Theo Paradise

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۞ Chasseur de l'Opération Apocalypto ۞

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Theo Paradise
۞ Chasseur de l'Opération Apocalypto ۞

◊ Nombre de Messages : 506
◊ Nombre de Messages RP : 61
◊ Age : 26
◊ Informations : |Présentation

|Relations & Sujets

|Missions

◊ Age du Personnage : 24 ans
◊ Pouvoirs / Armes : - Equipement de base des chasseurs


Informations

» Métier: Chasseur / Photographe

» Statut RP: Ouvert

» Particularités:

MessageSujet: Theo Paradise Lun 10 Jan - 3:47

» Informations de Base
"Rien ne devrait recevoir un nom, de peur que ce nom même ne le transforme"



● Nom : Paradise
● Prénoms : Theo
● Sexe : Homme
● Âge : 23 ans, 24 en Février
● Origine Génétique : Humain
● Origine Géographique : Etats-Unis
● Métier : Membre de l'opération Apocalypto, Theo était autrefois un civil parfaitement ordinaire, photographe maladroit employé généreusement par Adam Paradise, directeur d'une agence de mode très connue - autrement dit, son père.
● Date de Naissance : 14 Février 2001
● Lieu de Naissance : New York.
● Orientation : Hétérosexuel.

» Informations des Groupes
"Il y a quelque chose de plus grand pourtant que d'appartenir au monde, c'est de s'appartenir à soi-même"
● Groupe : Opération Apocalypto - Chasseur
● Raisons :
"La route des enfers est facile à suivre. On y va les yeux fermés. "
Bion de Boristhène.

Pas de témérité absolue. Pas de grandeur d'âme fanatique, pas de convictions puissantes et racistes. Theo n'a en fait aucune raison d'appartir à cette opération, puisqu'il ne nourrit pas en son for intérieur une quelconque haine contre les mutants ou une certitude de la supériorité des humains sur eux. Il n'est même pas croyant, ce n'est donc pas non plus une religion extrêmiste qui l'a poussé à grossir les rangs des chasseurs de l'apocalypse...

Non. La raison de Theo, c'est la peur. Vous pourriez appeler ça de la lâcheté - et vous n'auriez pas tort, quoique les deux notions soient étroitement entremêlées.

La peur, parce que le monde est en guerre, une lutte infâme et sans merci entre deux camps originaires de la même souche. Et comme dans chaque conflit totalitaire, qui englobe tant les femmes que les hommes, les militaires rôdés et les civils sans défense, il faut choisir un camp, et s'y tenir. Il n'y pas de place dans un monde balloté comme celui-ci pour une petite poussière neutre, déployant le drapeau blanc. La peur, parce que Theo ne veut pas mourir, pas du tout; ne veut pas souffrir non plus. Il sait que la neutralité ne lui apporterait rien : un humain banal, tristement banal, dans une ville comme Achaea ? Autant lâcher un canari au milieu d'une horde de loups. Theo est calculateur, il a bien réfléchi à la question. Il veut survivre, et a compris que pour cela, il faut se battre, constamment, tous les jours. Il ne restait plus qu'à savoir dans quel camp.

Là intervient la lâcheté.

Theo n'est pas dupe. N'étant pas un mutant, il n'a aucun pouvoir, aucune particularité physique impressionnante qui le propulserait au rang de super-combattant. Ce n'est pas un talentueux orateur, il n'a pas la fibre politique, l'âme vengeresse ou le coeur héroïque. Il ne hait pas les mutants, ne souhaite pas sérieusement leur destruction. Mais les quelques informations glanées sur l'hésitante Opération Génésys l'ont finalement décidé. Il n'aurait jamais eu sa place dans ce genre d'organisation, il n'est pas fait pour être un rebelle, un résistant, un combattant au service des Droits de l'Homme... Et en toute franchise, il est persuadé que l'Opération Apocalypto finira par vaincre. Tout simplement.

C'est donc par calcul, véritablement, que Theo a choisi de rejoindre cette sombre Opération. Son objectif, c'est sa survie personnelle avant tout, et il se donne pour cela tous les moyens nécessaires. Etre un chasseur au sein de la ténébreuse opération de purge des mutants lui a semblé une voie facile, sensée, pour se réveiller au lendemain de cette guerre lamentable. Et pour tout vous dire, Theo ne vit pas trop mal le fait d'appartenir à cette branche humainement controversée ; au contraire, il s'y habitue avec une indifférence étonnante.






» Informations Descriptives
"Le roman est l'art de créer un homme, la biographie l'art de le ressusciter"




● Description Mentale :

Pour commencer, il faut savoir que Theo fait face à un léger trouble de la personnalité, ce qui le rend très difficile à cerner. Mais globalement, beaucoup de traits reviennent chez lui continuellement. Pour commencer, et c'est compréhensible, le jeune homme est devenu très sombre depuis son intégration à Apocalypto, incroyablement pessimiste. Renfermé comme personne d'autre, il ne parle jamais de lui ou de son passé, et garde pour sa pomme tous les détails qui peuvent lui passer par la tête. D'ailleurs, à qui pourrait-il réellement parler ? C'est un être solitaire désormais, qui sait pertinemment qu'il ne sert à rien de s'attacher à quiconque, puisqu'il finira inexorablement par trahir, comme il sait si bien le faire. Adepte de l'humour noir, Theo est un pince-sans-rire accompli qui manie l'ironie et les sarcasmes avec un plaisir qui frôle la jouissance. De son passé de jeune branché hypocrite, il garde un amour du crachage-dans-le-dos et autres sournoiseries, et il est évident qu'il a depuis très longtemps oublié le sens du mot loyauté. Il aime huer, conspuer, se moquer, humilier; puisqu'il sait très bien que ça n'a plus, désormais, aucune importance.

Theo reste malgré tout un charmeur. Il sait que sa gueule d'ange fait tourner des têtes, et il adore en jouer. Sa facilité à parler et son éloquence générale l'aide dans ses projets de drague; mais évidemment, il n'a plus de relation sérieuse depuis très longtemps. Il préfère papillonner et avoir ce qu'il veut des femmes qui tombent sous son charme, avant de les abandonner purement et simplement. Mais il ne faut pas croire que Theo est devenu un sans-coeur fini, car c'est faux. Fataliste comme il est, il s'est simplement convaincu que le respect et la galanterie ne l'aideraient pas plus à survivre que ses conquêtes.

Le jeune homme est arrogant et prétentieux. Les restes de l'adolescent qu'il était, et qui constitue sa personnalité enfouie, lui font croire qu'il est supérieur de par sa naissance et ses capacités intellectuelles. Il est vrai que Theo est loin d'être bête et possède de la culture en plus d'une adresse travaillée, mais cela va au-delà de ce genre de considérations. L'insolence et l'insubordination, il connaît pas coeur et adore ça; au final, c'est un être provocateur qui a une idée très personnelle des fondements de la hiérarchie. Il refuse à quiconque le droit de lui marcher sur les pieds ou de lui parler comme à un sous-fifre, tant il a eu à souffrir de ses expériences passées et de sa triste perception du monde. L'auto-suggestion a finalement réussi à lui faire croire qu'il valait beaucoup mieux que la majorité des gens. Mais ça, il évite de le montrer. Généralement, on aime pas les narcissiques...

Malgré sa capacité aux actions les plus folles et les plus dangereuses, Theo est quelqu'un de lâche. Il a un courage somme toute relatif, mais il est incapable de faire preuve de ce qu'on appelle la grandeur d'âme. Jamais il ne se sacrifierait ou prendrait des risques pour quelqu'un d'autre que lui-même. Il se considère seul sur cette Terre et sa survie lui importe en fait plus que celle de l'humanité. C'est triste, n'est-ce pas ? Mais pourtant, il n'est pas le mal incarné. Dans le fond, Theo est un homme bien, avec des idéaux et des principes en accord avec la morale, mais il est né dans une époque légèrement déstabilisante. Les Droits de l'Homme semblent ne plus rien valoir, alors il a décidé de ne plus perdre son temps avec ça.

Il n'a rien de cruel ou de méchant ; pourtant, il n'hésite plus recourir à toutes les méthodes disponibles, parfois à la limite du meurtre pur et simple, pour traquer ses proies. Obéissant aveuglément aux idéaux de l'Apocalypto, il a perdu toute confiance envers le genre humain qu'il sait défaillant, juste bon à la haine, et même s'il sait bien, au fond, que ce qu'il fait est mal et qu'il arrivera un jour où quelqu'un se débarrassera de lui, il n'est pas décidé à arrêter. Tenace et borné, c'est aussi quelqu'un d'extrêmement capricieux qui peut devenir fou à la seule entente du mot "non".

On peut donc dire qu'il est très lunatique, car un jour il restera dans son coin, froid et indifférent, sombre et mélancolique, l'autre il sera souriant et charmeur, un clin d'oeil par-ci, une tape sur l'épaule par là. Il aime jouer avec les sentiments des gens, c'est un fait, mais uniquement dans un but didactique. Il faut savoir calculer les réactions des quidams pour se protéger plus tard... Mais il est facile, en tout cas, de s'accorder sur le fait que Theo est très, très énervant, que ce soit par sa façon de ne toujours penser qu'à lui, ou par le fait qu'il semble doué d'une chance magistrale. Rien n'échoue pour lui et il revient toujours vivant des missions suicide. C'est en fait un simple dépressif... Son attitude varie selon la période où il se trouve: joie ou peine, chagrin ou sérénité, paix ou détresse. La guerre, couplée aux actions de l'Opération, a simplement subtilisé chez lui les bons côtés de son humanité.

Le reste du temps, Theo est imprévisible. Il change constamment de comportement et s'adapte à toutes les situations et toutes les personnes qu'il rencontre. Simplement, il ne se gênera pas pour marmonner tout bas ce qu'il pense réellement. Et si on gratte un peu, il est facile de deviner qu'il est extrêmement malheureux et qu'il fait face à des petits problèmes psychologiques. Il reste souvent silencieux très longtemps, songeant à sa famille et à ses pertes, et semble la majeure partie du temps, un peu paumé. Ce qu'il est réellement.

● Taille :
Theo mesure 1m83, très précisément. C'est un jeune homme assez grand, donc, mais quelque chose dans sa morphologie - une stature un peu tassée, peut-être - ne le fait guère paraître impressionnant pour autant.
● Poids :
Le charmant jeune homme pèse 78 kilos. Il est fin, élancé et assez svelte, pas forcément effrayant physiquement, mais ses kilos sont tous bien répartis, je vous l'assure ! Sans être un musclor, Theo a travaillé son corps un minimum.
● Cheveux :
Theo est châtain de naissance, et n'a jamais eu l'idée folle de se teindre les cheveux. Il les garde courts, s'autorisant parfois une petite excentricité en laissant pousser des mèches qu'il repousse savamment en arrière. Très joli. Ses cheveux sont d'ailleurs naturellement doux et soyeux (bien sûr !)
● Yeux :
Les beaux yeux en amande de Theo sont d'un vert passé, délavé, presque de la jade. L'iris clair et hypnotisant a de quoi attirer les regards, sous des cils discrètement recourbés. C'est peut-être ce qui séduit le plus sur son visage carré, deux perles opaques, qui reflètent une fausse indifférence, masque des émotions. Ils sont souvent plissés - parce qu'il rit, se moque, ou bien observe attentivement quelqu'un - formant de petites rides à leurs extrémités, mais en règle générale, paraissent toujours un peu froids, distants, railleurs. Deux pics tranchants, sous d'épais sourcils, prêts à juger quiconque se fait capturer par son regard transcendant.
● Style vestimentaire :
Theo a grandi dans l'univers excentrique et perfectionniste de la haute-couture, ne l'oublions pas. Il garde donc de son éducation une volonté à être toujours bien mis, dans des vêtements stylisés ou en tout cas parfaitement accordés. Il préférera un genre BCBG qui lui colle à la peau, tentera parfois quelques ajouts "grunge" sous la forme d'un jean troué tombant sur des rangers, ou d'un accessoire à la pointe de la nouveauté. Avide des costumes très chers que son cher paternel vendait à des prix complètement honteux, il en a toute une collection, en plus de tenues un peu plus classiques. Notons que ses couleurs de référence tournent autour d'un thème unique : gris anthracite, noir, beige... Le tout est plutôt élégant.
● Particularités :
Theo a un léger, très léger trouble de la personnalité. Ce fait lui donne la particularité d'être foncièrement lunatique, différent du jour au lendemain. C'est un fumeur invétéré, et il touche encore à quelques autres petites choses illégales, sans pourtant le revendiquer à tort et à travers. Il porte un tatouage assez ridicule - il le dit lui-même - au bas-ventre, une inscription à la limite du bassin : "Welcome to Paradise." C'est un être agaçant à sa manière de parler, souvent ampoulée ou médisante, mais qui a le mérite de savoir persuader. Il se balade presque toujours avec son appareil photo professionnel, un gros objet encombrant qu'il porte en lanière autour de son cou. Hé oui, sa couverture, c'est d'être photographe...
● Points Forts :
Theo n'a plus aucun scrupule, ou presque. Ce trait de sa personnalité, qui ressemble plus à un défaut qu'à une qualité, c'est vrai, lui a déjà sauvé la vie et lui permet d'accomplir des actions qu'un humain basique se refuserait à imaginer. C'est un roi de la persuasion, il sait manier les mots et leurs mensonges pour arriver à ses fins; c'est aussi quelqu'un qui est devenu grâce à son intégration à Apocalypto très ingénieux et débrouillard. Il n'a pas l'habitude d'abandonner lorsqu'il fait quelque chose, et possède un charisme important. En mission, il devient impitoyable, ce qui en fait un combattant hors-pair, sans limite aucune. Il touche aussi sa bille en mécanique, ayant autrefois l'habitude de bricoler de belles voitures dans le garage familial.
● Points Faibles :
Dans les situations d'urgence, Theo ne vaut pas un clou. Enfin, au niveau personnel, il arrive très bien à sauver sa vie et à remplir sa mission, mais ça s'arrête là. Il n'est pas non plus très doué pour tout ce qui est tactique, et, si l'on considère ça comme une faiblesse, il ne parvient pas à planifier quelque chose sur une longue période - ce qui lui vient peut-être de cette peur constante de la mort qu'il sait prête à frapper n'importe quand. Etant taciturne et psycho-rigide, il se vexe très facilement et donne à 100% dans la susceptiblité. Cette paranoïa aigue, accentuée depuis qu'il doit capturer des mutants aux pouvoirs capables de le tuer, lui a souvent joué et des tours et continue à lui nuire. Il s'emporte en effet très facilement, et souvent face aux mauvaises personnes. Comme déjà dit auparavant, mis à part lors de missions pour Apocalypto, ce n'est pas un être foncièrement courageux.
● Aime :
Theo est un adepte du football Américain en particulier - il jouait dans l'équipe de son lycée et ne rate pas un seul match des New York Giants - et du sport en général. Si lui n'aime pas trop se dépenser, il raffole des petits programmes télé qui retranscrivent ses moments sportifs préférés. La télé, globalement, est quelque chose qu'il apprécie, pour la simplicité mentale qu'elle nécessite. Il aime le cynisme, l'humour noir et adore en faire profiter les autres. Il y a une foule d'autres choses que Theo aime, adore ou admire, et la liste serait trop longue pour toutes les nommer. La poésie, la littérature étrangère, les voyages, la couleur du ciel, la notion de liberté, de paix... A force de se documenter, Theo s'est demandé si l'ancien monde, avant le gêne mutant, cause de la division actuelle, n'aurait pas eu sa préférence... S'il l'avait connu. Il voue aussi une attention toute particulière, proche de l'admiration salace, pour la gent féminine au complet et ne se gêne pas pour le faire remarquer à celles qui le marqueraient plus que les autres.
● Déteste :
Theo déteste qu'on lui manque de respect. C'est le cas de tout le monde, me direz-vous ? En effet, mais chez le jeune Theo, cela peut prendre des proportions incroyables. Etant une personne colérique et rigide, il prône l'insolence face à une supériorité hiérarchique qu'il a toujours détesté. Jeune, il jouait les rebelles en cours et adulte, il montre une froide arrogance à qui lui donne des ordres (bien sûr, il évite de trop chercher ses supérieurs chez Apocalypto...). Il ne supporte pas la présence des foules, préfère communiquer en groupe restreint, voire à une ou deux personne au maximum. N'aimant pas parler de lui et de son passé, il a du mal avec les personnes trop bavardes, qui posent trop de questions ; les curieux en général. Détail peu important, il déteste les gens qui râclent leur pot de yahourt indéfiniment, alors qu'il savent qu'il n'en reste même pas une cuillère. Atteint d'une petite névrose, il frémit à l'idée de laisser une porte ouverte, une lumière allumée avant de quitter son chez lui. Encore une fois, la liste peut être très longue, mais comptez sur Theo pour vour montrer directement ce qu'il n'apprécie que moyennement.
● Peurs :
Theo, comme beaucoup d'êtres humains, a peur de mourir. C'est obsessionnel, c'est dans ses tripes, il redoute plus que tout le jour où une balle perdue (ou pas, d'ailleurs) lui crèvera le crâne et le laissera agonisant comme un chien. C'est cette phobie névrotique qui l'a conduit à se jeter sans remords dans les bras de l'Opération Apocalypto et à capturer tous ces mutants, c'est elle aussi qui l'empêche de revenir en arrière. Pourtant, il sait bien que sa vie actuelle ne vaut pas mieux et que tôt ou tard, lui - et le reste des hommes, d'ailleurs - subiront le même sort fatidique. Mais cette peur de la mort est en rivalité avec une autre, que Theo se refuse d'admettre. Malgré ça, il est évident qu'il est terrorisé à l'idée d'être seul... La mort, et la solitude... Voila ce qui le fait flancher. Un peu moins grave, il a le vertige et redoute souvent d'avoir laissé le gaz allumé chez lui...
● Rêves :
Pour ça, c'est très simple. Theo rêve que cette grotesque mascarade prenne fin, pour toujours. Il aimerait que tout redevienne comme avant, que ce gène maudit n'ait jamais existé, ou que la nature humaine évolue en son avantage. Il rêve que cela se termine et qu'il ne soit plus obligé de se salir bassement les mains, sachant néanmoins la rédemption impossible à présent. Il rêve de changer totalement de décor, de vie, d'être parfaitement libre avec un monde en paix comme terrain de jeu, ou peut-être rêve-t-il simplement de tout oublier. Ce n'est de toute manière pas dans ses habitudes de s'autoriser la rêverie paresseuse, et il n'y pense guère. S'il y pensait plus de quelques secondes, il sentirait son estomac se tordre en évoquant l'envie sourde de retrouver sa famille et de n'avoir jamais subi l'affront causé par ses parents.


» Informations Générales
"La beauté de l'apparence est seulement un charme de l'instant ; l'apparence du corps n'est pas toujours le reflet de l'âme"


● Histoire :

Année 1999. La lutte contre les Mutants s'acharnent, et l'Opération Apocalypto déploie des trésors d'ingéniosité pour lutter contre le gène défaillant. La peur laisse peu à peu la place à la colère, à la haine, et les Mutants deviennent des êtres contre-nature, des erreurs divines. Ceci n'est pas pour arranger Adam et Emilia Paradise, notables habitants du New York glamour et chic. Madame en effet, émigrée italienne désireuse de goûter au rêve Américain, avait toujours su masquer sa petite différence, à l'aide d'une épaisse liasse de billet et d'un test à la naissance beaucoup moins poussée dans son pays d'origine. Elle eut la chance honteuse d'échapper aux doigts pointés sur elle, et renia complètement sa nature. Elle était en effet née mutante, mais jamais recensée. Monsieur Paradise, directeur de sa propre agence de mode, avait craqué sur ce mannequin qui avait rejoint ses podiums des années auparavant, et malgré le choc en apprenant ce qu'elle était, il l'avait aimé et épousé.

Mais ce charmant couple, riche au point d'en être écoeurant, avait l'ardent désir de fonder une famille. Mais que diraient les gens s'ils avaient un enfant Mutant, par la faute de Madame ?! Monsieur n'était pas totalement rassuré non plus. Mais ils n'étaient pas des gens prêts à abandonenr aussi facilement, et cherchèrent des compromis. C'est ainsi qu'à grand renfort de billets verts, les Paradise trouvèrent une mère porteuse parfaitement saine dans un quelconque pays pauvre, s'assurant d'acheter le silence des rares personnes au courant de la nouvelle. Il n'aurait pas été très délicat, en effet, que l'on sache que l'héritier Paradise n'avait qu'un moindre pourcentage de sang en commun avec ses parents...

Theo naquit à la nuit des amoureux, à New York. Un bébé de l'année 2000 (ou presque, ahah). Un bébé-éprouvette. Mais l'enfant d'un couple qui l'aimait déjà, et qui rentra tranquillement dans le grand loft New-Yorkais, terrain futur d'apprentissage, en abandonnant la mère-porteuse qui repartirait chez elle dans l'indifférence générale.

Mais à vrai dire, on ne chasse pas le naturel indéfiniment, et les deux parents retournèrent vite à leurs activités professionnelles autrement plus rémunératrice que de s'occuper d'un bébé aussi braillard que Theo. L'enfant, énergique et gueulard, menait la vie dure aux nourrices détachées à son bien-être et qui regrettèrent vite leur choix de travailler pour les Paradise. Il voyait en effet plus souvent les bonnes et les nurses que ses propres parents, mais cela lui importait peu. Nouveau-né exigeant, il devint un enfant heureux à la seconde même où il comprit les moyens financiers outranciers de sa famille. Son caractère, cependant, ne s'arrangea pas vraiment.

Comme prévu, il devint un gamin terrible, borné et pourri-gâté par ses parents qui le voyaient tout de même comme la 8ème merveille du monde. Theo fut quelqu'un qui n'entendit jamais le mot "non" prononcé après l'une de ses demandes - qui se muèrent avec le temps en véritables ordres - et il grandit avec cette idée générale qui planait autour de lui : il était un roi dans sa cour d'adeptes. Avant ses premières classes, Theo n'eut aucun ami, les rares personnes qu'il croisait étant payées par ses parents pour lui assurer un apprentissage correct des règles de bienséance et son seul confident pendant longtemps fut William, le "valet" de son père, un homme assez énigmatique, d'ailleurs. Quand on a l'habitude d'appeler ses parents "Père et Mère", on se focalise plus facilement sur ce genre de personnages toujours habillé de noir qui suivait son paternel à la trace.

Puis vint enfin l'école, où le narcissisme précoce du petit garçon se confronta à ses futurs petits camarades, du même monde que lui - évidemment ! Etablissement privée (et payant), l'école Saint Edmund's serait alors son lieu de découvertes. Il tenta tant bien que mal de se faire des copains, mais son caractère détestable lui fermait bien des relations sociales, et donnait quelques petits problèmes aux maîtresses payées pour ne pas être trop strictes avec lui.

Bien entendu, à l'époque, la division entre les humains et les Mutants est sur toutes les lèvres, mais Theo est à l'écart de tout cela. Aucun de ces drôles de personnages décrits par sa mère comme des monstres n'auraient eu sa place dans son école sélective, et il ne côtoya que des humains pur-souche. Jeune encore, il s'intéressait peu à la question.

Evidemment, Theo n'était pas au courant que la superbe femme en couverture des magazines, et qui lui faisait des bisous sucrés sur le front en murmurant "maman est là", ne l'avait jamais porté. Le secret de famille était bien gardé. Mais jusqu'à quand ?

Jusqu'à ce que Madame Paradise tombe enceinte. Branle-bas dans la famille. Les parents se fustigèrent, au comble du désespoir. Et si l'être dans le ventre d'Emilia était un Mutant ? Quelle vie pourraient-ils lui offrir, malgré tout leur argent, malgré leur influence de jet-setteurs branchés ... ? Il était tout aussi dur pour les parents de s'imaginer l'existence de leur progéniture future que 4 ans auparavant, pour Theo. Mais cette fois-ci, le bébé était déjà là, déjà vivant. Madame réussit à convaincre Monsieur d'attendre des analyses, des tests poussés et sécurisés pour vérifier si, par chance, son enfant était "sain". Et elle eut une chance culottée, Emilia Paradise, car la petite fille en devenir qui nageait dans ses entrailles ne présentait pas le gène honteux. La joie, la fierté envahit les deux parents. Ainsi, ce n'était pas inéluctable et ils pouvaient créer des enfants sains. Bien entendu, cela remettait douloureusement en cause la naissance de Theo, mais ils choisirent le silence, l'oubli. Ce serait un sujet tabou qu'on aborderait plus jamais, et le jeune Theo, 4 ans à peine, fut propulsé de l'enfant unique éternel au grand frère, élément du décor. Vaste programme.

Veena, sa soeur, naquit à l'aube de l'été, une belle journée de Juin. Emotion et fierté à la maternité, Madame est orgueilleuse, sereine de porter dans ses bras son enfant, sa chair. Monsieur accueille sa fille d'un sourire larmoyant, et Theo la regarde avec une fascination dégoûtée. Une mèche de cheveux noirs qui bouclait sur son front, des yeux plissés, un petit corps frêle et des traits un peu semblables au sien. Pouark ! Une fille...

Retour à la maison, encore une fois, et le temps qui passe finalement. Theo grandit et devient de plus en plus arrogant, un brin de garçonnet toujours habillé comme il faut et qui se cherche un style avant de savoir multiplier. A l'école, il ne fait pas de merveilles, il se considère évidemment supérieur, mais doit faire face à de réelles difficultés qu'il n'a jamais pris le temps d'essayer de régler. Veena et lui devinrent rapidement très proches, de vrais complices, et s'entraidaient dès qu'ils le pouvaient. Dans leur grand appartement désert de géniteurs, ils avaient toutes les possibilités.

Théo finit par avoir 10 ans. Gringalet suffisant, il était aussi un peu naïf (ou trop absorbé par lui-même) pour s'être rendu compte plus tôt de sa naissance controversée. Il s'interrogeait en silence sur la préférence de son père pour Veena, de l'opulence des photos de la grossesse de sa mère pour Veena, des attentions données à Veena... Oh, il n'était pas jaloux: premier né mâle de la famille Paradise, il était l'héritier et ne manquait absolument de rien ; mais par fierté, c'était tout de même frustrant. Il préféra ne pas prononcer tout haut les questions incessantes qu'il se posait, par peur inconsciente de ce qu'on lui répondrait. Il pouvait très bien continuer à vivre comme ça, après tout.

Et il poussait, et il poussait. De notable, rien de bien extraordinaire ne lui arriva lors de cette pré-adolescence, sinon l'entrée dans un nouvel établissement un peu plus cotée en compagnie de sa petite soeur (dans une classe inférieure, évidemment). Ses connaissances changèrent du tout au tout. Finis les BCGC coincés à lunettes cul-de-bouteille, finis les bons fils à papa qui ramenaient en souriant un bulletin immaculé. Il entrait dans le monde des "plus grands", de ceux qui traînaient le soir et qui ne fumaient pas que des cigarettes à l'abri du préau. Lui aussi, changea.

A présent, il était pleinement au courant de l'existence des Mutants et de la peur qu'ils distillaient partout. Theo se sentait indécis, incapable de concevoir leur réalité, puisqu'il n'en avait jamais vu aucun (à sa connaissance). Ils ne leur inspiraient pas réellement de dégoût - après tout, il savait bien que le gouvernement, armé des médias toujours plus choquants, vomissait un flot de mensonges continus, et touchant sans doute ces êtres particuliers. Il n'était pas rassuré non plus et préférait ne pas en rencontrer - certains devaient être dangereux, tout de même. A vrai dire, les étudier l'aurait grandement intéressé. Face à son public de camarades insolement aisés, il prônait cependant la supériorité des humains. Histoire d'être comme tout le monde. Histoire de rentrer dans le moule, d'être un peu plus scandaleux, brutal. L'adolescence et ses hormones en ébullition arrivèrent en force, marquèrent à jamais ses croyances de méchant petit friqué.

Il avait 15 ans, Veena 11. Les parents Paradise, fait exceptionnel, étaient à l'appartement et toute la petite famille dînait tranquillement entre deux coups de fil très importants de Monsieur. En pleine crise d'adolescence, petit crétin opiniâtre et dont les jeans D&G étaient bourrés de fric, Theo posa l'ultime question dans le seul but de provoquer ses parents. Où étaient les photos où Emilia portait Theo dans son ventre de grossesse ? Pourquoi ne restait-il aucun souvenir de ces 9 mois où son premier enfant était né ?

Silence offusqué, regards accusateurs. Theo ne bronche pas et tient à savoir la vérité, arguant qu'il est assez grand et que toute cette histoire est d'une absurdité déconcertante. Le ton de la discussion monte, les termes deviennent grossiers, on envoie Veena dans sa chambre et on prend l'héritier à part. Monsieur hurle, Maman conjure de ne rien dire, et finalement, tout éclate.

Hé oui, Theo, t'es pas l'fils de ta mère...

L'histoire fut calée, scellée, et Theo fut prié de ne jamais, au grand jamais relancer le sujet. Sous le choc et vexé, il préféra s'exiler dans sa chambre où toute une remise en question le plongea dans une sorte de déprime. En plus d'avoir été conçu dans un vulgaire tube à essai, il savait à présent ce qu'était sa mère - et comme ce mot était difficile à utiliser, désormais ! Une Mutante, de cette faction que Theo prenait plaisir à traîner dans la boue... Il crut en devenir fou, réellement, surtout en songeant que sa petite soeur, naturellement conçue, n'avait aucun problème de ce genre. La nouvelle ne fut jamais vraiment digérée, et il resta une éternelle boule dans sa gorge nouée.
Ce fut exactement à cette époque que Theo devint ce qu'on peut appeler (ironiquement!) un rebelle. Il se mit à fumer, à sortir et à boire, à faire la fête dans des endroits où on ne savait pas qu'il était un FilsDe. Tout l'argent dans ses poches lui faisaient oublier quelques heures dans la nuit le terrible affront qu'il devait vivre au quotidien. Theo apprit que le Dollar achetait tout, qu'il n'y avait aucune limite au pouvoir des billets verts, qu'il pouvait en échange d'un de ces misérables bouts de papier, avoir des amis, de la drogue, des soirées dans des discothèques branchées. Theo partait dans les nuages...

Parallèlement, ses relations avec Veena se dégradaient continuellement. Theo ne la portait pas responsable de ce qu'il lui arrivait, mais il gardait une rancoeur tenace au fond de lui et ne pouvait plus supporter de rester avec elle. Il l'aimait, ça, bien sûr, il l'aimait... Mais son orgueil était plus fort; sa méchanceté aussi. Il devint jaloux, obsessif et s'éloigna de plus en plus. Pour lui, sa mère, sa mère de substition, avait sûrement fait d'elle une bombe à retardement, et les idées reçues sur les Mutants, qui avaient leur chemin dans le cerveau lobotomisé de Theo, en vinrent à le faire détester ce gène cause des désagréments fous de sa vie. S'il pouvait, entouré de sa bande d'amis, croiser un Mutant esseulé dans les grandes rues de New York, il prenait un plaisir à le railler, l'humilier, et après quelques expériences, le passer à tabac. Jamais seul, évidemment, il n'aurait jamais osé.

Il décida de suivre des cours de théâtre et de photographie en dehors des études où il pataugeait toujours gaiement - il avait redoublé une fois malgré toutes les protestations de son père qui trouvait scandaleux qu'un Paradise ne puisse pas réussir, mais après tout, ses notes étaient catastrophiques. Cet art de la comédie lui plut réellement, le défoulait et faisait ressortir les pulsions et les gênes qui dormaient en lui. L'hypocrisie était devenue sa manière d'être.

Le lycée, à 17 ans. L'année s'écoule tranquillement pour Theo qui vit dans son demi-monde d'apprenti junky camé au fric, avec sa bande d'amis tout aussi prétentieux que lui. Oh, l'existence est belle pour le jeune homme, bien qu'un peu désabusée au milieu de cet océan de sournoiserie commune. Les liens avec sa famille sont de plus en plus flous et il dédaigne désormais complètement Veena. C'est aussi l'époque des amours, et la jolie gueule de Theo lui ouvre toutes les paires de cuisses qu'il veut. Jeunesse dorée !

C'est à cette époque aussi que les petites bêtises d'un ado rebelle deviennent des méfaits, parfois des actes illégaux. Le tabassage des personnes suspectes devient routinier, usuel. Theo prend plaisir à dénoncer les quelques Mutants trop confiants qui ont fait montre de leurs pouvoirs. Jeune homme un peu maigrelet, il compense par la violence cette jalousie dévorante, cette envie tenace qu'il musèle férocement. Car après tout, s'il avait été un Mutant, il aurait été différent... Sûrement très fort, comme un super-héros... Mais le monde dans lequel il a grandi ne lui fait malheureusement pas prendre la direction de la compassion et il ne réagit que modérément face au racisme évident et presque universel à l'encontre des Mutants. Il n'alla jamais jusqu'à la monstruosité ou la barbarie parfois décrites dans les informations parlant d'une opération ultra-secrète au nom inconnu de tous, par égard, peut-être, pour la femme qui l'avait élevé et qu'il répugnait désormais à appeler maman.

Et puis les choses se gatèrent, dans le monde. Ce qui n'était au départ qu'un vaste sujet de société devenait lentement un affrontement quotidien, une guerre silencieuse qui couvait tranquillement. Plus personne n'était épargné, à présent, et ce qui était au départ un ramassis de puritains pointant du doigt des gens dotés de dons devint une discrimination venimeuse, malsaine et sournoise. Mondiale, aussi. Les informations effrayantes défilant en boucle à la télé ne le faisaient plus autant rire et il répugnait à accompagner ses amis dans d'autres bagarres insensées. Il commençait à avoir peur, à redouter le moment où le jet de la bataille s'intéresserait à lui, où les affrontements deviendraient réels, et non pas des images qu'il yeutait d'un air fatigué à l'abri de ses murs rassurants. S'intéressant de près aux nouvelles mondiales, il se fit son idée de la guerre en cours, et de la place qu'il convenait de prendre pour s'en sortir sans dommage. Bien entendu, sa mère ne serait pas forcément enchantée, elle qui devenait anxieuse, insomniaque, en proie à des crises de terreur. Evidemment, elle serait visée aussi, le jour où par un malencontreux hasard, on finirait par découvrir son terrible secret. Mais Theo pensait à lui, surtout, à sa triste condition d'humain sans défense, qui à la moindre brèche pourrait mourir bêtement, comme ça, en un claquement de doigt, parce qu'un de ces Mutants aurait éternué devant lui. Il lui fallait se battre, prendre les armes. Il ignorait encore dans quelle voie cela le mènerait.

La tension dans le foyer devint insoutenable. Theo, à 19, finissait péniblement ses années lycée en râlant contre ce diplôme maudit qu'il se devait d'avoir s'il ne voulait pas risquer d'être déshérité. Ce fut avec difficulté qu'il l'obtint, s'étant désintéressé des cours depuis un moment. Cela ne suffit pas, cependant, à calmer l'ire de son père lorsqu'il lui annonça à mots voilés qu'il ne comptait pas poursuivre d'études universitaires. Les disputes au sein de la famille se multipliaient, Theo en marginal était le centre des tirs et l'instigateur des plus grosses empoignades. Il réussit à sauver in extremis la situation en proposant à son père de travailler dans son agence après des vacances d'été bien méritées. C'est ainsi qu'il obtint, par pur pistonnage - merci papa - une place de photographe. Très heureux de son sort, Theo capturait l'image éternellement parfaite de mannequins ciselées qui défilaient sous son objectif, et parfois, lorsqu'il avait de la chance, sous ses couvertures...

Mais Theo n'oubliait pas son projet de lutter. En cet an 2019, il ne connaît pas encore l'Opération Apocalypto - comme le commun des mortels, d'ailleurs - mais a entendu parler d'évènements troublants, plus ou moins anciens, s'étant déroulés dans un comté obscur du Nevada. Il savait que des affrontements de ce genre nécessitait deux camps, il devait donc y avoir quelqu'un face aux Mutants. C'était apparemment eux qu'il devait rejoindre, eux qui l'aideraient à survivre. Presque inconsciemment, l'idée de s'y rendre naquit dans son cerveau, comme une petite fleur empoisonnée, prête à germer, mais discrètement mise de côté.

Jusqu'à la terrible scène avec son père et sa mère. Rentré tard d'une soirée alcoolisée, Theo tomba sur ses parents mécontents qui le prirent à parti. S'en suivit une affreuse dispute, violente, disproportionnée, comme révélatrice des tensions sous-jacentes et inébranlables qu'il y avait dans le foyer. Des cris, des insultes, et Veena dans son coin qui regarde en silence ce frère qu'elle ne reconnait plus... Il l'ignore, continue de brailler. Il s'en ira, de toute façon, il les laisserait, puisqu'il était indésirable, puisqu'il n'était pas vraiment leur fils ! Ce furent ses mots, ses cris. Le père en vint aux mains contre lui, dans une tempête de hurlements et de sanglots.

Dès le lendemain, il fut invité à poursuivre sa route, ses études, ou quoi que ce soit ailleurs. Mis à la porte, lui, leur "fils" aîné. Dégoûté, enragé, Theo ne tenta pas de s'opposer à cette décision parentale, malgré les pleurs et les suppliques de sa mère, et le regard tenace et profond de sa soeur. Il fit ses bagages, ayant déjà une idée de sa destination. Comme dernière faveur, il demanda à son père - par personne interposée, puisqu'ils étaient brouillés, de continuer à travailler pour lui, lui envoyant des photos de l'endroit où il se trouvait. Le paternel accepta avec dédain, arguant que ces petites photographies feraient de sympathiques solutions de secours si jamais son photographe attitré était foudroyé d'une crise cardiaque, sans remplaçant. Theo ne s'inquiéta pas plus de cela. Il savait qu'il ne manquerait pas d'argent, qu'il n'en manquerait jamais. Son compte bancaire personnel était joliment rempli et il savait que sa mère continuerait de lui envoyer de l'argent.

Il partit donc, après de froids et brefs adieux, dans le Nevada, cet Etat où il ne pensait jamais mettre les pieds un jour. Il trouva rapidement la ville d'Achaea, s'y trouvant un splendide appartement dans les quartiers riches, là où il ne risquerait pas de croiser des personnes peu recommandables.

Les premiers temps furent extrêmement durs. Theo avait peur de sortir, de tomber sur un Mutant au détour d'une ruelle ; il avait peur de cette ville en proie à des turbulations bien plus importantes que tout ce qu'il avait connu. En fait de photo, Theo ne fit rien, absolument rien de ses journées, sinon tourner en rond dans son appartement en cherchant le courage de franchir la porte. Toujours seul, isolé, il devint renfermé, ne donnant plus de nouvelles à sa famille ou ses anciens camarades. Il se sentait devenir fou, solitaire, effrayé par ce qu'il pouvait voir par sa fenêtre. Le climat devenait lourd de tensions, angoissant, si bien qu'à de nombreuses reprises, Theo envisagea de rentrer à New-York. Après tout, il n'avait aucune idée de la façon de rencontrer ces gens qui luttaient... Et là, à Achaea, il avait la triste réalité devant les yeux, la désolante crise planétaire qui poussait les humaines à se détruire les uns, les autres. Il prit conscience, une nouvelle fois, qu'il n'y avait pas de neutralité, pas de juste milieu. Il n'y avait que deux camps bien définis qui se battaient férocement, et quiconque prenait un tant soit peu la défense de l'un devenait l'ennemi intime de l'autre.

Désoeuvré, il finit par sortir de son appartement, faisant effrontément le tour de la ville, plusieurs fois, jusqu'à connaître par coeur la moindre de ses rues. Il avait peur, mais à son stade d'aliénation, sortir lui fit du bien. Il s'aventura aux bordures de la cité, traîna dans les lieux louches en tâchant de ne pas se faire remarquer. C'est en côtoyant ce genre de monde qu'on finit par obtenir des informations, et que, dans son cas, on surprend quelques murmures au détour d'une ruelle, des mots interdits, comme de l'espionnage. Apocalypto ? Ce nom ne lui évoque rien, mais soulève quelque chose dans ses entrailles. Quelques contacts tirés des relations de son père, des coups de fil rageurs et pleins de motivation... Et il obtint ce qu'il voulait. On l'autorisait à postuler en tant que - il eut du mal à le croire, au début - chasseur dans l'Opération Apocalypto.

Ses futurs supérieurs - il ne le savait pas encore - vérifièrent son identité, lui firent subir des tests, des examens, des analyses... Une fois qu'il fut sûr et certain qu'il était bien un humain, on lui montra les choses, telles qu'elles étaient derrière les explications chaotiques des politiciens. Theo vit les enfants Mutants capturés, soumis à des expériences qui relevaient plus de la torture ; il vit les injections quotidiennes, les grosses seringues, les scientifiques aux visages froids et indifférents qui griffonnaient sur leurs calepins d'un air méthodique, critique. Il vit l'incompréhension, la peur dans le regard de ces pauvres gosses qui n'avaient pas eu la chance insolente de sa mère. Il vit les rapports, les militaires, les armes incroyables. Theo ne s'était trompé quant à cette guerre muette qui se déroulait sous les yeux de tout le monde. L'Opération Apocalypto existait bel et bien, et depuis une quarantaine d'années !

Ses certitudes quant à la supériorité du genre humain, capable d'une telle preuve de monstruosité, s'ébranlèrent complètement devant tout cela. Les images l'avaient trop choqué, tout devenait confus. Il se vit, arme à la main, traquant ces petites bêtes à travers la ville, qu'on exposerait ensuite dans de grandes cages de verre pour les étudier commes des rats de laboratoire. Pour le plus grand bien, évidemment. Pour éradique le gène. Pour un avenir serein. Theo se souvient d'avoir eu une telle envie de vomir qu'il dut passer aux toilettes avant de donner sa réponse.

Et malgré son dégoût, sa peur, la petite voix folle d'un espoir naïf qui criait dans sa tête de se ranger avec les Résistants, car c'est ce qui était juste, Theo accepta - avait-il réellement le choix, après ce qu'il avait vu.. ? - d'être un chasseur au sein d'Apocalypto. Il ne pouvait guère prétendre à plus ! Il n'était qu'un civil après tout, un petit jeune, bon à rien, ni scientifique, ni soldat dans l'âme, qui ne devait sa place ici que grâce à un ami de son père solidement impiqué dans l'Opération noire.

La traque commença. Theo se plongea désespérément, à défaut d'autres choses, dans ses inhumaines missions. Il s'entraîna, perfectionna ses aptitudes basiques, fit travailler un corps paresseux qui en grinça d'agacement, des muscles poussant un peu partout là où auparavant il n'y avait que de la peau lâche et fatiguée. Le sport était le seul moyen qu'il avait de ne plus penser aux images, aux terribles images qu'il voyait, et bientôt, il développa des névroses, des comportements obsessionnels. Il était froid le lundi, joyeux le mardi, complètement paumé dans son monde troublé. Taciturne, bloqué par ses mauvais souvenirs, il se mit à faire preuve d'une glaciale indifférence. Il devint un bon petit soldat, chasseur émérite, traqueur invétéré, sans pitié.

Le temps passa et il sut qu'il avait fait le bon choix. Des réformes éclatèrent, l'étau du racisme se resserrait dangereusement autour des Mutants. A présent, ils n'avaient plus leurs places dans la société moderne, dirigée par des politiciens véreux, dénigrant à l'extrême ce qui était pour eux contre-nature. Lorsque l'Eglise se mêla à la partie, il sut que c'en était joué. Les Mutants perdraient, c'était inévitable. A ce stade-là, Theo, bien différent de la personne qu'il était en arrivant dans cette ville, commence à nourrir une volonté farouche d'être un peu plus qu'un chasseur. Il a entendu parler des unités spéciales et la difficulté qu'on a à y rentrer, et tient à prouver qu'il vaut le coup, malgré sa jeunesse, son manque d'expérience, de maturité. Il rêve ardemment d'être plus utile à l'Opération, nourrissant notamment des espoirs fous d'espionnage parmi les Génésys, qu'il trouve particulièrement lamentables.

Ayant coupé les ponts avec ses parents, de peur que sa mère ne soit un frein dans l'Opération, ou même une triste victime, Theo affiche officiellement sa profession de soit-disant photographe. Ainsi se traînèrent les années, jusqu'en 2025 où il prendrait sa vingt-cinquième année.

Now, let's go

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● Recyclage du Personnage : Uhm ! Question intéressante. N'ayant pas l'intention de quitter le forum de sitôt (ce serait inquiétant, à ce niveau...) et vouant un amour immodéré pour mes personnages, je serais tentée de dire non... Un peu à contre-coeur ! Uhmm. Je vous ferais évidemment part d'un éventuel et probable changement d'avis ^^












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"Jamais personne n'a trompé tout le monde, et jamais tout le monde n'a trompé personne"

● Comment avez-vous connu le forum ? Un pur hasard ! J'ai fouiné un peu à la recherche d'un forum qui sorte du lot, et celui-ci m'est très vite apparu intéressant ! ^^
● Parrainage : Oh, je veux bien, oui ! Je serai une filleule attentive, promis ! ^^
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● Parlez-nous un peu de vous : Que dire ^^ Je m'appelle Stella, j'ai 18 ans (bientôt 19, bouhouhouoo) et ça fait quelques années que je me suis mise (avidement) au RP. A part ça, je suis une fille très simple, j'aime le ciné, je suis passionnée de théâtre et le pratique depuis 7 ans, je passe mes week-end à picoler comme un trou... Heu, non, j'ai rien dit ! Mais j'aime les sorties (débauchééée), et toutes ces petites choses insignifiantes qu'on aime à 18 ans ! ^^
Ah, et mes deux uniques buts dans la vie sont : 1) Gagner au loto : 2) Epouser Gerard Butler.

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Dernière édition par Theo Paradise le Mer 12 Jan - 20:11, édité 1 fois
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Liam Winchester
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◊ Age du Personnage : 32 Ans
◊ Pouvoirs / Armes : Un Colt M1911A1 9mm, l'équipement de base d'un Agent Spécial Apocalypto


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» Statut RP: Fermé

» Particularités:

MessageSujet: Re: Theo Paradise Lun 10 Jan - 11:27

          Bienvenue sur le forum !

     Jolie fiche, agréable à lire, sans fautes qui dérangent la lecture, un style fluide qui cible l'essentiel sans s'attarder sur des détails inutiles, en somme, une jolie fiche ! J'aime bien le personnage riche et arrogant, imbu de lui-même qui est persuadé qu'il a tous les droits. Un personnage qui promet d'être haut en couleur ! Faudra qu'on e rencontre un jour en RP, vu que tu es le seul chasseur pour le moment, ce sera amusant *O*

     Merci beaucoup pour les compliments sur le design et le forum, ça fait plaisir /o/

     Sinon pas de problèmes pour l'intégration à Apocalypto, les chasseurs n'ayant pas particulièrement besoin d'avoir des capacités en tir et tout ça, la couverture est aussi parfaite. Sinon tu gagnes 5 points pour avoir rejoint un groupe (Chasseur), en manque d'effectifs.

     Je te valide donc avec plaisir ! Il te faudra simplement remplir ton profil et ton profil personnalisé, et créer les sujets pour gérer ton personnage par ici. Ensuite tu pourras chercher des petits partenaires de RP, moi je m'occupe de tout recenser de mon coté. N'hésites pas à faire un tour dans le flood et sur la Chatbox, c'est mieux pour faire connaissance !

Bon jeu !

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MessageSujet: Re: Theo Paradise Mer 12 Jan - 13:18

Bienvenue !!

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MessageSujet: Re: Theo Paradise


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Theo Paradise

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