Svetlana Iorichenko
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MessageSujet: Re: C'est en forgeant qu'on devient forgeron [Rose] Dim 24 Avr - 19:01

Mlle Bouquet prit le temps de réfléchir quand Svetlana s'enquit des origines de l'assistante. Mais cette dernière finit par répondre confirmant les hypothèses de l'étudiante. La France était un pays peu connu de la jeune russe, néanmoins il avait tout de même une certaine influence sur la scène internationale, et il était une destination prisée pour le tourisme. Ainsi Rose et sa mère avaient été amenées à travailler ensemble. La jeune femme se demandait sur quelle enquête, mais l'arrivée du serviteur l'empêcha de poursuivre sur ce sujet momentanément. Tandis que les deux femmes dégustaient leurs plats respectifs, la conversation s'orienta vers d'autres sujets. La jeune étudiante ne pouvait qu'être d'accord concernant la lenteur qui saisissait parfois le système judiciaire, faisant traîner en longueur certaines affaires.

- Il est vrai que certains procès traînent en longueur, mais parfois les tribunaux sont submergés de dossiers... Par contre plus les affaires sont jugées tôt moins il y a de risques que les témoins oublient ou des choses dans ce genre...

Et puis il suffisait qu'un nouvel élément fasse son apparition pour que l'enquête doive être reprise, qu'un témoin se désiste... Cela ne facilitait ni le travail des policiers ni celui des procureurs et personnels de la justice. Quand Rose parla d'un dossier que sa jeune stagiaire pourrait suivre, Svet fut tout ouïe. Elle accepta avec joie de pouvoir suivre un dossier et écouta avec attention les infos que lui donnait son interlocutrice. Ces éléments étaient forts intéressants et savoir qu'aucune source biologique n'avait pu être trouvé pour expliquer les blessures, cela laissait supposer l'intervention d'un mutant. Svetlana avait continué à manger tout en intégrant les différentes données, ce dossier risquait d'être fort intéressant.

- Des suspects ont-été appréhendés?

Car si comme le laissait présager le dossier un mutant était à l'origine de tout cela, il ne se rendrait pas facilement aux forces de l'ordre. Puis Rose lui demanda si elle suivait les actualités. Tous les matins, Svety lisait les nouvelles en déjeunant, elle aimait se tenir au courant des derniers évènements. Surtout concernant les mutants puisqu'elle en était une, mais cela elle n'allait pas l'avouer si facilement.

- Oui je suis les actualités, je trouve qu'il est nécessaire de savoir ce qui se passe autour de nous, tant niveau politique que découvertes scientifiques ou autre, répondit-elle d'une voix calme. Quant à Achaea, je trouve qu'on vit des moments troubles ces derniers temps, surtout concernant la politique du gouvernement envers les mutants. Je ne pense que cela soit la meilleure façon de faire, j'ai l'impression que l'hostilité du gouvernement ne fait qu'exacerber celles de mutants ou vice versa car ça fonctionne dans les deux sens...

La violence engendre la violence, comme disait l'adage. L'étudiante avait parfois l'impression de vivre au sein d'une poudrière qui ne demandait qu'à exploser à la moindre étincelle.

- Chaque époque est sujette à des changements de toute nature que ce soit...

Sa dernière phrase n'était qu'une constatation générale, et ces changements alimentaient l'Histoire. La stagiaire venait de finir son assiette quand elle retourna la question à son interlocutrice, de manière à sonder l'opinion de celle-ce également. Car demander son point de vue sur les actualités n'étaient pas forcement innocent surtout connaissant l'aversion que soulevait le problème mutant.

- Et vous que pensez-vous de tout ceci?

Elle but une gorgée d'eau. Le serveur s'approcha de leur table en voyant que l'une des occupantes avaient fini. L'heure du dessert n'allait pas tarder.

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MessageSujet: Re: C'est en forgeant qu'on devient forgeron [Rose] Lun 25 Avr - 8:54

Point positif, Rose se sentait tout à fait à l’aise en la présence de sa stagiaire. Elle était satisfaite que la jeune fille se montre si intéressée au sujet de son travail. C’était quelqu’un de relativement intelligent après tout même si en apparence il ne s’agissait peut être qu’une autre de ces minettes frêles et aussi réfléchi qu’une machine à café. Svetlana n’était pas comme ça.
Et puis n’était-elle pas la fille de sa mère ? Sans doute. Mais la française ressentait à son égard déjà moi d’antipathie du simple fait qu’à priori elle ne pensait pas, elle, qu’elle puisse être une mutante.

Les deux jeunes femmes parlèrent avec grand intérêt de l’enquête sur laquelle Svetlana serait autorisée à prendre part. Il était vrai que même si tout semblait indiqué que l’origine du crime était mutante, Rose ne s’autorisa pas à prononcer la première le mot. C’est vrai, aujourd’hui, la quasi-totalité des crimes et des affaires dont elle s’occupait concernait des mutants victimes ou coupables. Cas aussi fréquent dans l’un que dans l’autre. Elles arrivaient doucement au dessert lorsque la jeune Svetlana, elle, prononça le mot que se refusait à dire la rouquine. Dès qu’elle eut fini sa phrase, Rose, qui achevait son met, posa ses couverts et joint ses mains au dessus de son assiette en fixant posément et écoutant avec le plut grand intérêt son interlocutrice.

Elle ne s’attendait peut être pas à une prise d’opinion aussi directe de la part de la grande blonde. C’est vrai, à l’époque où l’on vivait, les gens faisaient extrêmement attention aux mots qu’ils employaient. Surtout concernant de tels sujets. Mais elle se rappelait qu’elle n’était pas en France et que les libertés étaient sans aucun doute maintes fois plus respectées sur le territoire américain. A fortiori, elle ne pensait pas non plus que sa stagiaire partagerait un avis aussi modéré sur la question avec son supérieur. Elle la laissa finir puis elle pris un soin particulier à articuler une espèce de silence de réflexion avant de répondre :

« A mon sens, les politiciens s’accordent pour placer au premier plan des sujets qui seront le plus à même de détourner les citoyens des vraies questions sociales qui touchent à leur vie quotidienne. Le problème mutant n’est qu’un leurre. Je ne dirais pas que ce n’est pas un problème, bien entendu, il s’agit de sécurité et même si j’aurai disons…adopté des méthodes et des solutions plus modérés et plus efficaces, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de placer ceci au premier plan. Après tout, l’existence de….mutants ne date pas d’hier. Nous le savons depuis plus d’une décennie. C’est comme Internet, nous n’allons pas en parler chaque jour comme s’il s’agissait d’une découverte récente. C’est de la poudre aux yeux.

C’était la façon la plus détournée, la plus indirecte, et la plus « langue de bois » pour exprimer un avis très modéré sur la question. Svetlana allait-elle s’en rendre compte ? Probablement, mais il fallait toujours pour Rose, ne jamais dire les choses de façon trop abrupt et trop sûre. Après tout, elle venait d’un pays où une milice servait fidèlement l’état devenu pratiquement totalitaire et persécuteur de masse contre et les mutants et ceux qui les défendait. La jeune femme s’employa à écouter sagement sa stagiaire répondre plus franchement et plus directement, sans doute une question d’éducation à l’américaine. Car au-delà même du problème de fond, les français avaient – selon la coutume – beaucoup de mal à dire les choses sans enjolivement et de façon plus franche et direct alors que les nord-américains pouvaient se tarir du contraire.

Rose prit ensuite les devants et la questionna plus en détail au sujet de ses opinions pour savoir si elles étaient réellement marquées ou plus contrastées.

« Excusez-moi d’être un peu directe à ce sujet voire indiscrète mais à mon tour, j’aimerai avoir votre avis sur la question. Je n’oserai jamais vous demander votre avis sur les politiques gouvernementales ça va de soi… mais à titre disons, moral, qu’en pensez-vous ? Ces gens, différents, que l’on veut exclure, est-ce un problème qui vous touche ? Personnellement à ce propos, je crois que tout est une question de point de vue et de considération. Peu de gens partagent cet avis et son plus tranchés sur leur positions. Qu’en dites-vous ?

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Svetlana Iorichenko
۞ Mutante Non Recensée ۞

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MessageSujet: Re: C'est en forgeant qu'on devient forgeron [Rose] Dim 1 Mai - 21:57

Les propos de Rose n'étaient pas dénués de fondement, mais Svetlana ne qualifierait pas le problème mutant de leurre, cependant elle n'exprimerait pas le fond de sa pensée à haute voix. Prendre la défense des mutants étaient le meilleur moyen d'attirer l'attention sur soi, ce que voulait éviter l'étudiante à tout prix. Néanmoins, l'assistante du procureur n'avait pas foncièrement tort, les mutants monopolisaient tous les esprits et on oubliait les problèmes sociaux qui nous touchaient bien plus que les dérives mutantes. Elle avait raison, l'existence des mutants n'était pas une nouveauté, mais ce qui l'était c'était leurs actions et les différents organismes de défense qui l'étaient. Son interlocutrice avait une façon détournée d'exprimer son opinion, qui finalement se révélait plutôt neutre.

Pourtant se fut un regard quelque peu suspicieux que la stagiaire posa sur la rouquine. Ses dernières questions ne semblaient pas innocentes aux oreilles de la russe. Cherchait-elle à découvrir quelque chose sur Svetlana? En tout cas, cette dernière prit le temps de la réflexion en buvant son verre d'eau. Elle prit soin de choisir des termes génériques pour ne pas trahir son origine génétique et son profond intérêt pour tout ce qui touchait aux mutants tant niveau recherche que politique. Sa mère faisait également la même chose de son côté, surveillant via les voix policières les tendances populaires et l'orientation des enquêtes.

- Oui je suis d'accord avec vous, tout dépend du point de vue et des orientations de chaque personne. Certains se positionneront farouchement à l'encontre des mutants ou du gouvernement. Après tout dépend de ce que vous entendez par toucher. Je ne suis pas une adepte du racisme, car au final, les humains font preuve de racisme à l'égard des mutants, cette injustice me touche... Par contre je ne me sens pas concernée plus que ça, n'étant pas une mutante et donc ne partageant pas leurs déboires.

Svetlana mentait à beaucoup d'aisance et de conviction. Depuis le temps qu'elle cachait son statu de mutante, elle était rodée à contrer les questions qu'elle jugeait trop intrusives. Elle avait répondu d'une voix posée en conservant une attitude décontractée.

- D'ailleurs pour travailler dans le domaine de la justice, il faut mettre de côtés tout préjugés concernant les suspects ou les clients, en fonction du métier que vous exercez. L'impartialité est de mise dans les affaires juridiques.

L'étudiante donnait son opinion et sa vision de la chose. Encore qu'elle se doutait que tous les agents de la justice ne faisaient pas preuve de l'impartialité qui était de rigueur. Qui n'avait pas entendu parler de pots de vin reçus par des procureurs ou des flics ripoux?... Le serveur s'approcha de ses deux clientes et leur proposa la carte des desserts. Svetlana regarda la liste et choisit des profiteroles avant de rendre la carte. Le serveur s'en alla une fois les deux commandes prises. Puis elle reporta son attention sur sa supérieure.

- Quel sera le programme de cet après-midi?

Elle était curieuse de savoir ce qui était prévu et si elle allait toucher de suite au dossier dont lui avait parlé Rose, elle était impatiente de voir cela de plus près, mais n'en laissait rien paraître à part un sourire. Après il était possible qu'on ne l'autorise à participer à l'étude du cas que le lendemain, elle comprendrait parfaitement.

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C'est en forgeant qu'on devient forgeron [Rose]

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