Ouverture d'un dispensaire Yulianov ? | && Lukaz.

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Pixie L. Yulianov
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MessageSujet: Ouverture d'un dispensaire Yulianov ? | && Lukaz. Mar 4 Jan - 21:23

<-- « Pauvre Petit Animal Blessé »




Dans le silence de la nuit, le coupé gris de Pixie s’engagea vers le parking souterrain. Elle s’arrêta devant la porte automatique et fouilla dans le vide poche de sa portière pour trouver son bip et ouvrir. Souvent, elle laissait sa voiture dehors mais vu l’état de son intérieur, mieux valait prévenir que guérir et éviter les témoins d’un quiproquo. La voiture descendit la pente en roue libre jusqu’au –1 et fila presque toute seule jusqu’au garage ouvert de la jeune fille où traînait seulement quelques cartons empilés au fond. Des souvenirs et des vieilleries pour la plupart, auxquels elle n’avait plus touché depuis limite son emménagement. Elle coupa le moteur et sortit de la voiture pour la contourner à nouveau afin d’aider Lukaz. Elle constata silencieusement que les pauvre dix minutes de trajets avaient suffit à se que son pansement de fortune soit de nouveau imbibé de rouge par endroits. Pourvu qu’aucun voisin ne se soit prit l’envie de rentrer à cette heure-ci.. Tout en recommençant comme dans la rue tout à l’heure à le soutenir pour qu’il marche jusqu’à la porte de sortie, elle chercha son artère cardiaque et pressa.

On y est presque. En plus j’ai une bonne nouvelle : il y a un ascenseur.

Oui oui, Pixie tu as un sens inné de la conversation. Elle sourit en le regardant, comme si elle venait de révéler au monde l’emplacement du Saint Graal. Je vous assure que ça avait l’air bête mais elle était mignonne quand même. Et puis c’était plutôt rassurant, nan ? Imaginez s’ils avaient dû se farcir les étages à pieds ! Dans ce cas-là ils auraient probablement croisé les gens allant bosser le lendemain matin -comment ça, j’abuse ?- Toujours est-il que s’il pensait un instant à autre chose qu’à la douleur, c’était que ça fonctionnait. Ils suivirent un petit couloir, franchirent une deuxième porte et tombèrent devant l’ascenseur qu’elle appela de suite. Il était au premier, il descendit vite et en route pour la dernière ligne droite. Dans la cabine, la Chercheuse ressentit un étrange soulagement. Peut-être parce que là personne ne pouvait les voir et qu’elle en avait oublié qu’elle flippait. C’est dans l’immobilité et le silence de la montée qu’elle sentit que son cœur allait bientôt faire un bond hors de sa poitrine. Elle ramenait un mutant dans son appartement, un blessé.. encore. Si vous croyez qu’elle trouvait que c’était un peu la routine, vous vous plantez complet. C’était loin d’être de cet ordre, d’ailleurs elle pensait quoi au juste ? C’était une très bonne question. Tout et son contraire n’aurait pas été surprenant de sa part mais rien ne sortit de sa bouche à part des excuses murmurées quand ils arrivèrent devant sa porte, puisque sur la petite plaque dorée étaient gravés les initiales de ses prénoms et son nom de famille. Elle chercha son jeu de clés et ouvrit avec une discrétion prodigieuse. Pixie alluma la lumière de la pièce principale qui donnait directement sur l’entrée et referma derrière eux avec au moins autant de soin avant de se passer une main à la va vite dans les cheveux en soupirant. D’un bref regard circulaire dans la vaste pièce, elle constata que c’était un peu le bordel. Pixie n’était pas habituée à recevoir il faut dire. Des fringues traînaient sur le dossier du canapé, une plante tirait un peu la tronche sur la table basse devant la télé, son ordi portable traînait sur le comptoir de la cuisine ouverte et.. ah oui il y avait bien une infime odeur mélangeant le potiron et le cramé provenant d’une tentative un peu ratée de tarte ayant eu lieu en fin d’après-midi précédente. Effectivement c’était un appartement confortable -et bien féminin- pour une personne seule, ayant qui plus est l’âge d’une étudiante. Et bien tout ceci allait se passer de commentaires hein, puisque la blonde s’empressa de guider Lukaz vers un couloir au fond, menant à la fois vers sa chambre mais surtout vers la salle de bain en face.

Assied-toi.. où tu peux. Pour ne pas dire sur le rebord de la baignoire parce que de toute façon c’était la seule option possible. Je vais me dépêcher de nettoyer la plaie déjà.

Elle était plus à l’aise et ça se voyait. Notamment parce qu’elle n’était plus en zone neutre mais bien dans son propre environnement où personne ne risquait de faire une irruption impromptue. D’ailleurs elle ne s’exprimait plus de la même manière, ce qui en vérité l’avait dérangé depuis tout à l’heure. La Russe n’avait jamais trop aimé la distance imposée alors qu’elle n’était qu’une.. jeune fille -et qu’il n’avait pas l’air si âgé que ça-. Comme un petit tourbillon, elle se retourna et ouvrit en grand les portes de l’armoire à pharmacie au dessus de son lavabo. Elle vira des tubes de médicaments et attrapa une boite où elle trouva des compresses, okay, du coton, okay.. restait plus qu’à sortir le flacon de désinfectant pour le moment, okay. Dans sa vitesse optimale, elle avait disposé tout ça sur le rebord du lavabo et se tourna vers Lukaz.

Oh attends je vais t’aider à enlever tout ça, désolée !

Les choses les plus insignifiantes échappent parfois à de brillants cerveaux. Comme le fait qu’avec un bras en moins il allait avoir du mal à se débarrasser tout seul de ce qui lui retenait justement le bras. La Chercheuse enleva sa propre veste pour être plus libre de ses mouvements, puis elle entreprit de délier délicatement ce qu’elle avait lié, essayant au maximum de ne pas lui faire bouger le bras et l’épaule. Tour à tour elle laissa tomber les pans de tissus déchirés et sales dans la baignoire, qu’elle remplaça par sa main plaquée à nouveau sur la blessure. Elle fit une pause en le regardant, un tantinet gênée en tirant doucement sur sa manche

Je vais avoir besoin de voir de l’autre côté et je pense que ce serait plus pratique si.. enfin tu vois.

Si tu tombais les vestiges de ta chemise, Sweety. Bon l’idée générale était là sauf qu’elle n’oserait sans doute jamais dire les choses aussi simplement. On est compliqué ou on ne l’est pas. Surtout que.. oh non laissez tomber je vous le dirai peut-être plus tard si vous êtes sages. Blague à part -même si c’était pas vraiment une blague-, l’hémorragie semblait s’être calmée à force. Pixie sentait toujours le liquide chaud et poisseux s’insinuer entre ses doigts mais il ne s’écoulait plus autant. Il fallait en profiter.

On dirait qu’il y a un mieux. Je vais éponger le sang pour essayer de voir si c’est profond et si la balle.. si je peux la retirer. Dans le même temps elle s’était rincé les mains en vitesse, avait attrapé du coton et l’avait très brièvement passé sous l’eau tiède avant de l’arroser de désinfectant. Serre les dents, ça va piquer. Voire brûler en fait vu la plaie que c’était. Elle se pencha mais avant.. Si c’est trop tu le dis et je ralentis d’accord ? Dit-elle en levant les yeux vers le visage de Lukaz, puis en tamponnant avec précaution, elle commença à souffler en même temps sur la blessure.

C’était con mais c’était comme ça que faisait sa mère et son frère quand ils soignaient les bobos de Pixie l’écureuil qui se ramassait parfois dans les arbres et qui pleurait toutes les larmes de son corps dès qu’il était question d’alcool à 90° ou d’un de ses dérivés même moins agressif. Dégager la peau, de l’extérieur vers l’intérieur avec régularité. La blonde était concentrée, ses prunelles bleuté ne quittait pas ce qu’elle faisait, de temps en temps seulement sa main qui pressait l’artère quittait sa peau pour balayer sa frange qui lui tombait devant les yeux. Et sans signe annonciateur..

Dis Lukaz, quand est-ce que t’as découvert que t’étais un mutant ?

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Lukaz Le Guen
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MessageSujet: Re: Ouverture d'un dispensaire Yulianov ? | && Lukaz. Ven 7 Jan - 21:02

Achaea était une ville de fous. En effet, de ce que Lukaz avait pu expérimenter, il suffisait de pas grand-chose pour qu’un type vous poursuive l’arme au poing. Bon, d’accord, ce n’était pas non plus anodin… Il avait quand même essayé de lui piquer son portefeuille. Mais voilà, tout était là, il avait essayé ! Pas réussi. Au final, à cause d’une stupide chaine, il s’était fait repéré et n’avait rien obtenu en échange. Bon, jusque là, ça semblait normal que le type en question lui en veuille… Mais de là à lui courir après l’arme dégainée ? Il fallait avoir un sérieux problème d’égo pour en arriver là, non ? Mais passons encore ce détail… En cherchant bien, on pouvait trouver bien des explications pour justifier ce comportement. Mais, comment justifier le fait de se servir de cette arme pour tirer sur lui ? C’était vrai quoi, c’était juste un portefeuille ! Pourquoi en arriver à ces extrémités ? Pour des histoires de tests et de cobayes… Mais ce que ça voulait réellement dire, ça demeurait un mystère. Est-ce que ce type était sérieux ? Si c’était le cas, les mutants allaient avoir du souci à se faire à l’avenir.

Pixie, sa sauveuse, acquiesça aux pensées de Lukaz. Le monde devenait effectivement fou. Mais que pouvait-on faire pour le changer ? Pas grand-chose, à moins d’en avoir vraiment le pouvoir. Cela dit, d’un autre côté, on dit souvent qu’un simple grain de sable peut foutre en l’air le plus subtil des rouages… Alors, peut-être bien qu’une personne pouvait faire quelque chose. Après, c’était surtout une histoire de contamination, chacun faisant pareil avec ses plus proches voisins, etc… Mais si le monde était bien dingue, il y avait quand même encore de l’espoir. Pixie en était un parfait exemple. Il était un mutant, il s’était pris une balle et il avait l’air un peu louche… Mais ça ne l’empêchait pas de l’aider malgré tout. Alors oui, il y avait encore de l’espoir. Sauf si l’on tenait vraiment compte des propos qui suivirent… Un policier en civil ? Est-ce qu’elle savait quelque chose à ce sujet ? Ou… Est-ce que les craintes du jeune homme étaient fondées ? Etait-elle elle-même de la police ? Nan, ce n’était pas vraiment possible. Il en avait vu des flics et ils ne lui ressemblaient pas. On les reniflait à des kilomètres tellement ils étaient voyants, un peu comme les militaires. Même en civil, un militaire restait un militaire. C’était impossible pour eux de se fondre dans la masse. Ca faisait peut-être cliché, mais c’était quand même assez vrai… C’est pour ça que ce fou, ça ne pouvait pas être un flic. Loin de là, même. Il fallait avouer qu’au premier abord, il avait vraiment une sacrée classe. Quelque chose de noble dans son maintien, comme une marque de la haute société. Alors soit c’était un rejeton de milliardaire qui était devenu flic pour passer le temps, soit il n’avait rien à voir avec les forces de l’ordre…


« Non, je crois pas. Il avait pas vraiment l’air d’un flic… On les remarque rapidement eux. Ils sont tous pareils, comme formatés. Ce type, il était pas comme ça. Il avait l’air plutôt riche avec peut-être même une touche de noblesse de sang. Mais une chose est sûre, c’était ni un flic, ni un militaire. Eux, ils sont encore moins discrets en civil. A croire que c’est des robots. Pis surtout, il en avait pas la carrure. Il était pas beaucoup plus gros que moi donc bon. En plus, son flingue n’avait pas trop l’air d’une arme de service… D’ailleurs, il a été aussi surpris que moi par les sirènes. Surpris mais pas paniqué par contre… Juste… Euh… Agacé, je dirais. Nan, justement, c’est bien ça qui fait peur… Il était juste comme nous. Un simple civil… »

Lukaz eut un petit sourire à la remarque suivante de la belle Pixie. Oui, c’est sûr, la situation aurait pu être bien pire s’il s’était fait toucher ailleurs. Il avait eu de la veine que le type ait été surpris par sa tentative… S’il avait eu le temps de bien viser, nul doute qu’il aurait pu le blesser très sévèrement… Voir le tuer. A croire qu’il avait un ange gardien. Ou, vu les circonstances, plutôt une jolie fée qui veillait sur lui. Mais jusqu’où veillerait-elle ? Est-ce que maintenant qu’il avait avoué n’avoir pas le nécessaire pour se soigner chez lui, elle allait le laisser ? Après tout, il était une sorte de cas désespéré, non ? Elle ne pouvait pas le conduire chez un médecin, ni à l’hôpital et en plus, il trouvait le moyen de ne pas avoir ce qu’il fallait chez lui. A croire qu’il cherchait vraiment les ennuis. D’accord, personne ne pensait à garder chez lui ce qu’il fallait pour soigner une blessure par balle, mais quand on y pense, ça n’aurait rien d’idiot de le prévoir. Juste au cas où… Après, on pouvait effectivement trouver ça dans une pharmacie, mais ça pouvait sembler suspect de faire de tels achats, non ? Pis surtout, méritait-il que la jeune femme se mouille tellement pour lui ? Non, certainement pas.

Lorsque Lukaz fit remarquer qu’il était en train de détruire une bonne partie des biens de la belle Pixie, celle-ci ne put que répondre que son attention était… gentille. Qu’il n’avait pas à s’en soucier. D’accord, il avait des soucis plus importants pour le moment, comme essayer de ne pas mourir. Mais ça ne voulait pas dire qu’il devait tout oublier comme ça. Il n’allait pas simplement attendre qu’elle le soigne comme une bonne poire avant de disparaitre tout simplement, sans laisser de traces. Non, pas du tout. Il devait déjà la vie à Pixie, c’était une évidence maintenant qu’il avait pris conscience des soins qu’il allait recevoir, alors il n’allait pas ignorer ce saccage sanguin. Parce que déjà, le sang se nettoie très mal. Mais en aussi grande quantité, autant dire que c’était carrément impossible. Sans compter qu’il y avait peut-être un autre souci. Autant de sang, ça a de quoi alarmer n’importe qui… Au risque, d’alerter les autorités compétentes, ce qui serait un drame terrible. Parce qu’il y aurait alors forcément des tests d’effectués. Et qu’est-ce que ces tests révéleraient ? Que ce sang vient d’un mutant… De quoi lui créer de sérieux problèmes. Mais pire, de quoi en créer à Pixie aussi. Et ça, ce n’était pas acceptable. Qu’une aussi bonne âme qu’elle se voit confrontée à des problèmes judiciaires à cause d’un mutant blessé qu’elle avait secouru, ça n’était même pas envisageable. Alors oui, il n’allait pas s’embêter pour le moment, mais dès que les choses iraient mieux pour lui, il s’en inquiéterait largement.

Mais pendant que ces pensées traversaient son esprit à la vitesse de l’éclair, Pixie termina son travail avant de claquer sa portière. Puis, faisant le tour de sa petite voiture, elle s’installa au siège conducteur et mit le contact. Lukaz devait s’avouer un peu surpris devant un changement aussi rapide, mais d’un autre côté, ça n’était pas pour lui déplaire. Avec le sang qu’il avait déjà perdu, il se demandait encore comment il pouvait en rester ne serait-ce qu’un peu dans son corps. Après, c’était peut-être simplement parce que le sang s’étale bien, mais quand même… Il devait ressembler à un fantôme… Déjà qu’il était plutôt pâle au naturel, ça n’allait pas lui donner meilleure mine. Surtout qu’il fallait prendre en compte qu’on était au cœur de la nuit et qu’il était donc sous l’effet de son pouvoir, du moins son aspect négatif. La déprime solaire, comme Lukaz avait appelé ça. Alors bon, il devait plus ou moins avoir une tête à faire peur… Pixie mentionna alors connaître un endroit où aller. Lukaz se demanda bien de quoi il pouvait s’agir. La curiosité l’aurait bien poussé à poser la question, mais il décida de la mettre en sourdine, tout comme sa peur, afin de faire confiance à Pixie. Elle avait déjà amplement montré qu’elle était aussi gentille que belle, alors il fallait un peu se laisser aller. Juste tenter de se détendre un peu, pour une fois.


*** *** ***

Lukaz garda le silence durant tout le trajet. Il essayait de se détendre tant bien que mal, mais il fallait avouer que le style de conduite de Pixie n’y aidait pas. D’accord, plus vite ils arriveraient là où elle l’emmenait, mieux se serait pour lui. Mais dans l’immédiat, peut-être en raison du manque de sang, il devait avouer qu’une conduite plus soft ne lui aurait pas déplu. Toutefois, comme ça ne dura qu’une dizaine de minutes, il n’eut pas le temps de tomber dans les pommes. Il n’en profita toutefois pas pour admirer le paysage urbain plongé dans la nuit et n’aurait donc pas pu dire où ils étaient. Sans doute un coin de la ville qu’il ne fréquentait pas habituellement, mais de là à le certifier. Il n’eut en tous les cas pas l’occasion d’en voir davantage puisque la voiture s’engouffra dans le parking souterrain de l’immeuble. Ce simple détail était toutefois suffisant pour qualifier cet immeuble de résidence d’un certain standing, du genre à ne rien avoir à voir avec le taudis dans lequel il vivait. Décidément, cette Pixie était surprenante… Une voiture, un appart, quel était son secret ? Peut-être qu’elle vivait simplement chez ses parents… Ca expliquerait ses réticences à l’emmener chez elle. Bien sûr, elle n’avait rien dit à ce propos, mais comme elle ne l’avait pas proposé d’emblée, ça sembler couler de source. Et si elle ne vivait pas chez ses parents, ça devait cacher un grand secret. Il fallait que son boulot soit extraordinaire pour qu’une fille de son âge puisse se payer tout ça… Au moins, le bon côté était que ça ne devait pas être une paye de flic.

La voiture sembla descendre dans les profondeurs de la terre avant de s’arrêter dans l’un des nombreux garages disponibles. Finalement, comme semblait l’indiquer un panneau blanc, ils n’étaient qu’au niveau -1. Mais ça voulait quand même dire un nombre incalculable de marches à gravir… Ca, c’était nettement moins joyeux que… Que rien, en fait. Mais il fallait espérer qu’un immeuble équipé d’un parking souterrain allait aussi avoir des ascenseurs ! Finalement, la voiture s’immobilisa et Pixie en descendit. Lukaz allait ouvrir la portière pour faire pareil, mais il n’eut même pas le temps de réagir que déjà la jeune femme venait à son secours. Elle l’aida à sortir du véhicule avant de le soutenir comme elle l’avait déjà fait dans la rue, un vingtaine de minutes plus tôt. Elle prit aussi soin de bloquer l’écoulement du sang tout en le rassurant sur la présence d’un ascenseur. Lukaz ne répondit à la remarque que par un sourire.

Une chose était sûre, si Lukaz n’avait pas été dans l’état dans lequel il était, il aurait sans aucun doute montré beaucoup plus d’intérêt pour Pixie. Il fallait dire qu’elle était vraiment très mignonne quand elle souriait. Elle avait le charme d’une belle jeune femme, mais elle semblait aussi encore avoir le côté un peu naïf d’une adolescente. Et ça ne manquait pas d’être plutôt attirant, même si dans l’immédiat, c’était surtout ses talents d’infirmière qui intéressaient Lukaz. D’autant que là, elle héritait de la totale avec lui. Bien sûr, il s’était pris cette balle dans l’épaule, pas dans la jambe, et donc il pouvait toujours marcher. Mais malgré tout, à cause du sang perdu, il n’était pas sûr d’arriver à le faire tout seul, ne serait-ce que parce que le monde autour de lui risquait de se mettre à tourner. Du coup, Pixie devait l’aider au mieux si elle ne voulait pas l’abandonner dans les couloirs, ce qui pour le moment se résumait à le soutenir en avançant. Ils passèrent une porte, traversèrent un petit couloir et franchirent une nouvelle porte avant de monter dans l’ascenseur qui ne tarda pas à arriver. Une fois dans la cabine, Lukaz se laissa un peu aller, s’appuyant sur les barres transversales pour se décharger de Pixie. Il ressentit une sorte de soulagement chez elle, mais c’était compréhensible. Que diraient ses voisins s’ils la croisaient dans les couloirs en compagnie d’un jeune homme visiblement bizarre et qui plus est, blessé ? Pas le genre de fréquentations courantes pour une jeune fille bien élevée… Finalement, l’ascenseur arriva à l’étage désigné par la belle blonde et ils se dirigèrent rapidement vers une porte ornée d’une jolie petite plaque dorée.

Des lettres y étaient gravées : P. L. Yulianov. Le P pouvait sans doute désigner Pixie, ce qui voulait dire qu’elle vivait ici seule. Donc pas de risque de tomber sur des parents trop curieux… Lukaz nota aussi que le nom n’était pas vraiment américain. Yulianov… Une consonance très Russe… Ce n’était pas une si mauvaise chose, ça. Ca leur faisait un point commun : les deux étaient étrangers à ce pays. Dans ce cas, autant dire que si les choses commençaient à tourner mal – mais il n’y avait pas la moindre raison pour ça – Lukaz pouvait espérer que Pixie le laisse partir, sans faire preuve d’un patriotisme immodéré. Cela dit, il n’allait pas s’attaquer à elle et vu la gentillesse dont elle faisait preuve jusque là, tout se déroulerait à merveille. Il fallait y croire.

La porte finit par s’ouvrir, ramenant Lukaz à la dure réalité. Ils entrèrent dans l’appartement, Pixie allumant la lumière au passage. Le temps qu’elle referme derrière eux, le jeune homme détailla rapidement les lieux du regard. Il y avait des fenêtres, mais vu la hauteur, inutile d’espérer s’échapper par là, en cas de besoin… En ce qui concernait l’appartement, ça ressemblait bien à un appartement de jeune, un peu bordélique, mais sans que ce soit vraiment dérangeant. C’était beaucoup mieux entretenu que chez Lukaz, et mieux rangé, aussi. Sans oublier que le logement avait l’air beaucoup plus accueillant et sain que le sien. Bien sûr, comme c’est souvent le cas dans une chambre ou un appart de jeune, des vêtements trainaient ça et là, mais rien de très alarmant. Pis ce n’était pas des sous-vêtements, donc ça allait. Une jolie plante verte prenait l’air sur une table basse. C’était là une marque de vie qu’on n’aurait jamais trouvée chez Lukaz… Mais en même temps, il avait lui-même tellement besoin de soleil qu’il ne se voyait pas le partager avec une plante… Il n’eut toutefois pas l’occasion de dire à Pixie que c’était un joli petit nid qu’il fut entrainé à sa suite dans un couloir direction… une salle de bain. Il sentait si mauvais que ça ?

Invité à s’asseoir par la jolie Russe, Lukaz s’installa tant bien que mal sur le rebord de la baignoire. Ce n’était pas l’endroit le plus stable et le plus confortable, mais c’était le seul disponible dans la petite pièce… Sans oublier que de cette manière, sa blessure se trouvait juste à la bonne hauteur pour que Pixie puisse s’en occuper sans avoir à se démettre un membre. Elle avait dit qu’elle allait la nettoyer ? Ca risquait de faire mal ça, mais bon, il fallait le faire si on ne voulait pas que ça s’infecte… Ce qui surprit plus Lukaz, c’était la manière dont elle s’était adressée à lui. Il n’avait pas rêvé, non ? Elle l’avait bien tutoyé ? C’était étonnant parce que jusque là, ils s’étaient poliment vouvoyés… Lukaz pensa simplement que le fait d’être enfin chez elle, en sécurité, lui permettait mieux de se détendre. Sans oublier qu’ils devaient presque avoir le même âge, alors le tutoiement était le plus adapté. Et, il apportait aussi une nouvelle forme de proximité qui n’avait rien de désagréable.

Les yeux rivés sur elle, Lukaz suivit ses mouvements et détailla les divers produits qu’elle préparait. Il dévia ensuite sur son épaule blessée, la droite, et commença à retirer le nouveau pansement que Pixie avait mis en place dans la voiture. Mais une fois de plus, elle le prit par surprise en proposant son aide, même si c’était plus une affirmation qu’une proposition, d’après Lukaz. Elle délia les bandages qu’elle avait mis en place avant de les laisser choir dans la baignoire, remplaçant le tout par la paume de sa main, chargée une fois de plus d’empêcher l’écoulement du sang. Elle lui fit ensuite comprendre, par un tiraillement sur la manche et une moue gênée qu’il serait mieux qu’il enlève aussi le reste. Lukaz eut un petit sourire devant tant de pudeur, lui qui était plutôt à l’opposé.


« Oui, je vois. »

Toujours souriant, Lukaz retira tant bien que mal la veste bleue sombre, maintenant presque noire par endroits et la laissa tomber dans la baignoire avec les bandes de tissus maculées. Il fit une petite pause pour que la douleur que ses mouvements avaient lancée dans l’épaule s’estompe et il recommença pour se débarrasser de sa chemise. Bien sûr, ce n’était pas la première fois qu’il se déshabillait devant une fille, mais visiblement, Pixie n’était pas aussi accoutumée que lui à ces situations. Dans ce cas, Lukaz pouvait se demander quelle serait sa réaction face à son piercing… Curiosité ? Gêne ? Dégoût ? C’était variable selon les gens, mais ça laissait rarement de marbre. Enfin, il valait mieux laisser ça de côté pour le moment, il y avait encore une fois plus urgent.

Pixie semblait très concentrée dans ce qu’elle faisait. Elle mentionna que le sang semblait s’écouler à flots moins important, ce qui allait lui permettre de mieux voir l’état de sa blessure, mais aussi de ce qu’elle allait pouvoir faire de la balle… Lukaz eut un frisson en imaginant la jeune femme triturer sa plaie pour y chercher une balle métallique, ce qui avait l’air de tout sauf d’être agréable. Dans les films, les gens prennent toujours ça stoïquement, mais le Français pensait que dans la réalité, ça ne devait sans doute pas être pareil. Quand elle versa le désinfectant sur le coton, Lukaz fit comme elle lui conseillait, serrant les dents tout en fermant les yeux pour détourner son attention.


« T’en fais pas pour moi. Vas-y. Mieux vaut que ça pique que si ça s’infecte… »

Quand elle appliqua le coton imbibé sur sa plaie, Lukaz retint un mouvement violent, serrant plus encore les dents tout en inspirant et en agrippant des mains le rebord de la baignoire. Oui, ça piquait. Ca brûlait, même. Mais il le fallait. Si ça s’infectait, il risquait de perdre beaucoup plus. Pour l’instant, il devait passer par là et trouver un moyen de détourner son attention de la douleur. A un moment, il crut même s’étrangler. Pas à cause de la douleur par contre, mais plutôt en raison de la manière dont Pixie avait réussi à le surprendre et le désarçonner. Cette question, elle venait vraiment de nulle part… Mais elle semblait vraiment très sincère. Ce n’était pas qu’une vilaine curiosité. On aurait dit qu’elle avait envie de le savoir. Lukaz rassembla donc ses pensées comme il pouvait et essaya de lui répondre au mieux.

« C’était y a déjà quelques années. J’avais quinze ans je crois, à peu de choses près. Comme j’ai jamais connu ma date de naissance, je pourrais pas le certifier, mais ça doit être ça. » Lukaz fit une petit pause, inspirant profondément, tout en serrant toujours autant le bord de la baignoire. Les jointures de ses doigts devenaient presque blanches, mais pourtant il continuait. « Je ne sais pas exactement comment ça marche… Mais, je crois que ce pouvoir, il était toujours là. A cette époque, un ami m’avait… » Nouvelle pause. Là, ça devenait délicat, du moins en fonction de son interlocuteur… Mais que faire ? Garder le silence, mentir ou être sincère ? S’il voulait éviter d’être jeté dehors comme un chien, la sincérité semblait être de mise. « Un ami m’avait fait découvrir la drogue. Je sais ce qu’on dit, que c’est mal et tout, mais quand on est ado, on s’en fout de tout ça. Donc, j’ai goûté et j’ai découvert ce qu’on raconte souvent, que la drogue, ça donne un sentiment de puissance. Seulement, plus je fumais, plus je me sentais fort. C’était vraiment bizarre, mais c’était tellement… puissant. Alors, j’ai continué. Et un jour, j’ai… Comment dire… Y a pas de mot pour ça. Mais on pourrait dire que j’ai… explosé. »

Lukaz reporta son attention sur la belle Pixie qui s’affairait toujours sur sa plaie béante. Il ne savait pas ce qu’elle connaissait des mutants, mais ce sujet ne lui semblait pas inconnu. Lui-même ne s’y connaissait pas vraiment. Il savait juste ce qui le concernait lui, mais rien d’officiel sur les mutations et autres sujets similaires. Il tenta donc de lui expliquer au mieux ce qu’il pouvait ressentir, sentant qu’il pouvait avoir confiance en elle. Elle n’avait pas l’air d’être contre les mutants, et comme elle posait la question...

« Tu sais, en fait, mon don, ce n’est pas de donner vie à ces petits soleils que je t’ai montré. Ca, c’est juste une manière de l’utiliser. En fait, je crois que mon vrai don, c’est un peu comme pour les fleurs. J’arrive à… absorber la lumière. Je sais pas comment, ni pourquoi, mais je sais que c’est ça. Bien sûr, je choisis pas de m’en servir, mon corps le fait tout seul. Ensuite, j’arrive aussi à évacuer cette lumière. Soit sous la même forme, soit sous une autre forme. Pour ça que je dis que j’ai explosé… Avec la drogue, j’étais tellement détendu que toute cette force est sortie comme ça, d’un coup. Pour la première fois, c’était assez flippant, mais j’avais la chance de savoir ce qu’était un mutant. Alors j’ai patienté et j’ai commencé à m’exercer, pour mieux me maitriser. »

Lukaz se tut un peu. Il était conscient d’avoir répondu un peu plus que ce qui était demandé, mais ça lui avait semblé nécessaire. Juste dire qu’il avait quinze ans à sa première découverte de son pouvoir, ça semblait faire tellement commun. Il y avait tellement de mutants pour qui c’était le cas… Alors que lui, il aimait à être spécial, unique. Il n’était pas comme les autres et il le montrait souvent bien. C’était pour ça qu’il s’était un peu épanché. Mais à son tour de poser une question, maintenant.

« Tu as l’air de t’y connaitre un peu dis moi. Tu as connu beaucoup de mutants ? »

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MessageSujet: Re: Ouverture d'un dispensaire Yulianov ? | && Lukaz. Dim 6 Mar - 18:33

Les explications, ou du moins la très nette description de Lukaz concernant l’homme qui s’en était prit à lui eurent le don quasi inexplicable de partager Pixie entre l’horreur et le soulagement. Au moins, la boucle de répétition s’arrêtait ici. Son poursuivant -d’après ses dires-, ne pouvait être en rien un agent en rapport avec l’affiliation de la jeune blonde. Difficile à croire peut-être mais ça lui enlevait un poids des épaules, comme une menace qui aujourd’hui ne serait pas supplémentaire. Il avait fallu qu’elle sache et visiblement elle avait réussi à éclaircir la situation sans qu’il ne se doute de quoique ce soit. Comment pouvait-on douter de la si mignonne petite Pixie ? Même ses collègues et ses employeurs ne le faisaient pas. Elle ne dit rien et sa réaction resta vague pendant qu’elle écoutait Lukaz. Si son agresseur était un civil, c’était aussi un signe ô combien explicite que tout partait à la dérive. Voilà ce qui arrive quand on exclue la différence, tout ça à cause de la peur..

Cette pensée -bien qu’elle n’en laissa rien paraître- prédomina dans son esprit pendant tout le temps du trajet jusqu’à son appartement. Souvent elle se demandait ce qu’elle pourrait faire, elle, toute seule. Elle rêvait de devenir à la Science ce qu’était Angelina Jolie au Cinéma ou à l’Humanitaire mais ça lui semblait si peu accessible. Surtout que c’était bien beau de mettre l’intolérance sur le dos de la peur mais elle n’était pas la dernière à ressentir cette crainte envers les mutants. Elle n’avait pas eu le choix, c’était eux qui lui avaient fait peur, ils s’en étaient prit à elle à l’aveuglette alors qu’elle faisait de son mieux. Il y a quelques années, si elle avait pu choisir une autre voie, elle l’aurait fait sans hésiter mais tout ne s’était pas passé comme elle voulait et une chose en entraînant une autre, elle s’était habituée. Si Vitali n’avait pas possédé le gène, peut-être qu’elle serait devenue comme les autres aussi. La vie est fascinante. Car pourtant, Pixie ne se montrait pas inquiétée plus que nécessaire. Bien entendu ramener un mutant gravement blessé dans son appartement lui causait un stress facilement compréhensible mais elle ne s’était pas enfuie en courant, pas plus que quand elle avait fait la rencontre fortuite de Sciuto, même si elle l’ignorait à ce moment-là. Aujourd’hui la détresse de Lukaz était plus forte que le reste, cette sensibilité hors normes faisait partie intégrante de la personnalité de la Russe.

Une fois posés dans la salle de bain, Pixie aida du mieux qu’elle pouvait et le plus rapidement possible afin d’arriver à une certaine efficacité. Dans son esprit défilaient les images des secours face à sa propre blessure par balle mais de toute évidence, elle n’avait pas le matériel de l’armée dans ses placards et silencieusement, ses connexions cherchaient les solutions de rechange. La chercheuse était loin d’être stupide, elle ne se prenait pas pour une urgentiste digne d’une célèbre -ou plusieurs- série télévisée. Elle s’était documentée, il y a longtemps, et combiné à ses propres connaissances de la science, elle espérait faire une fois de plus à mini miracle. Son sourire fut timide et accompagné d’un faible pincement de lèvre reconnaissant lorsque Lukaz comprit qu’elle essayait de lui dire d’enlever ses restes de chemise et qu’il s’exécuta alors qu’elle continuait à presser son artère. Poser un autre garrot serait bien trop risqué, surtout si elle le faisait mal et qu’elle était amenée à la laisser trop longtemps. Non il valait mieux continuer de cette manière et il prit le relais pendant qu’elle commença à désinfecter. Son cerveau fonctionnait à plein régime et si elle essayait de faire la conversation pour qu’ils se détendent l’un comme l’autre, ce n’était encore qu’une belle illusion. Un hoquet de surprise s’échappa de sa bouche, signe qu’elle venait de calculer le piercing, elle écarquilla les yeux devant sa propre réaction. Bizarre comme elle pouvait maîtriser tant de choses et pas d’autres. En plus c’était assez inattendu parce qu’elle n’avait aucune appréhension à ce sujet, elle en avait un aussi, même si pas au même endroit -le téton ça devait faire mal et possible qu’elle soit un peu doudouille quand même-. Ça devait juste être parce qu’elle n’avait pas -mais alors pas du tout- la tête à penser à ce genre de trucs, elle ne pensait même pas aux dégâts sans doute irréversibles dans sa voiture -okay rien à voir-. Elle lui jeta un regard désolé et à la fois agacé par sa propre exclamation puis souffla pour se remettre au « boulot ». La blonde prit d’ailleurs une grande inspiration avant de commencer à désinfecter, suite à l’assurance de Lukaz comme quoi il ne fallait pas qu’elle s’en fasse pour lui. Certes, il avait raison sur la priorité mais ça allait être un sacré mauvais moment à passer pour lui. Elle le vit presque immédiatement après, elle le sentit même de crisper violemment sous ses doigts et elle grimaça discrètement comme si ignorer son malaise aiderait à mieux faire passer la pilule.

Elle s’appliqua, sérieusement, à la manière dont le faisaient les médecins au cinéma. Avec cet air absorbé et en même temps prête à sortir le mot qu’il fallait, quand il fallait. Non la tâche n’était pas aisée mais elle avait l’impression, entre chaque souffle sur la peau progressivement nettoyée et brûlée par le produit de Lukaz, qu’elle s’en sortait relativement bien.. et puis elle posa La question existentielle. Au départ elle n’était pas certaine qu’il lui réponde, ou peut-être de façon évasive et brève. En réalité elle fut franchement étonnée qu’il en parle aussi facilement, un peu comme elle l’avait été lorsqu’il lui avait montré cette lumière plus tôt en ville. Inutile de dire qu’elle serait incapable de se mettre à sa place mais si les rôles avaient été inversés, l’aurait-elle fait ? Elle pensait sincèrement que non, sans doute parce qu’elle ne faisait pas confiance aux gens et qu’elle était habituée à leur dissimuler des choses. Ça la mettait presque mal à l’aise finalement. Elle arqua un sourcil quand il révéla ne pas connaître sa date de naissance. Pour elle et sa petite vie millimétrée par autrui, c’était hors du commun.. elle hésita à dire quelque chose, ouvrit la bouche et renonça. Ce qui ne tombait pas plus mal puisqu’il continua. Et encore une fois Pixie s’arrêta et se redressa un peu en le regardant en fronçant un peu les sourcils d’incompréhension, sans doute qu’une légère désapprobation était apparue dans ses prunelles bleutées aussi mais elle n’en était pas au point d’avoir la phobie de la rumeur. Chacun avait son libre-arbitre, sans compter qu’elle n’était pas sa mère. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien dire de toute façon ? Ah ah, elle qui fumait à peine une clope de temps en temps. En fait c’est une sainte cette petite.. qui se remis très vite à s’occuper de la plaie pour éviter que le sang ne s’écoule et qu’elle doive reprendre à zéro -ce serait franchement ballot quand elle voyait en regardant par dessus son bras que les mains de Lukaz essayaient de broyer l’émail immaculé de la baignoire-.

Non, non, non ! Lukaz aurait mieux fait de ne pas lui expliquer ce qu’il pensait de la nature de son don. Forcément il ne pouvait pas le savoir mais Pixie étant une scientifique comme on en fait plus, il y avait de fortes chances pour qu’elle ait très envie de comprendre de telles manifestations. D’après ce qu’elle savait, aucun mutant de ce genre n’avait été recensé par la base. Rhaaa. Un court instant, la main qu’elle plaquait près de son épaule se resserra. Pas de façon très notable mais ses ongles vinrent érafler légèrement l’épiderme du mutant. Soyons honnête, elle n’était pas tarée au point de l’enfermer pour le disséquer, ni de lui exposer ses théories -qui n’étaient pas que des théories- sur la présence du gène. Par exemple lui confirmer que son don avait toujours été présent chez lui, même avant qu’il ne se manifeste entièrement. Se faire passer pour plus bécasse qu’elle ne l’était en terme de science, c’était vraiment beaucoup lui demander mais il fallait qu’elle se force, comme souvent, même si ça lui chatouillait l’échine. Allez, une toute petite curiosité supplémentaire.

Tu veux dire que t’as.. rejeté la lumière que t’avais.. absorbée ? Sans le vouloir ? D’un coup ? Et.. ça a donné quoi ? Je veux dire, à part l’effet d’ampoule à quatre ving cinq mille watts ? Pixie fit la moue et secoua un peu la tête en évitant de croiser son regard. Elle eut besoin de s’expliquer sur ces questions qui ne partaient pas d’un mauvais sentiments mais qui étaient peut-être bizarres, elle n’en savait trop rien en fait. Désolée, mais ça me paraît tellement.. incroyable. C’est.. je ne sais pas. J’imagine qu’il t’a fallu du courage.

Incroyable, extraordinaire. Si si, le gène mutant était à la fois inouï, prodigieux et.. impensable. Et pourtant il était là chez de plus en plus de personnes depuis ces dernières décennies. Le don qu’avait reçu Lukaz, aux yeux objectifs de la Russe, n’était pas plus difficile à avaler que des états de faits observés comme la téléportation, la pyrokynésie et autres capacités à produire des ondes ou des objets. On était plus dans la spiritualité, on était très loin de l’hypothèse selon laquelle les capacités humaines maîtrisées au maximum permettraient d’interagir avec des choses sans les toucher. Non, c’était bien un gène distinct.. une déviation de l’espèce. Ce que Lukaz lui demanda ensuite la surpris parce que c’était naïvement la dernière chose à laquelle elle s’attendait. D’abord elle essaya de la prendre avec humour.

Je dois vraiment avoir l’air d’une humaine pour que tu ne songes pas que je puisse être comme toi. Elle fit une légère pause en souriant, un instant de manque de confiance, de justification. Mais non, et non plus : j’ai pas connu vraiment de mutants. Ne le prends pas mal mais j’ai peut-être surtout lu trop de vieux comics.

Mensonge. Enfin en partie, elle avait effectivement lu quelques bandes dessinées typiques et croisé des mutants mais Pixie ne pouvait prétendre les avoir connu, ni ceux qui étaient libres, ni ceux qui ne l’étaient pas. Quant à son aîné, c’était encore différent au point qu’elle ne puisse pas l’expliquer. Il était à l’autre bout du monde, elle ne l’avait jamais revu depuis qu’il avait découvert le don qu’il possédait..

Ceci dit, c’était le temps pour Lukaz d’avoir peur. La Russe avait terminé de dégager la plaie afin d’avoir une meilleure visibilité, il allait maintenant lui falloir chercher la balle -qui de toute évidence était encore là puisqu’il n’y avait aucun point de sortie ni vers sa clavicule, ni près de son omoplate, ni ailleurs-, inciser et exciser. C’était le défi du jour, comment faire quand on a pas le kit du parfait chirurgien ? Un peu d’imagination aiderait. Ça tombait bien, il en fallait pour faire des théories alors la bonde en avait à revendre. Après lui avoir dit qu’elle revenait, elle disparut sans plus attendre dans le couloir en direction de sa cuisine. Accompagnée d’un vacarme insaisissable de portes de placards et de frigo qui s’ouvraient et de claquaient, elle retourna retrouver Lukaz avec deux tablettes de chocolat blanc dans une main et un bol rempli de glaçons dans l’autre. Elle lui tendit le chocolat, déposa le bol sur le rebord du lavabo avec tout le reste et expliqua en cherchant dans l’armoire à l’intérieur d’une trousse bleue.

Si tu peux, mange tout. Il te faut du sucre, c’est bon pour la coagulation.. et comme je vais devoir exciser les tissus contaminés, ce sera pas du luxe.

Dit-elle en lui montrant -de loin- un couteau lisse et fin tout droit sortit d’un tiroir de la cuisine -heureusement qu’elle s’y essayait même si elle n’aimait pas ça-. Le sucre luttait aussi contre certaines bactéries mais à ce niveau ce n’était potentiellement même pas utile. Mais ce couteau, ce n’était pas ce qu’on pouvait trouver de pire dans un attirail improvisé à la Yulianov. Non, non, il y avait encore la pince à épiler qui suivit, et le recourbeur de cils de poche. Je vous permets de flipper, allez-y mais vous comprendrez bientôt. Pixie lui aurait bien ramener une bouteille de tequila mais elle n’était pas certaine que les effets de dissolution dans le sang aident vraiment. Elle désinfecta ses instruments de fortune à l’eau oxygénée, se relava les mains en se mordant l’intérieur de la joue et se tourna vers Lukaz, comme pour lui dire qu’elle allait devoir passer aux choses sérieuses et que jusque là c’était un petit parcours de santé. Pixie ne put en aucun cas s’empêcher de soupirer profondément pour évacuer sa tension. Rien que de penser à ce qu’elle allait faire, elle avait envie de vomir. Parce qu’effectivement ça n’allait pas être une version cool et édulcorée à la Trauma Center. Elle attendit un signe de la part du mutant, s’il pouvait être prêt ce serait beau mais on ne sait pas si on se prépare correctement à ces choses-là. C’était pire que sur un campement militaire en temps de guerre. Encore plus.. rudimentaire. Tout ça pour éviter un hôpital. Dans ces moment-là on comprend le lot de complications qui pointille la vie d’un mutant anonyme. D’un geste elle attrapa une serviette pilée dans une étagère et la lui donna. Pour mordre dedans s’il fallait.. Enfin elle se pencha, prenant appuie être le mieux possible et tenir sur la durée.

Regarde ailleurs..

Je vous épargnerai la façon dont elle dû largement trancher dans le vif, qui est l’expression la plus appropriée en de telles circonstances. Le sang, les différentes couches de chairs parfois abîmées, les fibres et morceaux de sa chemises aspirés par l’impact dans la plaie.. tout à retirer, et pas facilement, et encore moins sans douleur malgré l’application régulièrement des glaçons en guise d’anesthésie par le froid et d’anti-coagulant, encore. Elle espérait que Lukaz n’allait pas s’effondrer sous la douleur -d’où l’autre importance du sucre-, peut-être qu’elle était tellement forte qu’il ne la sentait plus, un peu comme de l’eau brûlante peut paraître glacée.. fallait peut-être pas rêver. En tout cas il fallait à tout prix qu’elle le garde avec elle. C’est pourquoi elle revint sur le sujet de tout à l’heure.

J’ai rencontré des mutants. Peu mais ça m’est arrivé, quelqu’un que je connaissais bien a vu apparaître.. son don aussi mais j’en sais pas grande chose, il était pas du genre à avoir de grandes discussions à cœur ouvert. J’ai juste essayé de m’informer après ça mais bon, j’irais pas jusqu’à dire que je m’y connais. C’est trop compliqué pour moi.

Riez. Il y en a bien un qui à cause de sa blondeur de cheveux s’est fait d’elle l’idée d’une gourde alors pourquoi pas après tout. Sans le prévenir pour ne pas affoler Lukaz, elle avait écarté sans forcer la plaie et introduit la pince dans le meilleur sens possible de la crevasse de chair pour tenter de déloger la balle. Elle avait peut-être touché un os. La distance avait dû être raisonnable car elle n’était pas aussi profonde qu’elle l’aurait pensé au début. La résistance du bout de métal dur fut palpable mais elle dû s’y reprendre à trois fois avant de réussir à la sortir complètement. Une fois fait, Pixie se redressa et se passa le revers de la main sur le front en soufflant. Elle ferma le lababo, y fit couler de l’eau et lâcha la balle dedans.

On dirait qu’il n’y a pas d’éclat, c’est bon signe. ça veut dire que je vais pouvoir refermer sans devoir creuser d’avantage. Ça.. va ? Je te laisse souffler quelques minutes.

Elle aussi d’ailleurs parce que bon, ses mains n’étaient pas ce qu’on pouvait qualifier de plus déterminées au monde, la tension dans ses muscles la fatiguait plus vite qu’il n’y paraissait. Mais ça aurait pu être pire, la trajectoire aurait pu être déviée, des morceaux métalliques auraient pu être disséminé dans sa blessure et elle n’aurait pas pu passer à l’étape suivante. Avec attention, elle passa un coton humide pour éponger le sang qui perlait de son épaule à son bras et son torse.

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Lukaz Le Guen
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MessageSujet: Re: Ouverture d'un dispensaire Yulianov ? | && Lukaz. Ven 29 Avr - 14:11

Lukaz était assis sur le rebord d’une baignoire, dans la salle de bain de l’appartement de la belle et mignonne Pixie, sa Sauveuse. Il avait retiré sa veste et sa chemise, dévoilant son corps et la plaie qui s’ouvrait dans son épaule. Quant à la jeune femme qui s’occupait de lui, elle s’affairait sur sa plaie, la désinfectant comme elle pouvait, bien que du point de vue du Français, ça avait plus l’air d’un moyen de torture. Ses mains agrippaient la baignoire, à la limite d’en arracher un morceau, et il serrait les mâchoires pour éviter de hurler et d’alerter tous les voisins. Par moment, il parvenait à détourner son attention, au moins quelques instants, en répondant aux questions de la belle infirmière. Il lui avait ainsi expliqué comment son pouvoir s’était manifesté et ce qu’il en pensait, et visiblement, ça avait attisé la curiosité de la jeune Russe qui demandait des précisions. Et comme ça ne le dérangeait pas d’en parler, il répondit à ces questions. « Ouais, je crois qu’on peut dire ça comme ça. Mon corps a expulsé la lumière, un comme si j’étais fluorescent… Ou phosphorescent… Je sais pas comment on dit. Comme une luciole, en fait. » Lukaz fit une courte pause, fermant les yeux pour calmer sa respiration, serrant les dents pour ne pas crier. Quand il sentit la douleur se dissiper, du moins en partie, il continua. « Sauf que la lumière a explosé, pour ainsi dire. C’était pas juste brillant. Ca a un peu fait voler les objets autour de moi. C’est comme mes soleils, ils explosent aussi. Je te le montrerais bien mais dans mon état… Et ça serait pas l’idéal pour ton appart’. » Lukaz tenta d’afficher un petit sourire sur ses lèvres, mais ce dernier se transforma plutôt en grimace alors que Pixie continuait de nettoyer la plaie.

Il avait ensuite laissé sa propre curiosité se manifester. Posant une question à son tour, il attendait maintenant sa réponse, cherchant à guider son esprit vers d’autres pensées que celles liées à la douleur. Pixie tenta de détendre l’atmosphère en faisant remarquer qu’il ne la voyait même pas en mutante et qu’elle devait donc avoir l’air très humaine. Elle expliqua ensuite qu’elle avait lu beaucoup de vieux comics. Lukaz chercha ensuite à s’expliquer.
« Si tu étais une mutante, je t’aurais pas surprise à ce point. Même si nos pouvoirs sont tous différents, on est rarement aussi étonné par leur manifestation. Du coup, je pensais que tu étais humaine et que tu n’étais pas habituée à notre présence. Mais tu sais quand même plus de choses que la plupart des gens. » C’était étrange oui, mais sans plus. Et au fond, ça n’allait pas changer sa vie non ? Pas comme si la belle Pixie appartenait à un groupe hostile aux mutants… Il était entre de bonnes mains avec elle.

Mais que les mains soient habiles où non, la suite n’allait plus être une partie de plaisir pour Lukaz. Pixie semblait avoir fini son travail et la plaie était maintenant propre et dégagée. Mais ça voulait dire qu’elle allait devoir le charcuter pour sortir la balle… Rien que d’y penser, le Français avait limite envie de vomir. Mais un peu de dignité voyons, il fallait se montrer fort et viril devant la jolie fée. Cette dernière s’absenta un instant et revint rapidement avec deux tablettes de chocolat blanc et un bol de glaçons. C’était un drôle de moment pour penser à manger… Et en plus, c’était quoi cet en-cas ? Un truc Russe ? Alors que le chocolat se présentait devant lui, Lukaz l’attrapa et regarda la jeune femme qui l’invitait – et même, lui ordonnait – de tout manger. C’était bon pour le sang ? Bon… D’accord. Le cœur au bord des lèvres, le jeune mutant cassa un morceau de la tablette qu’il se mit à mastiquer avant de l’avaler, difficilement. Comme il devait tout manger, il en reprit une bouchée, observant la belle pour se changer les idées. Mais c’était raté… Elle avait un genre de couteau dans la main et elle parlait de… le charcuter ? Mordant une nouvelle fois dans le chocolat, il tenta de repousser ces pensées trop horribles.

Comme la gentille fée semblait prête à passer à l’action, Lukaz prit un nouveau morceau de chocolat qu’il avala avant de poser le reste de la tablette à côté de lui. Regardant la jeune femme, il lui fit signe qu’il était prêt. Enfin, plus ou moins…
« Vas-y. » Pixie lui tendit une serviette que Lukaz attrapa de sa main libre. Quand elle lui conseilla de regarder ailleurs, il le fit, fermant même les yeux, pour plus se sureté. Mieux valait éviter de voir les mains de l’infirmière approcher, ça évitait de s’imaginer le pire avant qu’il n’arrive. Le couteau se mit à triturer la plaie et le Français ne put retenir un « Mhmmmmm ! » de douleur. Ouvrant la bouche pendant une courte pause, il serra la serviette entre ses mâchoires. C’était le mieux s’il voulait éviter de se mordre la langue par mégarde. Son rythme cardiaque s’accélérait et sa respiration devenait haletante au fur et à mesure que le couteau raclait la plaie, retirant les chairs brûlées et les restes de vêtement incrustés dedans. Le cerveau de Lukaz ne pouvait plus réfléchir, le sang battant fortement dans ses veines, il lui donnait des sortes de vertiges, comme si des flashs blancs brillaient devant ses yeux fermés. Alors que ses mâchoires se resserraient encore plus dans la serviette, le jeune mutant trouva le temps de se dire que la douleur n’était pas telle qu’il s’y était attendu. Peut-être que son épaule était trop engourdie ou que la Russe faisait quelque chose pour le soulager… D’un autre côté, c’était quand même pire que tout ce qu’il avait connu jusque là. Par instant, il se sentait presque défaillir, mais ne se laissait pas faire. Il devait résister. Etre fort.

Comme pour le rappeler à elle, Pixie revint alors sur ce qu’elle avait dit plus tôt. Finalement, elle avait bien rencontré des mutants… Un mensonge alors ? Avait-elle d’autres secrets ? Elle avoua que quelqu’un qu’elle connaissait était aussi devenu un mutant. Un parent sans doute, ce qui expliquait qu’elle se renseigne à ce sujet. Tentant de sourire, Lukaz allait lui répondre lorsque, sans prévenir, il sentit une nouvelle douleur dans son épaule, plus forte. Retenant un cri, le Français sentit son épaule s’ouvrir, comme si on écartait la plaie, tandis qu’un objet s’y insérait. Elle devait sans doute essayer de chercher la balle avec une pince à épiler, autant dire que ça risquait d’être l’horreur pour Lukaz. Deux tentatives échouèrent, provoquant de douloureuses sensations dans le corps du Français qui se retenait de ne pas tomber dans les pommes. Enfin, il n’y pouvait pas grande chose, mais c’était l’impression qu’il avait. Finalement, la jeune femme réussit à attraper et elle la retira, comme on retire les organes du docteur Maboule. Cette étape passée, elle soupira de soulagement et Lukaz en fit autant, laissant retomber la serviette sur ses genoux, haletant, le corps en sueur.

Pixie lui précisa qu’elle ne voyait pas d’éclats et qu’elle allait pouvoir refermer tout ça. Tant mieux pour le Français, parce que ça voulait dire que ça serait bientôt fini. D’accord, la douleur ne partirait pas de suite, mais au moins, il souffrirait moins.
« Oui, ça va… Merci. C’était… dur, mais ça va. Il fallait. Mais oui, souffler. S’il te plait. » Lukaz inspira profondément plusieurs fois, observant la jeune femme lui éponger l’épaule, le bras et le torse. C’était étrange… On se serrait presque cru dans une scène de film. La gentille demoiselle qui aidait et sauvait le bad boy de service. En général, dans ces films, ça finissait dans une chambre à coucher, seulement là, Lukaz se doutait qu’il y avait peu de chance que ça arrive. Bah tant pis… Même s’il n’aurait pas dit non, ce n’était pas le plus important. Relevant les yeux, il tenta de sourire à la jeune femme, plongeant son regard dans le sien. « Je suis désolé… Si tu étais pas tombée sur moi, tu serais sûrement déjà bien au chaud sous ta couette. Mais non, il a fallu que je pourrisse ta soirée, que je foute en l’air ta voiture, tes vêtements et ta salle de bain… Tout ça pour une connerie… Je suis désolé, vraiment. » C’était vrai, tout ça était arrivé parce qu’il avait voulu voler un portefeuille… Franchement, est-ce que ça en valait vraiment la peine ? Non, certainement pas. Où peut-être si, parce qu’il l’avait rencontrée. C’était pas si mal, en fin de compte. « J’y comprends pas grand-chose non plus, à la mutation. Donc ça nous fait ça en commun. Mais bon, c’est dommage… Ca aurait été cool que tu en saches un peu plus que moi, j’aurais pu te poser des questions. J’aimerais bien qu’on m’aide à comprendre un peu, parce que mon don est pas qu’une bonne chose pour moi… Enfin, tant pis. Tu vas faire quoi ? Me recoudre ? Ca fait moins mal, non ? Tu peux y aller, si tu veux, alors… Autant en finir rapidement. »

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Pixie L. Yulianov
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MessageSujet: Re: Ouverture d'un dispensaire Yulianov ? | && Lukaz. Sam 14 Mai - 20:19

Pixie était trop absorbée par ce qu’elle devait faire pour prendre du recul sur la situation. Et si vous voulez savoir c’était sans doute mieux comme ça. Si jamais elle commençait à se poser des questions, ou plutôt à remettre en question ses décisions d’urgence, elle les regretterait peut-être. Elle ne changerait pas d’avis mais elle se trouverait trop imprudente.. et pour en arriver là mieux valait que Lukaz soit hors de danger, et même parti de chez elle à vrai dire. Mais pour le moment malgré ce qu’elle faisait, la jeune fille était calme, presque anormalement calme. N’étant pourtant pas une habituée des situations de crise mais plutôt des analyses après-coup, elle arrivait à converser pratiquement aussi facilement que devant un café. C’était ainsi lorsque l’esprit était focalisé ailleurs.. et puis parce que même avec toute l’empathie dont elle pouvait faire preuve en tant qu’humaine, elle ne pouvait imaginer la douleur de Lukaz.

Mais alors tu convertis la lumière en énergie ! Elle avait eu une petite hésitation accompagnée d’un léger mouvement de recul comme si une ampoule venait de s’allumer dans sa tête avec les précisions que le mutant lui apportait au fil de la discussion. C’était bien ce qu’il venait de dire, non ? Que ses soleils explosaient.. et pour exploser et provoquer le soufflement dont il parlait, il fallait bien une réaction débitrice. Ou quelque chose comme ça.. enfin je pense.. non ? Pixie cru voir un sourire tenter de pointer sur le visage de Lukaz, rapidement effacé par le traitement qu’elle lu faisait subir. Alors elle tenta à son tour. Oui, si on pouvait limiter la casse, ce serait sympa !

Sa voiture avait déjà donné et son appartement n’était en aucun cas disposé à subir le même sort, déjà qu’elle ne savait pas trop comment elle allait s’en sortir. Son garagiste allait tirer une sale tronche si elle emmenait son coupé au contrôle technique, elle se demandait bien qui et comment allait pouvoir nettoyer tout ça. Ironiquement elle eut une pensée pour les séries de télévision dont elle était friande et se voyait déjà pousser l’automobile dans un canal. Misère.

Hum, ça ne me vexe pas tu sais. Je veux dire c’est.. comme ça. Elle avait failli dire qu’en tant qu’humaine sa vie était sans doute moins compliquée que si elle avait possédé de gène, mais ce n’était ni forcément vrai, ni forcément très adroit comme observation. Elle n’ajouta rien, trop tranquille qu’il ne pose pas plus de question pour être assez sage et s’empêcher de relever quoique ce soit. A la place, elle esquissa un sourire distrait en quittant la pièce.

C’était l’heure du ravitaillement, le moment le plus crucial et celui qui serait le plus atroce pour le jeune homme. Pixie lui donna tout ce qui se trouvait dans ses placards et qui pourrait servir : du chocolat, du sucre, elle apporta avec elle des glaçons aussi. Chacune de ses choses avait des propriétés précises qui ne remplaceraient pas des solutions médicales mais qui feraient office de maigre substitution. C’était mieux que rien, c’était faire avec ce qu’ils avaient. Aussi résolue que pouvait se montrer la Chercheuse, elle ne se sentait pas vraiment prête à faire ce qu’elle s’apprêtait à entreprendre. L’épaule était une zone plus compliquée que le flan et par ailleurs elle en gardait encore de très mauvais souvenirs. Elle se serait cru en première année de médecine à l’université, mais avec des sujets encore vivants.. Le corps humain avait beau la passionner, la dissection n’avait jamais fait parti de ses activités préférée. Elle, elle préférait l’abstrait, le million de fois plus petit et plus encore.. Mais si la blonde ne se décidait pas, les soins n’allaient pas se faire tout seul et moins le temps passerait, meilleure serait la cicatrisation et plus faibles seraient les risques d’infection. Aussi repassa-t-elle sur le côté de Lukaz après lui avoir laissé le temps de manger un petit peu, elle posa une main sur son épaule opposée après lui avoir tendu une serviette, inspira profondément et lui fit comprendre qu’elle allait commencer.

Au fur et à mesure, Pixie sentait Lukaz faiblir sous ses doigts. Bien qu’elle tente tout son possible pour rendre les choses plus supportable, elle angoissait à l’idée qu’il craque et s’arrêtait parfois plusieurs secondes lors des manifestations de malaise du mutant. Elle serait bien emmerdée si jamais il perdait connaissance alors sans pour autant gaspiller de précieuses minutes, la Scientifique essayait de prendre le temps afin de faire ce qu’il fallait le plus correctement possible dans des circonstances aussi approximatives. Au moment où elle pressentit le plus de faiblesse, elle se décida à parler, avouant à demi mots qu’elle n’avait pas tout dit au début mais sans pourtant entrer dans les détails. Ce n’était pas vraiment un sujet dont elle aimait parler, celui des mutants qu’elle avait rencontrés ou connus en dehors des bases de l’Opération. Ils n’étaient pas nombreux, et encore moins très proches après tout. A moins qu’elle l’ignore, son entourage n’était fait que d’humains.. et son environnement professionnel dix fois plus.

Cela dit ce n’était qu’une façon de meubler, Lukaz était dans une position bien trop délicate pour qu’il puisse parler ou se concentrer suffisamment sur ce qu’elle disait. Il resta quasiment muet jusqu’à ce qu’elle termine enfin d’extraire le projectile et de nettoyer le sang. Elle lui déclara alors qu’il avait droit à une pause -ils y avaient tous les deux droit en réalité-. Toute la tension qu’elle avait accumulé dans ses muscles s’échappa dans un unique long soupire. En passant sa main dessus, elle remarqua que son front était humide et elle passa ses mains sous l’eau sans chercher à brusquer Lukaz, juste avant de s’occuper de l’éponger pendant qu’il reprenait ses contenances. Remontant la compresse, elle tomba tout juste dans ses yeux. A ce qu’il dit, Pixie fronça un peu les sourcils et finit par se redresser pour jeter les tissus imbibés sur le bord du lavabo. Il n’avait pas tord, l’effet Lukaz avait produit comme une petite tornade dans sa salle de bain et dans sa voiture. Et ses fringues, bien qu’elle les adore ne seraient bientôt plus qu’un souvenir. Un sourire qui se voulait rassurant passa sur son visage.

Ne t’excuse pas. Elle se glissa sur le côté pour s’asseoir elle aussi sur le rebord de la baignoire et tourna la tête vers lui. Dormir, c’est surfait. De toute façon j’aurais tout le temps de me reposer demain.. Et puis je ne sais pas trop comment je m’y prendrai mais ça me donnera une excuse pour faire du shopping. Ce ne sont que des biens, ils se remplacent. A l’inverse, je pouvais pas te laisser dans la rue.. ça m’aurait poursuivit.

La jeune fille baissa les yeux, un peu pensive. Pixie ne faisait pas toujours tout ce qu’elle avait envie de faire alors dès qu’elle en avait l’occasion, les choix -bien qu’imposés par une façon d’être et un caractère bien précis-, lui paraissaient naturels. Peu importe qu’elle se force à y réfléchir à deux fois, le résultat ne changeait pas. Elle ne revint à elle que lorsqu’il reparla de la mutation. Elle pencha la tête sur le côté d’un air consternée.

Désolée.. Elle se pinça les lèvres. Bien sûr qu’elle en savait plus qu’elle ne voulait bien le dire mais une étudiante lambda n’était pas censée être capable de faire une thèse sur la composition du gène mutant. Ça t’arrive d’avoir des problèmes avec ton.. pouvoir en dehors des fois où tu ne le maîtrises pas ? Je me demande ce qu’on cherche à savoir quand on est capable de faire de telles choses. Ça tombait bien aussi qu’il s’intéresse à la suite du programme. Pixie acquiesça d’un signe de tête et se leva.

Ce n’est pas indolore mais à côté de ce que tu viens de supporter, ce sera presque une partie de plaisir. Allez, il faudra que tu te reposes après. Elle lui adressa un clin d’œil plutôt serein : même si ce n’était pas terminé, le plus difficile était vraiment passé. Pixie se pencha alors pour fouiller dans le placard situé sous le lavabo, elle en sortit un jeu de bêtes aiguilles mais surtout du fil de suture. La blonde s’était dit il y a plus de trois ans qu’elle ne se ferait plus avoir et que c’était important. De plus il ressemblait à un fil comme un autre alors il ne soulèverait pas plus d’interrogations que le reste -hormis peut-être si elle savait repriser les chaussettes ou recoudre des boutons ; dans ce cas la réponse était oui-

La Russe choisi une aiguille fine mais assez longue et la désinfectant, puis tout en fermant un œil et en se mordant un peu la langue, elle enfila le fil dans le chas. Ses yeux se posèrent sur Lukaz en haussant les sourcils puis elle lui demanda d’essayer de se tenir droit, et si possible de le rester. Suivant la même opération que tout à l’heure, elle respira un bon coup et se pencha plantant tout d’abord doucement la pointe métallique et forçant légèrement pour traverser la chair. Minutieuse en faisant des gestes les plus doux et les plus concis possible, elle évaluait ce qu’elle faisait en jetant des coups d’œil au visage du jeune homme. Ça devait piquer et il devait sentir l’aiguille filer dans sa peau mais par rapport à tout à l’heure, la douleur devait être bien plus soutenable. Sans compter sur le fait que la peau était déjà assez échaudée pour supporter des piqûres. Elle termina de tirer le fil pour faire des nœuds assez solides.. malgré tout l’opération restait de fortune et donc précaire.

Ça y est. Il va falloir que tu évites le plus possible de bouger ton épaule jusqu’à ce que les tissus se referment, pour ne pas faire sauter les sutures. Je vais te mettre un bandage assez serré et une écharpe pour que tu reposes ton bras, et surtout que tu penses à ne pas t’agiter.

Elle s’exécuta assez rapidement, nettoyant une énième fois le tour de la blessure et épongeant son torse. Enfin, elle attrapa une bande neuve et la déroula en entourant l’épaule de Lukaz. Il devait bien sentir la plaie le lancer quand il soulevait le bras. Pixie noua un dernier bout de bande et l’aida à se la passer pour soutenir son bras. Voilà.. La jolie blonde ne cacha pas son soulagement et lâcha un long soupir sonore en levant les yeux vers le plafond. Pouvoir se relâcher faisait tellement de bien. Elle lui tendit une serviette propre.

Tu peux retourner dans le salon, pose-toi, tu dois être fatigué. Je range un peu et je te rejoins. Elle fit une pause et le regarda, anticipant peut-être avec un sourire plus détendu. T’inquiète pas je vais me débrouiller, et puis me changer.

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MessageSujet: Re: Ouverture d'un dispensaire Yulianov ? | && Lukaz. Ven 27 Mai - 12:45

Lukaz avait laissé sa blessure aux soins de la belle infirmière improvisée qu’était Pixie. Il devait bien avouer qu’il n’avait pas nécessairement le choix, vu que c’était ça ou mourir assez rapidement en se vidant de son sang ou en se faisant capturer par des hommes en noir louches, mais c’était quand même un sacré effort de sa part étant donné qu’il n’avait pas pour habitude de placer sa confiance en d’autres. Cela dit, le jeune Français se sentait assez en sécurité avec la belle. Le fait qu’elle le soigne y était pour beaucoup, parce que ça semblait peu logique qu’elle décide de le tuer ensuite… Même s’il devait aussi y avoir autre chose, parce que ce n’était pas cette raison qui le poussait à parler de lui. Il ne savait pas trop pourquoi, mais Lukaz espérait peut-être que Pixie l’aiderait à mieux se comprendre, même si c’était certainement une pensée vaine.

Il lui avait donc plus ou moins expliqué les premières manifestations de son pouvoir, ce qui n’avait pas été des plus joyeux à l’époque. Pixie semblait avoir des hypothèses à ce sujet, même si Lukaz ne les comprenait pas réellement. Convertir la lumière en énergie ? Oui, ça semblait une idée crédible, mais concrètement, qu’est-ce que ça voudrait dire ? Difficile à le dire pour lui, vu le peu d’éducation qu’il avait. Il se contenta donc de sourire en réponse, ne pouvant pas trop se concentrer sur ses pensées à ce moment précis, en raison de la douleur de l’opération qui était plutôt artisanale. Finalement, la balle fut extraite et Lukaz eut droit à une petite pause pour reprendre un peu ses esprits. S’asseyant à ses côtés, Pixie justifia un peu le choix qu’elle avait fait de l’aider, précisant qu’elle pouvait bien changer sa voiture et ses vêtements mais qu’elle n’aurait pas pu le laisser mourir sans que ça ne la poursuive pour le restant de ses jours.

Bien qu’elle s’intéresse un peu plus à son pouvoir, Lukaz ne répondit pas à ses interrogations. Pour le moment, il préférait surtout qu’ils en terminent rapidement avec cette pseudo-boucherie, histoire qu’il puisse laisser toute cette douleur derrière lui. Il laissa donc Pixie sortir des aiguilles et du fil, désinfecter le tout et commencer à le recoudre, tandis que lui tentait de rester droit et de ne pas bouger. Il avait un peu l’impression d’être une vieille chaussette qu’on reprisait… Mais au moins, c’était moins douloureux que de se laisser tripatouiller dans une plaie. Il ressentait à chaque fois la piqûre, mais ça n’était pas insupportable. C’était un peu comme pour une prise de sang ou un vaccin, sauf que là, il sentait en plus l’aiguille glisser dans sa peau. La douleur était donc un peu plus forte, mais pas insupportable, surtout en comparaison de ce qu’il avait déjà subi. Finalement, la jeune femme referma assez vite la blessure et elle lui prodigua quelques conseils, comme garder son épaule immobile le temps de la cicatrisation. Tout en l’épongeant, ce qui était quelque peu troublant, il fallait bien l’avouer, elle lui fit un bandage efficace et lui passa une écharpe afin de soutenir son bras.

Fière d’elle, et elle en avait bien raison, Pixie lâcha un soupire tandis que Lukaz sentait déjà la tension s’évacuer doucement. La jeune femme venait juste de lui sauver la vie… Que dire de plus ? Il lui en serait à jamais redevable. Elle l’invita ensuite à rejoindre le salon pendant qu’elle allait nettoyer un peu et se changer, ce dont elle avait bien besoin, c’était évident. Il se sentait un peu mal de la laisser faire tout ça, surtout qu’il en était le responsable, mais il se voyait mal l’aider avec son bras en écharpe. D’autant qu’il était presque sûr qu’elle allait l’engueuler s’il tentait de le faire… Il se résigna donc à obéir gentiment, prenant la serviette qu’elle lui tendait.
« Comme tu veux. » Lui souriant gentiment, Lukaz quitta donc la salle de bain. Passant devant la porte de la chambre de la belle, il traversa le couloir en direction de la pièce principale qu’il avait à peine entrevue à leur arrivée. Comme il l’avait constaté à ce moment, c’était bien représentatif d’un appartement de jeune et ça le faisait un peu sourire. Il y avait un canapé avec quelques vêtements qui trainaient ça et là, une table basse et une télévision, une plante verte, un comptoir qui donnait sur la cuisine ouverte, dite à l’américaine, en général. D’ailleurs, c’était de là que venait une odeur de cuisine, même s’il n’aurait su dire ce que ça sentait. Mais quoi que ce soit, ça lui donnait un peu faim, ce qui semblait normal, vu qu’il n’avait plus rien bu ou mangé depuis qu’il avait quitté son appartement en début d’après-midi. Enfin, à part le chocolat… Et vu l’heure qu’il était, son estomac se mettait doucement à gargouiller.

Cela dit, Lukaz n’avait pas envie d’abuser de l’hospitalité de la belle. Il allait l’attendre un peu assis sur le canapé et ensuite, il tenterait de rentrer chez lui. Elle avait déjà bien assez fait pour lui. Posant la serviette sur le sofa dans le but de ne pas le salir par son sang, Lukaz s’installa dessus, en prenant bien sûr soin de ne pas s’y enfoncer. Il posa ensuite le regard sur la table basse et la plante qui s’y trouvait. Cela le fit un peu sourire et, alors que son estomac refaisait parler de lui, il tenta de communiquer avec Pixie, même s’il ne savait pas vraiment si elle l’entendrait.
« Je t’ai pas répondu tout à l’heure, quand tu me demandais si j’avais des problèmes avec mon pouvoir. » Il laissait passer un instant de silence, même comme il n’avait pas de réponse, il continua. « En fait, c’est un peu comme ta plante, là. Si tu la laisses sur ta table, elle sera toute belle, mais par contre, si tu l’enfermes dans un placard noir, tu vas voir qu’elle va mourir. Tu as sûrement déjà pu le constater par toi-même. » Tout le monde avait en effet déjà pu voir qu’une plante sans soleil était vraiment mal en point, sauf dans certains cas spécifiques. « Ben moi, c’est pareil. Quand y a plus de soleil, je le sens. Le jour, je vais bien et je suis en forme. Mais la nuit… Parfois, c’est la déprime totale. C’est un peu pour ça que je me drogue, en fait, même si c’est mal. Du coup, même si j’en suis pas sûr, je pense que si on m’enfermait dans le noir… Je pourrais sûrement mourir… »

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Pixie L. Yulianov
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MessageSujet: Re: Ouverture d'un dispensaire Yulianov ? | && Lukaz. Mer 20 Juil - 19:34

Pixie hocha la tête en souriant de façon amicale pour l’encourager à aller se reposer tranquillement le temps qu’elle s’occupe de remettre de l’ordre. Si pourtant loin elle était loin d’être une maniaque en puissance, la jeune fille ne pouvait pas se faire à l’idée de laisser la salle de bain telle quelle, surtout avec cette allure de massacre à la tronçonneuse. Rien de d’y penser elle en avait de nouveau des frissons, d’ailleurs elle ne devait pas réaliser complètement ce qu’elle venait de faire pour la deuxième fois de sa vie. Même pour elle ça semblait complètement irréaliste. Mais bon, normalement Lukaz devrait se sentir un peu mieux d’ici quelques temps s’il ne forçait pas. Bon ce n’était vraiment pas l’idéal, et très basique par rapport à des soins qu’il aurait reçu à l’hôpital mais disons qu’à priori la plupart des risques d’infection devaient avoir été écarté. Il aurait mal jusqu’à ce que sa plaie cicatrise et ça durerait longtemps. Il ne faudrait pas qu’elle oublie de lui conseiller de trouver des antiseptiques et un cicatrisant avant qu’il parte. Mais pour le moment, elle le regarda traverser le petit couloir d’un œil distrait puis laissa la porte de la salle de bain entrouverte avant d’aller s’appuyer sur le lavabo. Elle s’observa dans le miroir de l’armoire à pharmacie.. et constata qu’elle faisait un peu peur quand même, de l’état de ses cheveux jusqu’aux traces de sangs sur son visage.. mouais l’effet « soirée de warrior » alors franchement, c’était vraiment pas chic. Tout en soupirant longuement, elle se passa de l’eau froide sur la figure et improvisa un chignon approximatif avec un élastique qui traînait à son poignet pour relever ses cheveux. Une petite voix lui disait qu’il fallait vraiment qu’elle arrête de faire ça parce qu’un jour, Pixie s’attirerait forcément des ennuis. Aider les gens était une chose, même noble d’après elle, mais la russe ne pouvait pas constamment ignorer les risques existants. Par exemple, il se pourrait qu’elle tombe sur un mutant qui ne lui voudrait pas que du bien. Comment se défendrait-elle au final ? Tout le monde devait pas avoir le déclic de faire des blagues de merde comme Shawn ou de se confier un peu comme Lukaz.

Lukaz.. en commençant à ramasser et à passer sous l’eau les divers instruments de fortune qu’elle avait utilisé, elle l’entendit à l’autre bout de l’appartement. Ça lui paraissait un peu bizarre de continuer à converser avec un inconnu qui se trouvait actuellement sur son canapé, de son pouvoir en plus et de comment il fonctionnait. Il se compara à la plante qui était sur la table de la pièce principale ce qui poussa Pixie à hausser les sourcils. Elle lança

Tu dois bien voir que je n’ai pas besoin de l’enfermer dans un placard pour qu’elle.. fasse un peu la tête. Décidément, la chercheuse ne devait pas avoir la main verte, elle n’oubliait pourtant pas de l’arroser et la gardait à la lumière de la porte fenêtre, mais bref. Quand le mutant continua, la blonde laissa un silence pendant qu’elle s’affairait à essuyer le bazar avec les serviettes sales. Une partie passa directement à la poubelle d’ailleurs avant qu’elle ne finisse par répondre après une longue hésitation. Pixie opterait pour l’optimisme. Je vois ce que tu veux dire. D’ailleurs je ne compte pas t’enfermer dans mon placard non plus si ça peut te rassurer. Sourit-elle du fond de la salle d’eau. Je suppose que la lumière artificielle n’a aucune incidence sur la.. quoi, perte de tes forces ?

Question très stupide, cela allait sans dire mais Pixie avait souvent le réflexe d’auto-défense de faire la bécasse. Appelons ça de la paranoïa préventive. Mais passons, le phénomène qu’il décrivait existait chez les humains, il était plus rare et bien moins puissant sans doute mais les hivers sombres provoquaient des états dépressifs chez une tranche particulière d’individus. De ce que la chercheuse arrivait à se souvenir, de rares centres encore assez méconnus proposaient des soins adaptés mais bien sûr elle voyait mal Lukaz aller suivre un traitement alors qu’il avait préféré s’écrouler sur le trottoir plutôt que d’aller dans une clinique. Mais il y avait aussi des trucs de particuliers. Elle passa la porte pour aller récupérer un jean et un t-shirt dans sa chambre et s’arrêta près l’encadrement en revenant, en se penchant beaucoup elle pouvait apercevoir Lukaz sur le canapé.

T’as pensé aux lampes à UV ? Elle pencha la tête. Enfin tu sais la.. euh, photothérapie. Je ne dis pas que ça fait des miracles mais c’est sensé aider à compenser. J’ai dû voir ça en cours à propos de la dépression saisonnière, disons que pour toi ce serait plutôt quotidien. Avouez que c’était glissé tout en subtilité. Pixie se redressa en ayant l’air de réfléchir ou de rassembler des brides de souvenirs les bras resserrés sur ses fringues de rechange. Tous les problèmes ont une solution, elle savait ça depuis longtemps. Il fallait juste la trouver -ce qui n’était pas toujours le plus simple, certes-. Au niveau de ton alimentation aussi, tu dois pouvoir faire quelque chose..

Elle fila, songeuse, jusqu’à la salle de bain pour enfin mettre ses vêtements propres. En cinq minutes, montre en main, elle était changée et avait même eu le temps d’ôter ses lentilles de contact au profit de ses lunettes -bien plus agréables à la maison-. Elle déboula alors toujours pieds nus dans la pièce principale en reprenant le fil de ce qu’elle était entrain de raconter, comme si elle ne s’était même pas interrompue.

Je te passe les détails mais le manque de soleil chez toi, à cause de ton pouvoir, ça doit juste être plus amplifié que chez.. L’humain lambda, en théorie. Attends.. Elle attrapa son ordinateur portable et l’alluma en se dirigeant vers le canapé. Elle prit soin de virer sa messagerie avant de s’asseoir à côté de Lukaz et de lancer une recherche internet sur les nutriments liés à la sérotonine. De toute évidence, la blonde était incapable de raisonner autrement que de façon logique et scientifique, un peu comme si tout pouvait toujours se rapporter à ça. Mais vous l’aviez tous comprit, n’est-ce pas ? Tiens, regarde, tu pourrais te gaver d’œufs, de bananes et de jus d’orange vitaminé par exemple. Souriante, la russe tourna la tête vers lui et haussa rapidement les sourcils. Elle avait sortit toute une liste d’aliments, la plupart étaient d’ailleurs très courants, enfin sauf si on partageait équitablement ses repas entre les fast food et les plats cuisinés surgelés. D’ailleurs en parlant de ça..

Une pizza surgelée ça te dit ? Je suis une cuisinière pitoyable et en fait je t’avoue que là tout de suite j’ai pas la force de faire quelque chose demandant plus que de tourner le bouton du four.

La Chercheuse s’adressait à lui comme on parle à un vieux copain, elle n’avait pas trouvé une autre manière de lier la conversation sans paraître mal à l’aise, ou sans le mettre mal à l’aise. A vrai dire elle n’y réfléchissait même pas, ça venait tout seul. On aurait dit que ce qui venait de se passer avait créé quelque chose, la franchise du mutant n’y était pas pour rien c’était certain. Et en réalité, puisqu’elle avait commencé à l’aider, autant continuer un peu. Ça ne lui coutait rien, ça l’empêchait aussi de poser pour la trentième fois la question de comment il se sentait -ce serait un peu lourd à force, quand même-. Cela dit elle reprit un tantinet son sérieux en lui posant doucement l’ordinateur sur les genoux.

Mais tu devrais quand même essayer les trucs qu’il y a là-dessus, on ne sait jamais. Disons que si ça vient de là, ce serait une façon de s’attaquer directement au problème et pas de.. tu sais, la drogue. Même si je sais que ça ne me regarde pas.

Elle réajusta rapidement ses lunettes sur son nez et le regarda en se pinçant les lèvres, suivi d’un haussement d’épaules.

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Lukaz Le Guen
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MessageSujet: Re: Ouverture d'un dispensaire Yulianov ? | && Lukaz. Mer 3 Aoû - 11:34

De la même manière que Lukaz n’avait pas prévu de se faire tirer dessus cette nuit-là, il n’avait pas non plus prévu de s’installer pour la nuit chez sa Sauveuse. Il avait donc décidé de rester encore un peu le temps de reprendre un peu de force après l’opération artisanale et ensuite, il s’en irait tout simplement vers son propre logement. Cela, même s’il habitait dans une sorte de bouge par rapport à Pixie. Assis sur le sofa, le Français détaillait la pièce du regard, s’attardant parfois sur certains objets, tout en expliquant à la jeune femme ce que son pouvoir induisait sur lui. Pourquoi se confier ainsi ? C’était difficile à dire. Peut-être parce qu’il avait confiance en elle, même si cette pensée était très inhabituelle pour lui. Il n’avait réellement confiance qu’en lui-même et il se liait très rarement à des gens de cette manière. Alors de là à dire qu’il avait confiance en une inconnue qu’il venait à peine de rencontrer… Pourtant, ça semblait être le cas, d’autant plus qu’elle lui avait quand même sauvé la vie. Pourquoi l’aurait-elle fait si c’était ensuite pour le tuer ou le livrer à la police ?

Lukaz sourit lorsqu’il entendit enfin Pixie répondre à ses explications, racontant que sa plante n’avait pas besoin d’un placard pour être dans un sale état. C’était vrai, il fallait l’avouer, mais bon, tout le monde n’avait pas la main verte. On avait beau faire tout ce qu’il fallait, on n’arrivait pas forcément à garder une plante ou une fleur en l’état. Elle le laissa ensuite reprendre avant d’expliquer qu’elle comprenait bien le phénomène qu’il décrivait et qu’elle ne comptait absolument pas l’enfermer. Le Français lui en était gré, même si d’un autre côté, il n’aurait rien contre devenir le jouet de la belle demoiselle pendant quelques temps. Mais il fallait se calmer un peu et revenir vers des pensées plus productives et moins tendancieuses.
« Non, y a vraiment que la lumière du soleil qui me fait de l’effet. Enfin nan, pas de l’effet. Ca, y a d’autres trucs. Mais je veux dire que je me sens vraiment bien que sous la lumière du soleil. Et c’est encore mieux si j’y suis directement exposé, genre en étant dehors. Dans une pièce, derrière une vitre, même si ça marche aussi, c’est moins efficace. »

C’était un peu comme si son corps agissait tel un panneau solaire, cette technologie que l’on avait vu fleurir dans les décennies passées et qui se trouvait maintenant presque partout, surtout ici, à Achaea, dans le désert. Mais de ce qu’il en savait, Lukaz n’avait jamais compris qu’une lumière artificielle puisse les faire fonctionner. Un peu comme si le soleil fournissait quelque chose de spécifique qu’il était impossible de reproduire artificiellement. Il fut tiré de ses pensées par la voix de Pixie, plus proche qu’il ne s’y était attendu. Se retournant vers la porte, il put voir son visage alors qu’elle lui parlait des lampes à UV et de photothérapie. Elle tentait de lui parler chinois, là ? Non pas qu’il ne comprenait rien mais… En fait si, il ne comprenait rien. Après tout, il n’avait jamais suivi de cours sur la dépression saisonnière comme il n’avait jamais suivi de cours tout court. En France, la mutation génétique était un sujet autrement plus risqué à aborder qu’aux Etats-Unis et de ce fait, Lukaz n’avait pas été scolarisé. Bon, c’était aussi parce qu’il avait grandi auprès de forains, forcément, ça jouait son rôle. Il avait donc bien eu droit à une éducation, mais ça se limitait principalement aux bases. Et comme il n’était de toute façon pas un élève assidu…

« Photothérapie ? Au risque de passer pour un gros demeuré, je ne sais pas trop ce que c’est, que les UV… Comme je te l’ai dit, j’ai grandi chez les forains alors on m’a appris surtout le strict minimum vital… De là à être un crack en sciences… Ca à un rapport avec la lumière ? Tu penses que ça serait un moyen de contourner le soleil ? » Bon, après, il fallait aussi voir comment ça se pratiquait ce truc. S’il devait aller dans un genre d’hôpital pour ça, c’était hors de question. Et s’il devait s’acheter des appareils, ça serait à voir mais vu son logement et vu le quartier où il vivait… Il devrait bien y réfléchir trois fois ! Cela dit, entre temps, Pixie avait déjà disparu une fois de plus, mais pas avant d’avoir mentionne son alimentation. Qu’est-ce que ça venait faire là-dedans ça ? « Mon alimentation ? »

Lukaz devait bien avouer qu’il ne voyait pas trop comment il pouvait combler le manque de soleil en mangeant… D’autant plus que bon, il fallait bien se rendre à l’évidence, il était loin de manger comme il fallait, que ce soit le nombre de fois requis ou les bonnes choses. D’accord, il avait trouvé un job qui rapportait, mais il utilisait son argent pour autre chose et plutôt que de manger correctement, il se contentait juste de ne pas mourir de fin. Ca se voyait d’ailleurs très bien vu qu’il était loin d’être gros. Il n’était même pas bien portant. Il était juste très mince, presque à la limite d’être maigre. C’était une combinaison de plusieurs facteurs et il lui serait bien difficile de les changer, que ce soit sa manière de se nourrir, ses conditions de vie, le fait de se droguer ou tout le sport qu’il pratiquait. Enfin sport… Il fallait le dire vite. Pixie revint finalement dans la pièce, toute propre, changée et portant des lunettes. Ca la changeait, mais ce n’était pas dénué de charme. Elle reprit le fil de la discussion, comme s’il n’y avait pas eu de pause, et cherchant son ordinateur portable, elle vint s’installer sur le canapé, juste à côté du Français. Il la regarda faire, ne saisissant pas forcément tout et il se concentra du mieux possible sur ses propos. Visiblement, le soleil avait des effets sur tout le monde. Première nouveauté, tiens, il n’en savait rien. Et pour le compenser, elle lui conseilla de se gaver d’œufs, de bananes et de jus d’orange. Dans le genre recette étonnante… Tournant la tête vers Pixie, il plongea son regard dans celui de la jeune femme. Il n’eut pas le temps de poser sa question qu’elle lui proposa à manger. Une pizza surgelée !

« T’inquiète pas, ça me va ! Je me doute bien que vu l’heure, cuisiner c’est pas le meilleur programme. D’ailleurs, tu es même pas obligée de faire quelque chose, hein. Tu m’as déjà bien assez aidé. Je ne veux pas abuser. » Il souriait malgré tout, se demandant s’il y avait des œufs, des bananes ou du jus d’orange avec sa pizza. C’était assez ironique de lui proposer ce genre d’aliments pour compenser son manque et juste après, de l’inviter à manger du surgelé ! Cela dit, il n’allait pas lui jeter la pierre, sa gentillesse faisant déjà beaucoup. Il l’a vit ensuite redevenir sérieuse tout en posant l’ordinateur sur ses genoux. Qu’est-ce qu’il devait en faire ? Il n’avait presque jamais utilisé ce genre d’engins jusque là… C’est pas comme si on avait ça dans les roulottes de forains, même en 2020. Il ne perdait toutefois pas son sourire alors que Pixie tentait un peu de lui faire la morale. A dire vrai, ça lui faisait même plaisir, d’une certaine manière. « Dans un sens, tu viens de me sauver la vie. Alors, ça te regarde quand même un peu, nan ? Si tes histoires de bananes, ça marche, je verrais bien ce que je ferais. Après tout, c’est beaucoup moins cher que la drogue ! Mais bon, tu sais, je me drogue pas tant que ça non plus, même si à force, ça devient quand même addictif, c’est sûr. Mais merci quand même. Tu es bien la première à te soucier de moi comme ça et pourtant, on ne se connaissait même pas y a deux heures. »

Se laissant aller en arrière dans un réflexe, Lukaz se redressa rapidement, se rappelant qu’il était encore torse nu et que par conséquent, si le sang passait à travers le bandage, il tacherait tout. Vu ce que ça avait donné pour la voiture, il valait mieux l’éviter. Replongeant son regard dans celui de la jeune femme, le Français ressentit un élan de gratitude pour elle. Ce genre de sentiment n’était pas habituel pour lui, mais pour le coup, il ne pouvait nier qu’il lui était totalement redevable de ce qu’elle avait fait et de ce qu’elle faisait. « D’ailleurs, tant que j’y pense… Vu que j’ai ruiné ta voiture, dès la première heure demain, je verrais pour t’arranger ça. Disons que je connais des gens qui connaissent des gens… Bref, comme tu peux pas trop la faire nettoyer toi-même, je vais voir ce qu’on peut faire pour toi à ce niveau. Et si jamais ça n’est pas possible, je m’arrangerais pour que tu ais une nouvelle voiture. C’est la moindre des choses. » Lui offrant un grand sourire, il ne lui laissa pas le temps de vraiment répondre, enchaînant directement sur la suite. « Bon, on la fait cette pizza ? Je suis pas sûr de vraiment pouvoir t’aider avec mon bras comme ça, mais si tu as des trucs à faire, hésite pas à demander. » Tentant de se débarrasser de l’ordinateur de la belle toujours sur ses genoux, Lukaz eut une pensée soudaine qu’il valait mieux régler immédiatement. « Je pourrais te demander un dernier service ? Si je pouvais utiliser ton téléphone, je pourrais essayer de demander à quelqu’un de venir me chercher. Comme ça, je dégage le plancher et tu seras libre d’aller te reposer. Pas que je me plais pas ici… Mais j’aime pas trop l’idée de squatter comme ça après tout ce que tu as déjà fait pour moi… Surtout que j’ai pas grand-chose pour te remercier, en dehors de la voiture… Mais ça, c’est limite normal quoi. »

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Pixie L. Yulianov
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MessageSujet: Re: Ouverture d'un dispensaire Yulianov ? | && Lukaz. Mer 10 Aoû - 22:02

Pas de le contourner mais de le compléter. Désolée, j’ai tendance à dire les choses comme elles viennent là-dedans.. Elle pointa son index sur sa tempe, oui c’était que les idées grouillaient pas mal dans son petit cerveau bien actif. Je vais t’expliquer.

Pixie était.. disons configurée pour résoudre des problèmes. Là tout de suite, elle ne se posait plus vraiment la question de pourquoi il lui confiait tout ça, et de pourquoi elle essayait de l’aider. C’était une réaction normale chez elle, aussi vrai qu’on aurait pu l’appâter avec un pot de nutella, Lukaz lui exposait une équation sous le nez et par habitude, elle cherchait à y apporter une solution. Elle ne s’en rendait pas tellement compte, elle le faisait tout simplement. Bien sûr, elle n’était pas très adroite dans sa manière d’étaler les différentes données qu’elle pensait utiles. Effectivement, Lukaz lui avait fait comprendre que d’où il venait et de la façon dont il avait grandi, son niveau de technique ne pouvait être le même. La blonde ne cherchait pas à l’offenser, juste.. ça faisait des années que les gens qui gravitaient autour d’elle parlaient le même langage qu’elle et baignaient dans le même domaine. C’est pourquoi elle prit le temps de s’installer à côté de lui avant de reprendre depuis le départ. Elle dû quand même chercher ses mots pour essayer de faire ça d’une manière relativement.. pédagogique, si on pouvait dire ça comme ça.

La dépression saisonnière est assez rependue dans des pays plus tempérés, c’est pour ça qu’elle est plutôt méconnue ici. Elle vient du manque de lumière l’hiver. Pour essayer de faire simple : les UV répandus par la lumière du soleil influencent directement la production de certaines hormones du corps humain, et ces hormones régulent les rythmes du corps et l’humeur. L’une d’entre elle est sécrétée la nuit, et moins il y a de lumière, plus elle est en hausse. Et justement la surproduction de cette hormone entraine des dérèglements, c’est comme ça que l’état devient dépressif.

Pixie fixa Lukaz, pour voir s’il arrivait à suivre. Elle avait volontairement éludé les détails, comme par exemple les noms scientifiques et autres processus qu’elle pensait peut-être trop compliqués et obsolètes. Mais elle poursuivit ensuite, pour appliquer cette théorie au cas propre du jeune homme.

D’après ce que tu m’as dis, j’ai l’impression que c’est pareil pour toi. Sauf qu’au lieu de subir un effet léger sur toute une saison, le phénomène est plus intense et donc rien que la nuit suffit à dérégler tes rythmes biologiques : humeur, énergie.. appétit peut-être même, non ? Parce que tu as sans doute besoin de beaucoup plus d’UV qu’un.. être humain commun. Ça expliquerait ta dépression chronique en tout cas. Tu comprends.. mieux ? Ce qui ensuite les conduisait à la fameuse thérapie. La photothérapie consiste à s’exposer à des UV pour éliminer le surplus de « l’hormone de la dépression ». Elle venait juste de trouver cette appellation qui n’avait rien de très scientifique, ça la fit sourire distraitement de manquer autant de précision et de rigueur. Quand elle était plus jeune, son professeur lui aurait collé une sale note pour ça. Cela dit sa brillante idée ne réglait pas tout et elle s’empressa de faire de la prévention. Après, c’est pas un traitement très courant par ici, ça demande des appareils spéciaux qui existent mais qui ne sont pas.. donnés. Et il est exclu que tu suives une procédure médicale.

Parce que s’il n’avait pas voulu se rendre à l’hôpital pour une blessure par balle, il ne le ferait pas pour de la dépression, elle le savait bien. Pixie fit une petite moue en se disant qu’en réalité, toute cette observation ne serait strictement à rien. Enfin du moins c’était pour ça qu’elle s’était rabattue sur l’alimentation, qui là aussi demandait visiblement quelques explications. A priori c’est vrai, le rapport n’était pas ce qu’on pourrait qualifier d’évident. Elle désigna sur l’écran de son portable la recherche qu’elle avait faite pour arriver à trouver ces listes de produits.

Dans tous ces aliments, il y a des nutriments qui rentrent dans la constitution d’une autre hormone qui stabilise l’état psychologique. Manger des choses de cette liste agirait comme un boost sur l’activité de cette substance qui fait que tu te sens bien. Je sais que ça peut paraître bizarre, ou carrément cynique de se dire qu’on est heureux parce qu’on boit du lait mais.. elle respira profondément en regardant le plafond.. ça compte quand même. Et à mon avis c’est plus facile de manger plus souvent certaines choses que de passer directement à des compléments ou du synthétique. Par contre ça serait une aide mais ça ne remplacera jamais le soleil, ce sont deux idées bien distinctes.

Il y avait comme.. une sorte de message caché là-dedans mais disons que comme Pixie n’était pas -et non- la mère de Lukaz, elle n’allait pas pointer du doigt toutes les carences qu’il lui était possible de voir rien qu’à l’œil nu. Par exemple, elle se savait déjà très menue et elle voyait facilement que Lukaz était encore plus maigre qu’elle. Même la couleur du blanc de ses yeux lui évoquait quelque chose. Il fallait dire qu’elle ne savait pas bien comment il vivait. Elle, elle essayait d’être une fille responsable. Elle apprenait -avec quelques difficultés- à cuisiner elle-même, avec du frai et en variant les apports. Cependant elle n’était pas une obsessionnelle de la nourriture saine, elle ne se privait jamais non plus. Au pire elle essayait de faire du sport, elle ne fumait presque pas et ne buvait pas à outrance. Toute façon, c’était assez difficile de ne pas se rendre compte de l’étendu des dangers quand on connaissait leur influence sur le corps et la santé.. L’ignorance est parfois un refuge loin d’être négligeable. Pour couronner cette belle leçon de vie silencieuse, elle en vint à proposer quelque chose à manger, qui n’avait rien en commun avec ce qu’elle conseillait à Lukaz. Paradoxal, un peu, mais surtout on fait avec ce qu’on a ! Il accepta mais la Chercheuse le trouva étonnamment prévenant comme invité surprise, peut-être pas pour un mutant mais pour un inconnu au moins. La retenue de Lukaz la changeait énormément des manies de Theo à se pointer ici en se vautrant dans le canapé, les pieds sur la table basse à attendre qu’elle lui donne la béquée. Elle n’était pas tellement habituée à recevoir mais surement que moins on lui disait d’en faire, plus elle trouvait ça normal de le faire quand même. D’ailleurs elle fit un signe négatif de la tête, abuser ? Non pas du tout. Elle rit même un peu

En fait, j’ai faim moi aussi !

Ni une, ni deux, elle lui laissa l’ordinateur et s’apprêta à se lever en laissant de côté ses espèces de conseils de supermarché qu’elle disait à demi-mot ne pas vraiment être en droit de lui donner. Mais il la coupa et elle baissa un peu la tête en l’écoutant. C’était étrange pour la blonde de s’entendre dire qu’elle venait en quelque sorte de « sauver une vie ». Elle n’arrivait pas à y mettre autant de dimension de son côté, Pixie aurait appelé ça « rendre un service », se prendre pour une bonne samaritaine la dépassait plus qu’autre chose. Pendant plusieurs secondes, elle ne trouva rien à dire. Elle ignorait si elle était touchée, ou touchée qu’il soit touché. Comme souvent dans ces moments de flottement, Pixie ouvrit la bouche, puis la referma immédiatement.. pour enfin trouver des mots à prononcer.

Tu es bien le premier à t’ouvrir comme ça à moi et pourtant, on ne se connaissait même pas y a deux heures.. Elle sourit doucement en reprenant avec exactitude la majorité de sa phrase. Là-bas, tu n’étais pas obligé de me montrer ce que tu es capable de faire, et ici rien de te forçais à m’en dire plus non plus. Je pense que tout est une question de choix. J’ignore si c’était risqué ou si je suis trop inconsciente.. mais je ne regrette pas les miens.

Olé, mais que de sagesse~ Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, il était plus difficile pour elle de dire ce genre de chose que de lier la conversation comme si de rien était. Pixie n’était pas très douée pour exprimer correctement les choses et elle lui avait déjà dit de ne pas se soucier de ces détails. Ils en étaient là où ils en étaient parce qu’ils l’avaient bien voulu, voilà tout. Trop de congratulations l’auraient mise mal à l’aise parce que ça lui paraissait peu, une espèce de petite compensation de bien pour tout ce qui résultait de mal dans son travail. D’ailleurs pour fermer cette parenthèse, elle entreprit de se lever et au passage le vit éviter de se laisser aller contre le canapé. Elle le taquina

Tu peux y aller hein, mes bandages c’est du béton ! Oh mais j’y pense, je dois avoir quelque chose à te mettre sur le dos. Je vais voir !

Et hop, elle contourna d’abord le canapé pour aller mettre le four à préchauffer, l’avantage c’est qu’il ne faudrait pas attendre longtemps, puis elle disparut à nouveau en trottinant dans le couloir qui menait aux autres pièces. Dans toute sa splendeur, la Russe ouvrit en grand son armoire et vida presque l’intégralité d’un étage de vêtement avant de trouver ce qu’elle cherchait : A savoir un grand sweat shirt beige soigneusement plié, avec une capuche et un logo dans le dos. Ne demandez pas d’où ça venait mais sachez qu’il n’était pas à elle mais bien à un garçon, évidemment. Par contre elle n’avait rien d’autre. Elle l’amena à Lukaz, écoutant en même temps ce qu’il était entrain de lui proposer.. Elle se planta dans le salon, surprise.

J’imagine qu’il vaut mieux pas que je pose de questions mais.. une voiture, t’es sérieux ?

Certes, elle ne pouvait pas vraiment faire la difficile. Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle pourrait faire de sa voiture, vu l’état dans lequel cette dernière avait fini par être. Mais quand bien même.. ce que racontait le jeune homme paraissait d’un louche à faire pâlir. Et une voiture, c’était vachement gros, nan ? Elle pouffa de nervosité.

Un café ce serait la moindre des choses, mais là c’est pas un peu délicat ? J’ai trouvé ça. Elle leva le pull en revenant s’asseoir. Tu veux de l’aide ?

Mais d’abord elle lui récupéra le portable pour le poser sur la table en voyant que ça encombrait Lukaz plus qu’autre chose. Le temps qu’elle le fasse, il lui proposa ses services, puis lui demanda un service. Elle ne fit pas attention à la première puisque de toute façon, elle n’aurait probablement pas besoin de son aide pour mettre la pizza au four et sortir deux assiettes. En hochant la tête à propos du téléphone, elle se mit à chercher frénétiquement où elle l’avait posé.

Euh oui attends.. S’accompagnant toute seule de mouvement de bras qui ne devaient probablement rien signifier pour lui, elle refit mentalement le chemin qu’elle avait parcouru en arrivant avec lui dans son appartement. Ah, mon sac ! Une fois n’est pas coutume, elle sauta sur ses jambes et alla fouiller dans son sac à main qu’elle avait lâché dans l’entrée bien plus tôt. Enfin, elle mit la main sur le smart et revint le tendre au mutant avec un sourire. Je te mets pas dehors hein, ça me dérange pas et tu as besoin de te remettre. Mais tiens, en attendant je vais m’occuper de la pizza.

Elle se détourna presque aussitôt pour se rendre dans le coin cuisine et lui laisser un très restreint espace d’intimité pour passer son coup de fil -ouais en même temps elle devait être à sept ou huit mètres, pas plus-. En fredonnant la chanson qui lui passait actuellement par la tête, Pixie sortit une bête reine du congelo et posa la pizza sur le grill du four déjà bien chaud. En attendant, elle sortit assiettes, verres et couverts de son placard du haut en se haussant sur la pointe des pieds. Lalala ♫

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Lukaz Le Guen
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MessageSujet: Re: Ouverture d'un dispensaire Yulianov ? | && Lukaz. Lun 19 Sep - 20:37

Lukaz avait compris et enregistré les propos que Pixie lui avait expliqués. Il avait ainsi compris que ce qu’il appelait dépression solaire était en fait une maladie courante, la dépression saisonnière. Sauf qu’à son niveau, elle était très largement augmentée et donc beaucoup plus puissante. Bien entendu, cette maladie temporaire se soignait, mais c’était avec des appareils super-chers, pas très courants et encore moins ici, dans le Nevada. Bref, autant dire que cette recette miracle n’était même pas envisageable pour lui… Dommage, ça aurait été une bonne solution pour compenser la drogue. Bien sûr, il aimait la drogue, mais il n’avait pas non plus envie d’en abuser parce qu’ensuite, si ça devenait un problème trop sérieux, ça ruinerait sa vie. Il en avait surtout besoin pour compenser le manque de soleil, ce que cette thérapie pouvait aussi faire, apparemment. Mais bon, le sujet était déjà clos avant même de l’ouvrir.

Toutefois, la situation n’était pas si désespérée que ça puisque selon les explications suivantes, Pixie avait une solution de rechange. Une alimentation différente et plus efficace. Au premier abord, Lukaz ne comprenait pas comment une autre alimentation pourrait l’aider à compenser son manque, mais il était prêt à l’écouter. Et à la croire. Si ce qu’elle disait était réellement vrai, ça diminuerait sans doute ses besoins en drogue et ça ne ferait qu’arranger sa vie. Il allait donc en tenir compte, même s’il notait clairement que le soleil restait toujours l’élément principal de sa vie. Il allait pouvoir vivre en le complétant, mais jamais en le remplaçant… Il devait vraiment se trouver son propre petit soleil portable !

Puis vint le moment où Pixie proposa de manger un bout et qu’elle prépara une pizza surgelée. Conscient d’être un invité surprise plutôt indésirable, Lukaz tenta de s’excuser en lui laissant comprendre que rien ne l’y obligeait, mais Pixie fit taire ses propos en signalant qu’elle-même avait un petit creux. Bon, que répondre à ça ?! Rien. Il ne restait donc qu’à accepter. Le Français avait ensuite fait état d’une sorte de dette de vie, comme on le dit souvent dans les films. Pixie lui avait sauvé la vie – et là on ne rigolait pas du tout – et de ce fait, elle était quand même un minimum en droit de juger de ses conditions d’hygiène et de vie. Debout derrière lui, la jeune femme laissa passer quelques dizaines de secondes avant de répondre, ce dont elle n’était même pas obligée. Lukaz n’avait pas dit ça en attendant un retour. Il avait juste parlé, comme ça… Sans vraiment savoir pourquoi. La confiance ? Bizarre pour lui qui n’avait confiance qu’en sa propre personne. Mais bon, à priori, Pixie avait un don, une sorte d’instinct maternel ou un truc dans le même genre. Comme en plus elle était mignonne comme tout, le Français n’avait que plus envie de lui parler.
« Si, j’y étais obligé, je pense. Ca m’est jamais arrivé de tomber dans les pommes et donc, je ne sais pas trop comment ça se passe. Mais imagine si j’avais perdu connaissance et que d’un coup mon pouvoir se manifestait, tout seul… J’aurais pu me réveiller en cellule sans même comprendre comment ça c’était passé. Je devais donc te le montrer, que tu saches à quoi t’attendre. Et si tu avais eu peur, j’aurais pu essayer de me barrer… Enfin là, je pense que c’est du délire parce que j’arrivais même pas à marcher seul… Mais bref ! On a pris chacun nos risques… Et je ne regrette pas mes choix non plus, même s’ils étaient plus limités que les tiens. On rêve toujours d’une charmante infirmière et là, j’ai été gâté ! » Ne manquait que la petite tenue mais là, il n’allait pas se montrer trop gourmand non plus.

L’infirmière revint d’ailleurs à la charge devant son hésitation à s’adosser, mentionnant au passage que ses bandages étaient solides. Puis elle le laissa seul quelques instants, non sans indiquer qu’elle allait chercher de quoi l’habiller. Elle revint alors avec un grand sweat beige à capuche. Tiens donc, surprenant comme vêtement dans l’armoire d’une fille. Ou alors, c’est qu’il y avait un monsieur Yulianov ? Ou qu’il y avait eu… A moins d’un oubli d’un amant occasionnel. Bref, les solutions étaient nombreuses et il n’en apprendrait pas plus puisqu’il ne poserait pas la question. Vu la relation qui existait à l’état actuel des choses, ça serait trop incongru de le lui demander surtout que c’était quand même personnel comme sujet. Et à voir sa surprise devant la proposition concernant une nouvelle voiture… Il valait en effet mieux ne pas se montrer trop curieux.
« Oui, une voiture. » C’était bien une voiture qu’il avait ruiné, non ? Pas une calèche ou un traineau. Et puis elle n’avait pas trop l’utilité d’un camion ou d’un bus donc la voiture semblait la meilleure solution. « Ecoute, je sais que j’ai l’air d’un mec louche et que la proposition peut faire suspecte, mais ne t’inquiète pas. Je te propose rien de tordu. Tu t’es jamais demandé qui nettoyait les scènes de crime ? Quand un mec se fait descendre, faut bien laver le sang… Ben y a des sociétés privées qui font ça. Il suffit d’avoir un contact et ils pourront t’arranger la voiture. Après, je pense qu’au niveau des sièges, c’est craignos… Donc tu risques d’en avoir une nouvelle. Et là encore, je te parle pas d’un plan foireux. Je vais pas te refourguer une caisse piquée dans la rue voisine. Tu auras une voiture neuve, c’est tout ce qui compte. Le reste, je gère. » Ca allait surement lui coûter la peau des fesses, mais tant pis. Il lui devait bien ça. Au pire, il travaillerait gratos pendant quelques temps… Il pouvait aussi essayer de se prostituer, si jamais. Mais tout ça, c’était du détail. Oncle Sal’ ne dirait sans doute pas non d’autant qu’il serait bien remboursé, un jour ou l’autre.

L’ordinateur disparut de ses genoux pour rejoindre la table basse et Lukaz en profita pour demander l’autorisation de téléphoner. Pixie partit explorer les lieux à la recherche du combiné avant de revenir lui tendre son propre téléphone personnel. Alors ça, c’était intéressant. Un bon moyen de récupérer son numéro incognito ! Enfin, pas si incognito que ça en fait, donc il valait mieux oublier.
« Merci ! » Le Français nota aussi que la jeune femme lui indiquait qu’il n’était pas mis à la porte et que de toute façon, il avait besoin de se reposer. Une invitation à dormir chez elle ? Voilà encore un élément intéressant ! Décidément, cette soirée était plutôt bonne en surprise. « Je note. Mais si je peux éviter de t’embêter, c’est quand même mieux. »

S’éloignant un petit peu, Lukaz composa le premier numéro qui lui vint à l’esprit, à savoir celui de Vincenzo, son meilleur ami. Soit ce dernier se trouvait chez lui, soit quelque part en ville, à faire la fête. Après quelques sonneries, le jeune homme décrocha et Lukaz tenta de lui résumer la situation sans trop l’inquiéter. En gros, il lui révéla qu’il avait eu quelques soucis dans la journée et qu’une jeune fille lui était venue en aide. Il indiqua qu’il se trouvait maintenant chez elle, mais qu’il ne voulait pas trop s’imposer et qu’il cherchait donc le moyen de rentrer chez lui. Malheureusement, Vincenzo dut se méprendre quelque peu sur la situation puisqu’il se montra ensuite un peu plus froid dans ses propos, conseillant à Lukaz de faire marcher ses charmes pour se faire loger gratos jusqu’au lendemain. Le Français essaya de mieux se faire comprendre mais son ami raccrocha bien trop vite sur un autre conseil du même genre. Voilà ce qu’on gagnait à être trop libertin… En plus, ça allait surement être la première fois qu’il dormirait chez une fille sans qu’il ne se passe rien ! C’était vraiment trop con comme situation. Ne voyant pas trop qui d’autre il pouvait appeler pour venir le chercher, Lukaz laissa tomber. Au pire, il pouvait toujours demander à Pixie de le raccompagner et… Non. C’était une idée à la con ça. Comme si elle avait une chance de repartir des quartiers chauds indemne… Lukaz, arrête de faire l’idiot !

Se retournant, le Français fit apparaitre un sourire sur son visage et se dirigea vers Pixie qui avait déjà tout préparé. Et bien comme ça, il n’avait plus rien à faire ! Lui rendant son téléphone, il la remercia.
« Encore merci, mais malheureusement, personne n’est libre. » Ce n’était pas totalement vrai mais elle n’avait pas besoin de connaitre les détails. D’un autre côté, Lukaz ne savait pas ce qu’elle avait pu entendre donc bon… « Tu vas malheureusement devoir me supporter au moins jusqu’à demain matin. Désolé… » Et hop, encore un petit mensonge. Désignant le vêtement sur le canapé, le Français reprit. « En attendant que ça soit prêt, je voudrais bien que tu m’aides à enfiler le sweat, parce qu’avec mon bras en écharpe… C’est pas que ça me dérange d’être à moitié à poil devant toi, mais niveau décence, c’est pas top. Faut quand même que j’essaye de paraitre mieux élevé que je ne le suis, nan ? » Petite blague provocante au passage. Après tout, on ne perd rien à tester la température, nan ? « Tu penses quoi ? C’est mieux de refaire l’écharpe à l’extérieur du pull plutôt que dedans, nan ? Dans ce cas, faudrait que tu m’aides à passer le bras dans la manche parce que mes mouvements sont un peu réduits… Désolé de t’en demander autant… » Ou pas. En fait, l’idée lui plaisait assez, ne serait-ce que pour se faire tripoter un peu sans souffrir, cette fois-ci. Profiteur ? Oui, et alors ? Il aimait ça et il n’allait donc pas s’en priver, même s’il ne savait pas ce qu’elle déciderait au final. Pixie pouvait décider de lui faire plaisir ou trouver une toute autre solution.

En attendant, Lukaz laissa vagabonder sa curiosité et posa quelques questions.
« J’aime bien ton appart. Il est vraiment sympa. A côté, j’ai l’impression d’habiter dans une décharge… Bon, ça serait vrai à côté de n’importe quoi d’autre, en fait. Ca fait longtemps que tu habites là ? Je veux dire, aux Etats-Unis. J’ai vu le nom sur la porte… Tu es Russe, nan ? T’as vécu là-bas avant ? Moi ça fait pas longtemps que j’ai quitté la France, mais je me sens beaucoup mieux ici, rapport à ma mutation… Bon, y a bien quelques tarés dans ce pays aussi, mais rien à voir avec la France. » Ca, il venait clairement de l’établir avec sa blessure toute récente. « Là-bas, j’aurais jamais pu croiser une fille comme toi… Elle m’aurait direct vendu à la police et j’aurais fini dans un trou. Ou pire… On a quand même de la chance ici, c’est pas aussi poussé. Et puis quand on rencontre des humaines aussi charmantes et sympathiques que toi, ça redonne courage et ça nous rappelle que tous les humains ne sont pas des gros racistes. C’est quand même bien, je trouve ! . » Les gens comme ça manquaient vraiment, surtout dans des domaines vitaux. Trouver un médecin qui accepte les mutants, un flic qui te contrôle pas parce que tu as l’air différent, un marchand qui te chasse pas comme un chien galeux, etc. C’était que des problèmes tous les jours et Lukaz n’imaginait même pas ce que ça devait être de chercher un boulot ! Au moins, une fille comme Pixie pouvait faire une patronne sympa et compréhensive. « Tu fais quoi comme job ? Vu que tu as l’air de t’y connaitre un peu et que tu es gentille avec moi, tu as jamais pensé à aider les mutants ? Attention, je suis pas un genre de militant, hein. Juste curieux de savoir comment tu nous vois. A cause de l’influence des comics. » Il fallait bien avouer qu’en général, dans les comics, les mutants étaient des super-héros ou autres assimilations du même accabit. Rien à voir avec la réalité. « Vu que j’ai pas l’air d’être une vermine à tes yeux, ça veut dire que j’ai la chance d’être un héros ? » Rêve en couleur, mon Lukaz.

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